Ceux qui n'ont pas été sages et qui ont été privés de ma bonne parole pourront néanmoins lire ici-même :

L'éloge de Jules Regnault.




Cent cinquantenaire !

INVITATION

Pour le 150ème anniversaire du décès de Jules Regnault,
auteur du Calcul des chances et philosophie de la Bourse,
ingénieur des Ponts et Chaussées,
professeur de mathématiques des lycées de Périgueux et Chaptal,
officier du Génie et de la Garde nationale de Paris,
Grand'Croix de la Légion d'honneur,
vous êtes invité à une cérémonie commémorative qui aura lieu le mercredi 17 juillet 2013 à Paris au cimetière du Montparnasse à 14 heures 30 et à un service religieux le même jour en l'église Saint-Philippe-du-Roule à 12 heures 30 précises.

Si vous voulez confirmer votre venue, prière de me joindre par téléphone au 01.47.51.51.59 et par e-mail driout@club-internet.fr
Si vous souhaitez prononcer quelques mots au cimetière, n'hésitez pas à me le dire !

Sesquicentennial !

INVITATION to a CELEBRATION

For the 150th anniversary of the death of Jules Regnault
author Calculation opportunities and philosophy of the Exchange,
Engineer Roads and Bridges
high school math teacher at college of Périgueux and Chaptal
Engineering Officer and the National Guard of Paris,
Grand Cross of the Legion of Honor,
you are invited to a memorial ceremony Wednesday, July 17, 2013 in Paris at the Montparnasse cemetery at 14:30 and a religious service on the same day in the church of Saint-Philippe-du-Roule at 12:30.

If you want to confirm your attendance, please contact me by phone at 01.47.51.51.59 and e-mail driout@club-internet.fr
If you want to say a few words to the cemetery, do not hesitate to tell me !


Fünfzig und Hundertjahrfeier !

EINLADUNG

Für den 150. Jahrestag des Todes von Jules Regnault
Autor Berechnung Chancen und Philosophie von der Börse,
Ingenieur Straßen und Brücken
Mathelehrer Gymnasium Périgueux & Chaptal
Pionieroffizier und der Nationalgarde von Paris,
Großkreuz der Ehrenlegion,
Sie sind zu einer Gedenkfeier eingeladen Mittwoch, 17. Juli 2013 bei Paris am Friedhof Montparnasse um 14 Uhr 30 und einem Gottesdienst am selben Tag in der Kirche von Saint-Philippe-du-Roule bei 12 Uhr 30.

Wenn Sie Ihre Teilnahme zu bestätigen möchten, kontaktieren Sie mich bitte per Telefon unter 01.47.51.51.59 und E-Mail driout@club-internet.fr
Wenn Sie ein paar Worte zu dem Friedhof sagen wollen, zögern Sie nicht, mir zu sagen !

Centocinquantenario !

INVITO

Per il 150° anniversario della morte di Jules Regnault
autore Opportunità di calcolo e la filosofia della Borsa,
Ingegnere Strade e Ponti
liceo insegnante di matematica e Périgueux e Chaptal
Ingegneria Officer e la Guardia Nazionale di Parigi,
Gran Croce della Legion d'Onore,
siete invitati a una cerimonia commemorativa Mercoledì, 17 luglio 2013 a Parigi, presso il cimitero di Montparnasse a 14 ore e 30 e un servizio religioso nello stesso giorno nella chiesa di Saint-Philippe-du-Roule a 12:30.

Se si desidera confermare la vostra presenza, vi prego di contattarmi per telefono al 01.47.51.51.59 oppure e-mail driout@club-internet.fr
Se si vuole dire qualche parola al cimitero, non esitate a dirmelo !

Sesquicentenario !

INVITACIÓN

Para el 150 aniversario de la muerte de Jules Regnault
Autor Oportunidades de cálculo y la filosofía del Mercado de Valores,
Ingeniero de Caminos y Puentes
profesor de matemáticas de la escuela secundaria y Périgueux y Chaptal
Oficial de Ingeniería y de la Guardia Nacional de París,
Gran Cruz de la Legión de Honor,
usted está invitado a una ceremonia conmemorativa Miércoles, 17 de julio 2013 en París, en el cementerio de Montparnasse a las 14 horas 30 y un servicio religioso en el mismo día en la iglesia de Saint-Philippe-du-Roule a 12:30.

Si desea confirmar su asistencia, por favor ponerse en contacto conmigo por teléfono al 01.47.51.51.59 o por correo electrónico driout@club-internet.fr
Si quieres decir algo al cementerio, no dude en decirme !



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Le Parti de Mon Innocence

Le Parti de Mon Innocence 2

Le Parti de Mon Innocence 3

Le Parti de Mon Innocence 4

Le Parti de Mon Innocence 5

Le Parti de Mon Innocence 6  

Le Parti 7

Le Parti 8

La suite du parti privé d'Innocence 9.

Des liens pour donner la suite de ma page sur Jules Regnault.
Jules Regnault, 2.
Jules Regnault, 3.
Jules Regnault, 4.
Joseph Regnault.
Notices nécrologiques.
Joseph Regnault.
Regnault, de Chaource et de Lantages 1.
Regnault, de Chaource et de Lantages 2.

Le Parti de Mon Innocence

Le Parti de Mon Innocence 2

Le Parti de Mon Innocence 3

Le Parti de Mon Innocence 4

Le Parti de Mon Innocence 5

Le Parti de Mon Innocence 6
 

Le Parti 7

Le Parti 8

La suite du parti privé d'Innocence 9.

Le Parti 10.

Le Parti 11.

Le Parti 12.




Le Parti 8


Pour faire plaisir à Dominique Autié une nouvelle page sur de nouveaux frais.

On n'a donc pas encore soufflé à Anton qu'il ne fallait jamais parler de corde dans la maison d'un pendu ?
Le voilà qui rappelle à Renaud Camus ses ennuis avec la confrérie des drogués de la Torah !

Annonce à la caisse centrale du supermarché des News : "Les bébés congelés ont retrouvé leur maman". Eh bien ! nous sommes très contents car le feuilleton aurait pu s'éterniser longtemps avec toutes les prolongations médiatiques.
Grâce à Internet que d'économies de papier !

Puisque le réchauffement planétaire est devenu le nouveau culte universel et même bientôt inter-galactique, il faut en commencer l'exégèse en bon théologien que nous sommes, il est évident que la glace blanche c'est la pureté, donc la banquise arctique et la calotte glaciaire du Groenland qui fondent c'est la perte de notre innocence, ou l'hymen de la Nature qui se rompt si je puis dire.
C'est d'ailleurs une Messe pour laquelle on se réunit pieusement que ce film concélébré par Al Gore, la vierge de la Maison-Blanche, celui qui ne se faisait pas faire de pipe dans le bureau ovale !
Mais on ne plaisante pas avec les choses sacrées, baissons la tête et prions en silence pendant qu'un ange passe !

Tous coupables ! Oui, mes frères, le Lapinos et moi nous sommes arrivés à la même conclusion, donc flagellons-nous en choeur car nous avons bien mérité ce qui nous arrive. Ô engeance humaine tu es bel et bien maudite au regard des astres et des divinités ! L'horloge céleste te regarde et compte les heures qui te séparent de ta fin promise !

Je me suis couché à trois heures du matin après avoir vu sur Arte une émission consacrée aux aurores boréales, un des plus beaux phénomènes céleste - c'est normal pour être astronome il faut veiller tard - on a commencé à envoyer des fusées explorer la haute atmosphère (ionosphère) et les aurores boréales dès 1956, en cinquante ans les spécialistes qui sont de véritables scientifiques n'ont pas encore réussi à percer le mystère de l'accélération des électrons portés par le vent solaire quand ils atteignent les hautes couches de l'atmosphère. De même les structures turbulentes des aurores boréales leur échappent complètement. Inutile de répéter que ces phénomènes de vent solaire et de magnétosphère terrestre sont capitaux dans l'évolution de notre climat. Comme on le voit le mystère nous entoure (et sa splendeur fascine ceux qui y consacrent leurs nuits dans un froid polaire) et il faudra de longues études pour saisir tout cela. Les discours basiques d'un Al Gore ne risquent pas d'éclairer notre lanterne ...

De mon avis - modeste - il faut utiliser la station spatiale internationale pour étudier directement le vent solaire puisqu'elle lui est soumise. Je suis persuadé qu'on doit pouvoir recréer les conditions de la haute atmosphère terrestre avec un peu d'ingéniosité à bord de l'I.S.S. Sinon on va continuer à chercher une aiguille dans une botte de foin ...

Un bon exposé synthétique : les aurores boréales et le vent solaire.

Cf aussi : CNES.

L'a-t-on fait mourir ce petit cheval depuis le temps qu'il résistait vaillamment contre vents et marées ?

Cent cinquantième anniversaire de la mort de Robert Schumann, qui le célèbre ?

Moi qui ne suis pas le génie de la lampe, je suis obligé de constater que les médicaments qui me permettent de survivre sont fabriqués par Gilead Sciences à Cambridge et par Bristol Myers à Uxbridge, toutes deux villes universitaires de Grande-Bretagne, pays certes allié fidèle des Etats-Unis mais où les esprits sont suffisamment libres pour voir un chef des armées énoncer une position assez significativement divergente de celle du chef du gouvernement en exercice.
Je connais malgré tout peu d'états aussi démocratiques ...

Pour être plus précis je note que Bristol-Myers est une firme américaine et que Gilead Sciences est une compagnie qui a son siège en Californie, que d'autre part les Etats-Unis représentent plus de la moitié de la recherche scientifique dans le monde, peut-être 80% dans certains domaines comme la biologie et que je mesure la grandeur d'une civilisation contemporaine à ses productions intellectuelles et pas autrement.
Je peux même me payer le luxe de n'interdire à personne de préférer la nostalgie de l'Antique et le bel âge d'or, quant à moi je vote pour ceux qui ont un cerveau et savent s'en servir. Ce n'est peut-être pas la position la plus glamour au monde mais c'est un bon investissement sur le futur.

L'accélération des électrons dans l'ionosphère serait-elle due à une question de spin et à la GMR (magnétorésistance géante) ?
Sous l'effet d'un champ magnétique, il y aurait une permissivité accrue des électrons.

Cf les travaux d'Albert Fert.

En tous cas pour les Ig Nobel nous ne craignons personne, même pas les italiens à qui nous avons volé leurs spaghettis.

Je suis inquiet pour David Madore, comment fera-t-il dans quelques années pour nous parler, sans dire de grossieretés, de son dernier petit chéri, son ordinateur Qubit ?
Ce dilemne va-t-il le faire buguer ? Le politiquement correct a un coût ...

Voici l'état dans lequel Bob Madore risque de se trouver face à son Alice informatique : Bob et Alice.

Un autre sujet porteur les réseaux de neurones : Thèse de Rémi Coulom.

M. Jérôme Vallet du haut de sa grandeur littéraire donne des leçons de bon français à André Gide, excusez du peu ! Il lui reproche son "d'un intérêt languissant" qu'il considère probablement comme du petit nègre. L'expression habituelle est "d'un style languissant", par métastase si je puis dire, d'un intérêt languissant ... on peut peut-être dire qu'il y a une certaine préciosité dans cette trope et que le langage de la rue ne se prête guère à ce genre de délicatesses ou que les caissières de supermarché que fréquente M. Vallet habituellement n'emploient pas cet style apprêté, certes ! Quant à dire que ce n'est pas du bon français, je laisse à chacun le soin de juger d'après les bons auteurs et le bon sens.
Je rappelle à M. Vallet dont je connais nullement le pedigree que le père d'André Gide, élève de l'école alsacienne de Paris, était professeur de Droit en Sorbonne, "vir probus" le nommait-on, que son oncle Charles Gide était un célèbre économiste dont le nom est toujours aussi réputé aujourd'hui et que la famille de sa mère et de sa femme les Rondeaux d'excellente bourgeoisie de Rouen compte un maire de la capitale normande, son arrière-grand-père, et qu'elle est alliée aux Schlumberger, aux Guizot, aux Puiseux et aux Michelin.
Si M. Vallet pratique des écrivains de plus haute tenue que le prix Nobel 1947 qu'il nous le dise et qu'il en établisse la liste ...

Blaise Pascal : "Un amusement languissant l'ennuiera" cité dans le Littré, lecture favorite d'André Gide.

Une des dernières paroles de Gide sur son lit de mourant : "J'ai peur que mes phrases ne deviennent grammaticalement incorrectes", voilà un scrupule digne d'un mandarin des Lettres françaises.

Un langage châtié - ou soutenu - tel que le pratiquait continuement Gide - écouter ses entretiens avec Jean Amrouche à côté de la vulgarité prosaïque de Claudel - est inimaginable aujourd'hui. Maître de sa voix tout autant que de la langue, Gide la pliait à ses intentions les plus profondes et les plus subtiles. Mais je parle grec ou hébreu pour des sourds et des mal-entendants, je le crains ...

Dans un certain sens le monde moderne est le triomphe de Gide contre Claudel, du contemporain capital sur le contempteur radical, du protestantisme individualiste et jouissif sur le caractère grégaire du catholique. Mais en un autre sens malgré les possibilités fantastiques que la technologie autorise à celui qui est curieux du monde et des hommes, il y a une déperdition d'un certain esthétisme, d'une finesse de perception qui était l'apanage d'une élite sophistiquée mettons quelque part entre 1870 et 1950 c'est à dire tout le long de la vie de Gide. J'ai toujours eu tendance à croire qu'on ne reverrait plus la constellation d'artistes qui gravitaient autour de Mallarmé. Cet effort de culture dont parlait Gide et qu'il craignit de voir sombrer au moment de la seconde guerre mondiale a reçu des coups douloureux sous les effets de la mass-médiatisation et de ses corollaires. Que la science n'ait jamais brillé d'une plus grande magnitude ne console pas de cette perte significative, même si on peut préjuger qu'il y a quelque rapport entre l'ascension d'une discipline formelle sur une autre tout autant structuré.

Cf ce lien : Mallarmé à Valvins.
C'est dans cette maison sur les rives de la Seine en bordure de la forêt de Fontainebleau que l'on conserve le mieux l'âme délicate et chamarrée de ce poète qui se voulait sans ombre.

Vanité et vulgarité vont très bien ensemble, et mon temps en est prodigue.

Qui était Théodore Reinach ? Voici un premier élément de réponse sur cet érudit amoureux de la France et de la Grèce, ce qui va très bien ensemble.

"Le vaillant effort de Mallarmé pour donner l’impression du grand délire poétique. Le résultat est merveilleusement beau, mais ceci reste vrai, que ses obscurités cachent des choses très simples et ne sont là que pour simuler la fièvre sacrée de la grande poésie, alors que le poète a 37° de température. [...] Le plus singulier de l’affaire est qu’il était lui-même dupe de cet oestre artificiel si laborieusement obtenu." Julien Green, Journal, 4 mai 1959.
Je dois avouer que j'ai bien du mal à trouver quelque prestige que ce soit à la pensée de Julien Green, mais c'est un hommage involontaire qu'il fait à Malllarmé s'il veut dire par-là que son oeuvre est un miracle de lucidité et de retenue. Autant reprocher aux Impressionnistes de n'avoir pas cultivé les ombres et tourments de Rembrandt !
Le prosaïsme de la notation 37° dénonce quand même chez Green le peu de puissance intellectuelle, était-il donc un thermomètre de l'art ?
Il finirait par nous expliquer que le monde de Virgile n'est pas celui de Dante, et que celui des Expressionistes allemands n'a rien à faire avec celui de Picasso, soit une porte est ouverte et fermée, mais il est inutile de faire semblant de l'enfoncer quand on a la main sur la poignet ...

Vivre dans les affres comme Baudelaire, Mallarmé ne l'a pas souhaité, je préfère cela à l'attitude de faux maudit, ou de faux exilé à la Rimbaud que beaucoup de médiocres prennent comme on prend la pose. André Suarès qui avait pourtant du talent s'est abîmé toute sa vie à se contempler le nombril dans une contorsion pénible pour lui comme pour nous au profit d'une rhétorique lourde et indigeste, quand un peu de réalisme poétique ne lui aurait pas nui ...

Effectivement Mallarmé a voulu vaincre le sort ou le charme, le quignon, qui s'acharnait sur les poètes véridiques, il a voulu faire du langage un pur objet de contemplation, plutôt que de vouloir vainement faire croire qu'il était en concurrence avec le réel et en compétition avec la science. On ne guérit aucun malade de la rage en récitant un sonnet de Mallarmé et le poète d'airain n'a jamais voulu faire croire que sa poésie détenait un arcane secret dans ce sens-là ... mais c'est c'est peine perdue pour ceux qui veulent absolument des prodiges et des mystères d'arrière-monde ou le plus souvent de fond de placard !

Que voulez-vous il y aura toujours des amateurs de boules de cristal, de tarots et de géomancies, quand Mallarmé pratiquait le conseil en communication ... et pas avec les esprits.

Disons le mot la littérature de Julien Green pleine de fantômes me paraît niaise ... au moins autant que la littérature populaire chinoise de même acabit.

Les contes de bonne femme ont encore un grand avenir devant eux et ils se marient très bien avec le voyeurisme le plus aigu, on appelle cela la presse people.

Quant à l'esprit critique ou l'esprit réflexif, il peine un peu à s'imposer. Mallarmé était un poète critique ou réflexif. Capisco ?

Entre 19 et 24 ans Green pensa ceci : Citations de Julien Green ou en tout cas il l'écrivit ce qui pour lui devait être tout un.

Les enfants aussi croient qu'il suffit de dire un mot pour que la chose existe, il paraît même que des peuples entiers en sont restés à ce stade de la pensée qu'on appelle pensée magique.

Mallarmé n'était pas un poète naïf, il est inutile de le lui reprocher, comme il serait ridicule de regretter qu'Henry James et Marcel Proust n'écrivaient pas des romans de chevalerie.

Nous sommes en plein dans la toutoucratie, quel drôle de pays il nous faut habiter ! beaucoup d'aboiements et de jappements, peu de chameaux qui s'arrêtent.

Personnellement je me sens assez chat du Cheshire, perché sur mon blog avec un sourire énigmatique ou angélique selon les moments ou selon les Alice.

Grâce aux travaux théoriques de l'anglais John Pendry parus il y a quelques mois, deux équipes, américaine à la Duke University en Caroline du Nord et britannique à l'Imperial College de Londres ont réussi à rendre invisibles pour certaines longueurs d'ondes (micro-ondes) de petits objets en forme de cylindre composés de cuivre. C'est paru dans Science sur le Net.
Encore un effort et pour bientôt l'homme invisible ou presque ... la femme invisible ce sera plus difficile, il faudra la rendre muette d'abord.

Cf Nouvel Observateur ou Le Figaro du 20/10/6.

Dans Le Figaro du 20/10/6 un dossier sur l'éducation, Brighelli, Lafforgue et compagnie.

Quelques statistiques sur la Recherche et Développement dans le Monde : Unesco.
Il ne s'agit pas de la recherche fondamentale mais de l'ensemble recherche plus développement.
Le tableau reste quand même éloquent pour certains régions du Monde comme l'Afrique et les pays musulmans.

Roland Goigoux a été évincé de son poste d'enseignant à l'IUFM de Clermont-Ferrand (plus précisément de la formation des inspecteurs d'Académie), on peut lire ce texte : Bien lire, qui est un monument de cuistrerie.

Une récompense d'un million de dollars est promise à celui qui fera écrire son roman à Raphaël Juldé ! Attention ! il y a du pain sur la planche ...

S'il s'agit d'une jeune fille, elle n'aura droit qu'à un demi-million de dollars car son travail sera facilité par son influence naturelle sur l'esprit du susdit Juldé.

Je rappelle au sujet de la justesse d'appréciation des inspecteurs d'Académie que l'un d'eux ayant jaugé Mallarmé professeur d'anglais au collège Rollin ou au lycée Condorcet de Paris, se demandait s'il connaissait même le français ...
Que l'anglais de Mallarmé ait été jugé médiocre voire baroque, rien d'étonnant, la plupart des enseignants en langues étrangères de l'époque n'avait qu'une connaissance purement livresque, mais son expression française !
Cf ce lien : Stéphane Mallarmé.

Pour vous distraire efficacement de l'actualité : Conférences au Collège de France et à l'Ecole Normale Supérieure.

Se montrer c'est s'exposer et donc courir le risque de se dévaluer, le seul qui ne se dévalue jamais c'est Dieu qui ne se montre jamais ...

On m'a envoyé un e-mail cette nuit m'accusant d'être le maître de Jacques Lacan, pauvre Lacan, je ne suis pas sûr qu'il fût jamais son propre maître !
Ce sont plutôt les mots qui le gouvernaient ... un dictionnaire inusable et impossible à son usage propre.

Magister, magna cum laude ... il paraît d'après Dominique Autié que j'ai la phobie des enseignants ... magister cum discipulo, non ! évidemment, je ne me trace pas comme programme d'avoir des disciples, Mallarmé haïssait le licol de son métier et il n'a eu de cesse de se faire mettre en congé et de demander sa retraite le plus tôt possible, heureusement pour lui son ami Henry Roujon occupait de hautes fonctions au sein du ministère de l'Education et des Beaux-Arts et le protégeait vigoureusement.

Un professeur c'est celui qui se sent nu sans élèves ... je ne vais jamais aussi court vêtu !

Etre un champion du pataquès et fonder une école ...

Au-delà du principe de réalité, Freud et ses disciples comme Lacan. Si personne ne comprend, il y a des chances pour que l'un entraînant l'autre, une église se bâtisse sur cette foi surgie du néant.

Jacques Bidet, professeur honoraire de l'Université m'invite régulièrement à ses séminaires sur Marx, la mondialisation, l'anti-capitalisme ... je cède volontiers ma place à qui la veut. C'est pas tous les jours carnaval ...

Slavoj Zizek (et non pas Zizou le célèbre adepte des coups de tête), est le dernier farceur européen à la mode Outre-Atlantique, mixture de Marx, de Freud et de Lacan. Pourvu qu'Hollywood ne nous le gâche pas en un ragout infâme !

Un inventaire à la Prévert comme on les aime : Les 1100 premiers signataires. Ils auraient dû s'arrêter aux 1001 premiers comme pour les Mille et Une Nuits ..

L'opérette intellectuelle avec tous ses Monsieur Carnaval est très réjouissante pour les âmes ingénues comme la mienne.

Etes-vous concentré Sar Rabindranath ? Oui, répondait un Pierre Dac très sérieux à un Francis Blanche hilare. Au fond il faut surtout avoir l'air concerné ...

Ubu Roi ou la France gouvernée :
Souvenez-vous, il y a quelques années, il y eut deux morts dans des HLM causées par des ascenseurs mal entretenus ou sabotés par des personnes mal intentionnées. Qu'à cela ne tienne l'Etat a fait passer un décret dit loi SAE qui s'applique à tout le monde, propriétés privées comprises. Résultat dans mon immeuble quatre ascenseurs à mettre aux nouvelles normes, 122 931 euros à débourser d'ici 2008 ! Bien entendu depuis 1958, année de la construction il n'y a jamais eu aucun problème. En clair l'Etat incapable de gérer son parc immobilier impose les conséquences de son incompétence et son incurie à toutes les personnes privées. Avez-vous entendu le moindre parti politique ou syndicat protester sur cette manière de mal-gouverner ?
Pauvres citoyens-électeurs-contribuables français, étonnez-vous de leur malaise devant leur administration ...

On va me dire mais il est normal que l'Etat s'occupe de la sécurité des citoyens ... sûr ! Quand on a mille milliards de dettes, on est bien placé pour faire la leçon sur la bonne manière d'énoncer un principe de précaution, de dicter l'avenir de la Nation et de ses citoyens !
D'autre part si la France était décentralisée - je crois savoir que Ségolène Royal propose quelque chose de ce genre - ce ne serait certainement pas le pouvoir central parisien qui édicterait les normes d'urbanisme à appliquer.

Ca tombe bien je ne savais pas comment dépenser mon argent, grâce à Messieurs Borloo et Sarkozy, je n'aurais plus cette question à me poser.
On peut remarquer que la bande de gugusses qui pondent ces textes sont généralement des hauts-fonctionnaires qui sont logés gratuitement par l'Etat ...

Je ne voudrais dire ni trop de mal, ni trop de bien de Julien Green, alors que je garde un souvenir ému de la lecture à dix-sept ans de son autobiographie, celle d'un jeune homme de vingt-trois ans qui découvre son homosexualité dans le cadre somptueux de l'université de Virginie.
Pour le reste quoi dire ? Il était persuadé qu'au fond l'esclavage des noirs dans le Sud n'était pas si terrible que cela, que la vie est faite de l'étoffe des songes (à la manière de je ne sais plus quel personnage de Shakespeare), thème qu'il a répété tout au long de quatre-vingt bouquins tous plus inutiles et insipides les uns que les autres (la vie se doit d'être un long fleuve tranquille), il a mené une vie de grand bourgeois dans un appartement de deux ou trois cent mètres carrées rue du Bac (dans ce coin hyper-chic du VIIè arrondissement) démissionnant de l'Académie parce qu'il avait des difficultés avec son bailleur, il fut jusqu'au bout un touriste Baedeker comme tous ces homosexuels sans charge de famille qui usent leur ennui et leurs fonds de culotte dans des voyages sans intérêt et sans but, voir aux biographies d'André Gide, Dominique Fernandez, Renaud Camus etc, liste non exhaustive et enfin il a beaucoup fréquenté les curés une fois que l'âge d'aller dans les tasses et les saunas eût passé. A part cela, il avait un certain courage physique puisqu'à dix-sept ans il s'est engagé comme interprète dans l'armée américaine et que pendant la seconde guerre mondiale il a donné des leçons de morale - ou pour soutenir leur moral, je ne sais plus trop - aux français à "Voice of America" à bonne distance des nazis.
Il avait tout pour faire un académicien hors la nationalité française - une coquetterie sans doute - et effectivement il l'a été, de même que Marguerite de Crayencour - qui se faisait appeler Yourcenar pour passer inaperçue.

Le prince Philip d'Angleterre disait qu'il aimerait se réincarner en virus mortel afin de faire disparaître la moitié de la population mondiale, je doute pourtant que personne ne refuserait une invitation à déjeûner avec lui et la reine d'Angleterre, mais à votre avis s'il était né trente ans auparavant et dans sa patrie d'origine, l'Allemagne, de quel côté aurait penché son coeur ?

J'admire tous ces écologistes, tous ces amateurs de paysages purs - le duc d'Edimbourg a longtemps présidé le WWF, si je ne m'abuse - comme Marguerite Yourcenar et Renaud Camus dont l'obsession commune est de dire qu'il y a trop d'humains sur terre et que la multiplication des hommes est une abomination, mon Dieu s'ils le pensaient vraiment, qu'attendaient-ils pour faire place nette et dégager des cadres ?

Je sais fort bien les liens nombreux qui ont existé entre les premiers mouvements de retour à la nature au début du XXème siècle et les différents fascismes ou même le nazisme pur et dur. Je ne m'abuse pas sur la soi-disant in-nocence de ces gens-là ...
Tolstoï ce grand ennemi de la modernité proposait les mêmes arguments traditionnalistes.

Je n'ai jamais partagé les options politiques des écologistes, ceux d'hier comme ceux d'aujourd'hui, je remarque qu'ils parlent sans cesse de la Nature en en exceptant l'homme, j'ai tendance à croire qu'ils détestent plus leurs semblables qu'ils n'aiment vraiment d'un amour sincère le reste de la Nature.

J'ai été frappé par la haine que partageaient Coco Chanel, Elise Jouhandeau ou Marguerite Yourcenar pour toutes les femmes enceintes, toutes trois furent des célébrités stériles, amantes du "naturel" et amies intimes de pro-nazis et d'antisémites notoires comme le Duc de Westminster, le poète français André Fraigneau etc.

Je me méfie de ceux qui prônent le retour au naturel, je me demande toujours qu'est-ce que cela cache ? Je préfère l'artifice avoué, celui de Mallarmé par exemple.

En 2008, nous fêterons le cinquantième anniversaire de notre Constitution. Il reste une question en suspens depuis 1969, c'est celle du rôle du Sénat. Je souhaite que l'on achève la réforme qui avait été entreprise puisque la régionalisation a quant à elle été reprise dans les années soixante-dix et quatre-vingt.
Il serait bon qu'un candidat à la présidentielle s'empare de ce thème et fasse réfléchir et les français et les responsables politiques sur la question.
L'idée première en 1969 était d'associer les forces vives de la Nation à la composition du Sénat, ce n'est pas une mauvaise chose, cela régénérerait et la vie syndicale et la vie politique tout court.
Il est bon qu'il existe un équilibre entre d'une part l'administration et d'autre part la société civile. Une instance politique doit donc être chargée de veiller à cette fonction majeure d'une démocratie, le Sénat dont le rôle est mineur ou effacé actuellement y retrouverait un lustre inusité depuis longtemps.

Ségolène Royal propose des Jurys citoyens mais on lui oppose la promotion ou d'un certain désordre ou d'une suspicion généralisée envers les élus, alors qu'un Sénat rénové ouvert sur le monde comme on dit, resterait dans un cadre classique plus facilement contrôlable et sans démagogie excessive.
Quant aux modalités de l'élection de nouveaux sénateurs venus de la société civile, syndicale, professionnelle etc je laisse à chacun le soin d'en débattre.

Mais pourquoi pas un tirage au sort effectivement ...

Ce dont je suis certain c'est que si tous les candidats à la présidentielle dénoncent cette idée de faire participer les citoyens directement aux processus de décisions politiques, ils vont se mettre dans un mauvais cas collectivement.

Il est évident que les citoyens ont leur mot à dire dans le fonctionnement de la Justice, de la Police etc, or ils ne peuvent absolument pas intervenir sous quelque manière que ce soit. Si l'on veut régler le litige pendant entre la Justice et les français, il faut bien trouver une médiation. A un jury populaire en Cour d'assise répond un Jury citoyen en matière administrative. Cela semble clair. L'introduction du jury populaire en Cour d'assise dans le milieu du XIXè siècle n'a pas saboté la Justice que je sache !

La démagogie à l'heure actuelle c'est de dire que le Sénat est représentatif, représentatif de qui et de quoi ? Quant à l'Assemblée nationale elle fonctionne certes mais à vide ... c'est une caisse d'enregistrement des décisions étatiques. Au mieux une caisse d'écho !
Il suffit d'entendre sa clameur dès que l'on parle d'introduire une quelconque nouveauté dans le paysage politique français.

Nicolas Sarkozy veut que la France imite le modèle américain, il oublie de dire qu'il existe tout un système de démocratie directe aux Etats-Unis, puissant, respectable et respecté depuis les origines ! Ce qu'il propose n'a rien à voir avec le modèle américain mais est tout bonnement une espèce de retour au pro-Consulat romain avec gouvernement par voie d'ordonnances, état de siège permanent des forces publiques (police et justice à la botte), quelque chose comme une dictature au quotidien, du bonapartisme renforcé sous le couvert de la démocratie des médias avec plateaux télévisuels encadrés et patrons de chaînes chargés de faire respecter le centralisme démocratique par voie d'oukases au journal télévisé. Je crains que le ministre de l'Intérieur ne se trompe et de pays et d'époque. Il ne s'agit pas d'un roi-philosophe éclairé à la mode du XVIIIème mais d'un adepte des remises en ordre style Budapest 1956 avec démonstration de force et descente dans les quartiers chauds qui seront considérés comme rebelles.

Considérant les pouvoirs immenses d'un président de la République en France qui nomme à tous les postes de l'Etat, qui décide l'engagement des forces armées, qui préside le Conseil supérieur de la Magistrature, qui dissout l'Assemblée nationale, qui signe tous les décrets ou quasi en conseil des ministres, est-il raisonnable d'amplifier encore ce système en croyant imiter la puissante démocratie américaine qui n'est puissante justement que parce que chacun respecte l'autorité publique contrôlée par les citoyens et ou aucun ne peut se prévaloir d'être le gouvernement à lui tout seul ?
Nicolas Sarkozy n'a visiblement rien compris au système de répartition des pouvoirs tel qu'il se pratique dans les pays anglo-saxons, inutile même de lui dire que la Justice y est soumise à la juris-prudence, lui l'avocat formé au droit romain doit ignorer ce que c'est ! En fait il est typiquement un adepte des régimes autoritaires du centre de l'Europe d'avant la chute du mur de Berlin. Il a juste cinquante ans de retard sur son époque et il se persuade d'être à la pointe de la modernité ... mais ne soyons pas trop cruel en lui assénant une telle désillusion, laissons-le mariner dans ses proclamations victorieuses à la mode romaine ou mussolinienne.

Ce qui est drôle c'est de rappeler aux soi-disants gaullistes de 2006 que le général De Gaulle voulait réformer le Sénat en 1969 qu'il considérait comme une forme archaïsante du pouvoir, que d'ailleurs Jospin en 2002 pensait aussi reprendre cette proposition. Que la France rurale des notables qui est sur-représentée dans le Sénat se rebelle n'a rien d'étonnant mais enfin il faut savoir ce que l'on veut ! Ou des institutions immobiles figées dans un XIXème siècle bien-pensant, accroché à ses privilèges de toute nature, ou autre chose que des effets de manche dont les avocats parisiens sont friands ...
Le Sénat émanation napoléonienne calqué sur le modèle romain n'a pas bougé depuis deux cent ans !

Yfig sur Ecrits Vains dénonce le peuple, il en a marre qu'il ne soit pas aussi intelligent que lui, mais mon vieil Yfig si le peuple était aussi spirituel, instruit, éduqué, raffiné que toi on ne parlerait même plus de ta petite personne et tu n'aurais plus qu'à démissionner de ton poste d'observateur assidu de la connerie universelle ... tu sais bien celle qui a l'éternité devant elle pour ignorer ses limites (dixit Audiard : les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît).
Et voilà comment Yfig a perdu une occasion de garder ses profondes pensées pour lui ... sombre jour, triste moment ! Audiard rajoutait : je ne parle pas aux cons, ça les instruit !

Changer de peuple ... eh ! oui, tous les génies de la lampe y ont pensé avant toi, mon vieil Yfig, plus facile à dire qu'à faire. Un virus mortel ? Une épizootie qui s'attaque seulement aux abrutis à cheveux longs, ou courts ? Un permis à points de conneries ? Une obligation de se faire suivre par un jap avec interdiction de télévision et injonction thérapeutique par exemple lecture intensive de la prose d'Yfig ? Va savoir, Charles ...

Allez, on ne va pas se quitter fachés, Yfig ? Un petit cadeau : Rions !

Qu'est-ce qu'il y a de plus triste qu'un humoriste qui n'arrive pas à vous faire rire ? Un con qui se tait.

Proverbes qui m'ont été confiés par Raphaël Juldé (à faire fructifier) :
Il n'est jamais trop tard pour être érémiste.
Le chom'dû est une longue patience.

Un autre :
Il faut abolir l'intelligence afin d'instruire les générations futures, comme disait le commandant Cousteau.

Il y en a des que qui pensent que la poésie c'est ce qui est à la mode avec beaucoup de zéros derrière ...

Sollers n'est pas seulement mauvais, il est tout autant médiocre.

Par exemple un prix Goncourt c'est fatalement poétique aux yeux de Sollers, surtout si c'est la maison Gallimard qui l'attrape. Pick Quick !

Bien entendu Stendhal est poète avec son style précis et sec de code civil, même Balzac l'est avec ses grâces de pachyderme ... et en me forçant un peu je goûterais presque la merde de Zola, mais pas en trop grosse quantité.

Vous savez on bande surtout pour ce qui ne vous appartient pas, à partir de là tout est possible.
C'est le principe de la séparation des sexes et ça dure depuis un bon milliard d'années.

L'argent, par exemple, peut être un abîme de poésie pour celui qui n'en a pas ... car il exerce l'imagination du pauvre.
Bloy en a tiré tout le suc de son oeuvre ...

François Bayrou c'est le Pierre Dac de la politique, il est pour la révolution au centre, le parti unique qui exclut les extrêmes, le gloubi-boulga politique et le peuple hors-jeu. S'il réinvente le Goulag comme forme de réinsertion socialement avancée, je vote pour lui ...

Pierre Dac qui avait tout vu voulait être le candidat du MOU à la présidentielle de 1965 (c'est à dire du mouvement ondulatoire unifié), mais comme il était compagnon de la Libération - et non pas compagnon de la délibération comme le parlementaire béarnais - De Gaulle lui a fait comprendre qu'il valait mieux s'abstenir car il y avait déjà Marcel Barbu pour faire le zouave ...

De Gaulle disait que Barbu était le plus sympathique des candidats en présence et que c'est pour lui qu'il aurait voté s'il n'avait pas été candidat. En plus c'est vrai ...

Philippe Diamant ou Joyaux ou Ultra-Violet, je ne sais plus - alias Sollers - ne pardonne à personne de s'être planqué pendant la guerre d'Algérie, depuis il est de toutes les avant-gardes et même des arrière-gardes.

Heureusement que Pagnol tout prof d'angliche qu'il ait été ne fit pas parler Raimu alias César comme un lord anglais ...
C'est toute la différence qu'il y a entre l'invention littéraire et la correction toute formelle des universitaires, ce qui ne sera jamais qu'un code à l'usage de gens qui se piquent de penser entre eux !

Mallarmé et Zola se connaissaient et l'exquis Stéphane appréciait la "poésie" grossière des romans d'Emile, Valéry raconte cela : un jour Zola avec son arrogance coutumière dit à Mallarmé, pour moi la merde vaut le diamant et notre poète en vers lui répondit d'une voix flûtée, oui, mais le diamant est plus rare !

Cher Anton (alias le Lingane ou l'Iguane, je crois savoir que c'est à cause de la procrastination - voir la nuit des longs iguanes d'après Tennessee Williams),
Content de te savoir sorti de ta torpeur automnale, permets-moi de te dire que dans cette affaire concernant Denise Bombardier, tu n'as pas envisagé la question sous un bon angle, songe au tort que nous avons fait aux canadiens pendant des années en les privant de leur chasse aux bébés-phoques pour les belles fesses de notre BB nationale, ex-vedette de peplums déshabillés, Jean-Paul Huchon très marqué par cette époque y a pensé et veut réparer, c'est tout ! Quant aux couleurs de merde des rames des trains de banlieue, munis-toi d'un bon pinceau ou d'une bombe à graffiti et souviens-toi que tu es un ARTISTE ! Nous sommes tous des artistes d'ailleurs, ainsi que l'avait proclamé notre défunt candidat à la présidentielle, Jack Lang.

Qui a peur de la démocratie ? Visiblement un certain nombre d'apparatchiks à gauche comme à droite !

Libérons l'art moderne avec Traube !
C'est fou comme je m'instruis sur le blog d'Assouline ... comme un petit fou.

D'après Waldmann "Toi et moi" de Paul Géraldy est une plaquette rare aux Puces en Corse, ouais possible, je ne me rends pas bien compte, en France métropolitaine ce fut le plus grand succès poétique du XXème siècle. Il était l'époux de la cantatrice Germaine Lubin.

Il y a aussi un certain Michel Bounan dont on nous offre des morceaux choisis - hum ! attention au procès de l'éditeur, on ne doit faire que de courtes citations ! - j'avais jamais autant ri depuis W.C Fields !

Halloween ! Halloween ! Allez, on se déguise tous en méchants blogueurs pour faire peur aux petits censeurs !

Il faut des caméras partout, pas seulement au Conseil des Ministres, mais aussi sous nos lits pour le cas où l'on viendrait nous tirer par les pieds ... ah ! les méchants esprits frappeurs ! Il y en a peut-être même un qui hante votre téléphone portable, un esprit sonneur sans doute ou farceur, allez savoir ...

Un joli subjonctif dans cette page consacrée à l'université de Virginie où étudia Julien Green. C'est une architecture bâtie à la mesure des rêves d'un jeune homme nommé Jefferson ...
"Surtout, il souhaitait que l'enseignement supérieur échapasse à l'emprise de la religion".

Les Etats-Unis possèdent les plus riches, les plus belles, les plus intelligentes, les mieux dotées par la nature et les hommes de toutes les universités qu'on trouve dans le monde, il n'y a guère qu'Oxford et Cambridge en Angleterre qui puissent leur être comparées (à la réflexion ne nous refusons pas un petit subjonctif de derrière les fagots, ils se font rares).
Cf ce lien : Universités américaines.

Ce garçon qui cite mon nom impudemment sur le forum de l'illustrissime maître es-écriture française ne sait donc pas que je suis le seul sujet qui fâche ? Mais qu'apprend-on à la jeunesse dans nos belles écoles ?

Une petite note pour faire plaisir à Saint-Traube défenseur de l'art-ordre-moderne, en 1917 Marcel Duchamp (°1887-1968) a grimpé sur un monument public de New-York, l'arche de Washington Square, pour y faire un speech dénonçant l'entrée en guerre des Etats-Unis !

De même que le barde Déroulède jouait à la chèvre sur la statue de Strasbourg voilée de crêpe place de la Concorde, il était dans les habitudes de Duchamp d'attaquer de grandes proclamations du haut de cette arche, en 1916 avec John Sloan et un groupe d'artistes, il y proclama la "République libre et indépendante de Washington Square, Etat de Nouvelle-Bohème".
Au fond dans l'art extra-contemporain tout est dans le geste ou dans le jeu ... afin de rester hyper-pointu.
Vive Traube premier, barde hyper-lié du blog d'Assouline ! Et moi j'ai pas dit fou à lier.

Hergé n'a pas eu le temps de finir "L'Alph'Art" album de son héros Tintin où il voulait se moquer des impostures de l'art moderne et de la marchandisation qui en découlait. Si je me souviens bien il avait lu le livre de Roger Peyrefitte sur Fernand Legros, escroc célèbre dont les démélés avec la justice ont fait les beaux jours des chroniques de Paris-Match. Ah ! c'était le bon temps où les peoples ne se réduisaient pas à Laetitita Casta, Vanessa Paradis et Arielle Dombasle !
Picasso et Dali étaient de vrais vedettes du loft télévisé des années soixante plus que Jennifer ou Steevy, Jean-Edouard et Loana.

Fernand Legros en majesté ! Ce que je regrette c'est que notre cher ami Thierry Kron qui peut être amusant quand il le veut bien, n'ait pas le culot de Legros et ne soit pas devenu un de ces notoires imposteurs qui triomphent sur les couv' de magazine ! Traube tu joues trop petit bras, Assouline ne sera jamais qu'un second couteau, on l'a appelé pour faire nombre dans le tableau mais il n'aura jamais la première page. Sorry mon vieux !

Pédé mais pas trop, ça ne veut rien dire !
Moi je porte mon titre dans mes initiales, pas besoin d'en rajouter.

Beaucoup trop de timides, l'understatement a triomphé bien mal à propos.

Saint-Traubichou ne roulera jamais en Rolls et moi j'irai pleurer sur sa tombe - on ne pisse même plus sur les tombes des grands hommes.

Les Ramiel, Britannicus et autres handicapés de la comprenette n'ont rien vu, rien entendu, rien retenu, l'art n'est qu'illusion. Il faut dire que les pauvres garçons sont allés trop longtemps à l'école, cela leur a déformé le jugement.

Il faut vraiment être le dernier des mohicans pour ne pas voir que la peinture n'a plus rien à dire, et le peu d'intérêt qui lui reste est recouvert par le spectacle grandissant forgé par les artificiers des médias, ces poètes du moment.

Imaginons un Roger Peyrefitte déboulant sur un tableau-plateau de télé d'aujourd'hui au milieu de ces mannequins de cire, pommadés, faisandés, lissés, frisés qu'on appelle la littérature contemporaine !

Il n'y a plus de caractère, il n'y a plus que des images ...

Le problème est très simple, les médias fabriquent des images plus fortes que celles des artistes patentés, écrivains, peintres etc. Dans ces conditions, il ne reste plus qu'à se recycler à Hollywood ou dans l'industrie des jeux vidéos.

Je suis né en 1963 et je regarde la télévision depuis ma plus tendre enfance - expression consacrée - oui ou non la violence des images a-t-elle grandie ? On cherche à rendre les images toujours plus prenantes afin de retenir le plus de parts de marché. Dans ces conditions croire qu'on peut limiter leurs effets nocifs et secondaires ...

Dans le temps, la grande violence était celle des artistes majeurs, le meurtre d'Holopherne par Judith du Caravage par exemple, ou les hécatombes dans les pièces de Racine, maintenant le principe de ces images réservées à une élite rare et médiate est à la portée de tous. Il y a des Mathieu Kassovitz à tous les coins de rue armés de leur téléphone-caméra portable. C'est une surenchère constante donc ...
L'art majeur a été rattrapé par les minora poeta qui sommeillent en chacun de nous.
Les journaux people sont en train de transformer en paparazzi chacun de nous.

Il est probable que les bus qui flambent en banlieue parisienne en ce moment sont filmés sous toutes leurs coutures comme des prises de guerre. C'est la société de l'image généralisée ... et de la compréhension minimum.

Plus Sarkozy fera du spectacle, plus les jeunes lui en donneront ...

Bien entendu, moi qui démonte les ressorts de cette société je ne risque pas d'être invité en prime-time, j'ai trop mauvais esprit !

Qualis artifex ... quel artiste périt avec moi soupirait Néron ! Il est vrai qu'un bel incendie de Rome c'est très spectaculaire. Et puis cela fait tourner le commerce car après il faut reconstruire.

C'est absolument une honte ! Des chercheurs américains et canadiens viennent de déclarer qu'ils veulent guérir la maladie de Crohn ! J'affirme hautement que Thierry Kron alias Traube est parfaitement sain de corps et d'esprit, que seulement il est un peu chatouilleux quand on attaque la FIAC, les FRAC, la foire de Bâle, le Moma, la Tate Gallery et toutes les peintures qu'il connaît personnellement jusqu'au dernier pigment. Qu'il n'y a pas, qu'il n'y a jamais eu, qu'il n'y aura jamais dégénérescence de la peinture acrylique ou à l'huile, que ses neurones sont intacts et que s'il se sent par moment un peu fatigué c'est d'avoir à rééduquer tous ceux qui ne sont pas assidus au cours du soir d'Assouline, professeur de journalisme approfondi. Quant à Interleukine 23 c'est pas sa copine comme les mauvaises langues le prétendent car il est très bien en ménage avec Amphytrion 38.
Je m'occupe de Monsieur Vallet et de ses borborygmes dès que j'ai un moment de libre ... mais la lutte sera longue, je le pressens. La science n'a pas dit son dernier mot.

Le génie est une longue patience et celui qui a inventé ce mot n'avait pas le Net !

Traube aurait voulu être l'imprésario de toutes nos célébrités contemporaines de Picasso à Brigitte Bardot, ah ! quelle belle carrière c'eût été ! Mais nous arrivons trop tard dans un monde trop vieux.

La pétrification ... ou être transformé en marbre après m'avoir lu. Cela arrive tous les jours. Faites gaffe !

Nota Bene : "journalisme approfondi" est considéré comme un hapax par les spécialistes du Web.

Vive l'immigration ! Vive la mixité sociale surtout dans les bus ! Vive les brochettes grillées ! Vive Sarkozy !

Je ne cache plus mon enthousiasme, cela fait trop longtemps que je me contenais, si je ne me retenais pas j'irais embrasser un normalien bien-pensant sur la bouche, de toutes façons je n'en ai aucun sous la main !

C'est émouvant tous ces petits briquets allumés le soir au fond des bus ! On dirait une fête de l'anti-racisme, touche pas à mon pote ou un concert alternatif au profit des damnés de la terre ! Justement le 258 incendié l'autre soir à Nanterre passe sous mes fenêtres, faudra que je le prenne plus souvent si je veux me faire hara-kiri, le bonze n'attend pas l'appel du Nirvana !

Mes deux contemporains homosexuels les plus célèbres sont Laurent Ruquier et Stéphane Bern - même s'ils ne sont pas aussi drôles que moi, n'est-ce pas Jérôme Vallet ? - ils ne me connaissent certainement pas et ne m'ont jamais lu, forcément avec leurs emplois du temps de ministre, mais qui sait un jour nos routes se croiseront peut-être ? Le chemin est long, petit père !

Ah ! Mais j'y pense si j'étais aussi cultivé - et intelligent - que ces deux-là, je ne pourrais plus chanter devant ma glace chaque matin comme Ivan Rebroff, "Ah si j'étais riche !" Misère, misère ... le paradis est plein de petits cailloux et les voies du seigneur sont impénétrables.

Dominique Autié m'a enfin confié son rêve secret : Regarder s'écouler un sablier dans la grotte de Gargas ! Chut ! N'ébruitez rien, l'Education Nationale croit qu'il tient un Peep Show rue Saint-Denis à visées prophylactiques !

La dernière fois qu'un haut-fonctionnaire m'a parlé de Dominique Autié je lui ai laissé entendre qu'il était un des membres-fondateurs de "Ni putes, ni soumises !", il m'a regardé avec un air de haute considération, croyant que mes relations étaient toutes de cette tenue. Heureusement qu'il ne connaissait pas ses activités d'éditeur de poésie ! La honte, trop chelou !

Encore un excellent site, cela devient une manie : Techno-Science.

Il est clair que le principe de la stéréoscopie pour observer le soleil est une excellente idée. Idée simple au demeurant et ancienne.

Malgré les objurgations d'Al Gore a construire sans trêve une arche de Noé géante pour l'humanité, il ne semble pas qu'il y ait une accélération de la hausse du niveau des mers : Le déluge annoncé ou 13 millièmes de millimètre par an.

Ah là là ! Il faut tout leur dire à nos Igno-rants ! Quand on est étranger on n'est pas membre de l'Ordre de la Légion d'Honneur quand bien même on a reçu la Grand Croix des mains du Président Jacques Chirac.

Il y a une raison toute bête à cela, c'est qu'être membre de l'Ordre ce sont des droits et des devoirs, par exemple Papon condamné par la Justice française s'est vu retiré le droit de porter sa plaque de Commandeur de la L.H.
Evidemment pour Poutine se serait plus dur ...

Mon arrière-grand-père Jean Regnault avait la Légion d'Honneur, ainsi que cinq de ses six gendres, ses deux frères le colonial Charles Regnault et le lieutenant-colonel Louis Regnault, son neveu Jacques-Alexis Regnault, ses aïeux Charles et Adolphe Regnault, son oncle François-Adrien Regnault, ses petits-fils et arrière-petits-fils qui ont fait carrière dans l'armée (amiraux, généraux, médecins etc), ce qui nous donne quelques privilèges dans la famille comme de nous rassembler au Cercle National des Armées plus connu sous le nom de Cercle militaire, place Saint-Augustin à Paris ou au Cercle de l'Union Interalliée, rue du Faubourg Saint-Honoré, d'avoir droit à des enterrements au Val-de-Grâce ou aux Invalides avec prise d'armes etc. Au XIXème siècle, les gendarmes et autres autorités militaires devaient saluer les porteurs de l'insigne. Il y avait aussi une petite pension qui y était associée.

Tiens ! cela me fait penser qu'une de mes cousines du côté Grison a installé sa résidence secondaire à Saint-Mézard, près de l'église Notre-Dame d'Esclaux, dans le Gers, c'est à une quinzaine de kilomètres à vol d'oiseau de Plieux.

Pour rebondir sur les propos de Cassandre, l'immense majorité des journalistes est d'origine populaire car le journalisme n'était pas considéré comme un métier sérieux, honorable ou distingué dans les milieux bourgeois jusqu'à il y a peu. La famille de ma mère qui est d'origine terrienne et ouvrière compte une journaliste (née en 1967) qui a été longtemps pigiste au Figaro avant d'être embauchée à Ouest-France. Du côté de mon père, je ne connais, par alliance, qu'un seul journaliste, un américain qui en fait travaillait pour la C.I.A et qui a été le premier journaliste occidental à obtenir une interview de Nikita Khrouchtchev.
Ce n'est que récemment que les journalistes surtout télévisuels se sont vus obtenir le statut enviable de "personnalités" sous la pression notamment de la presse people et qu'ils ont été courtisés par les hommes politiques qui se sont mis à se marier avec eux (Juppé, Kouchner, Borloo, Strauss-Kahn etc).
Le milieu d'origine des journalistes explique en grande partie le ressentiment plus ou moins masqué face à la bourgeoisie etc.

Fait révélateur, Juppé s'est d'abord marié - très jeune - à une enseignante en français - que j'ai bien connu - puis il a divorcé pour épouser une journaliste. On est passé de la stratégie de l'élévation sociale par le savoir à la promotion sociale par la dictature de l'opinion !

Au sujet de Juppé, il venait souvent le midi ou le soir chercher sa femme auprès de qui il trouvait un réconfort (c'est elle qui l'a fait, elle a même payé ses études à Normale et à l'Ena puisqu'elle faisait bouillir la marmite comme on dit et élevait leurs enfants en travaillant), il restait obstinément à l'écart, et n'a jamais adressé la parole à personne ! Alors qu'il était déjà un peu connu comme premier secrétaire ou adjoint au maire de Paris et qu'il passait parfois à la télévision, c'était entre 1979 et 1983. Etait-ce de la timidité ou de l'arrogance ? En tout cas c'était montrer peu de sens politique !

De même Sarkozy a choisi de se remarier avec une femme qui était liée au show-biz puisqu'elle était l'épouse de l'animateur Jacques Martin - c'est même le maire de Neuilly qui les avait marié.
Je crois qu'il est très révélateur de voir que la politique est de plus en plus liée au show-biz, Lionel Jospin beau-frère de l'acteur Jean-Marc Thibault, François Mitterrand du comédien Roger Hanin !

On se moque de la ploutocratie américaine avec ses grandes familles comme les Roosevelt, les Kennedy ou les Bush, croyez-vous que le système français d'endogamie médiatique soit préférable ? Je pense que le fruit du mariage des médias et de la politique a un nom, il s'appelle la démagogie. On a révélé récemment dans un livre à potins la longue liaison de Chirac avec une journaliste du Figaro dans les années soixante-dix.

Bien entendu cette évolution est une américanisation, nous prenons le pire des Etats-Unis et nous rejetons le meilleur ! Car il y a un meilleur n'en déplaise aux nostalgiques du petit père des peuples ...
Les français sont dans une situation de haine et de fascination vis-à-vis de l'Amérique. Un peu plus de distance et de froideur ne serait pas de trop pour juger sainement de nos positions respectives.

Aux Etats-Unis quand l'ancien élève d'une université a fait fortune, il fait des dons à son école d'origine, ou même une fondation selon ses moyens - déductibles de ses impôts - ce qui fait que les universités américaines sont les plus riches au monde. Imaginez cela en France, un normalien ou même un polytechnicien faisant un don à sa grande école !
Non ! il réclamera haut et fort dans les médias que l'Etat lève des impôts pour cela ...

De même la plupart des grands musées américains - et on connaît la splendeur de certains d'entre eux comme la Smithsonian Institution à Washington, le Met à New-York, le Getty à Los Angeles etc - sont à l'origine des initiatives privées de milliardaires qui rivalisent ainsi de générosité et montrent leur attachement à leur communauté, c'est ce que l'on appelle avoir des vertus civiques.

C'est Napoléon qui dénonçait la ploutocratie anglaise, il préférait la dictature d'un seul ! Aux prochaines présidentielles, le peuple français s'apprête à donner tous les pouvoirs à une seule personne, c'est révélateur de son indigence politique ... il ne bronche, ni ne réchigne devant son éternel minorat !

Depuis qu'on parle de démocratie directe, toute la presse est devenue hostile à la candidature Royal, c'est curieux !
Quoi les médias ne seraient-ils pas l'exacte voix du peuple ?

En démocratie tout est toujours plus compliqué, c'est peut-être pourquoi certains n'aiment pas le style démocratique !
La dictature est un mode de simplification ... efficace ou inefficace, c'est selon les circonstances.
Vous prenez un homme comme Howard Hughes, il n'est imaginable que dans une démocratie suffisamment avancée comme l'Amérique. A la fois poursuivi par le fisc américain et hanté par ses démons, il se réfugie au Névada et achète les casinos de Las Vegas, il est protégé en même temps par la C.I.A et l'armée qu'il fournit en avions et autres outils électroniques. Il achète des studios hollywoodiens et affronte le cartel juif d'Hollywood comme il vide la mafia de son fief de Las Vegas, il est paranoïaque et en même temps très lucide, il sert de couverture à la C.I.A pour la plus grande opération de récupération d'une épave - un sous-marin atomique soviétique - jamais tentée sous prétexte de racler des nodules métalliques au fond de océans !
Un personnage aussi démesuré n'est envisageable que dans le terreau de la corruption et en même temps en faisant fond sur les plus grandes vertus - les deux vont souvent de pair ! Car il faut de la vertu c'est à dire du courage pour entreprendre de grandes affaires aussi ambiguës soient-elles !
Les contempteurs de la démocratie n'aiment pas se creuser la tête pour comprendre les systèmes complexes et les âmes qui se délectent de patauger dans de tels marigots !

On est évidemment loin de l'univers des petits blogueurs du dimanche et des forumistes d'occasion qui refont le monde en chambre ! Ou de David Madore qui nous parle de sa dent cassée comme si c'était la dent d'or de célèbre mémoire ...

Ramiel de Savoie - vieille noblesse angevine - nous indique qu'il est plus facile de vivre de la littérature en l'enseignant que de toutes autres manières - par exemple en en écrivant - et il est orfèvre puisqu'il enseigne les lettres justement. C'est un peu comme si pour gagner sa croûte en faisant du cinéma, on n'avait comme solution que d'être critique aux "Cahiers" du même nom ! C'est d'ailleurs pourquoi je connais des tas de normaliens qui enseignent en faculté et qui ont une très haute idée d'eux-mêmes. Je les imagine mal recevant Verlaine chez eux ... ou alors comme Barrès lui faisant ouvrir la porte de son hôtel particulier par son valet de pied pour lui remettre une aumône. L'Académie française non plus, ce haut lieu d'intellectualité qui compte comme écrivains patentés Pierre Messmer et Valéry Giscard d'Estaing ne reçoit pas les poètes - hors Sédar Senghor mais il était surtout chef d'état.
Bien entendu poète est le dernier des emplois, le plus ridicule juste après reine de beauté et encore.
Sauf si c'est un jeune des banlieues qui fait du slam ... là les plateaux de télé lui sont largement ouverts.

Poète égale vieux croûton dans la langue des journalistes ou bouffon dans le langage des banlieues.

Un peu avant 1800 alors que Restif de La Bretonne achevait sa vie dans la misère, il avait voulu faire partie de l'Académie qui venait de réouvrir ce qui lui aurait donné un petit revenu. Sébastien Mercier défendit sa candidature en demandant en séance publique : "Qui parmi nous, messieurs, peut se targuer d'avoir du génie ?", évidemment ce genre de parole malheureuse ne risquait pas de lui ouvrir les portes de l'Institut ! De l'Académie française de 1795, citez-moi un seul nom qui éveille encore un intérêt passionné ... Mercier, Vivant Denon, Fontanes ? Cela ne fait pas lourd dans la balance même pour les érudits. Les deux seuls grands écrivains de l'époque étaient Restif et Sade, le premier malade et miséreux, le second à Charenton ! Beaumarchais meurt en 1799, Laclos en 1803, eux non plus ne furent pas académiciens.

Précision : le baron Denon fut membre de l'Institut, de l'académie des Beaux-Arts avant et après la Révolution mais pas de la Française.

Une équipe de scientifiques de Newcastle a réussi à créer un mini-foie à partir de cellules souches du cordon ombilical. Cela m'intéresse au plus haut point car je suis porteur du VHB et donc susceptible de développer une affection hépatique grave - cirrhose ou carcinome.

Je dois dire qu'il est assez drôle le Jean-Marc des bons amis de Renaud Camus avec son "Je ne crois pas trop à la censure" ! Il est ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, est-ce à force de chercher les nids de poules qu'il a la vue basse ?
Moi qui ai fréquenté les bibliothèques plus longtemps que lui - il faut croire - j'en connais un rayon ... c'est au contraire tout un système depuis la Documentation française qui établit son imprimatur, le Centre national des Lettres qui finance les ouvrages bien-pensants mais sans public, les bibliothécaires et documentalistes qui sont dressés avec leurs listes de recommandés et d'interdits ...
Je lui conseille de chercher ne serait-ce qu'un seul livre exposant le programme du Front National dans les bibliothèques publiques, oh certes ! le rayon extrême-droite est très achalandé mais exclusivement à charge exactement comme dans les procès de Moscou menés par le procureur Vychinski ...
La censure est donc double, économique et programmatique. Le tout-est-politique des bonnes dictatures du prolétariat est infiniment respecté et respectable en France. C'est bien pourquoi Internet et l'idée de démocratie directe effraient à ce point ! Il y a bien plus de libertés éditoriales et politiques aux Etats-Unis que dans ce pays. Regardez le tollé quand Claude Allègre s'écarte de la vérité officielle sur le réchauffement climatique et imaginez ce que cela peut donner dans les domaines qui ne relèvent même pas de la science ! Songez à un jeune universitaire qui voudrait soutenir une thèse ou des recherches sur la littérature d'extrême-droite ou même la littérature considérée comme réactionnaire à la Joseph de Maistre sans donner à-priori des gages à la bonne conscience de gauche !
Ce n'est pas pour rien que la grande école qui forme l'élite des universitaires en France s'appelle "Normale" !
Normale Sup', la célèbre rue d'Ulm, a longtemps été le fief du communisme pur et dur et il en reste des traces profondes et vivaces. Dans le domaine des "sciences humaines", une seule vérité est admise au nom du centralisme démocratique ... devinez laquelle !

Qui a pris la tête de la lutte contre Google qui voulait numériser les collections des bibliothèques occidentales ainsi que toute l'édition moderne si ce n'est le directeur de la BNF ?
Horresco referens des millions de livres à la disposition du tout-venant, la même réaction d'horreur que l'église catholique quand elle vit les protestants vouloir faire lire la Bible en langue vulgaire à tout le monde !
La France latine et catholique n'a pas vraiment inventé les droits du citoyen libre et égal en droit ou alors exclusivement sous le couteau de la guillotine ... l'habeas corpus et la jurisprudence des tribunaux anglo-saxons ne sont pas encore entrés dans les moeurs de notre beau pays et de ses consciences, loin s'en faut !

Je plains Raphaël Juldé si jamais il devient un jour bibliothécaire ou documentaliste et qu'il veut faire acheter dans l'établissement où il travaillera les bouquins de Marc-Edouard Nabe !
Je précise que je n'ai aucune affection, estime particulière ou marque d'intérêt pour cet écrivain - cela va sans dire.

On se lamente sur la perte de rayonnement intellectuel de la France, mais qui a organisé ce désastre, si ce ne sont les gardiens du temple de la liberté de penser ?

La censure énerve la Nation, elle abaisse les âmes quand il faut les fortifier.

Deux candidats à la candidature socialiste proposent l'un le relèvement immédiat du smic, l'autre un pécule à verser à la jeunesse. Pour qui prennent-ils donc les français, pour des chiens à qui l'on jette des os ? Ce sont les esclaves que l'on achète, les hommes libres n'ont que faire de telles aumônes.

Enerve : au sens ancien, prive de nerfs, veut dire affaiblit.

William Styron dit là des choses très raisonnables :

Le 9 janvier 2003, l'écrivain américain, mort le 2 novembre 2006, avait accordé une interview, sa dernière, au Nouvel Observateur. Nouvelobs.com la republie en intégralité.

SI LES DEMOCRATES avaient été portés au pouvoir en 2000, l'Amérique ne serait pas confrontée à la situation qu'elle connaît actuellement. Nous n'aurions pas assisté à cette entreprise délibérée menée par l'entourage de George Bush et qui n'a qu'un seul objectif: mener des frappes agressives contre l'Irak.Je pense que ce lobby, le plus souvent industriel, désire mener une guerre préventive tout en ayant présents à l'esprit des intérêts pétroliers. Je ne sais pas si on peut parler de folie mais j'estime que cette attitude est largement déraisonnable. Si cette guerre a lieu, et tout laisse à penser qu'elle aura lieu, elle sera très rapide. Le calcul est semblable à celui qui a été fait il y a douze ans, lors de la guerre du Golfe: il s'agit de mener une guerre préventive qui permette de subir le minimum de pertes.

L'administration américaine peut envisager cette opération en sachant qu'elle sera menée par une armée professionnelle. Ceux qui la composent sont tous des gens qui ont été formés à ce métier, qui l'ont choisi, et à qui on a appris à tuer. Ce type d'armée peut se permettre plus facilement, et dans une certaine mesure, d'avoir des pertes. C'est une des raisons pour laquelle une majorité d'Américains approuve les initiatives qui sont prises actuellement. Nous ne sommes pas du tout dans la situation qu'a connue le pays au moment de la guerre du Vietnam.Le sentiment protestataire s'était répandu dans tout le pays parce que des jeunes gens issus de familles ordinaires étaient tués.
Dans le cas d'une guerre contre l'Irak, on ne risque pas de voir ce genre de situation se reproduire. Pour autant, je pense que ses conséquences peuvent être désastreuses. L'équilibre de la région en sera certainement modifié. Mais pour l'Amérique, je crois que le prix à payer, en termes financiers, risque d'être très élevé. L'administration est visiblement prête à assumer ce coût. Derrière elle s'agite tout un réseau de forces qui soutiennent la nécessité d'une guerre ayant pour but de mettre la main sur les richesses pétrolières. J'ai été surpris de lire dans la presse américaine, dans des magazines comme «US News» ou «World Report», des articles qui mettaient en évidence ce fait sans que l'on se pose plus de questions.
Saddam Hussein est un dictateur, il n'y a aucun doute là-dessus, il l'a largement prouvé par le passé. Son comportement, ses actes durant la guerre contre l'Iran, et par la suite également, ont montré qu'il est un tueur impitoyable.

De là à affirmer que ce dictateur représente une menace pour notre sécurité est faux. Pendant la guerre du Golfe les missiles Scud que l'Irak a lancés contre Israël n'ont provoqué que des dégâts mineurs et tué seulement trois personnes. C'est ridicule ! L'Irak n'a aucunement les moyens de produire à grande échelle des armes dites de destruction massive.
Je pense que la menace d'Al-Qaida est bien plus redoutable pour notre sécurité. Mais, curieusement, cette menace n'est plus évoquée que de manière secondaire - même si elle reste présente.
Cette tactique de diversion, qui consiste à tout focaliser sur l'Irak, me semble pour le moins étrange. Mais peut-être cette attitude est-elle dictée par des impératifs que nous ignorons.
L'aspect pétrolier, comme je l'ai déjà dit, n'est pas indifférent. On sait d'autre part que les réserves irakiennes sont très importantes et que le pétrole de leurs gisements est d'une excellente qualité. Quant à l'argument qui consiste à affirmer que cette guerre est destinée à affranchir le peuple irakien du joug d'une dictature, il n'a aucun sens.
Il existe bien d'autres pays, comme la Corée du Nord par exemple, où les populations sont tout aussi opprimées, si ce n'est plus. Est-ce pour autant que nous déclarons la guerre à leurs dirigeants? Eh bien, non, nous ne le faisons pas. Il est facile pour les services de propagande de Washington d'affirmer que cette guerre est aussi une lutte pour la liberté. Mais on sait parfaitement que ce n'est pas le cas.
Dans ma vie, j'ai eu l'occasion de me battre les armes à la main pour défendre cette liberté au moment de la Seconde Guerre mondiale. Là, il n'y avait aucune ambiguïté.
J'ai été également soldat pendant la guerre de Corée, mais mon enthousiasme de combattant était moins grand parce que nous étions censés nous battre contre une menace communiste qui ne concernait pas du tout les Etats-Unis mais bien plus la Corée du Sud. A quelques exceptions près, les intellectuels américains ne se mobilisent guère contre la menace d'un conflit en Irak. Nous sommes loin de la protestation et de l'implication de ces mêmes intellectuels contre la guerre du Vietnam, une guerre qui représentait un danger évident pour la société : continuer à mener ce conflit était d'une irresponsabilité criminelle.
Dans le cas de l'Irak, la faible mobilisation actuelle s'explique largement par le fait que pour le moment cette guerre n'est qu'un projet. Mais les déclarations de l'entourage de George Bush n'en sont que plus étonnantes.
Quand j'apprends que Richard Perle, l'éminence grise du Pentagone, déclare que «les Irakiens nous seront reconnaissants», je pense que cela est extrêmement dangereux. Richard Perle est un personnage lui aussi extrêmement dangereux. C'est un provocateur, un fanatique très agressif. Il n'est pas le seul d'ailleurs, puisque des gens comme Rumsfeld, Cheney, Wolfowitz jouent un rôle tout aussi néfaste. Les groupes de droite chrétiens ont une influence profonde sur l'administration et sur le président Bush. Ce dernier leur fait acte d'allégeance, ce qui a toujours été le cas des administrations républicaines, y compris celle de Ronald Reagan et de Bush père. Aux Etats-Unis, tout le monde redoute cette droite chrétienne. Même les démocrates n'ont pas osé les affronter. Lorsque Clinton était président, il n'a pas essayé de contrer leur pouvoir.
Les Etats-Unis sont aujourd'hui dans une situation de domination mondiale: de fait, ils sont la seule véritable puissance militaire de la planète. Tant que le pays consacrera autant d'efforts à accroître ses capacités militaires, il conservera cette place de leader. Mais nous devons être vigilants car cette suprématie ne va pas sans danger. Elle risque d'engendrer une forme d'imprudence et d'inconscience. Cela dit, ce qui me trouble beaucoup en ce moment sur la scène américaine, c'est l'incapacité des démocrates à prendre des initiatives fortes dans les affaires publiques. Le fait même qu'ils aient voté les résolutions de l'ONU me semble vraiment très triste.
L'absence d'un leader véritable est en partie responsable de cette situation, mais j'estime vraiment très regrettable que les démocrates n'aient pas pris une position plus forte, plus tranchée, dans cette question de la guerre contre l'Irak.
Parmi les différences qui séparent républicains et démocrates se trouve celle du rapport à la culture. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'être un homme de très grande culture pour occuper une fonction présidentielle.
Si vous prenez quelqu'un comme Franklin Roosevelt, il n'était pas très cultivé mais, dans le même temps, il exprimait toujours un certain respect pour la culture. Un exemple identique a été celui de John Kennedy. Je pourrais citer encore d'autres noms. Dans le cas de George Bush, c'est tout à fait différent : il ne se gêne pas pour manifester le mépris qu'il a pour la culture. Je me souviens avoir assisté à une importante conférence consacrée à la littérature au cours de laquelle Barbara Bush a déclaré, et je l'ai clairement entendu, que son mari ne lisait jamais de livres.
J'estime qu'il est vraiment très regrettable que la femme d'un président des Etats-Unis se permette de faire de telles déclarations en public.
Cette scène m'a fait me remémorer une de mes rencontres avec François Mitterrand : c'était en 1989, au Musée d'Orsay. Il m'avait présenté au président Bush père et j'ai eu le très net sentiment que ce dernier ignorait totalement qui j'étais. Mitterrand s'en est rendu compte, alors il m'a pris par le bras et nous sommes allés discuter dans un coin.
La culture ne garantit pas forcément un mandat de grande qualité, mais elle donne un éventail de compréhension plus large à la fonction présidentielle. Pour avoir été méprisant à son endroit, un président comme Reagan a beaucoup contribué à dévaluer la fonction présidentielle. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire pour un président d'être obligatoirement un homme de grande culture, mais je pense qu'il doit au moins manifester du respect pour la culture.
La plupart des Américains n'ont pas une grande connaissance des oeuvres de leurs écrivains.
Une image très répandue laisse entendre que les Etats-Unis seraient un parfait désert culturel. Ce qui n'est pas tout à fait exact car les choses ont changé peu à peu. Certes, la culture populaire, qui s'exprime à travers le rock par exemple, est plus que jamais présente. Mais je dirais que, dans le même temps, la culture haut de gamme s'est renforcée et que la considération accordée aux écrivains est devenue plus importante même si, aux Etats-Unis, ils n'ont pas l'influence intellectuelle qu'ils ont dans d'autres pays. Pour autant, ils ne sont pas ignorés. Je n'ai d'ailleurs jamais eu l'impression, quant à moi, de l'être dans mon propre pays.
On a beaucoup parlé ces temps derniers aux Etats-Unis d'un sentiment antifrançais qui serait en train de se développer. Le comportement de la France, qui n'a pas soutenu George Bush dans sa volonté de procéder à des frappes unilatérales, a pu créer quelques frictions. Cette attitude a permis aux Nations unies de jouer pleinement leur rôle et de faire admettre, face à la menace d'un conflit, des arguments plus raisonnables. Si les Français n'étaient pas intervenus, nous aurions pris un chemin bien plus dangereux.
Les Américains ont toujours considéré que les Français étaient des gens capricieux et excentriques. Si vous demandez à un habitant de l'Illinois ce qu'il pense d'eux, il vous dira: «Ces Français, ils sont vraiment bizarres.» Mais d'un autre côté, il existe un profond respect pour la France et sa culture. Les attentats antisémites qui ont eu lieu en France ne remettent pas en cause cette vision : ils peuvent effrayer parce qu'ils viennent rappeler l'antisémitisme français du passé et susciter la crainte qu'il surgisse à nouveau. La presse américaine n'a pas su voir que ces actions n'étaient en rien significatives de l'attitude générale des Français envers les juifs.

Propos recueillis par François Armanet et Bernard Géniès (le 9 janvier 2003).

Malheureusement une attitude rationnelle ne gouverne pas toujours le monde ... un romancier devrait le savoir.

Je me suis longuement interrogé sur la guerre en Irak avant même son déclenchement et j'ai abouti à la conclusion qu'il n'y avait pas de solution idéale comme souvent en politique. Au total j'ai soutenu l'intervention américaine pour deux sortes de raisons, d'une part parce qu'il levait une hypothèque sur une situation au Moyen-Orient qui était devenue inextricable, d'autre part parce qu'elle montrerait clairement aux européens les limites et de la puissance américaine et de leur prescience des évènements. Sur ces deux points je ne me suis pas trompé, la position de l'Amérique par rapport à l'Europe s'est beaucoup affaiblie même si les européens n'en ont pas encore tiré toutes les conclusions naturelles qui s'imposent.
Quant au Moyen-Orient, on sait que c'est un sac de noeuds et qu'il le restera encore longtemps sans qu'aucun Alexandre ne se dessine à l'horizon pour le trancher.

Il m'arrive de me dire au sujet de l'état du monde que vu à l'échelle d'une vie humaine ... mais non passons à autre chose ! Je cultive un certain optimisme raisonné pas le spectaculaire et le catastrophisme qui permettent de plastronner dans les médias.

Il ne faut pas pour autant céder aux sirènes du grand coeur qui amnistie tout et bénit aveuglément l'avenir du monde !

Je ne peux quand même pas décemment proposer au sieur Vallet le fils un Cd du Quatuor Capet interprétant le Quatuor à cordes de Monsieur Ravel, il ne supporte dans l'ordre que : les rouleaux, les 78 tours acoustiques puis électriques par défaut, les 33 tours qui grattent - marque d'authenticité - ou alors il passe carrément aux Ipod pour faire braire le bon peuple et par esprit de contradiction !
Il est très difficile de contenter et son maître et Vallet !

Qu'est-ce qui cartonne à la télévision en ce moment ? "Prison Break" c'est à dire la rudesse des prisons américaines, les gangs, les tatouages, les signes forts d'appartenance, enfin tout ce qui constitue le modèle américain basique. Les français sont-ils assez schizophrènes pour ne pas voir de rapport entre l'hyper-violence télévisuelle et ce qui se passe dans leurs propres rues ?

Les discours des hommes politiques me font penser aux pasteurs qui condamnent l'homosexualité et descendus de leur chaire vont se faire tailler une petite pipe par un travelo prostitué ... voir le dernier scandale en Amérique où le chef des évangélistes, père de cinq enfants, a entretenu une longue relation avec un prostitué ! Vous ne saviez donc pas que le sexe c'est plus excitant quand c'est interdit et qu'on est en contravention avec ses propres prêches moraux ?

Quoi donc ? Ah ! oui, cet écrivain anglais célèbre, fils d'un pasteur du XVIIIème qui prêchait en hébreu ce qui flattait ses ouailles d'être ainsi sermonnés dans la langue même des prophètes dont elles ne comprenaient pas un traitre mot, car le langage a un pouvoir qui va bien au-delà de la compréhension verbale, seuls ceux qui ne sont pas poètes comme les évêques français qui refusent la messe en latin proposée par Benoît XVI ne le saisiront jamais ! Ce sont des idéologues du juste-milieu et pas des artistes.

Il faut agiter les hommes si on veut s'en servir ...

Je vais rassurer tout de suite Jérôme Vallet qui est troublé par les émois profonds de prendre en faute Fischer-Dieskau, mon interprète préféré pour les mélodies de Debussy est une anglaise, Maggie Teyte !
Elle aussi fait des fautes de prosodie, mais c'est délicieux ...

Il n'y a pas que le maître de musique J. Vallet qui a une perversion dans l'oreille ...

Cela me fait penser à Bruno Walter qui disait au répétiteur en présence de la cantatrice Lotte Lehmann qui chantait les notes à son bon vouloir : "Laissez aller Mademoiselle Lehmann, elle nage admirablement !".

Nous allons sortir les arquebuses :
Napoléon Bonaparte : "La musique, de tous les talents, est celui qui tient le plus aux sentiments, qui a les plus heureux effets sur la vie".
Toujours le même, présentez armes, cymbales et clairons : "De tous les beaux-arts, la musique est celui qui a le plus d'influence sur les passions, celui que le législateur doit le plus encourager".

La merveilleuse Maggie Teyte

Est-ce que Raphaël Juldé se rend compte qu'en insultant Claude Sarraute, il injurie un monument de la "pensée française" ? Ces émules de Jarry ne respectent donc rien ? Il y a des fessées qui se perdent ou de bons coups sur la tête appliqués avec un cours de Lacan par Gérard Miller avant d'envoyer ces indociles en camp de rééducation militaire avec la bénédiction de Ségolène Royal. Nous ne reculerons plus devant ces jeunes sauvageons de blogs de quartiers mal-famés ! La normalisation est en route ...

C'est curieux Traube vend du vin sur le Net (du vin de messe ?), moi je le voyais plutôt villégiaturier dans une ville d'eau comme une vieille comtesse entre Baden-Baden et Luchon !

Jean-François Revel ou les lieux communs élevés à la dignité d'une pensée ! Tel mari, telle femme, telle académie !

Je suppose que pour l'essentiel de la population médiatisée (qui n'étudie jamais aucune discipline difficile), ce sont des intellectuels comme ceux-là qui sont la loi et les prophètes !

Pour se rendre populaire, il faut passer pour un imbécile, Chirac y excellait (il est vrai qu'il avait certaines dispositions naturelles).

Certains acteurs comme Bourvil en firent leur marque de fabrique - j'avoue avoir toujours détesté cette manière de flatter dans le sens du poil le grand public.

Je suis du côté de ceux qui préfèrent élever les consciences plutôt que ravaler les âmes.

Hier soir sur la 3, longue émission sur l'école de danse de l'Opéra de Paris installée à Nanterre qui forme les "petits rats", ce qui frappe c'est l'absence de noirs ou d'arabes ! Je laisse chacun conclure ce qu'il veut.

On est émerveillé par l'intelligence de ces chères petites têtes blondes, leur vivacité, leur âpreté à s'élever, leur capacité à s'imbiber de connaissances diverses, leur émulation qui ne va pas sans frottements notamment entre les filles déjà jalouses - et médisantes - comme des tigresses et enfin la beauté angélique de ces minois ! Cet apprentissage qui paraît rude ne leur pèse pas, ce qui prouve qu'à cet âge tout est bon et que c'est un véritable gâchis que cette pédagogie qui consiste à priver des fruits de la culture toute une jeunesse sous prétexte de se mettre à son niveau, quel niveau celui d'adultes avachis dans le confort et installés dans leurs certitudes ?

Leurs professeurs leur apprennent à se contrôler, ce qui est essentiel, le moindre gros mot et c'est le piquet, ils comprennent très bien ce châtiment et retournent ensuite s'excuser penauds mais contents de réintégrer le groupe.

Horreur et damnation, par saint Lucifer ! Sablé c'est dans la Sarthe, c'est le 72 et non le 73 ! Donc l'annonce du Figaro du 1er novembre 2006 citée par Renaud Camus est un attrape-nigaud ! CQFD !

Il y a bien une Martine Jégou dans les pages blanches, mais c'est tout, 83 rue Saint-Nicolas, Sablé-sur-Sarthe.

On a Aurélien Jégou à 1464 rue Breteville, Ifs, 14123 et SAR Monique duchesse de Bourbon, 10 chemin des Boeufs !

J'ai quand même l'impression qu'hormis SAR Monique le reste de sa famille ne partage pas sa folie obsidionale ...

Ca doit être drôle les réunions de famille chez Monique, les uns sont des Jégou - des zégouts ? - les autres sont Son Altesse Royale ! L'infirmier ne doit pas être loin pour intervenir en cas d'urgence ...

Même le Bottin Mondain pourtant aimable, c'est sa fonction, n'a pas voulu de ces Jégou Bourbon Sobieski etc.

Votre altesse sérénissime cela en jetterait à la place de châtelain de Plieux ? Ou son excellence marquis du principiat de Plieux ? En tout cas des phénomènes comme Monique moi je serais romancier j'en ferais un chapitre pour "Roman Roi" ...

Qui a dit que j'étais seul à avoir la folie des grandeurs ?

On imagine bien le genre de vieille folle qui doit régner sur une cour de ferme avec trois cochons et deux oies ! Mais bon, on va dire que je ne suis pas charitable. Et le facteur qui l'appelle le matin son altesse royale en rigolant sous cape ...

A la fin Renaud Camus finira peut-être comme cela, roi de Patagonie à la manière du héros de Jean Raspail !

Au fond c'est le sujet du Don Quichotte et c'est un chef d'oeuvre !

Je ne sais pas si c'est Assouline qui a perdu ses bésicles dans son café du matin ou si c'est l'écrivain Bernard Frank (°1929-2006) qui se moquait de lui, mais le japonisant Bernard Frank (°1927-1996), professeur au Collège de France n'avait pas de "c" entre le "n" et le "k" !

Les romans qui tablent sur les confusions d'identité sont toujours les plus réussis car c'est la question essentielle de toute vie, sommes-nous réduit à notre identité ou non, et laquelle ?

Puisqu'on ne me demande pas mon sentiment sur la préface de Sartre à Frantz Fanon, je vais vous le donner, c'est bavard, bavard, bavard ... un mercenaire aurait eu trois cent trente trois fois le temps de prendre sa mitraillette et de descendre tout un régiment de normaliens le temps de lire cela.

Il semble bien qu'à la fin de sa vie Sartre en était revenu des coquecigrues marxistes, il était plongé dans la Bible ou la Torah avec Benny Lévy, je crois !

Son style transpire le XIXème alourdi par la phraséologie allemande Husserl/Heidegger et il était surtout grand lecteur de la série noire et quoiqu'en pense Assouline, Simenon n'est pas un grand styliste en français du moins, en belge je ne sais une fois !

Il aurait voulu écrire comme le Céline du Voyage mais trop normalien pour cela, trop soucieux de correction orthographique et grammaticale.

Il est resté un petit garçon empéché tout le long de sa vie.

Heureusement que l'attribution d'un Goncourt ou d'un Renaudot n'a rien à voir avec la politique et tout à faire avec les bonnes moeurs de la finance, sinon qu'est-ce que ce serait !

Comme j'ai fait une incise sur le blog de Dominique Autié au sujet du livre considéré comme bel objet, je m'étonne que Renaud Camus si attaché aux Beaux-Arts, aux traditions éditoriales, si snob aussi, laisse éditer ses oeuvres sous une forme aussi vile, aussi vulgaire que ces horribles "bouquins" brochés avec des couvertures infectes qui se plient, se cassent, avec les dos qui partent en lambeaux, je n'ai pas souvenir qu'un seul éditeur de R. Camus lui ai procuré une édition de luxe, avec tirage sur papier soigné, avec grandes marges, avec typographie richement choisie etc.
Vraiment cela restera un manque, telle une pierre absente dans son oeuvre complet qui est comme le château de ses songes et plus durablement que le castel seigneurial de Plieux qui ne fera jamais que passer entre ses mains dans une histoire quasi-millénaire.

Dans la mesure où il se veut un Don Quichotte des Lettres pourquoi consent-il à enfourcher cette rossinante ? Ce vieux tacot littéraire ?

Comment, je consulte fébrilement le Carnet mondain du Figaro et la conférence Renaud Camus au Centre Pompidou n'y est pas signalée !

Mon oncle le capitaine de Vaisseau Bernard Petit, officier de la Légion d'Honneur, commandeur de l'ordre national du Mérite, chevalier du Mérite maritime, y avait fait paraître une annonce le 28/1/2006 :

Le capitaine de vaisseau (h)
Bernard Petit,
Ecole navale 1924,
en union avec son épouse Simone Regnault (+),
a la joie d'annoncer la naissance de son soixante-dixième arrière-petit-enfant,
Hilaire Bézard-Falgas,
neuvième enfant de Gilles et Marie-Pierre, née Petit.

Les Bézard-Falgas sont une vieille famille bourgeoise de Sonnac dans l'Aveyron.

Voilà, voili :

L'églogue - Renaud Camus
Conférences - débats - rencontres
8 novembre 2006
Les premières oeuvres de Renaud Camus furent des églogues : "Passage" en 1975 (Flammarion), "Échange" (avec Denis Duparc) l'année d'après (Flammarion), "Travers" (avec Tony Duparc) et "Été", "Travers II", en 1978 et en 1982, tous les deux chez Hachette. Près de quarante livres après, dont quinze volumes d'un célèbre journal, des élégies, des églogues, des romans et des chroniques, "Travers III" en signe le retour. Pour autant, l'églogue telle que la conçoit Renaud Camus est plus proche du livret d'opéra postmoderne que du petit poème pastoral ou champêtre qu'elle désigne traditionnellement. On en écoutera une lecture avant de demander à l'écrivain pourquoi cette forme lui demeure chère.
Petite salle

Et l'heure ducon ?
Vous avez vu, ces salauds, ils sabotent la conférence en oubliant de préciser l'heure ! Ils croient peut-être que les clients vont faire le pied de grue depuis cinq heures du matin comme au bon temps de l'union soviétique pour une motte de beurre ?
On n'est pas des veaux !

L'école navale a annoncé aussi la naissance d'Hilaire Bézard-Falgas. Il est le petit-fils du général Jean-Pierre Petit (h).

Je réponds toujours à Yfig - c'est une vieille liaison et je suis fidèle - donc je le cite tiré d'Ecrits vains - je ne le lui fais pas dire :

Envoyé lundi 06 novembre 2006 - 13h01:
Je le mets là, puisque c'est aussi un message un peu perso.
PD regarde l'art de son oeil torve par le chas de sa lunette de WC (j'ai fort envie de tirer la chevillette !!! ).
Crois-tu que l'art te regarde ?
L'art ne se fait plus sous les sunlights des indigents .... il y a tant à dire .... ne pas gâcher son plaisir ... se le dire en aparté !
Il faut vraiment être le dernier des trous du culs taris pour oser affirmer :
"Il faut vraiment être le dernier des mohicans pour ne pas voir que la peinture n'a plus rien à dire"
Mais je dis ça sans la moindre animosité ..... il y a belle lurette que je ne me fâches plus de la bêtise ordinaire.

Oui, enfin ... on ne sait que choisir dans cette anthologie des délicatessens d'Yfig - délicatessens normandes très bourratives, les viennoises les meilleures se font à New York.
Je disais que la peinture ne fait plus l'actualité, ai-je si tort ? Voit-on vraiment les peintres - je ne parle même pas des peintres du dimanche comme Yfig (peinture en gros au marché des quatre saisons) - passer aux 20 heures télévisés ?
La seule chose dont on parle un peu encore c'est le dernier Van Gogh vendu cent millions de dollars ! Ou alors le énième vol spectaculaire au Rijksmuseum !
Je me souviens d'une époque où les grands peintres contemporains comme Picasso, Dali, Bacon, Balthus étaient des vedettes qui faisaient les couv' des magazines à grand tirage. Qu'on me cite un seul artiste qui puisse en faire autant aujourd'hui ?
Je sais bien que Traube, l'amateur d'art éclairé qui baigne dans les eaux suisses et Yfig, le peintre du petit trou normand d'après déjeûner, ne voudront jamais l'admettre, mais ce sont les basses eaux de la peinture. Ils me répondent tant mieux, c'est réservé pour les happy few, tu parles ! Et Littell c'est pour les happy few ? Et le dernier Spielberg ? Même le prix Nobel de physique ou la dernière médaille Fields passent au 20h quoique 99% de la population n'y comprennent rien !

Botéro a une certaine célébrité, il a eu son quart d'heure de gloire, il y a une dizaine d'années, c'est vrai !

Si j'étais d'aussi mauvaise foi que Traubé et Yfig, à sucer les glaçons en me plaignant de mon whisky-coca au bar du Ritz, je dirais qu'il y a d'excellents poètes en France mais qu'ils se cachent bien et que d'ailleurs l'art de composer les sonnets en alexandrins n'a jamais été aussi haut que depuis Baudelaire et Mallarmé en l'an de grâce 2006 !

Une information un peu plus sérieuse qui va nous changer des niaiseries artistico-médiateuses :

Thérapie génique contre le virus du SIDA: premiers essais prometteurs --Par Randolph Schmid--
AP | 06.11.06 | 23:59
WASHINGTON (AP) -- Les premiers essais en vue de mettre au point une thérapie génique contre le virus du SIDA ont donné des résultats encourageants, ont annoncé des chercheurs américains.
"L'objectif de cette phase I était de déterminer la sécurité et la faisabilité, et les résultats l'ont établi", a expliqué le Dr Carl June, principal auteur de l'étude publiée cette semaine dans l'édition en ligne des Annales de l'Académie nationale américaine des Sciences.
Ces travaux n'ont concerné dans un premier temps que cinq patients atteints d'une infection chronique par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). Mais ils ont montré que le traitement était possible, sans mettre leur vie en danger, a précisé Carl June. Durant l'étude, sur une période de neuf mois, la quantité de virus présent dans l'organisme des malades est resté stable ou a diminué.
Quatre des cinq patients traités ont vu leur cellules et système immunitaires se renforcer au cours de l'étude. Mais mieux vaut éviter de trop s'enthousiasmer dans l'immédiat, prévient le Dr Bruce Levine, co-auteur de l'étude. "Cela ne signifie pas que cela marchera sur tout le monde. Il nous reste encore beaucoup de travail", souligne le scientifique, membre comme Carl June de l'Institut Adamson de recherches sur le cancer à l'Université de Pennsylvanie (est des Etats-Unis).
Les chercheurs ont prélevé des cellules immunitaires dans lesquelles ils ont introduit des lentivirus, types de virus responsables de maladies d'évolution lente touchant le système nerveux central ou le système immunitaire. Cette manipulation empêche la reproduction du VIH et, en laboratoire, permet de combattre le virus dans les cellules qui n'ont pas été traitées, selon Carl June. L'objectif, poursuit-il, est de mettre au point un traitement pris en une seule fois et continuant à combattre l'infection, contrairement à la plupart des médicaments actuels qui doivent être pris une à plusieurs fois par jour. Il s'agit du premier essai humain effectué pour vérifier son innocuité. Il a été réalisé sur des patients dont le virus résistait à d'autres traitements.
Les chercheurs vont à présent procéder à des essais dits de phase II, auprès d'un plus grand nombre de patients, dont certains reçoivent actuellement un traitement par médicaments pour contrôler l'infection.
Ils recevront plusieurs transfusions de cellules traitées. Ceux qui prennent un ou plusieurs médicaments interrompront leur traitement pour voir si les cellules traitées agissent sur l'infection.
Pour le Dr Martin Haas, professeur à l'Ecole de médecine de l'Université de Californie à San Diego, "cet article devrait faire du bruit. Je pense qu'il s'agit d'une étude très importante (...) Ils ont vraiment des perspectives importantes pour mettre au point une approche sérieuse, pour ces patients chez qui le SIDA ne peut pas être contrôlé par des moyens chimiques", a ajouté le médecin, qui n'a pas participé aux travaux.
Sur Internet : Annales de l'Académie Nationales des Sciences: http://www.pnas.org

En ce moment le grand homme en France, c'est Nicolas Hulot, le guignolo de TF1 ! C'est peu de choses la politique !

Question transgression, je me souviens avoir pissé dans une église, il y en a qui y baisent, mais il faut être deux !

Mon père avait acheté "Le défi américain" du défunt JJSS à sa sortie en 1967, j'ai toujours son exemplaire, il avait annoté les premières pages et puis visiblement il s'est arrêté de lire car ce n'est au fond que de la bonne doc' de journaliste !

Mon père n'était pas spécialement un intellectuel au sens premier, mais il écrivait de très bons articles dans son domaine dans un journal qui s'appelait "La technique laitière". Il était surtout passionné de politique alors qu'il n'a jamais voté de sa vie, c'était un de ses paradoxes qui le rendait si aimable, j'ai appris à lire les journaux avec lui le matin en me glissant dans son lit et il me commentait l'actualité et les dessous des papiers.
C'est lui qui avait soufflé l'idée à Giscard alors que la victoire de l'union de la gauche s'annonçait certaine avant le clash de 1977, de se retirer à Rambouillet - comme dans un Olympe lointain - en attendant l'échec économique du programme commun pour intervenir en dissolvant l'Assemblée nationale !

Voilà les références de la revue où il publiait des articles :
LA TECHNIQUE LAITIERE, Paris : Consortium d'Edition et de Publicitè, 1952-1985, Mensuel, Continuation de : Bulletin d'informations de l'office technique de l'industrie laitière, ISSN 1153-3471. Continué par : Technique laitière & marketing, Annuaire... - Section d'études supérieures des industries du lait et I.E.S.I.E.L..

Quand on ouvrira les archives des présidents Pompidou et Giscard d'Estaing (dans quelques décennies aux ANF), on retrouvera facilement les longues analyses qu'il leur procurait sur la situation politique nationale et internationale.
Mort le 19 août 1977, il n'a pas vu l'éclatement de l'union de la gauche en septembre 1977 ...

"Les Américains" que publia Roger Peyrefitte en 1968 sont bien plus passionnants que le livre de Jean-Jacques Servan Schreiber.

Nicolas Hulot est un hyper-pollueur, il est donc bien placé pour donner des conseils de modération aux français et aux candidats aux présidentielles, il fait la course en tête des parasites sociaux !
C'est le genre de pyromane qui crie au feu ! au feu ! avec grande conviction et non sans talent.

Si mon père était attaché à Pompidou et à Giscard c'est aussi parce qu'ils étaient auvergnats comme lui !

Je me souviens qu'en avril 2004 j'avais dit au spécialiste qui s'occupe de mon VIH et de mon VHB que la thérapie génique me semblait une bonne voie d'accès dans le traitement du Sida, il pariait plutôt sur la stimulation du système immunitaire - les deux voies ne sont pas contradictoires - en tous cas j'ai gagné mon pari !

Il est probable que les gens du peuple qui croient que des Nicolas Hulot ou des Yann Arthus-Bertrand sont plein de bonnes intentions et qu'ils veulent "sauver" la planète comme ils disent, ne se doutent pas que si on les suivait les élucubrations de ces personnalités sans culture véritable, sans aucune science, induiraient la misère de ces braves gens du peuple !
Le Canada vient de faire machine arrière sur le protocole de Kyoto alors même qu'il préside la conférence ! Une des raisons c'est l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta qui sont très polluants.
Et je ne vous parle pas de la Chine où une région entière frontalière de la Mongolie voit ses gisements de charbon brûler sous terre sans qu'on puisse rien faire pour arrêter ce désastre.

Je suis en désaccord total avec Jérôme Vallet encore une fois, il confond le conservatoire de la musique classique et la musique vivante. Tout le monde sait qu'à la Scala au temps de Stendhal on venait pour se montrer autant que pour bisser les grands airs et s'il n'y avait pas eu les jolies femmes Henri Beyle n'aurait pas trouvé si charmante la musique de Rossini. Pire à Naples au San Carlo, où le musicien pouvait recevoir des tomates de même que le castrat s'il avait raté une note.
Ce n'est guère qu'avec Chopin et Wagner que le recueillement s'est mis de la partie, où il fallut écouter la musique la tête entre les mains en prenant un air inspiré et avoir des maux de crâne comme la Verdurin aux Concerts Colonne lors de la marche funèbre de Siegfried. Beaucoup d'affectations mais dans un autre sens ...
On n'échappe pas à la mondanité quoiqu'en croit J. Vallet ! Le bellâtre Karajan faisant défaillir les riches écouteuses de Salzbourg en dirigeant les mains nues et les yeux fermés comme s'il faisait l'amour à son pull mohair noir !

Jacques Brel disait brutalement que ses chansons n'étaient que des cachets d'aspirine, si l'on écoute Vallet la grrrrande musique - voir à Steiner roulant les r quand il parle de la grande culture - n'est qu'un remède aléatoire contre sa dépression chronique !

C'est la passion qui nourrissait la musique vivante qui est devenue notre musique classique, maintenant infiniment respectée, infiniment éloignée !

Au sujet de mondanités, d'afféteries et de préciosités, je conseille l'entrée en scène de Renaud Camus les yeux bandés tenu en laisse ou par les épaules par un beau jeune homme comme dans un film de Cocteau pour franchir le miroir et arriver au pupitre où s'étalait sa munificence poétique ! Arrière vil monde, nous avons traversé les sept cercles infernaux pour parvenir au divin paradis du Dante ou du Camus !

Je me suis d'ailleurs fait engueuler par mon voisin car à un moment je m'étais mis à chantonner pour faire le contrepoint à la mélodie camusiennne ; encore un puriste à la Vallet, ai-je pesté dans mon for intérieur !

N'exagérons rien la photographie n'a pas tué l'art de tirer le portrait ! Elle a tué l'exigence de se conformer à certaines normes, ce qu'on appelait la ressemblance. Mais Francis Bacon ou Lucian Freud, Balthus ou Picasso en faisaient encore et en ont tiré leur renommée universelle. J'ai même le sentiment que les peintres abstraits ne touchent jamais profondément le grand public. La peinture la plus célèbre de Dali est un Christ en croix en plongée très cinématographique ! Ni Kandinsky, ni Klein, ni aucun suprématiste russe comme Malévitch n'a atteint à la renommée de Lautrec et Degas, Schiele ou Klimt !

Le plus large public se reconnaît dans l'image de Toutankhamon mieux que dans les rayures de Buren malgré tout sans parler des carreaux de Raynaud !

Soulages ne me hante pas avec ses noirs comme l'ange de Reims !

Lucian Freud a réalisé en 2001 le portrait officiel d'Elisabeth II c'est autre chose que du Stephen Frears ! C'est assez cruel ...

Euh ! c'est ça :


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La soucoupe est pleine, a crié Jérôme Vallet du fond de sa détresse ! Ras-le-cul qu'on confonde Elisabeth Schwarzkopf avec une maquilleuse-shampouineuse !

Il n'y a plus que des urinoirs a pleurniché Vallet et ils ne sont même pas signés Duchamp !

Monde des sons, ta musique fout le camp !

Hein ! Quoi ? Qu'apprends-je ? Zizou est une caricature de Mahomet ?

Une rumeur court : les footballeurs lisent entre les matchs ! On est tombé bien bas !

Jérôme qui est parti vers de hautes considérations théoriques sur le site de R.C est mûr pour nous écrire la tragédie de l'art moderne ! A côté les Euménides seront une branlette collective !

Une question angoissante pour Gérôme Vallet : comment va-t-on bientôt reconnaître le faux du vrai, si tout est faux ? Si les musées ne sont peuplés que de copies parfaites, où trouver l'original ? Si chaque pierre de la cathédrale Notre-Dame a été changé une fois au moins depuis sept siècles quel est l'âge véritable de cette illustre bâtisse ?

Au fond Fernand Legros était un précurseur ... la multiplication à l'infini des chefs d'oeuvre, la célèbre plaisanterie : Corot a peint quatre mille toiles dans sa vie dont sept mille qui se trouvent aux Etats-Unis !

Voilà : le nom que l'on ne prononce pas.

Résumons le débat, selon Platon il y a le monde des idées c'est le seul qui compte, et il y a le monde des hypostases, celui d'ici-bas. Alors l'incarnation ne frise-t-elle pas l'idolâtrie dès qu'on s'y attarde trop ?

Selon Saint-Jérôme Vallet - on admettra qu'il y a quelque audace à mettre sur le même plan notre philosophe-musicien et le roi des philosophes - il faut inverser le processus, c'est l'incarnation qui compte et la résistance de la matière et du corps qui permet de dégager l'idée.

C'est un vieux débat que je me garderais de trancher, je n'ai pas assez de génie pour cela. Mais je vais me permettre de citer un grand esprit John von Neumann et en anglais qui plus est : "As a mathematical discipline travels far from its empirical source, or still more, if it is a second and third generation only indirectly inspired by ideas coming from "reality", it ... becomes more and more purely aestheticising, more and more purely l'art pour l'art.... there is grave danger that the subject will develop along the line of least resistance, that the stream, so far from its source, will separate into a multitude of insignificant branches, and that the discipline will become a disorganized mass of details and complexities. In other words, at a great distance from its empirical source, or after much "abstract" inbreeding, a mathematical subject is in danger of degeneration .... whenever this stage is reached, the only remedy seems to me be the rejuvenating return to the source : the reinjection of more or less directly empirical ideas. I am convinced that this way a necessary condition to conserve the freshness and the vitality of the subject, and that this will remain equally true in the future".
Voilà de l'eau au moulin de Jérôme !

John von Neumann, ou un prodige en actes.

Von Neumann fait partie comme Poincaré et Gauss de ces génies absolus dotés d'une mémoire phénoménale et d'une capacité illimitée au travail tout en ayant une vie sociale intense.

Jérôme Vallet qui est beaucoup plus savant en fait de musique que moi, nous dira quels compositeurs on doit classer parmi les génies absolus. Mozart et Bach, sans doute ! Beethoven n'avait probablement pas les dons phénoménaux de Mozart au départ mais à force de travail, d'isolement il est devenu un révolutionnaire de la musique bien plus que Wolfgang. Wagner aussi était très doué, c'était un professionnel de la profession comme on dit !
Je crois savoir que les chouchous de J. Vallet sont Brahms et Schönberg ...
J'aime bien qu'il nous parle de ses goûts même si je ne comprends pas toujours très exactement les conclusions qu'il en tire.

Beethoven c'est Haydn plus Mozart, à la fois l'invention de nouvelles formes et leur aboutissement. Wagner disait que le moule de la symphonie avait éclaté entre ses mains.

J'ai tendance à penser que si Schoenberg a inventé le dodécaphonisme c'est qu'il était limité dans son invention mélodique - la preuve son refus d'enseigner à Gershwin les principes de la musique sérielle pour ne pas gâcher son sens mélodique, comme il disait - quand on compare les lieders de jeunesse du père de la seconde école de Vienne avec ceux de Mahler, il est clair que Gustav l'emporte largement sur Arnold !

Il n'y a pas que la mélodie dans la musique classique, sinon elle ne se différencieriait pas beaucoup de la musique dite populaire ou folklorique, certains compositeurs modernes ont exploité les diverses facettes du rythme comme Stravinski, ou même rajouté le jazz à leur panoplie comme Ravel, d'autres sont des sorciers de l'harmonie, quelques uns des as du contrepoint, d'autres des magiciens de l'orchestration comme Berlioz et Richard Strauss, mais malgré tout à mon sentiment la mélodie est primordiale comme l'étude de la figure humaine dans la peinture classique occidentale.
Ce n'est peut-être qu'un préjugé dû à mon "habitus" d'auditeur de la musique européenne entre le grégorien et l'époque moderne et j'admets volontiers que les amateurs de musique chinoise, javanaise ou indienne ont d'autres repères que les miens mais bon, je ne peux me défaire si facilement de mon confort auditif !

Quand j'assistais à des créations contemporaines, la perte de repère mélodique faisait que j'étais incapable de retenir les oeuvres proposées et je remarquais que les interprètes eux-mêmes étaient obligés d'avoir constamment la partition sous les yeux pour ne pas se perdre dans les difficultés nombreuses de la composition musicale la plus avancée. Musique écrite pour l'oeil plus que pour la mémoire ou l'oreille.

Bien entendu contrairement à Ansermet je me vois mal théoriser là-dessus et je pense qu'un habile mélange d'influences diverses comme celles que compose Messiaen dans sa propre musique peut me convenir.
Je ne suis pas absolument réfractaire à toute modification de mes perceptions.

L'autre jour j'étais dans un magasin de disques où un jeune homme parlait avec le vendeur et il se mit à rire de bon coeur alors que passait le troisième mouvement endiablé du concerto en sol de Ravel, visiblement elle le mettait en joie cette parodie étincelante et pétéradante avec coups de fouet, bruits de moteurs et diverses calvacades du piano. La bonne humeur et le rire cristallin de ce beau garçon faisait plaisir à voir et entendre, malheureusement nous aurions été dans une salle de concert il se serait fait sortir vite fait bien fait par un public courroucé qu'on trouble les mânes de Ravel qui n'en demandait peut-être pas tant ! Vous savez que notre auteur du Boléro passait ses nuits dans des boîtes de Montmartre à écouter le swing et le jazz, donc le bruit et la fureur ne devait pas lui faire tellement peur !
Ravel avait conduit un gros camion - à l'époque sans direction assistée - sur les champs de bataille de la Marne et de Verdun alors qu'il était exempté de service militaire à cause de sa petite taille, il avait fait des pieds et des mains pour rentrer dans l'armée et il s'y plaisait beaucoup, cela détonne avec l'image de porcelaine que l'on se plaît à donner de lui !

Il faut être très jeune pour avoir des crises de rire en écoutant un morceau de musique, j'enviais cette belle jeunesse ! C'est là où l'on se sent vieux.

L'image que Jean Echenoz donne dans son "Ravel", n'est qu'une facette minuscule du personnage qui a réellement existé.

Le compositeur Ravel celui qui disait : "Il faut laisser Webern tailler ses diamants !".

Robert Mahl a consacré de nombreuses pages de son site à Henri Poincaré.
C'est toujours le même plaisir à lire ces textes fameux.

Juan Asensio est en train de se faire mal en développant sa mémoire des mauvais livres, c'est terrible ! S'il quelqu'un connaissait la formule magique qui concentre dans un cachet miraculeux l'eau du Léthée, il pourrait faire fortune auprès de tous ces masochistes qui s'ignorent et s'abîment la conscience avec les vils titres de la presse !
Après la formule magique du bon docteur Ogino ou mieux celle du coïtus interruptus, la méthode du docteur A.Contrario du livre interrompu serait un bon vade-mecum pour lui éviter une embolie cérébrale.

Personnellement j'assure que j'emploie cette thérapeutique avec les textes du Stalker et je m'en trouve très bien.

Je viens de lire la très longue réponse de Jérôme Vallet à ses contradicteurs concernant le numérique, je le rassure tout de suite, je me déclare incompétent ! Je ne vais donc pas faire rire à ses dépens, juste aux miens ... Je pense qu'il vaudrait mieux qu'il discute avec des physiciens, des acousticiens, des informaticiens, des spécialistes de la théorie de l'information, des mathématiciens qui s'occupent de l'analyse de Fourier ou des ondelettes, des fabriquants d'instruments de musique enfin tout un tas de spécialistes qui lui répondront sur ce vaste champ d'études qui est loin d'être clos. Que ce soit la question de la reproduction des images ou du son, la captation du son et de l'image, les restaurations, l'échantillonnage, les filtres, la compression, la transmission, la restitution du numérique en analogique, tout cela passe largement au-dessus de ma tête !
Je peux juste donner mon goût ... et philosopher à volo.

Ce qui est dommage c'est puisqu'il nous dit qu'il travaille depuis vingt ans sur cette question, il devrait écrire un article sérieux, référencé, documenté, je suis sûr qu'une revue scientifique spécialisée serait prête à l'accueillir. Ce ne sont pas les revues de musicologies qui manquent par exemple !
Curieusement s'il est hostile au son numérisé, l'image numérique ne lui déplaît pas alors que c'est la même problématique, je crois ? Les amateurs de la photo argentique sont eux aussi dans la panade ...
Il existe des associations qui font revivre tous les anciens procédés de la photo ancienne depuis les origines.

Peut-être que Jérôme Vallet devrait fonder une association de ce genre qui comme la Schola Cantorum en son temps renouerait avec la tradition musicale telle qu'il l'entend ?

Une lointaine cousine m'a indiqué un site développé par son frère : Papetiers du Limousin.
On peut remarquer que c'est grâce à des logiciels de traitement de l'image qu'il peut nous présenter les filigranes d'une manière lisible.

Ca risque peut-être de déplaire à Jérôme Vallet tout ce numérique ! Il aurait peut-être préféré qu'il nous les présente avec un calque tracé à la main ?

Je signale que Dominique Autié se trouve au salon du livre Midi-Pyrénées dans la grande salle des Pèlerins de l'Hôtel-Dieu de Toulouse tout ce week-end.

Yfig si tu gueules encore une fois comme un putois sur le site d'Ecrits vains je demande à Lucian Freud de faire ton portrait et il est féroce ! As-tu vu l'état dans lequel il a mis la Reine ?

Pour me rendre un peu savant j'ai lu un certain nombre de pages proposées par Google sur la reproduction du son, l'ingénierie du son etc. D'abord je rassure J. Vallet d'autres que lui se posent des questions et travaillent à améliorer les moyens de reproduction sonore - la lutte n'est pas terminée, qu'il ne renonce pas ! Ensuite comme il s'en doute, c'est très compliqué ! Il est exact que le numérique impose de sélectionner, échantillonner les ondes sonores et que le format du Cd classique donne des limitations très strictes à ce que l'on peut rendre, mais ce n'est pas le principe numérique qui est en cause car on peut améliorer cela en y mettant le prix en terme de bande passante et de quantité d'informations, c'est seulement la norme choisie. Donc si J. Vallet devient ministre de la reproduction du son et de l'image dans la nouvelle république, il pourra imposer ses propres normes aux industriels, sauf qu'il n'y a quasiment pas en France une industrie du son et de l'image, la plupart sont japonais, américains ou européens (hollandais avec Philips). Donc même ministre, il sera obligé de négocier et de faire des concessions !
Il faudra en plus que les salles de cinéma fassent de gros investissements alors qu'elles viennent juste d'achever leur équipement en numérique. Il sait bien aussi que de plus en plus de salles de concerts utilisent des amplificateurs pour les artistes. Qu'il essaye d'écouter un concert de luth dans la salle Pleyel, il m'en dira des nouvelles au trentième rang ! Même les grands chanteurs d'opéras utilisent des micros corporels.
Enfin je peux aussi lui dire que j'habite en face du Conservatoire de Musique des Hauts-de-Seine et que ce sont bien des instruments de musique classiques en bois, cuivres et autres métaux que j'entends et pas des artefacts ou des simulacres électroniques, les jeunes gens jouent du cor, du piano, du violon, de la flûte à l'ancienne et au naturel comme il y a cinquante ans.
Mais il faudra quand même qu'il s'intitule dictateur ou grand protecteur comme Cromwell pour traquer dans les chaumières et les mansardes les pianos électroniques Yamahas, les synthétiseurs et autres instruments du diable comme les guitares électriques qui font des ravages dans la jeunesse, la lutte sera longue et peut-être succombera-t-il sous le nombre !

Il y aussi le reproche de Vallet sur la composition musicale basée sur un disque dur, il l'accuse de manipulation ! Mais enfin les brouillons de Beethoven sont célèbres ! Les grands compositeurs baroques comme Haendel, Rameau, Vivaldi réemployaient des airs dans leurs opéras en changeant seulement les paroles. L'art ce n'est pas seulement faire du neuf à partir du rien, c'est aussi le recyclage des matériaux dans des circonstances diverses, c'est proprement l'art de composer à partir de situations identiques. La configuration change, la matière demeure.

Je sens que le Wiki des lecteurs va encore poser des problèmes de conscience à Jérôme Vallet ! C'est fou comme il a la conscience développée ...

Des liens pour que notre musicien s'y perde mieux : Glossaire du son.

Au fait Yfig, as-tu vu ce que les All Blacks ont mis au XV de France ? Ils doivent être dopés, c'est pas possible !

Nicolas Hulot ou le monsieur Perruchot de la politique ! C'est une déclinaison de Monsieur Perrichon sur la mer de glace.

On aura beau faire on n'arrivera jamais à mettre l'orgue de Notre-Dame dans son salon même en repoussant les meubles.

Aujourd'hui dimanche 12 novembre 2006, on atteint le point Godwin sur le forum de R.C, en général un site ne survit plus longtemps après ou du moins il est largement menacé de trollisme ...
Je rajoute que de même on ne doit pas parler du prix Goncourt, c'est l'ouvrage d'un américain sorti de Harvard qui vise à diviser les français.
Il n'est pas anodin de savoir que le congrès juif mondial s'est réuni ce week-end à Paris pour dénoncer la montée de l'antisémitisme en Europe et qu'au même moment les avions israéliens menacent les forces européennes engagées pour la paix au Liban.
Tous ces faits ne me semblent pas le fruit du hasard au sens politique du moins.

Jean Edern Hallier redivivus.

On voit bien la différence de génération entre l'imprécateur Hallier et le gribouilleur Marc-Edouard Nabe !
Tout chute ... dirait Hugo.

J'ai regardé tard hier soir sur Arte la saga des Servan-Schreiber, difficile de ne pas songer aux Sarkozy, les points communs sont nombreux, les deux familles immigrées d'Europe centrale, la fascination pour le modèle américain, le goût du spectaculaire, la réussite par les médias suivie d'un échec et au final une normalisation dans le courant général du peuple français.

Un vernis de culture et un caractère brouillon tels semblent les caractéristiques fondamentales qui rassemblent les caractères respectifs de JJSS et du petit Nicolas !

La page de Christian Marchal sur Henri Poincaré et la Relativité et surtout celle de Jules Leveugle n'est très brillante, ni pour Einstein, ni surtout pour Max Planck et David Hilbert !
Quand les passions politiques se mêlent à la science on peut tout craindre, on en a un bon exemple en ce moment avec les questions écologiques.

On peut aussi se référer au travail très complet d'Anatoly Logunov.

J'ai déjà dit ailleurs qui sont les véritables créateurs de la théorie du mouvement brownien, Regnault et Bachelier et non Einstein. Il faut du temps pour que les vérités s'imposent loin des passions.

Il n'y a plus de contestation possible à ce sujet : Mouvement brownien.
On remarquera que tout tourne encore autour de Poincaré ...

Il faut admettre que la gloire d'Einstein se voit dépouillée de pas mal de ses atours : le mouvement brownien, la relativité restreinte, une bonne partie de la relativité générale qui est le fait de David Hilbert, Elie Cartan, Hermann Weyl etc.

Le prix Nobel lui a été accordé en 1921 pour l'explication de l'effet photo-électrique (1905) qui lui appartient en propre sur les conseils de Lorentz.

Contrairement à ce que dit l'auteur de l'article de Wikipédia, il y a controverse sur la relativité selon Lorentz.

Il faut admettre que la physique expérimentale éclaircit peu à peu des points restés obscurs dans la physique quantique : On a filmé un électron.

Communication cryptée quantique, encore un des effets étonnants de la mécanique quantique.

Mon petit Juldé s'est branlé sur "Le Dalhia noir", le film de Brian de Palma, ouf ! il était temps qu'on lui change son vittel-fraise !

Comment Yfig, tu insultes le petit-fils de Sigmund Freud ! Putain de bordel à queue, si je ne me retenais pas je dirais des gros mots. Tu sais qu'il y en a qui ont été traînés devant les tribunaux par la Licra pour moins que cela ? Mais t'es pire que Dieudonné, t'es la bête immonde, veux-tu que je te dise t'es un vrai nègre blanc !

Pour revenir sur Jules Leveugle et sa thèse sur Poincaré, Einstein et la relativité, c'est un scénario plausible même s'il manquera toujours les preuves les plus évidentes. Les choses se sont probablement passées un peu différemment de ce qu'il propose mais la concurrence entre deux nations quasiment en état de guerre comme la France et l'Allemagne d'avant 1914 peut très bien avoir fait commettre à des hommes de haut niveau comme Hilbert et Planck des fautes morales. Si l'on songe au conflit entre Luc Montagnier et Robert Gallo dans les années 1980 au sujet de la découverte du VIH, affaire qui se régla au niveau politique entre deux pays qui n'étaient pas en situation de guerre, on peut penser que l'âpreté de la rivalité scientifique induit toutes les tromperies possibles et imaginables. Les cas d'emprunts ou de controverses sont trop nombreux et souvent trop célèbres pour qu'il soit inutile d'y insister, rappelons pour mémoire le conflit entre Newton et Leibniz sur la découverte des infinitésimaux arbitré par la Royal Society en faveur de l'anglais, évidemment !
On peut lire le formidable petit livre de James Watson co-découvreur de la structure de l'ADN avec Francis Crick qui restitue bien l'atmosphère à couper au couteau dans la compétition entre les laboratoires et même à l'intérieur des labos quand l'enjeu est très grand et qu'une découverte est jugée imminente, ou bien les précautions d'Andrew Wiles pour ne pas se faire chiper la priorité sur le théorème de Fermat en dissimulant sous le nom d'un faux séminaire ses recherches.

L'émulation est nécessaire même si elle tourne à la compétition déloyale trop souvent. Certains savants ou trop humbles, ou trop rêveurs ne s'en aperçoivent qu'à peine, ils restent dans leur sphère sans vouloir admettre les vilenies.

A l'heure actuelle l'idéologie la plus médiatisée est la farce écologique, de Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy, on assiste à une surenchère constante de propositions toutes plus accablantes de sottises les unes que les autres.
Comme cette religion canalise toutes les peurs présentes on peut penser qu'elle a encore de beaux jours devant elle, du moins tant qu'elle n'entraînera pas trop de dégâts collatéraux. L'idéal pour un homme politique aux affaires est donc de chanter avec le choeur "marchons ! marchons !" sans jamais faire un pas en avant pour suivre les élucubrations des fantasmeurs qui poussent aux peurs collectives.

Le plus maladroit est Claude Allègre qui avec sa rage de taureau habituelle croit pourfendre le mammouth de la crédulité publique avec des arguments tirés de la raison. A sa place je chercherais plutôt à tourner en dérision cette tragi-comédie et à mettre les rieurs de mon côté.

On sait que lui-même Jim Watson s'est mal conduit avec Rosalind Franklin.

Tiens ! aujourd'hui on joue Embrassons-nous Folleville! sur le petit théâtre d'Erna du Musca ! Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu une reprise ...

En général on donne plutôt les Troyens à Carthage, avec Cassandre qui se lamente sur sa vertu voyant approcher les maures du rivage, le noble Enée chef de la cité qui veut sauver ses petites cuillères des griffes du fisc et le vieux père Anchise qui a perdu son sonotone en écoutant la Schwarzkopf.

J'ai oublié de vous dire que la musique n'était jamais de Berlioz c'est un pot pourri d'Offenbach. A part ce détail tout y est !

Oui, c'est plaisir, dans les familles,
De conter aux enfants qui frémissent tout bas,
Aux vieillards, aux jeunes filles,
La guerre et ses combats ! ...

Gloire immortelle
De nos aïeux,
Sois-nous fidèle,
Mourons comme eux !
Et sous ton aile,
Soldats vainqueurs,
Dirige nos pas, enflamme nos coeurs !

Pour toi, mère patrie,
Affrontant le sort,
Tes fils, l'âme aguerrie,
Ont bravé la mort !
Ta voix sainte nous crie :
En avant, soldats !
Le fer à la main, courez aux combats !

Vers nos foyers, hâtons le pas !
On nous attend; la paix est faite !
Plus de soupirs ! ne tardons pas !
Notre pays nous tend les bras !
L'amour nous rit ! l'amour nous fête !
Et plus d'un coeur frémit tout bas
Au souvenir de nos combats !

Tous les enfants de la bourgeoisie de France avaient entendu le "Faust" de Gounod et l'on chantait dans les familles ce chant fameux en choeur !

Bertrand Poirot-Delpech est mort : le néant a appelé le néant.
Même le mot mort semble excessif dans ce genre de cas, il s'est dissous, ce condensat évaporé de lettres.

Je tiens ce genre de nécrologie expéditive à la disposition des médias qui me les demanderont, Jean-Edern Hallier se serait contenté de jeter par-dessus son épaule une pincée de cendres pour signifier la nullité littéraire d'une telle oeuvre.

Il a eu droit à son hommage par Dominique de Villepin : le pense-bête salue le songe-creux ou encore la nature n'a nullement horreur du vide, axiome démontré il y a longtemps par Pascal.

La terre va reprendre son Poirot ...

Nouvelles familiales, carnet du jour du Figaro du 10/11/2006 :
M et Mme Alain Champagne de Labriolle
sont heureux de faire part du mariage de leur fils
Eric avec
Mlle Osmonde de La Rochefoucauld,
fille du comte et de la comtesse Pierre-Louis de La Rochefoucauld.
La cérémonie religieuse a eu lieu dans l'intimité le 30 septembre 2006.

Eric Champagne de Labriolle est petit-fils de Geneviève Regnault, soeur cadette de ma grand-mère Jeanine Regnault.

Ascendance La Rochefoucauld.
Osmonde Yvonne Marie Jeanne de La Rochefoucauld, née le 19/9/1968 à Boulogne-Billancourt, fille de Pierre-Louis Jean Marie de La Rochefoucauld (°3/3/1927) marié le 28/6/1956 avec Solange d'Aubert (°6/3/1930). Il descend en ligne directe du célèbre duc de La Rochefoucauld-Liancourt celui qui selon la légende répondit à Louis XVI qui lui demandait le 12 juillet 1789 s'il s'agissait d'une révolte, Non ! Sire, c'est une révolution. Il fut le fondateur de la première école d'arts et métiers de France à Châlons-sur-Marne.

J'aime bien reconstituer comme cela des ascendances illustres, par exemple ma cousine Christine Laudet a épousé Guillaume Bodard de La Jacopière, celui-ci descend directement de Charles X par son second fils Charles-Ferdinand duc de Berry (qui fut assassiné) qui eut lors de l'exil de la famille royale avec une anglaise Amy Brown, hors mariage, deux filles à qui l'on fit faire de grands mariages, l'aînée avec le prince de Faucigny-Lucinge d'où descend Anne-Aymone de Brantes épouse de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing et la cadette avec le comte Charette de la Contrie, pair de France d'où descendent les Bodard de la Jacopière.

Deux scientifiques américains proposent un énième modèle de démarrage et de développement de la vie - gageons que ce ne sera pas le dernier ! Je préfère m'en tenir à des principes simples et précis plutôt que des nébuleuses d'idées vagues. Pour exemple le principe de Curie qui explique la permanence de la symétrie des phénomènes physiques et chimiques et donc évidemment qui a une forte implication dans la construction de la double hélice de la molécule Adn.
L'Adn est à la fois asymétrique dans le sens de la longueur ceci afin de porter l'information du génome et fortement symétrique dans le sens transversal afin de garder solidement le message qu'elle est chargée de transmettre.
Il faut donc envisager la question sous une forme géométrique. Je laisse nos bons géomètres ainsi que les spécialistes de la théorie de l'information démêler ces questions.
Ce qui nous intéresse reste quand même la manipulation du vivant seule voie réelle de la compréhension du mécanisme total, le reste n'est que spéculations pures ou plans sur la comète.
J'attends qu'un modèle prédise l'évolution ne serait-ce que d'un virus ... avant de me prononcer sur les théories qui prétendent déterminer le sens du vivant. Pasteur répondait à ceux qui parlaient avec exaltation de la théorie darwinienne, ceci ne doit pas nous empêcher de faire de la bonne science ... en clair pour lui c'était de l'ordre du chimérique.

Quand je considère le Vih je sais pertinemment qu'on ne sait pas prédire quand il va muter pour échapper aux anti-viraux, ce qui serait crucial pour prévenir l'échappement mortel du malade.
Mais l'on progresse dans son contrôle, on repère peu à peu ses diverses ruses. Ruses sommaires à la mesure d'un virus.

La trouvez-vous froide cette peinture de David, portrait du chimiste Lavoisier et de sa femme qui se trouve au Met à New York ?

David_Lavoisier.jpg (109259 octets)

Il est d'une grande beauté notre fermier général guillotiné, le front noble du savant, la délicatesse du mari attentionné qui se détourne un instant de ses travaux pour regarder sa femme et poser ensemble devant le peintre ...

Si vous faites une petite visite au Conservatoire des Arts et Métiers à Paris, vous verrez son splendide bureau et ses instruments de précision qui sont des merveilles.

Oui les acteurs britanniques, Vivien Leigh, Cary Grant, Sir Laurence Olivier ... mais les acteurs français sont plus variés. Harry Baur et Robert Le Vigan, Pierre Fresnay et Raimu, Edwige Feuillère et Arletty. Leur tempérament latin leur permet d'exprimer une plus grande palette de sentiments sans tomber dans l'excessif outré des italiens (Anna Magnani, le napolitain Toto), de s'adapter en toutes circonstances, les anglais sont toujours un peu retenus, ce qui n'est pas sans charme, néanmoins !

Le plus grand acteur anglais reste Charlie Chaplin issu d'une famille de la balle.

Les Italiens ont toujours l'air de sortir de la Comedia dell'arte ou de Guignol ! Tous des Pantalons et des Harlequins et au mieux des Colombines ...

Si l'on veut voir un exemple d'humour anglais transposé par des français, il faut regarder "Drôle de drame" et la scène fameuse entre Louis Jouvet et Michel Simon, ces deux acteurs sans commune mesure.

Les acteurs français d'aujourd'hui sont d'une pâleur à faire frémir les morts ... ils sont aux planches ce que les chanteurs de la Star'Ac sont à l'opéra.

Vous prenez un film comme "La Kermesse héroïque", tous les rôles du premier au dernier sont tenus exemplairement avec un relief formidable.

Je m'accorde avec Renaud Camus pour dire que les acteurs aujourd'hui sont tous des petits bourgeois, c'est à dire des êtres sans caractère, aveulis dans leur confort moral, sans grand vice et sans grandes vertus. A force de gommer toutes les aspérités, on n'obtient que des individus du juste milieu et de la demi-mesure, mais jamais des artistes. Individus si peu ...

Gérard Jugnot qui n'est pas un imbécile, loin s'en faut, a tourné un remake de "Boudu sauvé des eaux", après celui hideux des américains, mais pas fou il a dit lui-même avoir gommé toute la critique sociale sous-jacente car cela ne passerait pas devant le grand public du jour. Un Michel Simon heureux de son sort qui fout la merde dans les petites hypocrisies et vilains vices d'une famille bourgeoise serait mis au ban de la société. Du misérabilisme, oui, tant qu'on veut, c'est le triomphe de Hugo, mais pas de la subversion !
Au fond nos bobos sont très fiers et remplis de vanité de ce qu'ils sont. Ils n'admettent aucun regard extérieur sur eux-mêmes. Le regard du clodo épique ...

J'ai horreur - une sainte horreur - de la bande du Splendid - tous ces sales petits bourges sortis du lycée Pasteur de Neuilly qui ont juste assez d'intelligence pour ne pas avoir de génie. Ils se droguent au Cac 40 ...

C'est quoi "La Kermesse héroïque" ? C'est tout simplement l'éloge de la collaboration avec l'occupant ... horresco referens ! Les critiques bien-pensants de Télérama seraient obligés de vouer aux gémonies une telle oeuvre.
Bien entendu foi d'animal ce n'est pas au Monde et à Télérama qu'on collaborera avec les forces du mal ...

Poirot-Delpech et Assouline, les premiers résistants de France juste après Idéfix !
Arrière Frèche tu n'iras pas plus loin ! Vade retro satanas ...

Il suffit de lire les commentateurs d'Assouline, on sent bien qu'ils ont tous fait des études - hormis Traube ce qui lui permet de garder un peu de relief. Ils se mirent tous avec complaisance dans le blog du diariste du Monde ... on a envie d'être le renard de la fable et de leur faire des compliments bien sentis pour leur faire ouvrir leurs longs becs et récupérer le fromage auquel ils tiennent avec un si souple amour.

Un acteur anglais qui me fait horreur : Hugh Grant ! La seule chose qui plaiderait en sa faveur c'est qu'il se soit fait prendre par la police de Los Angeles se faisant faire une gâterie par la prostituée Divine Brown sur Sunset Boulevard.

Il a repris le rôle d'héberlué de Gary Cooper - celui dont on disait qu'il avait l'air d'avoir oublié de lacer ses chaussures. Le cow-boy avait fait un merveilleux numéro d'ahuri devant la commission MacCarthy sur les activités anti-américaines, il avait l'air de débarquer de la lune et quant à Ronald Reagan président du syndicat des acteurs, il avait été impeccable en feignant d'ignorer qu'il y eut un seul communiste à Hollywood.

Il y a quand même une différence, Gary Cooper n'avait pas l'air d'un caniche frisoté ... on lui mettrait bien une perruque violette sur la tête à Hugh Grant !

Charlot reste l'acteur le plus célèbre au monde et je ne suis même pas sûr qu'il ne soit pas simplement le plus grand.

Ce n'est pas moi qui le dit mais Jean-Pierre Mocky, les acteurs sortis du cours Florent sont incultes et ne s'intéressent à rien ; il faut savoir que Mocky a eu son bac à quinze ans même si aujourd'hui il n'est plus qu'un vieux clown de télévision.

Pour aimer tout à fait et vraiment Ingres il faut être hétérosexuel, mais même en ne l'étant pas (hétéro), je n'ai pas de la merde dans les yeux, et je vois bien qu'autant ses académies - nus masculins - sont ineptes, autant dès qu'il peint ou dessine une femme, nue ou habillée il est touché par la grâce. Ainsi même dans ses compositions les plus absurdes comme ce Jupiter en majesté sur son trône de nuages, il y a une partie du tableau à sauver c'est Thétis à ses pieds dans une pose inouie qui agace la barbe du monarque des dieux.
Je ne connais qu'un grand portrait masculin qu'il ait peint c'est celui de Bertin, un Monsieur Prud'homme content de lui-même et impressionnant de certitudes avec ses larges mains étalées sur ses genoux. Le bourgeois épique si l'on peut dire !

Il est d'une évidence première que Renaud Camus et son ami Flatters ne sont pas bien placés pour parler d'Ingres, en revanche Picasso, ce taureau de Phalaris dévorateur de tous les jupons, s'en est beaucoup inspiré.

Un détail dans le Lavoisier de David qui m'éblouit, la jambe gainée d'un bas noir qui s'avance hors la table, symbole érotique puissant, qui en dit long sur le peintre et ses fantasmes.
Si vous êtes attentif vous voyez qu'elle pointe exactement dans la direction du sexe de la femme.

Du coup le sourire de Madame Lavoisier qui est gracieusement penchée en avant prend un autre sens ...

Et si vous vous sentez vous aussi une âme de peintre : la photo de Superman.

En lisant la biographie de l'astrophysicien Chandrasekhar (°1910-1995) et ses entretiens avec Kameshwar Wali j'ai été très surpris d'apprendre que Von Neumann s'était affolé en apprenant qu'il allait mourir - d'un cancer dans d'atroces souffrances - au point de se convertir au catholicisme alors qu'il était athée et de demander la présence permanente de sa femme à ses côtés. Qu'un tel cerveau panique prouve encore une fois qu'il n'y a aucun rapport entre la foi - le sentiment religieux - et la puissance intellectuelle, pas plus qu'entre l'amour et la raison. C'est une affaire totalement subjective de perception de soi, d'imaginaire, d'histoire personnelle, de sensibilité etc.

Un autre point intéressant dans ce livre, la révélation pour Chandrasekhar d'origine bourgeoise indienne et victime de discrimination aux Etats-Unis de par ses origines, qu'au fond ils n'étaient pas meilleurs en Inde en méprisant et tenant à l'écart les Intouchables !

Pour compléter le portrait de John von Neumann selon Chandra, il était gentil, très sociable, très spirituel, d'une extraordinaire rapidité d'esprit et aussi distrait, il ne cherchait jamais à montrer qu'il était plus intelligent que vous et d'une grande équité.
Les surdoués précoces sont réputés pour avoir un grand sens de l'injustice.

Fermi avait des caractéristiques assez semblables d'après Chandra même si lui n'a pas mal pris son annonce de cancer de l'estomac, il a juste voulu savoir combien de temps il lui restait à vivre et est resté indifférent à toute question religieuse en mourant sereinement trois mois plus tard.

La note 125 page 469 est très intéressante :
"Il faut concéder à Eddington que personne ne comprenait le sens des transformations de Lorentz. Dans sa lettre du 4 juillet 1938 à Chandra, Eddington écrivait : on pourrait presque souhaiter que les transformations de Lorentz n'aient jamais été inventées. Presque chaque publication qui m'est soumise sur la structure du noyau essaie d'inventer la formule d'invariant de Lorentz - ce qui n'a pas de sens. Clark et moi venons de publier un article sur le problème des étoiles doubles en relativité. Ni nous-mêmes, ni Einstein, ni Lévi-Civita et d'autres qui ont étudié cette question n'ont rêvé de se servir des équations de l'invariant de Lorentz. Cela aurait été entièrement erroné de le faire."
Si l'on en croit Eddington, Einstein ne comprenait pas le groupe de Poincaré, donc cela alimente la controverse sur l'antériorité de la découverte de la relativité restreinte par Poincaré et l'accrédite grandement.

Cf ce lien : Poincaré et l'éther relativiste.

Voyons petits In-nocents ! La mondialisation date de la chute de l'Empire du Mal et de l'an Un de l'Empire du Bien ! Tout le monde sait cela ...

Le soleil touchant ...
Si j'étais peintre j'intitulerais ainsi une de mes toiles.

Envoi du château, voici une autre de mes idées comme cartel de peinture. Noble n'est-ce pas ?

On va dire que j'invente, mais non, mais non ! Vérifiez sur Gallica, il existe un "M. Camus réfuté par lui-même", cet Armand-Gaston Camus (°1740-1804), précurseur de l'actuel Camus pratiquait la bathmologie sans le savoir ! Cf Armand-Gaston Camus, homme politique.

Le Comte Le Camus a publié la correspondance du vicomte Armand de Melun et de Madame Swetchine, il faudrait que j'en tire un trilogue, intermède héroïque ou pastorale comique ...

Sophie Swetchine (°1782-1857) qui recevait le comte Le Camus et le vicomte Armand de Melun (°1807-1877).
Huysmans dans A rebours donne une bonne idée du forum célèbre des camusiens.

Comme disait André Gide Je n'abonde pas toujours dans mon sens !

Un bon cours : Théorie des groupes qui vous montre que le groupe fondamental de Poincaré n'est pas seulement la base de la relativité restreinte mais aussi celle de la théorie quantique des champs.

L'épouse d'Antoine Laurent de Lavoisier s'appelait Marie-Anne Pierrette Paulze (°21/1/1758 Montbrison, Loire - 10/2/1836 Paris), elle fut épousée en 1771 à l'âge de 13 ans et était la fille de Jacques Paulze, procureur, fermier général, directeur de la Compagnie des Indes, guillotiné en 1794. Elle se remaria le 12/10/1805 avec Benjamin Thompson comte de Rumford (°1753-1814), citoyen américain au service du roi de Bavière, physicien célèbre.
Il s'agit donc d'une femme issue d'un milieu très cultivé et elle-même amateur des arts. Le tableau de David est de 1788 juste avant le désastre.

Mon idole : Steevy se débat.

Méfiez-vous du savon, ça glisse.

Un moment de douceur dans un monde brut !

On remet ça ? Un peu de guimauve.

Bon, allez cela suffit, nous n'avons plus l'âge si nous l'eûmes jamais !

Pour se détendre un peu Columbo présente sa femme.

C'est mon jardin secret, me répétait-il toujours ...
Il y a des jardins où l'on aimerait souvent entrer par effraction.

Le pauvre Traube est persuadé d'être plus intelligent que la moyenne - upper class comme il dirait - car il admire une échelle postée contre un mur ! C'est sa manière de revendiquer des diplômes d'études supérieures, les galeries d'art ce sont ses universités ... si vous voulez admirer notre commis-voyageur en vins et spiritueux suivez le lien : Traube for your pleasure.

Je ne saisis pas ce que Thierry Kron veut dire avec son Istanbul plus cosmopolite que New York City ! Toutes les grandes métropoles du monde sont cosmopolites aujourd'hui mais Istanbul n'est pas gouvernée par un maire juif et milliardaire, après un mayor catholique fils de mafieux sicilien, lui-même succédant à un maire noir ! C'est toute la différence ... la question n'est pas de savoir si on trouve à Los Angeles, Shangaï et Mexico des businessman dont le champ d'action est la planète, la question est celle des institutions politiques, c'est là le hic ! La Chine pas plus que les Emirats arabes - Allah sait à quel point la population y est mélangée - ne laisse aucune place à l'intégration politique des étrangers immigrés. C'est tout ! Notre négociant confond l'ordre des choses le nez sur son assiette ou dans son verre ...

Après New York la ville la plus cosmopolite des Etats-Unis est Los Angeles qui vient d'élire un maire originaire de la communauté chicanos comme on dit. Et le gouverneur de Californie est autrichien de nation comme chacun sait, on le lui a assez reproché !
Tout cela est simplement inimaginable dans un autre pays que les States.

Tiens voici ma réponse intégrale :

I am colorblind
Coffee black and egg white
Pull me out from inside
I am ready
I am ready
I am ready
I am
Taffy stuck, tongue tied
Stuttered shook and uptight
Pull me out from inside
I am ready
I am ready
I am ready
I am ... fine
I am covered in skin
No one gets to come in
Pull me out from inside
I am folded, and unfolded, and unfolding
I am
colorblind
Coffee black and egg white
Pull me out from inside
I am ready
I am ready
I am ready
I am ... fine
I am ... fine
I am fine.


Quand l'on scrute les installations d'arte povera - cela se nomme ainsi ? - photographiées par messire Traube de Zurich City - ville côtée à l'argus - on ne peut que se désoler de n'avoir que deux yeux, ah ! si seulement comme la mouche on avait des mirettes à facettes on y verrait peut-être plus clair.

Je dois dire que la tarte à la crème sur la soi-disant culture populaire d'Hollywood me fait vaguement sourire et même braire ! Si les films sortis des grands studios américains étaient vraiment folkloriques ils ne s'exporteraient pas plus que les films de Bollywood en-dehors de l'Inde ou les films égyptiens produits au Caire hors d'Egypte. Ce sont au contraire des produits qui sont soigneusement pensés pour toucher le plus large public possible mais cela n'a rien à voir avec la culture du peuple à proprement parler ! La vacuité de la chanson populaire chinoise où des rengaines sirupeuses le disputent à l'inanité des paroles est là pour attester que le niveau musical dans ce pays n'est pas plus haut que celui de la Star Ac' de TF1, la même réflexion peut être appliquée à tous les arts dans tous les pays dotés d'une culture dite vivante sur laquelle les élites occidentales feignent de s'extasier. Malraux voulait presque faire croire que tous les hindous et tous les chinois étaient des experts internationaux en arts ! La vérité c'est que tous les peuples sont aussi ploucs les uns que les autres !

On fait de l'art malgré un peuple, jamais à cause de lui ! Le goût du peuple c'est l'imagerie saint-sulpicienne et les oreilles de Mickey et il n'y voit même pas malice car il ne fait aucune différence.
Il a fallu que Truffaut décrypte les films d'Hitchcock pour que l'on consente à y voir autre chose que de l'entertainment que les patrons des studios finançaient parce que ça leur rapportait.

Le peuple vote pour Béranger et Paul Géraldy, jamais pour Baudelaire et Mallarmé qui ne font aucune concession. Il faut vraiment ruser ou l'imposer à coups d'oukases pour que le grand art puisse survivre.

Un excellent livre de Georges Chauncey sur le Gay New York entre 1890 et 1940, je ne sais pas ce que vaut le livre de Frédéric Martel, Le Rose et le Noir, sur les homosexuels en France depuis 1968, paru en 1996.

Le gay Berlin des années 20 serait aussi un excellent sujet à traiter.

J'offre l'asile diplomatique à Messire Jérôme Vallet, commandeur de la musique savante, membre honorifique de la chorale des petits chanteurs à la croix de bois, troubadour exilé dans les contrées lointaines de la musique numérique, qui a été chassé, bafoué, banni publiquement de la terre promise ! Ô Moïse Vallet, tu n'avais pas mérité cela, mais songe à Schönberg lui aussi relégué en Amérique si loin de sa Vienne bénie entre toutes les villes ...
Les Pharisiens ne valaient pas ta bonne musique ...

Message personnel pour Jérôme Vallet.

Si tous les ratés du monde voulaient se donner la main, cela ferait une sacrée farandole ...

Chandrasekhar disait ressentir un sentiment d'insatisfaction à la fin de sa vie malgré le prix Nobel et les multiples récompenses qu'il reçut tout le long de sa carrière scientifique. Tout est relatif comme dirait Einstein ...

Je ne veux pas jeter la première pierre au prêcheur ... mais je suppose qu'il y a une certaine dissymétrie entre le mal et le bien sinon même ce monde serait hypothétique.

La science est une longue patience, Chandra a attendu trente ans la confirmation de ses idées sur les naines blanches. Les jugements sont toujours trop sommaires ... ils sont dus à l'impatience manifeste d'êtres mortels et avides.

Il faut tout lui dire à ce pauvret Renaud Camus - ah ! la province qui vous tient éloignée de tout ... - Weygand serait né à Vienne en Autriche en 1865 étant petit-fils de Metternich, voilà ce qu'un monsieur - qui n'avait rien d'autre à faire - aurait établi il y a un ou deux ans dans un livre que j'ai parcouru mais que je n'ai pas sous la main.

Le général Weygand aimait bien le colonel Louis Regnault, le frère de mon arrière-grand-père ; faisant une tournée d'inspection dans les possessions françaises du Levant avec son état-major, il l'aperçoit et s'écrie : "Vous ici, Regnault ! Dans mes bras ...".
Louis Regnault était un fervent catholique et l'on sait que les francs-maçons comme Mangin saquaient les "talas" comme on dit dans l'argot de Normale, on se souvient de l'affaire des fiches sous le ministère du petit père Combes qui déclencha la fureur de Péguy, sa fille Marie-Françoise Regnault disait qu'il n'était pas devenu général à cause de cela.
En fait quoiqu'il ne soit pas passé par Saint-Cyr, il fit une très belle carrière dans l'armée coloniale en ramassant une quantité impressionnante de médailles, il avait notamment - fait rare pour un français - reçu l'aigle rouge de Prusse pour avoir secouru la caserne allemande à Pékin en 1900 qui avait été incendiée pendant la révolte des Boxers contre les forces d'occupation occidentales.
Son dernier fils Bernard Regnault est né à Alep en Syrie en 1926 et est toujours vivant, il fit une carrière d'ingénieur, il est le père du chercheur en physique nucléaire Louis-Pierre Regnault et le grand-père du physicien japonais Hugo Oshima (japonisé en Yugo). Bernard Regnault pissa de frayeur dans les bras d'un des officiers de la suite de Weygand lors de cette mémorable visite ...

En l'an 2006, l'Académie des Sciences a attribué le Prix Langevin à Louis-Pierre Regnault, directeur de recherche au CEA, groupe de Diffraction neutronique au Centre d’études nucléaires à Grenoble.

Prix Langevin : Prix biennal créé en 1945 à l'initiative de Paul Langevin, en hommage à la mémoire des savants français assassinés par les nazis en 1940-1945. La souscription est due à des Belges, des Suisses et des Français, en mémoire de René Gosse, Armand Lambert et Jacques Salomon (gendre de Langevin).

Ce Randy Harrison, ce petit blond né en 1977 est un vrai démon ! Plus je le regarde, plus je m'inquiète si j'étais tombé entre ses griffes ...

Pourtant, sous la tutelle invisible d'un Ange,
L'Enfant déshérité s'enivre de soleil,
Et dans tout ce qu'il voit et dans tout ce qu'il mange,
Retrouve l'ambroisie et le nectar vermeil.


C'est dans la Sainte-Chapelle du Château de Vincennes que se sera scellée notre union qui se voulait éternelle.

Et quand je m'ennuierai de ses farces impies,
Je poserai sur lui ma frêle et forte main ;
Et mes ongles, pareils aux ongles des harpies,
Sauront jusqu'à son coeur se frayer un chemin.


Il n'est plus temps à présent et je reste seul à souffrir de son absence. Où est maintenant sa beauté ? Fut-elle si vaine pour n'en avoir gardé que des mots sans relief ?

Je vais quand même répondre à Cossaw car il me chauffe les oreilles, es-qualité de séropo. Les seuls qui m'ont témoigné un chouya d'attention et de sympathie étaient hétéros pur jus. Quand les garçons homos cesseront de se regarder le nombril dans les miroirs en se trouvant si beaux, ils auront fait un grand pas en avant vers l'intégration dans la société.

Et qu'il ne vienne pas me dire que je suis un cas isolé, j'ai été suffisamment mêlé au milieu gay pour le connaître de l'intérieur et par tous les côtés, j'ai connu des sidéens qui ont crevé dans l'indifférence de ces chères associations qui font dans le charité-business, je veux parler singulièrement de celles qui sont animées par les homos. Cf sa note du 26/11/2006.

"Les Fleurs du Mal" sont l'histoire d'un échec, non pas sur le plan de l'art, mais de la mortalité pour parler comme Poe.
Par contraste - et en ne faisant pas trop jurer les noms en les rapprochant - on peut parler de la superficialité de Renaud Camus qui veut réussir sa vie et son oeuvre en l'accolant à la médiocrité petite-bourgeoise dont Baudelaire et Poe n'ont que faire de l'accorder à leur nom et pour cause !
C'est un peu comme si Poincaré ou Gauss avaient dit se confrontant à de quelconques professeurs laborieux, Veuillez considérer notre grandeur ! Pascal, le clermontois, l'auvergnat plein de bon sens, je crois, a écrit des pages définitives, différenciant les grandeurs d'état et les grandeurs d'établissement.
Si la mère de Baudelaire, Madame la générale Aupick pouvait déplorer l'échec final de son fils sur son cercueil, il n'apparaît pas à la postérité sous cet angle là. Je pense même que son coup d'aile l'emmène bien loin au-delà du mépris du bourgeois dont Flaubert, l'autre grand nom de la littérature française contemporaine, faisait des gorges chaudes !
Baudelaire est un essentialiste qui croit en l'existence des formes immortelles et d'une intelligence désincarnée. Ces morceaux de poésie qu'il nous lègue - calme bloc ici-bas chu d'un triomphe obscur - attestent que l'échec n'est que dans la langue et non tant dans l'imagination qui la porte.
Notre écrivain est contemporain de tout esprit exigeant avec lui-même bien plus qu'avec les autres ambitieux même s'il est sensible au ridicule de la vie moderne ("Les Belges"). On ne se toise vraiment qu'à l'aune des difficultés insurmontables de notre condition et pas en se commettant dans une quelconque course à l'échalote.
Bien entendu, j'ai transformé le désastre obscur mallarméen en triomphe baudelairien car cela le valait bien ! Nécessité de la gloire faisant loi.

L'éducation qui consiste à rogner les plats pays de l'âme ... mettons le mot poésie plutôt que ceux galvaudés d'honneur ou d'ambition.
Un grand poète éloigne de lui la trivialité parce qu'il ne croit pas au terme de sa vie comme il pense se survivre malgré tout.

Je conna un gars qui s'appelle Raphaël Juldé, qui habite Laval au Québec, qui n'a pas froid aux yeux et qui s'en vante !
Ou bien, ou bien c'est un homonyme ? Tabernacle ! Je m'en va le sacrer ...

J'ai écouté quelques minutes hier soir Nicolas Hulot qui tournait en boucle sur les deux ou trois phrases que ses conseillers lui ont apprises par coeur, avec force port de voix et index accusateurs pointés vers le spectateur ... la vacuité du bonhomme, ludion télévisuel suspendu à un audimat imaginaire et dont on cherchait les fils d'archal qui le retenaient, a même frappé Jacques Attali, c'est dire !

Sur DailyMotion on peut écouter les cinq chansons que Brel avait laissé de côté en signant son dernier album des Marquises, Avec élégance, La Cathédrale, Mai 40, Jojo ..., chansons inachevées mais prenantes encore.
J'ai toujours eu des rapports difficiles avec Jacques Brel, cruel troubadour mais réel rêveur aussi.

François Hollande en Monsieur Royal nous présente sa femme sur la piste aux étoiles ! Numéro de claquettes à l'américaine, tours de magie à mains nues digne de Las Vegas, dressage d'étalons socialistes, tout y passe et rien ne manque !

Thom Mayne et son agence Morphosis vont construire une tour de 300 mètres à La Défense, la tour Phare. Cf Le Moniteur.

Ma vie est une parodie de vie, mais bon ...

Je suis ennuyé pour Raphaël Juldé qui ne saisit pas certaines chose. Qu'il lui faut faire des choix par exemple, ou être écrivain et gêner son temps, ou être un producteur de fiction littéraire que l'on consomme sans autre forme de procès. Quant à penser qu'il peut prendre ses héros dans la vie quotidienne sans les offusquer le moins du monde, c'est vraiment prendre des vessies pour des lanternes ! Jouhandeau qui avait parodié Guéret dans le cycle de Chaminadour ne pouvait plus y remettre les pieds sans crainte de se faire écharper ! Un écrivain au village a toujours mauvaise réputation pour parodier Brassens et la planète à tendance à devenir un grand village virtuel. Il est des portes, des toits et des fenêtres qu'il ne faut pas ouvrir indiscrètement comme le faisait Asmodée la nuit tel un voleur ... Kafka n'a pas publié son Journal de son vivant que je sache, ni Léautaud que juste dans les dernières années ou Bloy sous forme littéraire expurgée.

Juldé a une espèce de don de caricaturiste qui ne doit pas complaire à tous ceux qu'il met en scène, en plus il a tendance à voir le dérisoire de toute chose, alors que la plupart des gens prennent très au sérieux leur propre vie - on les comprend, ils n'en ont qu'une et non plusieurs à leur disposition comme les écrivains !
Si le génie littéraire sait s'incarner dans plusieurs peaux, alors Juldé devrait saisir les susceptibilités communes. Son sens du dessin qui tend à exagérer les traits à l'eau forte lui fait oublier qu'il y a une certaine épaisseur derrière les épidermes.

Jarry ? Mais Jarry était un jusqu'au boutiste et un suicidé en puissance qui se détruisait à l'absinthe. Avec ses lait-fraise Juldé aura du mal à ne pas atteindre cent ans ...

L'affaire est simple sur la Turquie, l'Europe n'a pas les moyens de se payer la reconstruction de ce pays-là.

Trop keupon le Juldé !

Joli rêve cette nuit : c'était la guerre et j'étais un moine-soldat, j'y incarnais la résistance. Cela tombe bien car enfant je me savais Zorro et j'endossais la panoplie du solitaire. Un être double celui-là aussi, fat et veule le jour, indomptable la nuit. Solidaire mais sans amour possible et ayant un muet comme confident - mon blog peut-être !
Drôle de destin, mais quelle est la fin du héros masqué ? L'histoire ne le dit pas, est-ce qu'il s'évanouit dans la nuit ne laissant que les traces de son noir étalon, ou se range-t-il dans la vie bourgeoise après avoir accompli la révolution de la justice et de la liberté ?

Sous le signe de l'amitié dit la chanson générique. Tantum boni est in amicitia.

Le secret du bonheur c'est qu'il n'y a pas de secret;

Dans les bistrots le petit Nicolas n'a plus la cote me dit-on - car je n'y mets jamais les pieds - il lui reste les chaumières pour asseoir sa popularité et faire vibrer le bourgeois ...
Il demeure quand même le héros de mon boucher, celui-ci a bien fait ses affaires, aux dépens du fisc certes mais il trouve qu'il paye encore trop d'impôts - vieille rengaine digne de Fernand Raynaud. Au fond Sarkozy a son public tout trouvé, celui de Poujade.

D'après Fernand Raynaud : La dame et le perroquet de Paul Claudel.

Je confirme ce que dit François Matton : la musique indienne échappe à la notation, c'est une musique qui se transmet d'oreille à oreille, de maître à élève directement, de la main instruite à l'ouie experte. Du coup les catégories esthétiques à la Renaud Camus ne tiennent pas le coup, elles ne sont que du snobisme renouvelé, au mieux un académisme qui n'ose pas dire son nom.
De Gaulle qui n'avait aucune prétention devant les arts se gaussait de Malraux qui écrivait sur la peinture ne sachant même pas dessiner. Vous viendrait-il à l'idée de discuter de la justesse d'un théorème sans savoir lire les signes mathématiques ?
Renaud Camus et consorts ce sont des Madame Verdurin diaristes qui épanchent leurs petits chagrins mondains dans des mouchoirs brodés mais cela ne peut avoir aucune influence sur l'évolution esthétique de notre monde.
Si l'art est une représentation de nos fantasmes par le moyen d'une technique particulière, c'est un champ d'étude illimité mais réservé aux esprits avisés.
Quant à la littérature, elle est mixte, tout à la fois philosophique, politique, influencée grandement en Occident par la culture scientifique - je parle en premier lieu de artistes de grande magnitude. Seule peut-être la poésie échappe à cette impureté fondamentale du genre.

Baudelaire faisait de superbes dessins qui tiennent le milieu entre la caricature et le rêve du dormeur éveillé.

Les gens - les français - ont perdu l'habitude des débats contradictoires. Moi et le Lapinos nous ne sommes d'accord sur rien ou presque, pourtant je l'aime bien et même je dirais qu'il m'amuse.
Je n'aime pas la cochonnerie consensuelle, je la laisse aux Balladur et autres tous mous auxquels je n'ai nulle envie de me frotter.
Les poussahs des médias, ces gros pleins de graisse, tous huileux, les Moati, les Bern et les Drucker ... pouah !

Je ne fais carrière nulle part et c'est avec plaisir que j'emmerde mes lecteurs de bonne composition. Voir le célèbre avertissement de Baudelaire en tête des premières Fleurs du Mal.
Si la société était encore bien faite je serais mûr pour un procès, où sont les procureurs Pinard et les évêques Cauchon ?
Nul bon vouloir ne me tient lieu de mol oreiller. Je dors avec mes songes pas avec les coucheries d'autrui.

La meilleure façon d'aller, c'est d'aller pour soi.

Au final Lapinos a la mystique de la politique - pas moi - d'ailleurs avec lui tout retourne soit à la politique soit à la mystique, chez moi tout tourne autour de la connaissance ou de l'art, ce qui est bien autre chose ...

En d'autres termes, je ne crois en fait qu'à l'individu comme valeur suprême et inventeur définitif. Je pense que les constructeurs de pyramides sociales finissent toujours par se casser la figure.

Lapinos croit en l'espèce, ce qui ne nous distingue nullement de n'importe quel animal (son totem aux longues oreilles). Moi je crois en l'homme unique, incompris peut-être mais au regard de l'absolu cela n'a aucune espèce d'importance.

Et je rajoute pour qu'il n'y ait pas de malentendu entre nous que je me contrefous de la démocratie, si je l'approuve c'est qu'elle est pour moi le meilleur moyen de laisser en paix les bons esprits, ceux qui seuls comptent à mes yeux. Churchill, l'aristocrate, le descendant des Marlborough, avait énoncé un apophtegme cinglant à cet égard, le pire des systèmes politiques à l'exception de tous les autres.

Lapinos croit en ces entités qu'on appelle les Etats-Unis, la France et autres fariboles ... je lui réponds comme Don Juan que je crois que deux et deux font quatre.

Je tisse ma liberté à ma guise, puissent quelques-uns en tirer un fil d'or.

J'ai bien écouté Nicolas Sarkozy nous raconter sa légende de Saint-Julien l'Hospitalier ce soir qui m'a semblé trop belle pour être vraie.

Pour ceux qui ont des yeux et ne savent plus lire : Les dits de Gustave Flaubert.

Winston Churchill est né à Blenheim Palace, une des plus belles demeures d'Angleterre, car il était fils du frère cadet du 8ème duc de Marlborough et d'une américaine, ce qui explique peut-être sa sujétion à Franklin Roosevelt pendant la seconde guerre mondiale, après tout les U.S.A étaient sa mère-patrie !

L'art de déplaire n'est pas connu de tous.

J'adore quand les petits copains de RC se fourrent dans de mauvaises affaires, ils ont l'art de défendre toutes les vilaines causes, du grand Israël au remachage de la vindicte pied-noir contre les musulmans. Leur dernier exploit : ils ont pris parti pour cette crapule nègre qui a envoyé ad patres un supporter du PSG et en a grièvement blessé un autre après avoir défouraillé alors qu'il n'était nullement en danger de mort. Celui qui s'est le plus illustré c'est l'inénarrable Jean-Marc remerciant ce policier marron d'avoir débarrassé la société d'une petite frappe néo-nazi ; heureusement notre ingénieur des P&C est un bon chrétien bien propre sur lui, cela compense nécessairement ! Je suppose que comme un bon pédé à fort revenu, il profite de son statut social pour couchailler avec tous les antillais de Martinique et Guadeloupe et que le curé du coin se farcit sa mauvaise conscience dans de longues confessions avec moultes détails sur ses enculages post-andropause de vieil homo dont personne ne veut plus en France métropolitaine !

Il faut savoir qu'en France d'outre-mer nos chers fonctionnaires de haut niveau comme cet ingénieur général bénéficient de primes d'expatriation ou de vie chère comme si les DOM-TOM n'étaient pas la continuation de la France métropolitaine, ce qui fait qu'ils tiennent le haut du pavé dans ces régions éloignées de Paris, ce sont de petits roitelets locaux.

T'inquiètes pas Jean-Marc c'est pas ta bonne conscience qui va te tuer toi au moins !

Je ne lui conseille même pas de voir Angels in America, car il ne finira pas comme le vieil avocat juif, homo new-yorkais, aussi égoïste que riche, ami du couple Reagan, haineux envers les autres pédés et qui se meurt du sida dans d'atroces souffrances.

En fait maintenant qu'on sait que cet Antoine Granomort devait être jugé en juin 2007 pour escroquerie, faux enlèvement, complicité de trafic de drogue et autres vilenies, on comprend mieux pourquoi il s'est retrouvé en civil dans l'affaire du Parc des Princes où il n'avait nulle raison d'être (il fait partie de la police des transports et surveillait les véhicules de police), il s'agissait pour lui de se blanchir en se faisant passer pour un héros et d'obtenir ensuite la protection des hautes autorités.
Qu'importaient les dégâts collatéraux ...

Si vous lisez cet article : Guysen, vous vous demandez comment le jeune juif peut demander aide et secours à un policier en civil ? Il le reconnaît à son talkie-walkie peut-être ? Et s'il est en poste devant les véhicules de police pourquoi ne fait-il pas rentrer dedans le jeune homme ?
En clair tout cela est cousu de fil blanc, il n'y a rien qui tienne.

Cf : Sport.fr
Il est sûr qu'il risquait la révocation de la police tandis que maintenant il passe pour un héros national ...

Il a trouvé le coin d'attaque le Jean-Marc : il compare notre ripoux au maréchal de France Gilles de Rais, compagnon de Jeanne d'Arc, pervers notoire qui faisait bouillir les petits garçons, le parallélisme est vraiment frappant, n'est-il pas vrai ?
Moi je dis que le policier en civil a menti, il prétend avoir été jeté à terre et avoir tiré dans cette position. Primo le jeune Mounir dit qu'il était debout quand il a tiré, secundo il devrait porter des traces de coups sur le corps et enfin tertio expliquez-moi comment une balle tirée par en-bas peut traverser un poumon et ensuite aller frapper au coeur une personne située juste derrière ? Il me semble que l'expertise balistique aura vite fait de prouver que c'est impossible. Tirée par le bas la balle aurait perforé le poumon et serait sortie par le haut du dos et n'aurait jamais pu frapper une deuxième personne. Il faut que la balle ait été tirée à l'horizontale.

Quel est le plus célèbre écrivain auvergnat du XXème siècle Alexandre Vialatte ou Georges Bataille ?

J'ai lu l'intéressante préface de Jean-Jacques Pauvert à son "Anthologie historique des lectures érotiques". Il signale que ce sujet est resté pendant des siècles le monopole de la France. C'est étrange !

Le Nouvel Observateur donne une version très différente des faits, c'est bien le policier qui est allé au-devant du jeune Yanniv alors qu'il n'était nullement en charge de la sécurité du match, il n'a pas été jeté à terre mais a trébuché et s'est relevé, c'est seulement ensuite qu'il a tiré à bout portant sur les supporters qui le menaçaient puis s'est réfugié dans un Mac Donald's. Je cherche vainement l'adéquation entre la riposte avec une arme à feu et la menace directe ! Heureusement que tous les policiers dans une situation semblable ne sortent pas leurs armes. Ce policier n'est pas un héros, c'est un faux héros et pour moi il y a un lien direct entre sa situation de justiciable en attente de jugement et sa réaction disproportionnée à des faits mineurs de bagarre sur la voie publique. A mes yeux c'est lui le hooligan dangereux digne des foudres de la justice.

Je pose la question : combien y-a-t-il eu de morts dans des échauffourés à la suite de matchs du PSG dans les dernières années ?
Je prétends qu'un policier qui sort son arme et l'utilise dans des circonstances similaires à cette bagarre sur la voie publique est un danger pour la sécurité de tous et ne doit plus faire partie de la police.

Je tiens à rétablir la vérité sur l'abominable "Victor" du Journal d'André Gide en Tunisie pour la période 1942/1943, il faut le considérer comme une fiction littéraire due aux obsessions pédérastiques de notre prix Nobel à la fin de sa vie ("mon prix Nobel me couvre" lui fit-on répondre à quelqu'un qui se scandalisait de le voir tripoter tous les petits garçons qui passaient à sa portée). Le vrai Victor s'appelait François Reymond de Gentile, il a fait paraître sous le nom de François Derais "L'envers du journal de Gide" avec le concours d'Henri Rambaud aux Editions Le Nouveau Portique 1951 264 pages 1ère édition suivie d'une seconde édition complétée. Il était d'une excellente famille, il fit de bonnes études. L'objet de sa dispute avec Gide venait de ce que, français de souche et habitué à d'autres égards, il avait refusé de se laisser toucher comme les petits garçons arabes du voisinage. On raconte cette histoire très drôle d'un petit garçon arabe fils d'un jardinier à qui son père confiait l'arrosage du jardin que fréquentait Gide et qui était surpris de voir qu'un seul endroit était bien arrosé et le reste sec jusqu'à ce qu'il comprenne que le petit garçon chaque soir était paralysé de terreur par notre célèbre écrivain qui venait mettre sa main dans sa culotte : de ce jour notre jardinier arabe remplaça son fils dans cet office.
A la fin de sa vie, Gide était tombé dans une sorte de gâtisme à cet égard, ses pulsions étaient devenues incontrôlables ...

Dans la bibliothèque de la Pléiade, nouvelle édition, on parle de François Deray, ce doit être une erreur car j'ai l'ouvrage dans sa première édition.
Tous les témoins de la dernière partie de la vie d'André Gide s'accordent à dire la même chose sur ses fâcheux entraînements, bien entendu vue la célébrité du personnage on a eu tendance à jeter un voile pudique sur ce qui aujourd'hui lui vaudrait certainement la prison.
Son goût pour les destinations exotiques et notamment les pays pauvres, souvent arabes, s'explique aisément par la nature de ses désirs sexuels.

Dans cette page emphatique et hagiographique consacrée à Gide, on qualifie de "scandaleux" le témoignage de François Reymond. Moi je comprends très bien que diffamé, cet enfant de bonne famille ait voulu se justifier, que d'ailleurs suffisamment honteux du rôle que lui faisait jouer André Gide il l'ait fait publier sous un pseudonyme transparent aux seuls initiés, ce livre étant visiblement destiné à ses proches.

Comme disait De Gaulle, la vieillesse est un naufrage !
Gide racontait que sur ses vieux jours Lamartine était devenu goinfre, un jour un groupe de jeunes filles venues visiter le grand homme et illustre poète romantique, l'archange du Lac, le surprirent en train de baffrer du chocolat liquide et s'en répandant sur tous les vêtements ...

Heureusement que la vieillesse a une fin !

Il faut bien dire la vérité, je dis cela pour les jeunes qui n'ont jamais assisté de mourant, le dernier acte est tragique, la fin peu reluisante à laquelle n'échappent que quelques heureux mortels, d'un arrêt cardiaque ou d'une trombose cérébrale. De Gaulle a eu une belle fin, sans décadence, le médecin alerté par la famille est arrivé quelques minutes après le commencement de la crise cardiaque et lui a fait une piqure - de camphre ou de morphine ? - comme convenu précédemment avec le général. C'est un secret de polichinelle que ne veulent pas encore délivrer les intimes, on a aidé De Gaulle à mourir car il ne voulait pas être prolongé inutilement dans un hôpital. Il savait depuis quelques mois que ses jours étaient comptés. C'est un bonheur que de finir ainsi chez soi entre des êtres aimés, sans drame inutile.

La voici enfin achevée la dernière oeuvre de Le Corbusier, l'église Saint-Pierre de Firminy :


Eglise_Saint-Pierre_de_Firminy.jpg (105832 octets)



Sous un joli ciel d'orage ...

A quoi fait-elle penser ? A un tombeau, une hypogée, un mastaba ? J'aime bien le jeu des ombres et des lumières sur ses parois lisses. D'ailleurs la photo me paraît réussie avec ses personnages plantés devant comme dessinés par Folon.

Le groupe d'ambiguïté de Galois ou comment les mathématiques peuvent se faire subtiles.

Un texte historisant d'Alain Connes sur Evariste Galois. J'adore ce prénom, et aussi ce nom, je me demande s'ils n'ont pas peu contribué à sa gloire !

J'aime bien aussi le nom d'Alain Connes, il a d'ailleurs une voix très douce et chantante qui me plaît beaucoup.
Henri Poincaré n'avait pas de dilection particulière pour son nom jusqu'à ce qu'on lui explique qu'il signifiait "poing serré".

Alain Connes partage avec Dieu le privilège de pouvoir se faire entendre sans nécessairement se faire comprendre et néanmoins répandre un charme inexplicable ... ceci est à prendre au nième degré ! Ou alors c'est de l'amour qui n'ose pas dire son nom.

Il faut dire que tout est mythologique chez Galois, son génie et sa mort violente et prématurée.

Il y a aussi des noms de matheux à coucher dehors comme Grothendieck !

"Récoltes et semailles" son autobiographie sont une apologie - au sens français - assez absurde, ce qui prouve que même en ayant du génie on n'est pas épargné par le démon de l'auto-justification.

Moi qui n'ai pas de génie, je me contente de noter tout ce qui me manque in petto ! Je ne m'en fais même pas gloire.
En fait j'arrive à un âge où la sérénité gagne, et je ne souffre plus trop de tout ce que je ne sais pas faire. Je donne de bons arguments à ma paresse naturelle pour me tenir au repos.

Essayons de ne pas trop encombrer la scène ... amusons la galerie un instant avant de disparaître avec les derniers lumignons de la fête.
Mortels passez, ne pesez pas !

La Norvège est un des pays les plus riches au Monde, en Europe les norvégiens sont avec les suisses et les luxembourgeois les citoyens les plus aisés (si on excepte le micro-état de Monaco sur lequel il n'y a pas de statistique valable). Cf Statistiques Norvège.
Ce qui est intéressant c'est la structure démographique, 50% de naissances hors mariage et d'ailleurs peu de mariages car la moitié qui finissent en divorce. En 2006, 2,1% de taux de chômage, une immigration polonaise importante (50000 personnes) etc.
Ce pays comme la Suisse refuse de faire partie de l'Europe, pour préserver son indépendance et sa souveraineté en matière de ressources énergétiques (troisième exportateur mondial) et ses ressources halieutiques notamment (ils ont aussi du bois et de l'hydroélectricité).

Ce qui est frappant c'est de voir que les français se sont relativement beaucoup appauvris dans les vingt-cinq dernières années par rapport aux irlandais et aux anglais par exemple qui sont devenus beaucoup plus riches alors qu'ils étaient plus pauvres auparavant.

Mon sentiment personnel c'est que pour redonner confiance aux français, il faudrait adopter une politique similaire à celle du Canada qui a rétabli ses équilibres budgétaires. Il est vrai que les pétroles de l'Alberta depuis quelques années aident le financement de la dette mais les bonnes décisions ont été prises avant le renchérissement du pétrole.
Je ne prétends pas que ce soit une politique facile que de contingenter les dépenses sociales et de santé par exemple, de restreindre le train de vie de l'Etat et ce tout en ne cassant pas la croissance mais je constate qu'aucun des grands candidats à la présidentielle, Royal, Sarkozy, Le Pen et même aucun des petits Bayrou, de Villiers, Voynet etc pour qui les enjeux électoraux sont moindres ne propose de redresser nos finances publiques.
J'avoue que cela ne lasse pas de m'inquiéter. Je crains un assaut de démagogie et une inflation des promesses.

A Chicago, cité ambitieuse et agitée comme chacun sait, est en construction la plus haute tour au Monde, la Chicago Spire, on en voit une jolie vue d'artiste ici : 3D studio Max 7.
Les formes sont plutôt audacieuses.

Calatrava est sans aucun doute un des plus grands architectes - et ingénieur - du moment. Son très beau pont de Séville pour l'exposition de 1992 a fait date. J'avais vu une émission sur Arte qui lui était consacrée où il expliquait l'origine organique de son inspiration quand il a créé cette forme si particulière, décentrée et asymétrique du pont d'Alamillo.
Il est vrai que maintenant il la décline à toutes les sauces, rançon du succès !

Bercy essaye de trouver des moyens de valoriser le patrimoine immatériel de l'Etat, c'est une très bonne chose, mais tant qu'on n'aura pas défini une philosophie générale de l'équilibre des dépenses et des recettes, on s'entêtera à remplir le tonneau des Danaïdes des finances publiques. Je serais prêt à encourager un candidat qui aurait l'intelligence et l'énergie de changer les habitudes de la politique économique et budgétaire française depuis vingt-cinq ans. Est-ce qu'on peut le trouver ?

Mettons que si de Villepin veut être présent aux présidentielles, il faut qu'il apporte une réelle plus-value par rapport aux autres candidats, je lui conseille de réfléchir à ce qui serait une rupture réelle de la direction générale des affaires de la France.

Un des projets les plus extravagants de Calatrava est en construction à New York, c'est le 80 south street. Il s'agit d'un immeuble de logements de près de 1000 pieds de haut avec l'antenne soit 305 mètres constitué d'une douzaine de blocs superposés.
J'avoue que je ne comprends pas comment cela tient debout.

On a en une vue encore plus saisissante ici : 80 South Street. Ces lofts transparents suspendus dans les airs sont vendus 29 millions de dollars pièce (à partir de ...) !
Calatrava's Penthouses.

Je suppose qu'on trouvera bien une douzaine de milliardaires pour mettre 50 millions de dollars dans ce genre de fantaisie, une sauterie à 250 mètres d'altitude dans le ciel new-yorkais avec la vue qui va avec n'a pas de prix !
Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour épater les amis surtout à New York ...

Ce zygoto de Pierre Brasseur avait un joli brin de plume, ses "Mémoires en vrac" le démontrent plus d'une fois. Seule sa paresse a dû l'empêcher de pousser plus avant cet avantage de la parole facile pour la transformer en écriture (en fait vérifications faites sur le Wiki il a écrit plusieurs pièces dans la lignée surréaliste, le vrai titre de ses mémoires c'est "Ma vie en vrac").
A cette époque les hommes n'avaient pas froid aux yeux et savaient se montrer entreprenants (ils ne craignaient pas plus que ça les juges). Il raconte une drague pendant l'Occupation dans le métro avec une allemande gironde pour une fois, il s'approche d'elle, lui cause un peu et lui met la main dans le slip puis il la monte à l'hôtel discrètement car il avait un peu honte d'être vu avec l'ennemie ! Le lendemain elle était repartie avant qu'il ne se réveilla ...
Si le Lapinos qui se plaint courant la prétantaine d'être esseulé avait un peu plus d'esprit de décision et était un peu moins un artiste délicat, il irait tout de suite au fait en mettant la main dans la petite culotte de ses interlocutrices, cela éviterait des malentendus et des discutailleries jusqu'après minuit.
Il y avait un autre zygue sur le site de la SLRC qui regrettait de n'être pas homo comme tout le monde aujourd'hui car c'est plus rapide disait-il ! Il fut une époque où l'on n'était pas encore embourgeoisé dans le peuple et où l'on ne se perdait pas en oiseuses arguties avant de conclure, même quand on était hétéro !

C'est vrai qu'il a raison le Renaud Camus tout compte fait : le petit bourgeois a gagné la partie. Il n'y a plus ni peuple, ni autocrate. Adieu les écarts et le vent du large de la liberté ! Ohé matelots, appareillons ce monde est trop petit ... des profs, des profs, des profs ! Des enseignants et des enseignés, quelle existence et ce pauvre Juldé, cet Alexandre le bienheureux qu'on va transformer en Merlusse d'opérette ! Si au moins il était borgne avec le bandeau noir, on pourrait en faire un pirate de Laval, un moussaillon de brigantin. Raté ! il a ses deux yeux le con.

Brasseur fait un beau portrait de Jouvet revenu de tout, ne se voyant plus qu'entrepreneur en spectacles et s'éloignant dans la nuit entre deux putes ... tel un vrai héros de roman noir. Le personnage égalait la légende.

Son fils Claude est lui aussi un loustic, il aime bien s'amuser, on m'a raconté des trucs sur lui ... ce sera pour plus tard !
Pierre Brasseur parle de Max Jacob - qu'il a beaucoup aimé - qui dit au jeune acteur qu'il peut s'approcher sans crainte de son lit dans sa chambre d'hôtel car il préférait les voyous !
Par contre il fait un portrait déplaisant au possible de Louis Aragon, jeune gandin, faux dans toutes ses paroles comme dans ses gestes. Bien digne de son avenir ...

Pendant les guerres la liberté sexuelle est plus grande, on est pressé de conclure. On baise dans tous les coins à tous les instants possibles, la vie est plus intense, le sel de l'existence plus délicieux pimenté par l'odeur de la mort. Les grands enterrements publics, les grandes cérémonies funèbres comme le transport des restes de Voltaire au Panthéon sous la Révolution, ou l'enterrement de Hugo en 1885 se transformèrent en bacchanales dans les rues et les squares de Paris ! Pendant les grandes Panathénées tout était possible à Athènes ... aujourd'hui les orgies publiques se font rares. On craint trop l'atteinte aux bonnes moeurs, Madame ...

J'ai jamais compris la différence entre thésard et tubard ? C'est par manque de souffle qu'on souffre de cette maladie-là, je crois ? Elle est volontiers transmise par le bacille de la prétention. Germe anodin chez les âmes saines et mortel chez les insignifiants vendeurs de petits slips.

C'est dans "Quai des Orfèvres" que Louis Jouvet lance la célèbre réplique à la lesbienne Dora alias Simone Renant, "Vous vous êtes un type dans mon genre, vous n'aurez jamais de chance avec les femmes !".

Voici la CNN française : France 24.
Joli décolleté de la présentatrice ...

Tout cela c'est bien beau mais les ordinateurs battent maintenant à plate couture les meilleurs aux échecs ! C'est désespérant, mais que fait la police devant cette insécurité grandissante de notre suprématie intellectuelle ?
Deep Fritz - un chleu, un sale boche - a mis une branlée à Vladimir Kramnik !

Moi je dis que toutes ces machines sont homicides !

Où va aller se nicher notre virilité, notre goût de la lutte, serons-nous exhibés comme des chiens ou des coqs de combat par des machines surdouées ?
Enfin il nous restera la boisson pour soigner notre dépression et le suicide dans les voluptés, les seules choses que ne pourront pas nous disputer les intelligences artificielles !

Puisque Lapinos parle de moi sans me connaître, je peux lui dire que je n'ai rencontré ma nature profonde qu'après avoir connu mon amant, je me croyais tendre et doux et mélancolique, mais quand j'étais avec lui mes machoires se contractaient et mes dents crissaient sous l'effet du désir ...

Dans les derniers temps de chagrin à le voir dans l'état où il était, une boule se formait dans ma gorge et je ne pouvais plus avaler ma salive ...

La passion transforme un être - ou bien est le film noir qui révèle le dessous des hommes.

La passion est une maladie paraît-il, nous redisent avec des mines entendues nos modernes Diafoirus, peut-être mais ce que je sais c'est que sans elle ou sans ce qu'on appelle la foi, rien n'existe dans le monde des hommes !

Lapinos remet encore sur le tapis la vieille barbe de Marx, si j'étais malpoli je lui dirais bien de se la carrer entre les fesses mais comme j'ai un restant de bonne éducation, je vais tâcher de lui répondre aimablement que les seuls qui s'y intéressent encore sont des cocus comme ce Bidet qui m'envoie régulièrement des invitations à ses colloques et autres conférences auxquelles je ne réponds jamais. Veux-tu être un encorné de la vie toi aussi, Lapinos ? Non, n'est-ce pas, alors boit, mange et baise les filles et laisse dormir en paix la philosophie allemande qui ne t'a rien rien fait car le seul qui croyait avoir compris quelque chose aux conceptions matérialistes de Marx c'était Althusser et il a été tout juste bon à étrangler sa femme !

La vérité est plus lente que le mensonge. Il lui faut son temps à elle ...

Il faut beaucoup de pauvres pour faire un seul riche ...

Ergo les riches ont souvent peur de cette masse de pauvres qui les entoure.

Les bonnes consciences occidentales oublient facilement que leur opulence dépend des petites mains chinoises, indiennes (les fameux co-processeurs indiens) et autres qui travaillent sans aucune sécurité sociale, sans garantie d'emploi (ce sont des variables ajustables) souvent dans des conditions misérables, à la merci de régimes corrompus et dictatoriaux. Ce qui leur permet de se draper dans leur dignité d'êtres repus et bien-pensants qui donnent la leçon au reste de la planète !

Dans le temps - le bon vieux temps - les riches avaient leurs pauvres à domicile, cette fameuse classe ouvrière qui a fait couler beaucoup d'encre, ils savaient se faire haïr comme possédants. Aujourd'hui les occidentaux sont uniformément riches et la vaste classe ouvrière est reléguée dans les pays du Sud, loin de leurs regards, donc ils ignorent qu'ils sont tout autant haïs par ceux-là que leurs ancêtres riches l'étaient par les pauvres nationaux. Les américains qui sont le plus naïf des peuples - on dit souvent d'eux qu'il sont de grands enfants - voudraient non seulement vivre dans l'aisance et dominer toutes les autres nations mais aussi être aimés par-dessus le marché, c'est peut-être beaucoup demander !

J'ai envie de dire aux riches, laissez donc l'amour aux pauvres, c'est à peu près tout ce qui leur a été donné gratuitement.

La vérité fait des petits : Nir Shaviv, le courage et la détermination.
Nous serons sauvés par les individus ... des Zorros solitaires !

Il fait bon vivre entre les noirs en Afrique du Sud : 18528 meurtres en 2005/2006 ! En France environ un millier de meurtres par an.
Nadine Gordimer agressée, même les écrivains anti-apartheids blancs finissent par se plaindre ... le gouvernement noir leur répond d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte ! Encore quelques années et ce sera la Rhodésie devenue le Zimbabwe de sinistre mémoire pour les fermiers blancs. Enfin moi ce que j'en dis, je ne suis pas Pascal Sevran !

Aux Etats-Unis ils ont trouvé le truc, ils foutent en taule tous les jeunes noirs et les jeunes latinos, du coup il y a deux millions de prisonniers ! Mais la délinquance a baissé nettement, 15000 meurtres par an quand même. Au Brésil fortement négrifié ce doit être le double.

En Louisiane 80% des noirs sont analphabètes ... 40000 policiers rien qu'à New York. Pour comparer avec ces chiffres, 110000 policiers et 60000 prisonniers en France. Hé ! hé ! le modèle américain tant vanté par nos politiciens locaux ...

Moi je dis qu'on est tous des martiens, on n'est pas beau mais on se soigne ! Pensée nocturne qui ne veut rien dire mais qui m'a beaucoup amusé ...

J'aime bien les chiffres bruts de décoffrage ... en plus ça embête les bonnes âmes. Ils veulent de la nuance ...
Que voulez-vous je suis un affreux mécréant, je ne crois pas à l'égalité des races, ou alors il faudrait renoncer à l'idée de l'évolution des espèces définie par Lamarck, Darwin et quelques autres. Si pendant cent mille ans, les noirs, les jaunes et les blancs ont évolué séparément, ils ont forcément acquis des caractères spécifiques. C'est de la science pas de l'idéologie. Maintenant qu'on en tire la politique que l'on veut, c'est un tout autre problème.

L'idéologie régnante veut bien admettre que sur cent mille ans tout a changé dans les trois races, la forme des nez, la couleur de la peau, les groupes sanguins, la musculature, la typologie des crânes, la taille, que sais-je enfin tout ce qui fait les variations inter-spécifiques, tout sauf le cerveau qui serait resté identique à lui-même, vous ne trouvez pas cela bizarre ?
Pourtant la France vient de se doter d'un joli centre d'exploration du cerveau sur le plateau de Saclay inauguré en grandes pompes par Dominique de Villepin "Neurospin", on pourrait peut-être aller y voir de plus près ...

Je parie que si des scientifiques de Neurospin voulaient lancer un programme de comparaison inter-raciale, ils seraient immédiatement dénoncés à la vindicte publique, non ?

Pareillement supposons qu'on voudrait vérifier les différences de genres entre masculin et féminin, par exemple la réaction émotive à des images pornos en mesurant les débits sanguins des différentes parties du cerveau ... quoi ? qu'est-ce ? un homme et une femme c'est pas la même chose ? Putain, j'en apprends de belles !

Je rassure ce pauvre Thierry Kron qui se voit déjà violé et cutterisé dans la Bahnhof de Zurich (mondialisation oblige), il y a dix fois moins de criminalité en Suisse qu'aux Etats-Unis. D'ailleurs je suppose que quand il va en Afrique du Sud, il fréquente des gens distingués qui ont de beaux vignobles, qui marchent sur les greens, qui comme lui visitent les galeries d'art contemporain et que d'ailleurs il n'a jamais mis les pieds de nuit et seul à Soweto ! Ce garçon est tout sauf suicidaire, son snobisme ne va pas jusque là. D'ailleurs les miséreux c'est bien connu, ça ne comprend rien à l'art moderne, donc ça ne l'intéresse pas du tout ...

Je lui signale pour son prochain tour-operator, qu'il y a des visites guidées des town-ships, on les traverse en car comme les réserves animalières. Il doit connaître le parc Kruger, là c'est pareil, sauf que les bêtes sont plus ou moins habillées.

Cette histoire de Taoufik Amri est particulièrement absurde telle qu'elle est racontée, deux policiers interpellent à minuit dans les rues de Nantes un homme en état d'ébriété avancée et quelques minutes plus tard, disent-ils, le relâchent dans la nature. Ridicule ! Je sais bien que dans ce cas-là on emmène en cellule de dégrisement la personne, même après vérification d'identité, ne serait-ce que pour sa propre sécurité (et on appelle au téléphone un proche pour venir la chercher, à moins qu'on ne la ramène à son domicile). En conclusion sa disparition est pour le moins inquiétante ...
PS au 8/2/7 : Un sans-abri aurait pu être impliqué dans la noyade de l'ouvrier.

Traube c'est ce garçon qui a fait un séjour dans les Emirats, à Abu Dhabi, je crois, et qui a tout trouvé merveilleux dans son cinq étoiles. Malheureusement il n'a pas eu le temps de parler aux ouvriers du sous-continent indien par exemple ceux de Dubaï qui construisent la plus haute tour du monde, Burj Dubaï et qui se sont révoltés cet été à cause de leurs conditions de vie et ce sont des musulmans comme les émirates !

Jérome Vallet se plaint encore une fois, cette fois-ci c'est des Pépins du Wiki ! Voyons on l'a exclu du forum renaudcamusien, sa position est magnifique, celle d'un martyr en souffrance qui attend sa grâce et il nous la joue petite frappe incomprise genre arpette de seconde main qui fait les finitions, ah ! il y a des baffes qui se perdent ! Trouffion Vallet vous me ferez cent pompes et après corvée d'épluchures et que ça saute ! Soutier de cambuse, seconde classe de mes deux !

Il y a un message d'un certain Paul Henri Delabrousse - de la bouse ? - qui n'est pas piqué des vers chez Assouline. C'est l'antienne fameuse, il y a trop d'hommes sur cette terre, il faut empêcher par un eugénisme bien compris les naissances surnuméraires. Ouaip ! S'il pouvait commencer par appliquer ses beaux principes sur sa petite personne et nous débarrasser le plancher, ce serait pas mal, je crois ! Je n'ose même pas le reproduire ici tellement ce dégueulis est répugnant. Moi qui ai vécu quatre ans à l'hôpital de Garches, vous pouvez imaginer ce que je pense de ce monsieur si content de lui-même et si mécontent des autres !
Demandez donc aux père et mère qui perdent leurs enfants à cause de la mucoviscidose, de la myopathie, des leucémies, des cancers etc s'ils sont satisfaits que leur progéniture soit au royaume des morts. A la rigueur ils peuvent être apaisés parce que leurs souffrances sont achevées mais c'est tout !

Barbara, son Père Noël et sa petite fille, pour nous laver de toutes ces rincures.

Une de ses plus belles chansons : Nantes. Elle prend un relief supplémentaire depuis qu'on sait qu'elle fut violée par son père dans son enfance.

Klaus Nomi a été un des grands acteurs de la scène homosexuelle fauchée par le Sida comme Copi en France.
Combien d'artistes de premier plan ont été oblitérés de la même manière par la camarde ? De Rudolf Noureev à Leigh Bovery, d'Isaac Asimov (contaminé par transfusion sanguine) à Guy Hocquenghem, de Jorge Donn à Michel Foucault, d'Anthony Perkins à Elie Kakou (soi-disant mort d'un cancer du poumon) ?

Des homosexuels célèbres dans le monde du spectacle : le mime italien Arturo Brachetti, le travesti new-yorkais Ru Paul, Sir Lawrence Olivier (bisexuel), le danseur et chorégraphe noir américain Bill T. Jones, Maurice Béjart (dont l'arrière-grand-mère est sénégalaise), la jazzwoman Billy Holiday, Cary Grant (bisexuel), James Dean (bisexuel), Pedro Almodovar (amateur de travestis) etc.
Je pourrais rajouter des noms surprenants mais on dirait que je fais du coming-out !

Il arrive - c'est rare - que l'on apprenne des choses sur le forum de RC, ainsi je lis qu'en 1983 François Reymond de Gentile, conseiller référendaire à la Cour des Comptes, fut nommé rapporteur auprès du Conseil Constitutionnel. Ce qui confirme ce que j'avançais sur la fausseté du "Journal" de Gide. Moi qui ai lu le témoignage de Victor je sais que Gide mentait. S'il se montrait odieux avec lui c'était pour l'empêcher de se permettre des privautés dont il voulait à aucun prix.

Comme disait Talleyrand en 1821 à la mort de Napoléon en réplique à quelqu'un qui la lui annonçait avec grand fracas, "c'est une nouvelle ce n'est plus un évènement", id est la mort de Pinochet est un non-évènement, mais les journalistes veulent absolument en tirer un quelconque bénéfice.

C'était drôle - voire édifiant - le reportage sur l'île de Saint-Barthélémy (sur l'A2 hier soir), aucun noir contrairement aux autres Antilles, insécurité zéro, les milliardaires qui sont nombreux sur ce caillou peuvent laisser leurs clefs de contact sur le tableau de bord de leur voiture, les villas ne sont pas fermées à clef et enfin c'est l'eldorado du fraudeur fiscal : il n'y a plus d'impôts depuis que la Suède a cédé à la France cet îlot !

Sarko et Sevran même combat : ils en ont marre des pauvres ! Ah ! qu'on serait bien sur une planète où on serait entre riches ... hélas le paille qui est dans leurs yeux leur empêche de voir la poutre qui leur barre la réalité, sans pauvres à plumer, il ne reste plus aux riches qu'à se déchirer entre eux !

C'est un redoutable châtiment que d'être riche, on voit des pauvres partout ...

Ce qui est drôle c'est que le public de Sevran ce sont quand même les pauvres types, les gens chics - qui ne sont pas forcément les chics gens - ont d'autres distractions. Moi même je n'ai jamais regardé une seule de ses émissions. Il me fait penser à ce personnage joué par Philippe Noiret, je crois, qui anime une émission style "Tournez manège" et qui un jour craque et déclare devant l'assistance ahurie, qu'il a en horreur tous les vieux qu'il couvre de caresses d'habitude ...

A la rigueur je peux me permettre de perdre la clientèle noire car vu ce que je vends, cela ne fera pas une grosse différence, mais lui qui vise le bas de gamme ...

Ce qui me fait penser que l'autre jour à Beaubourg le public de Renaud Camus était bien blanc ! Il ne semble pas qu'il venait majoritairement du 9-3 ...
Un Thierry Kron peut s'autoriser à penser et sous-entendre que les pauvres puent comme il ne marchande qu'avec les membres des catégories supérieures, cela n'affectera pas son commerce.
On a la morale de ses intérêts ...

Les seuls vrais modestes que je connaisse sont les gens à la fois très intelligents et très instruits.
Il y a un type sur Ecrits vains qui s'appelle Jean-Michel et qui répète comme le héros de Jean Gabin, "Je sais, je sais", effectivement il est spécialiste ès propos vagues sur toutes sortes de sujets. Si on l'en croit et si l'on suivait ses avis autorisés, il suffirait d'appliquer quelques bons principes socialistes (à sa sauce) pour que tout aille mieux sur Terre ... on n'est pas forcé de le croire ! Se doute-il que Lénine et Mussolini, Hitler et Mao ne pensaient pas moins que lui tout savoir du monde ? Ils se voyaient eux aussi en intellectuels qui écrivaient pour donner leur vision des choses, piètre vision qui a accompli peu de miracles sinon ceux de multiplier les crimes en série d'une manière monotone. Jean-Michel qui a réponse à tout prétend qu'ils étaient des psychopathes ... sacré Diafoirus ! L'enfer politique est pavé de bonnes intentions ...
Je vais donc le répéter pour ceux qui ne le comprennent pas, il est impossible de se faire une idée précise de ce qui se passe dans le monde, quelle que soit votre intelligence, quelle que soit votre bonne volonté et votre application. Prenons l'exemple de la science, il y a plus de deux millions de chercheurs dans le monde, même en y passant vos jours et vos nuits vous ne pourriez pas avaler un digest des connaissances accumulées par ces hommes et femmes qui cherchent et parfois ou souvent trouvent. Même en vous restreignant à un sujet précis comme les mathématiques vous ne pouvez avoir une notion exacte de votre domaine de prédilection. On a souvent dit que Poincaré a été le dernier mathématicien a connaître toutes les mathématiques de son temps, depuis la production dans ce domaine a suivi une courbe exponentielle. Il en est de même pour toutes les sciences.
Et que dire de la Finance, des entreprises, de l'actualité économique ? Du Net ?
Il ne suffit pas pour avoir un coup d'oeil sur tout cela de posséder quelques principes élémentaires, il faut encore évaluer correctement les forces en présence. Alors quoi toute gouvernance est impossible ? Non, mais toute gouvernance d'un seul homme est effectivement un objectif inatteignable. Il faut être un Napoléon de comptoir - ou d'agora comme ce Jean-Michel omniscient - pour croire qu'on peut dominer l'état du monde tel qu'il est aujourd'hui et s'en faire une vision précise.
Puisque nous avons fait l'état des lieux de notre ignorance, nous devons songer à réagir. Si nous ne possédons pas toute la connaissance, du moins nous pouvons penser que le public en son ensemble la possède. C'est l'équivalent de l'axiome selon lequel en un instant donné le marché reflète l'état de l'information disponible.
Question : comment extraire l'information pertinente et comment la transformer en principes d'action ?
Toutes choses égales d'ailleurs, c'est à dire en considérant que notre vision du futur est limitée par les impondérables. C'est la limite de notre discernement et cela implique des ajustements constants de nos positions.
Le modèle du marché boursier aide beaucoup à comprendre comment réagit un individu qui forme par agrégation une collection d'individus, c'est à dire en somme une collectivité.
Les croyances des boursiers ne sont pas beaucoup différentes de celles des intervenants dans les autres domaines des activités humaines.
Le modèle général applicable est celui du réseau décentralisé, non plus réseau en étoile comme la carte des chemins de fer français à partir de Paris, mais réseaux de neurones interconnectés. L'information de chaque unité profite à toutes les autres. La déperdition de ressources est minimalisée ainsi quand bien même on dirait qu'il y a redondance des circuits, elle est une garantie du bon fonctionnement du réseau général.
On ne doit pas faire de supposition sur le résultat final avant le calcul effectif. Le modèle engendre sa propre validation de ce que nous nommons la vérité. C'est le modèle de la vérité scientifique dans la république des savants qui est l'objet d'un consensus, non pas un consensus mou mais un consensus sans cesse remis en question. Un consensus dur.
L'objectif restant de minimiser les erreurs sans pourtant porter atteinte au principe de l'audace tranquille des esprits les plus ingénieux.
Préserver l'invention et l'expérimentation tout en donnant des garanties pour sauvegarder les équilibres généraux. La gestion d'un portefeuille de titres est de ce type.

Petit cadeau à Jean-Michel, notre sympathique olibrius : Maintenant je sais !

En général cela se termine d'une manière assez pathétique : Le jour se lève.

Ou bien de cette autre manière : Le Pacha.

Ce qui me frappe c'est qu'il y a toujours quelque chose qui cloche dans les chansons de Léo Ferré, un mot de travers, un geste qui détonne, ce qui n'arrive jamais chez Brassens et chez Brel. Chez Brassens la tendresse domine, tendresse virile sans bassesse avec un léger sourire au coin des lèvres, chez Brel l'esprit cruel surexpose les travers des êtres sans pourtant oublier la dimension onirique qui résiste même chez les plus abrutis.

Les Funérailles d'Antan.

Un des plus jolis mots de Napoléon : "Je fais mes batailles avec les rêves de mes soldats."

On tisse le monde aussi avec les songes des plus humbles, c'est ce qu'omettent souvent les grandes théories politiques mais que n'oublient pas les meneurs d'hommes.

Napoléon avait lu Ossian qui a ouvert les portes du romantisme. A La Malmaison se trouve "Le songe d'Ossian" que Gérard en 1801 et Girodet en 1802 ont peint comme Ingres après eux, parmi les plus célèbres toiles du mouvement romantique naissant.

Certains s'offusquent que Zinédine Zidane ait pu dire sur le sol de l'Algérie qu'il se sentait algérien, sauf qu'il s'est exprimé en français ... et c'est là l'essentiel !

Sollers est beaucoup plus à son aise avec Vivant Denon qu'avec Mozart, il veut faire de Wolfgang un Casanova, ce qu'il n'est pas et d'autre part c'est un musicien ce qu'il ignore. Son Cavalier du Louvre, écrivain et dessinateur, collectionneur surtout, de jolies femmes et plus encore d'intrigues et d'objets mélancoliques - son cabinet secret avec mèches de cheveux et morceaux de vraie croix de Sainte-Hélène - lui est cher car il est proche de lui, de son regard d'impuissant qui ne monte plus que ses rêves.

Roger Vailland qui avait tracé à la sanguine le portrait du Cardinal de Bernis quand Rouart en aura fait un lavis ou au mieux un pastel, aurait pu dessiner Casanova mais pas plus, ni mieux Mozart. Seul Pierre Jean Jouve malgré son catholicisme désaccordé à la révolte de Mozart a compris la profondeur du compositeur.

Denon, Bernis ou Casanova sont des personnages secondaires du XVIIIème finissant (des amuse-gueules), Mozart en est une clef et même une clef universelle pour toutes les époques comme Voltaire, Rousseau et Sade, ses figures principales.
Sollers ne réussit lui aussi qu'en se peignant à travers ces hors-d'oeuvre de l'histoire de l'art ou de la grande histoire tout court. Il doit se douter qu'il n'est qu'une utilité, un homme de manigances éditoriales, de sac et d'ombres, un marquis de Custine pour la débauche littéraire, un Courier avec tout juste plus de prétention et moins d'esprit. Le Sollers voyage mal à travers le temps et l'espace car il ne sait pas voyager seul pour mûrir au soleil des âmes ... il est au spectacle, il n'est pas dedans.

Si j'étais femme le caractère de frôleur de Philippe Sollers me fatiguerait ... une bonne fois pour toute lui dirais-je que me voulez-vous ?
Jean-Edern Hallier avait de l'indulgence pour lui, car c'était son vieux complice avec qui il s'était maintes fois trahis réciproquement puis réconciliés, et toujours brouillés à demi, mais il n'aurait pas écrit un livre brûlant d'amour comme son "Je rends heureux", hommage à l'ami adolescent éternel, Jean-René Huguenin, sur le faux nez de Sollers !

Johnny Halliday va rejoindre Thierry Kron dans son pays d'adoption, sale temps pour la Culture en France !

Sans Sade, il n'y a pas Baudelaire, le sadisme et même le masochisme - avant même qu'il ne trouve son nom - font partie de l'arsenal de l'auteur des Fleurs du Mal.
Les mots ont un au-delà pour lui, ils se partagent entre l'existence et l'idéal, les gestes concrets qui s'impriment sur la chair et l'odeur spirituelle qu'ils rappellent.
C'est une double postulation qui oscille du comte Joseph de Maistre au divin Marquis descendant rêvé de la Laure de Pétrarque.

C'est une véritable honte, voilà qu'Assouline s'acharne sur les cadavres politiques, il s'en prend maintenant à VGE ! Mais que fait le comité de déontologie du Monde ?
Devant Mireille Dumas il y a quelque temps, notre ex-président avait affirmé avec un bel aplomb qu'il n'était pas vaniteux, je me suis pincé croyant rêver, c'est qu'il y croyait le bougre ! Pourtant hormis la vanité je ne lui voyais pas vraiment de qualité personnelle ...
Une belle machine qui tourne à vide, c'est à peu près ce à quoi il m'a toujours fait penser. Jamais en phase avec aucune réalité politique, qu'il ait pu être élu en 1974 tient du miracle et de l'inconscience de sa jeunesse d'alors probablement.
Ceci dit il sait compter - il n'est pas auvergnat pour rien - et les finances publiques ont été mieux gérées sous son règne que par la suite.

J'ai moins bien connu Pompidou que Giscard et pour cause j'avais onze ans quand il est mort ! Mais je me souviens très bien du choc de sa mort dans l'opinion publique, comme on dit, il était visiblement très aimé par les français, c'était l'époque de Fernand Raynaud, de Pinay et de quelques autres types du français moyen méritant, tel ce fils d'instituteur monté par les grandes écoles qui représentait un modèle enviable pour la grande majorité du peuple de France. Lui aussi auvergnat comme Giscard savait qu'un sou c'est un sou, normalien plus cultivé que le polytechnicien, au moins dans le domaine des arts&lettres, il représentait bien la méritocratie et enfin il n'avait de leçon de Résistance à donner à aucun français car il n'en avait pas fait ! Benoîtement, il répondait qu'il avait attendu qu'on vienne le chercher pendant l'Occupation, évidemment personne n'avait sonné à sa porte. Enfin quoi, il ne foutait pas de complexe aux petits français comme l'autre grand Charles !
Sait-on que si seuls les hommes avaient pu voter en 1965 De Gaulle aurait été battu par Mitterrand ? Cela ne m'étonne guère, comment tous les petits bonshommes de France n'auraient pas été écrasés par la stature quasi surhumaine de l'homme du 18 juin ? Que répondre à bobonne qui regardait avec des yeux émerveillés le soir à la télé le héros légendaire ?
Un jour après avoir vu à la télévision un film de Bourvil, De Gaulle ronchonna "ce type est plus populaire que moi !", eh oui ! le rôle de l'imbécile heureux, du niais professionnel remplissait d'aise le français de base qui pouvait dire, "non, mais quel corniaud ! tu l'as vu ce con !" en se comparant soigneusement et à son avantage à cet olibrius de village.

Tiens puisque j'évoque des souvenirs, j'ai connu le chauffeur de Giscard, je veux dire connu au sens biblique, vous savez que Giscard se prenait à la fin pour la réincarnation de Louis XV dont il disait descendre de la cuisse gauche et qu'il écrivait au jeune roi Juan Carlos en l'appelant mon cousin (ce qui étonnait beaucoup le Bourbon d'Espagne) ! eh bien ! comme Louis XV avait ses gardes suisses, d'ailleurs leur caserne se voit de ma fenêtre à Rueil, son chauffeur-garde du corps était lui aussi de nation suisse !

Je préviens tout de suite : même si je me fais sucer par Assouline je ne démissionnerai pas de mon blog ! Avis à bon entendeur, les personnalités au physique intéressant peuvent venir me voir, cela restera entre nous et il n'y aura aucune suspension temporaire et suspecte de mes activités.
Marie Drucker prend garde, j'arrive !

Je veux bien croire que Juan Carlos est un roi démocrate mais je doute qu'il se laisse appeler mon cousin par le premier auvergnat venu, tout d'Estaing d'emprunt - comme disait plaisamment De Gaulle - soit-il devenu par la grâce du Conseil d'Etat !
Les Bourbons ne confondent pas leur sang ainsi et je parie que les relations avec le premier homme de Chamalières se sont vite essouflées sinon refroidies après 1981 !
C'est Anne-Aymone (qui elle descend vraiment de Louis XV) qui avait expliqué superbement à Sophie de Grèce qui s'étonnait aimablement de son espagnol qu'elle s'y entraînait grâce à sa femme de chambre ... aïe, la bourde ! Impardonnable pour l'orgoglio espagnol ...

Talleyrand qui était un Périgord et descendait directement des Ducs d'Aquitaine disait un jour à Louis XVIII - qui ne l'aimait pas - que si ses ancêtres avaient été plus malins c'est lui qui serait à sa place ! Bismarck pensait de même vis-à-vis des Hohenzollern, mais comme tous deux étaient des hommes d'ancien régime ils n'oubliaient pas de s'incliner devant leur suzerain.
Talleyrand a probablement été le dernier grand seigneur de France, à la fois cynique, désabusé, jouisseur, avide, traître-né à tous les souverains, ne confondant pas la dynastie régnante et la nation, marqué au fer rouge de sa claudication, une disgrâce physique qui était comme un signe du destin pour un homme et en un temps pour qui l'apparence était tout.
Est-ce que cela a d'ailleurs tant changé ?

Talleyrand un homme qui avait oublié d'être idiot, la seule chose qui lui manqua.

Ce que je veux dire c'est que le génie est une espèce d'idiotie première.

Louis XVIII était un homme intelligent et très fin malgré sa corpulence de podagre, il s'est débarrassé au plus vite de Talleyrand à qui il devait le retour sur le trône car il savait qu'il trahirait le plus tôt possible la couronne. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé en 1830.

Charles X était lui un imbécile fini, Louis XVIII disait avec humour et lassitude : "Il a comploté contre mon frère, il complote contre moi et vous verrez qu'il finira par comploter contre lui-même !". C'est bien ce qui s'est produit puisque les Ordonnances ont précipité sa chute et la fin de la dynastie.

C'est amusant mais le mot de Louis XVIII sur Charles X pourrait assez bien s'appliquer à Nicolas Sarkozy dont on peut penser qu'il a tout lieu d'avoir la tête tournée par le pouvoir, en homme qui s'identifie à sa fonction et à son poste ... jusqu'à en perdre toute mesure de lui-même !
On pourrait d'ailleurs lui rétorquer que Madame de Lafayette était plus subtile que sa Cécilia chérie ! Elle avait du moins le sens de son honneur, sinon de sa vertu. Cette leçon vaut bien un fromage ...

La comédie politique de Hugo exaspérait Baudelaire, ses palinodies successives, ses embrasements feints, ses embrassements au peuple, tout cela représentait pour lui la flatterie la plus basse. Baudelaire s'il est monté sur les barricades en 48 c'était pour réclamer la tête du général Aupick, gouverneur de la place de Paris, son beau-père, au moins cela avait un sens et ce n'était pas démagogique. D'ailleurs l'auteur des Fleurs du Mal est vite revenu de toute concession aux bas instincts, pour lui la politique c'était comme la baise, bon pour les graffitis de pissotière, équivalent à l'épanchement du bas-ventre (l'infini à la portée des caniches comme dirait Céline, l'odeur du ruisseau).

Baudelaire comme Edgard Poe est fondamentalement un aristocrate de la pensée, Hugo un vil suiveur de tous les mouvements et engouements successifs de la foule, c'est pourquoi il est adoré de tous les publicistes, de ceux qui sont avides de succès faciles (Jean-François Kahn et Max Gallo lui ont consacré des biographies et le voient en "penseur" tenant en mains le lumignon de la liberté comme une statue géante de la rhétorique !). Hugo, homme des médias modernes ... Hollywood sur pattes. La posture qui donne des conférences de presse pour défendre ses "idées" ... il a servi de modèle à tous les écrivains français qui voulaient se donner un rôle public, de Barrès à Sartre en passant par Malraux.

Sartre accusait Baudelaire, Flaubert et Mallarmé d'être des bourgeois, des mandarins indifférents au sort du peuple et retranchés dans une tour d'ivoire, mais il ne lui est jamais venu à l'idée de mettre en cause le millionnaire Hugo ! Curieux vous ne trouvez pas ?
Quand on songe à la misère dans laquelle se débattait Baudelaire, on ne peut être que suffoqué devant la mauvaise foi du bigleux normalien.

- Le Peuple : Pourquoi me regardez-vous avec ces grands yeux ?
- Hugo : C'est pour mieux te baiser, mon enfant !

Ramiel de Savoie tu as beau être prof de français pour les tout petits sur le blog d'Assouline, tu expliques tout de travers, Baudelaire a rompu avec la Présidente, Madame Sabatier, parce qu'elle s'était donnée à lui ! Tu confonds le poète avec un vulgaire baiseur qui cherche à tirer son coup après un peu de tchat, pour cela il y a les tapineuses.
Plutôt que faire semblant de lire Les Fleurs du Mal, regarde Sex and the City sur M6, c'est plus ton niveau et ton genre, c'est bourré de petites bourgeoises new-yorkaises qui cherchent la baise ou à faire une fin.

Cette série a la vulgarité d'une chronique journalistique, c'est tout ce que tu aimes et retrouves chez ton pote Assouline, les femmes sont graveleuses à souhait, elles parlent entre-elles bien crûment chez leur coiffeuse des mérites comparés de leurs orgasmes et de la dureté de la bite de leurs copains. C'est friqué juste ce qu'il faut pour ne pas désespérer la petite pute qui sommeille en chaque américaine.

La reine de l'élégance : Audrey Hepburn.

Elle prouve qu'on peut chanter les diamants sur canapé sans être vulgaire.

Tiens puisque je parle de "Breakfast at Tiffany's", je peux raconter l'histoire de la soeur cadette de mon père, ma tante Bernadette. Dans l'immédiat après-guerre elle accompagna en Norvège des amis de mes grands-parents qui étaient Consul de France à Oslo, elle y fit la rencontre d'un riche armateur norvégien qui devait bien avoir trente ans de plus qu'elle alors qu'elle était juste dans la vingtaine, elle était alors une très belle femme il faut dire, très grande 1,81m ce qui était plutôt rare dans sa génération, aussi mondaine que sa mère avec la distinction des manières françaises comme il se doit, et bien évidemment elle charma cet homme marié et père de famille qui se proposa de divorcer pour l'épouser, il vint jusqu'à Clermont-Ferrand se faire présenter à ses futurs beaux-parents qui étaient trop distingués pour ne rien dire mais qui n'en pensaient pas moins ! Enfin tout se proposait sous les meilleures auspices si l'on peut dire, quand il vint à mourir brusquement non sans avoir eu le temps de la coucher sur son testament, ce qui fait qu'elle fut richement dotée et qu'elle épousa un universitaire Alain de Lattre (il a écrit beaucoup d'ouvrages sur Proust, Flaubert etc) lors d'un grand mariage en 1952 en la cathédrale de Clermont-Ferrand où le tout Clermont fut invité vu la situation de ma famille dans la capitale de l'Auvergne, et du pneu comme chacun sait (elle en divorça en 1964). Le père d'Alain de Lattre était un héros de la première et de le seconde guerre mondiale, qui, aviateur, participa à la guerre contre les russes en Pologne, le commandant Robert de Lattre, agent de la France Libre, exécuté par les allemands le 15 août 1944 à Nice, le jour du débarquement de Provence après avoir été torturé par la SS, fils d'un colonel (les de Lattre comptent 4 morts en 14/18). Robert de Lattre épousa une Apchier de Maugin, fille d'un colonel qui descendait du grand louvetier de France le marquis d'Apchier qui pourchassa la bête du Gévaudan sous Louis XV, elle était la petite-fille du général Rozat de Mandres (°1840-1899) issu du colonel-baron Rozat de Mandres (°1773-1860) et du général-baron Burthe d'Annelet (°1772-1830) dont le nom se trouve sur l'Arc de Triomphe à Paris.
Ma grand-mère aimait bien son gendre qui lui faisait des baise-mains ...

Une des meilleures amies de Bernadette était l'épouse de François de Grossouvre, l'intime de François Mitterrand, ils habitaient le château de Meillard dans l'Allier, bien entendu François Mitterrand très amateur de jolies femmes bénéficiait de la complaisance du docteur Durand de Grossouvre. Celui-ci chasseur en fut récompensé et devint le grand maître des chasses présidentielles mais il finit tragiquement dans un accident de chasse, au 55, rue du Faubourg Saint-Honoré plus connu sous le nom de palais de l'Elysée.
D'ailleurs comme chacun sait la famille Pingeot habitait Clermont-Ferrand, petite ville au fond où tout se sait, chère Mazarine ...
Autre amateur de tir au pigeon le meilleur ami de Mitterrand, Roger-Patrice Pelat, sa chasse en Sologne et son château de l'Echeveau à la Ferté Saint-Aubin ont été rachetés 7 millions d'euros en 2002 par Olivier et Martin Bouygues aux deux fils Pelat.
Robert Mitterrand et R.P Pelat possédaient à part égale une société "Vibrachoc" plus ou moins en faillite en 1982 qui fut rachetée cent millions de francs par la société nationale Alsthom sur ordre du président de la République, joli cadeau de fiançailles pour la République des corrompus.

Dette du Canada, globalement la dette est stable depuis dix ans mais comme pendant ce temps-là le PNB est en forte augmentation le ratio de la dette diminue.
J'ai lu l'article de François Hollande dans "Le Monde" du 18/12/6, je suis heureux de voir qu'on entre dans le vif du sujet qui est malgré tout ce qu'on peut en dire la question financière, faites-moi de bonnes finances, je vous ferai une bonne politique, l'adage n'a guère varié depuis Henri IV !
Cf aussi : Mise à jour dette Canada.

Cf Dette américaine.
Là où François Hollande se fait des illusions c'est de croire qu'américains et chinois sont prêts à un nouveau Bretton Woods, ils n'y ont aucun intérêt.
Quant aux autres pays européens soit ils ne sont pas dans l'euro, soit ils n'ont pas les mêmes contraintes que nous, donc je suppose à priori qu'ils ne feront rien pour nous aider.

L'homme qui existait à sa propre image ... évidemment cela aurait une autre gueule !

Quelques statistiques sur les Etats-Unis.
En 1914, 40 millions de français, 100 millions d'américains, rapport 1 à 2,25.
En 1967, 50 millions de français, 200 millions d'américains, rapport 1 à 4.
En 2006, 60 millions de français, 300 millions d'américains, rapport 1 à 5.
En 2050, 70 millions de français, 420 millions d'américains, rapport 1 à 6.
Dans les trente prochaines années les E.U vont s'accroître de 100 millions de citoyens, il leur faut donc de toute nécessité une forte croissance pour maintenir leur niveau de vie, leur suprématie scientifique, militaire et politique. Leurs choix économiques sont donc dictés par leur démographie. Les canadiens qui sont leurs voisins le savent bien.
François Hollande qui émet des voeux pieux pour que la Chine et les U.S.A sachent se contenter de la portion congrue ne connaît ni l'égoïsme sacré des nations, ni la pression populaire sur un gouvernement quel qu'il soit, démocratique ou même totalitaire.
Si ces deux puissances, l'une dominante, l'autre montante veulent se payer sur la bête, en l'occurrence l'Europe, ce n'est pas le P.S français qui risque fort de les arrêter. La rue de Solférino personne ne sait la situer sur l'échiquier géo-politique mondial ...

Les E.U avec 80% du PNB dans les Services sont largement dans une économie post-industrielle.

Un os dans le potage, on ne sait pas si l'extravagant projet de Calatrava verra le jour : The Real Deal.
Par contre le projet de la Chicago Spire est finalisé, on a rajouté quelques étages, au total 160 semble-t-il, afin de le rendre viable économiquement. Pourvu qu'il n'y ait pas de pannes de courant ...
Mettons que l'on mette 15 secondes pour descendre un étage, cela fait 4 étages par minute soit 40 minutes pour descendre à pied les 160 étages !

"Je suis comme les petits ruisseaux, je suis clair parce que je suis peu profond", Voltaire. Ce qui prouve qu'il avait reçu en apanage la lucidité et l'exacte mesure de son intelligence, car il était facile de se moquer de Leibniz beaucoup moins d'avoir son génie. De Fontenelle il disait "le premier parmi les mathématiciens qui n'ont pas reçu le don de l'invention", on pourrait presque décalquer cette phrase sur son génie littéraire. C'est à la marge de son oeuvre, dans ses contes qu'il a trouvé la poésie, dans ses mélanges et de petites oeuvres comme son Charles XII qu'il a donné la mesure de ses talents. Les grands genres, théâtre et épopée par exemple, ne lui ont pas réussi. Il reste l'homme et son "hideux sourire", celui qui voulait écraser l'infâme sans voir qu'il préparait la route à d'autres monstres tapis au coin de l'humain et dont il ne se doutait point.

Je voudrais quand même essayer de répondre au Lapinos d'une manière calme et pondérée sans esprit de polémique comme il est tenté le plus souvent d'engager toute discussion.
J'avoue que je ne comprends à peu près rien au sens général de son discours. Il veut découpler la question des ressources - alimentaires ou autres - d'une population donnée à sa démographie ?
Si c'est cela, n'importe quel esprit de bon sens peut doucement sourire d'une telle pétition de principe.
Le problème c'est qu'il n'a jamais fait de généalogie comme moi, il n'est jamais allé voir les documents BMD (baptême, mariage, décès). J'en ai épluché des milliers aux Archives nationales et dans les archives départementales. Il ne se refère qu'à des compilations historisantes, des travaux idéologiquement orientés dans un sens ou dans un autre. S'il avait un peu moins de sens esthétique et un peu plus de rigueur intellectuelle, il se ferait critique attentif de ce qu'on lui propose comme données brutes.
Il n'a jamais vécu que dans un pays en état de paix et de prospérité inouie dans son histoire, ce qui fait qu'il n'a aucune idée concrète de ce que représente la misère. Il soutiendrait même que les prisonniers dans les camps de concentration allemands de la dernière guerre ne sont pas morts de faim ! Alors qu'il est évident que s'ils avaient été nourris correctement ils n'auraient pas attrapé le typhus ! Aucun soldat américain qui a découvert et libéré les camps n'est mort du typhus que je sache ! Mais comme le Lapinos est sourd et malvoyant, il veut absolument faire croire qu'il n'y a aucun rapport entre l'état sanitaire d'une population et les allocations de ressources alimentaires ou autres - par exemple le bois de chauffage dans les régions froides (dites tempérées) comme les nôtres. On ne vit pas que de pain ... il faut aussi des vêtements et un abri pour se protéger des intempéries.
Il ne se doute même pas que la majorité des paysans français avant le XIXème siècle n'avaient aucun lopin de terre à cultiver et s'employaient comme manouvriers (on dirait aujourd'hui ouvrier agricole) aux travaux des champs. Tel qui en juin se marie et est dit manouvrier dans les registres paroissiaux, en décembre de la même année est dit pauvre mendiant dans son acte de décès !
Il n'a aucune idée du degré de pauvreté dans lequel ont vécu nos ancêtres pendant des siècles (pauvre charbonnier ou pauvre bûcheron, n'est pas une figure de style digne des contes de mère-grand' pourtant !). Il ne sait pas que seuls les enfants de paysans aisés avaient des sabots, que pour ménager les leurs les marins une fois qu'ils étaient à terre les portaient sur leurs épaules avec leur baluchon et allaient pieds nus tant qu'ils pouvaient à la belle saison (et en attendant de trouver un nouvel engagement) ! A-t-il une idée de la mortalité chez les mousses ? Si les bretons et les normands se vendaient ainsi aux armateurs en touchant un petit pécule c'était bien parce que leurs parents avaient trop de bouches à nourrir.
Il ne sait pas que la criminalité se développait à grande vitesse en période de disette. Criminalité qui sous l'Ancien Régime était beaucoup plus forte qu'aujourd'hui. Les routes étaient peu sûres, des bandes de maraudeurs, des hommes de sac et de cordes y traînaient, les vagabonds hantaient les alentours des fermes, les villes s'enfermaient derrière leurs murailles, la garde civile veillait et le couvre-feu était de rigueur. On connaît bien les récits sur les chauffeurs qui s'attaquaient aux fermes isolées. Pourquoi croit-il qu'il y avait des braconniers ? Pour l'amusement, le fun de la chasse ?
Quant à l'époque moderne, il oublie les soupes populaires dans le Berlin des années trente - et de même dans l'Amérique de la grande dépression !
Il croit vraiment que les supermarchés ont existé de tout temps ... il ressemble à Marie-Antoinette qui proposait de la brioche aux pauvres qui n'avaient pas de pain.

Je lui conseille aussi d'aller voir les archives judiciaires pour se rendre compte que l'on condamnait aux galères - ou au pilori ou à la déportation aux Indes - pour trois fois rien sous Louis XIV !

Sébastien sur "Ecrits vains" signale cet article du Point. Cela n'apprend rien mais cela rafraîchit les mémoires ...
Ne vous étonnez pas que 75% des jeunes français veulent devenir fonctionnaires !

Le Bourgeois gentilhomme incarné ici par Jean Le Poulain. Son petit livre que je viens de dévorer, "Je rirai le dernier !", me fait regretter que je ne sois pas un homme de théâtre. Jean Le Poulain et son cheveu sur la langue m'auront beaucoup fait rire à l'époque d'Au théâtre ce soir.

Sur le site de l'INA de petites merveilles comme Robert Hirsch et Jeanne Moreau ou Jacques Charon, cette grande folle ! Joyeuse bande de copains qui faisait les quatre cent coups avec Le Poulain et quelques autres.

Je préfère quand les acteurs parlent de la comédie plutôt que de politique, excusez ma faiblesse ! J'aime la superficialité ... surtout pratiquée par des professionnelles comme Jeanne Moreau.

Et puis toute la série des Masques et la Plume avec le travelo en blouson de cuir Jean-Louis Bory, l'ineffable grande gueule de Georges Charensol et François-Régis Bastide en Monsieur Loyal.

Contrairement à Charensol, je trouve Hitchcock bien supérieur à Aragon ! Cf Le Masque et la Plume du 9/7/1959.

Charensol au moins mettait de l'animation, son éloge de Tati, je le partage malgré les criailleries de la salle teintée d'intellectualisme parisianiste, précurseur du boboïsme contemporain tant décrié par le Lapinos !
Lapinos qui est trop jeune pour avoir connu Le Masque et la Plume a manqué quelque chose, son élément naturel peut-être, son bouillon de culture, lui qui est polémique par essence sinon par existence !

Le talent n'a pas de parti ... c'est ce qu'il faut se redire à toute heure ! Ne serait-ce pas que pour survivre au flot de la connerie montante si bien médiatisable.

Des bijoux de famille : Le dindon.

Volpone que j'adore avec Jean Le Poulain.

Le fil à la patte avec l'élégant Jean Piat et ce fou de Jacques Charon.

Notre ministre de l'Intérieur fait le plein des soutiens encombrants : Tapie maintenant, définitivement funny !

Feu la mère de Madame où Jacques Charon fait merveille.

Aujourd'hui on demande aux comédiens d'avoir une opinion sur le cours du cacao et aux politiques de distraire le public en poussant la chansonnette, quant aux curés ils peuvent venir parler de tout à la télévision sauf du bon Dieu ... pauvre époque !

Passer pour ce que l'on n'est pas ... le grand art ! Le fin du fin ... l'ultime avatar de la modernité. Il faut se sentir "concerné" ... et moi je me sens consterné !

Qu'il y ait un décalage entre moi et mes contemporains il y a longtemps qu'on me l'a fait sentir. Qu'importe si je me sens intemporel !

Jean Le Poulain pensait naïvement qu'être comédien était un métier, à la télévision d'aujourd'hui on pense que n'importe qui peut le devenir, il suffit de passer par la Star'Ac ! D'ailleurs Nicolas Hulot qui a fait un long stage à TF1 est bien devenu expert es-qualité en climatologie ! La Tour prend garde car la télé vient à toi !

Voici la célèbre comptine enfantine :

La Tour, prends garde.
Deux enfants figurent la tour en se tenant par la main. Le colonel et le capitaine se promènent autour d'eux en chantant. Le duc est assis plus loin, avec son fils à côté de lui : ses gardes l'entourent.

LE CAPITAINE ET LE COLONEL :

La Tour, prends garde,
La Tour, prends garde,
De te laisser abattre.

LA TOUR :

Nous n'avons garde,
Nous n'avons garde,
De nous laisser abattre.

LE CAPITAINE ET LE COLONEL :

J'irai me plaindre,
J'irai me plaindre,
Au Duque de Bourbon.

LA TOUR :

Va-t'en te plaindre,
Va-t'en te plaindre,
Au Duque de Bourbon.

LE CAPITAINE ET LE COLONEL,
Mettant un genou en terre devant le duc :

Mon duc, mon prince,
Mon duc, mon prince,
Je viens me plaindre à vous.

LE DUC :

Mon capitaine,
Mon colonel,
Que me demandez-vous ?

LE CAPITAINE ET LE COLONEL :

Un de vos gardes,
Un de vos gardes,
Pour abattre la tour.

LE DUC :

Allez, mon garde,
Allez, mon garde,
Pour abattre la tour.

- Un garde se joint au capitaine et au colonel, qui retournent vers la tour. On recommence à chanter : "La tour, prends garde...". La tour répond : "Nous n'avons garde...", etc. Les officiers reviennent au duc et demandent deux, puis trois, puis quatre gardes... Quand il n'y a plus de gardes, ils disent :

Votre cher fisse,
Votre cher fisse,
Pour abattre la tour.

LE DUC :

Allez, mon fisse,
Allez, mon fisse,
Pour abattre la tour.

Ils retournent vers la tour, puis reviennent au duc et disent :

Votre présence,
Votre présence,
Pour abattre la tour.

LE DUC :

Je vais moi-même,
Je vais moi-même,
Pour abattre la tour.

Le duc se met à la tête de la troupe. Il cherche à séparer les mains des enfants qui figurent la tour. Chacun essaye à son tour et celui qui réussit est acclamé duc à la place de l'autre.

C'est absurde mais cela résume bien le jeu de rôle actuel ...

Il faut remettre les enterrements à leur place ... et les cocus dans leur lit.

Dans l'émission du 22/12/1974 du Masque, il est vraiment trop drôle d'entendre nos distingués critiques pris la main dans le sac à rire à un spectacle de Jean Poiret mis en scène par Jacques Charon et joué par la troupe de la Comédie française se refuser à défendre une telle monstruosité : un succès ! Ah ! si seulement ils s'étaient ennuyés comme ils se régaleraient à couvrir d'éloges leur morne soirée, comme ils se rengorgeraient d'avoir tenu jusqu'au bout ! Mais quoi, cette vulgarité, cette grosse farce où l'on se dilate la rate ! Quelle monstruosité ! Comment justifier ses émoulements si l'on prend son plaisir comme le bon peuple ? Non, il faut rester sur son quant à soi et aller voir les bonnes oeuvres du patronage laïque et obligatoire des centres culturels - et déjà Jamet s'illustrait sous son pourpoint de cuistre et d'imbécile, le futur directeur de la Bibliothèque François Mitterrand plastronnait son ennui lugubre et sonore ! Rideau !

Quand on songe aux cochonneries qu'on ose nous montrer aujourd'hui à la télévision ... et Dominique Jamet qui n'a pas honte de venir aux talk-shows de Bern et Ruquier ! Ce divertissement de Noël 1974 paraît bien anodin avec le temps.

On riait beaucoup avec Charensol qui proférait des énormités et lors des prises de bec entre critiques mais jamais Jamet ne me fit seulement sourire, ce type qui s'écoute pérorer à perpétuité, alias la critique en enfer.

La Critique critiquée ... ah ! le beau métier que voilà !

J'ai complètement oublié de signaler la disparition de mon grand-oncle Bernard Petit le 20 novembre dernier à Paris dans sa 101ème année ! Resquiat in pace comme on dit ...
Il ne m'aimait guère ... mais bon ! il n'est pas le seul et d'ailleurs il avait vocation à critiquer tous ceux qu'il ne comprenait pas ce qui faisait beaucoup de monde.

Il ne reste plus dans cette génération que ma grand'tante Christiane Regnault (°1917) et le dernier gendre de mon arrière-grand-père Louis Giard (°1920).
Du côté de ma mère j'ai encore une de ses soeurs Olga, née en 1916 et nommée ainsi en l'honneur de l'amitié franco-russe !
Les rangs de la famille s'éclaircissent ...

Je dois dire que l'idée d'un "stress émotionnel" pour expliquer la mort d'un gamin de onze ans est bien trouvée ! On vous frappe, vous mourrez, au fond c'est de votre faute, si vous aviez décompressé ce ne serait pas arrivé ! Félications procureur machin-truc vous égalez presque le préfet de police de Paris, monsieur Pierre Mutz qui disperse à coups de matraques les soupes au lard des Identitaires !
Si j'étais chirurgien et que je loupais mon coup moi aussi j'invoquerais le stress émotionnel ou le mauvais karma du patient ! Cela irait bien pour le coup.

Cela me fait penser qu'hier soir il y avait un joli reportage sur un groupe de choristes style petits chanteurs à la croix de bois, il n'y avait qu'un seul métis de noir parmi eux, et bien pâle d'ailleurs, eh bien ! toute l'émission était à peu de chose près centrée sur lui, voyez comme nos nègres s'intègrent bien à nos traditions musicales, semblait-on nous dire, regardez comme ils sont intelligents quand on veut bien s'occuper d'eux ! Et le vilain garçon qui montrait sa méchante humeur de jeune homme tarabusté par ses hormones c'était un blond bien blanc par-dessus le marché ! Ah ! ces bonnes pâtes des médias qu'est-ce qu'ils n'arriveraient pas à nous faire croire ...

Je peux vous assurer qu'il est difficile d'être plus hermétique à la musique classique que la race noire !

Avez-vous déjà vu un pilote de Formule 1 qui soit noir ? Moi pas. Pas plus qu'une médaille Fields !

Cet enfant était très fragile comme l'autopsie le révèle, il était le souffre-douleur de ses camarades, moi je dis que la responsabilité du personnel enseignant est engagée pour n'avoir pris aucune mesure de protection pour cet élève placé sous leur surveillance, quant au recteur Bernard Saint-Girons qui prétend qu'on ne pouvait rien faire, je ne lui confierai la garde d'aucun enfant si j'étais à la place des autorités.
Je laisse le procureur René Pech face à sa conscience et j'espère que lors du procès il aura d'autres choses à répondre aux parents qui lui demanderont pourquoi leur fils est mort plutôt qu'invoquer sa fragilité intrinsèque !

Au fond ce gamin l'était pas cool, la preuve son père était le gardien de l'établissement, donc il l'avait bien cherché !

Il existe des tas de sports où les noirs sont inexistants comme le vélo ou la natation. Si la compétition sportive est une pierre de touche des différences entre les races, un juge impartial, on ne voit pas pourquoi il n'en serait pas de même dans les disciplines intellectuelles. Ce doit être trop demander de revenir à des jugements impartiaux qui vous éloignent de la foi multiraciale ! La foi qui seule sauve, c'est bien connu.

Lewis Hamilton noir britannique va être le premier à prendre le volant d'une Formule 1 chez MacLaren-Mercedes en 2007. On verra ce que cela donnera ...

Anthony Nesty nageur noir du Surinam a remporté un titre mondial en 1991. Je ne crois pas que la performance ait été renouvelée.

Sur le site Grioo.com, on vous dresse une liste de cinq mathématiciens noirs reconnus. Personnellement je n'en avais jamais entendu parler dans aucune histoire des mathématiques.

A propagande, propagande et demi ... n'est-ce pas ?
Je me soucierai pas de consulter ce genre de liste, s'il n'y avait pas une monumentale intoxication intellectuelle dans les médias.
Dans les films catastrophes hollywoodiens on a toujours le rôle du bon noir qui sauve la planète en se dévouant corps et âme ... moi je suis le méchant blanc qui rigole pendant ce temps.

Le résultat du pédagogisme et de la discrimination positive dans le système éducatif américain ce fut la ruine de leur enseignement primaire et secondaire. Heureusement pour eux leurs universités sont excellentes (et très riches) et peuvent donc recruter les meilleurs cerveaux du globe, ça compense l'imbécilité politique du système mis en place depuis les années soixante.

N'ayant aucune responsabilité vis-à-vis de la politique menée en France depuis vingt-cinq ans, je prends presque plaisir à la pensée que les chinois et les indiens vont écrabouiller dans les décennies qui viennent les idéologues qui nous gouvernent !
Le PNB est en panne, le chômage stagne, des pans entiers de notre industrie s'effondrent ou sont rachetés (demandez son avis sur l'industrie textile à Guillaume Sarkozy le frère de qui vous savez !) mais tout va très bien ... et pendant ce temps-là tous les hommes - et femmes - politiques français poursuivent les coquecigrues écologistes de Nicolas Hulot, mais bof comme disait le professeur à Gus !

Le rôle du grand méchant loup - blanc - me convient à ravir. J'ai la langue rouge et pendante et je me pourlèche les babines au festin de conneries que je vais déguster tous les jours.

Chris Patten se montre indulgent et bienveillant envers la France, mais enfin il est anglais et naturellement fair-play !

La régénération des membres bientôt possible ? Voilà qui ouvre des perspectives comme l'on dit, à nous la vie des joyeux têtards !

Le Procureur : l'enfant a été frappé mais les coups ne sont pas la cause de la mort, la preuve il n'y a pas d'hématome.
Du con, il a fait un arrêt cardiaque donc la circulation sanguine s'est arrêtée et il ne peut pas y avoir d'hématome.

Mes grands-parents Georges et Jeanine Driout, mon oncle Francis Driout et le frère de mon grand-père René Driout sont enterrés dans le très beau cimetière militaire de la presqu'île de Saint-Mandrier dans la baie de Toulon.
On y trouve le mausolée de l'Amiral Louis-René de Latouche-Tréville (°1745-1804), adversaire des anglais et de Nelson en particulier.

Amiral-Latouche.jpg (23969 octets)


Tout ceci pour dire que je n'ai pas encore choisi le lieu de ma dernière demeure ! Il faut bien considérer que c'est pour l'éternité, on ne peut pas se décider à la légère ! J'ai longtemps songé à Reynel en Haute-Marne, berceau de mes ancêtres où l'on trouve deux tombes, celle des Driout et celle des Gérard, côte à côte à l'entrée du cimetière, qui est à l'écart du village, l'avantage c'est la tranquillité du lieu où je ne risque pas d'être délogé.
D'un autre côté je suis assez attaché au Val-de-Loire où je suis né et je me demande si je ne préfère pas Saint-Benoît-sur-Loire qui est un très bel endroit. Evidemment il faudra faire construire un tombeau.

Le cimetière militaire de Saint-Mandrier est aussi appelé cimetière franco-italien, cf le plan de Saint-Mandrier. Ne pas confondre avec le cimetière communal plus à l'ouest.
Il domine la rade de Toulon et on a une très belle vue sur toute la côte de son sommet.

Si vous vous intéressez à l'histoire militaire : La base aéronavale de Saint-Mandrier.
Depuis 2005, la base est définitivement fermée.

Je suis né rue du docteur Persillard à Saint-Benoît-sur-Loire dans la petite clinique de neuf lits du médecin qui a accouché ma mère et qui a déclaré ma naissance. La veuve du docteur Persillard était la logeuse de Max Jacob jusqu'à son arrestation en 1944. Il me plaît de penser à ce lien et que j'ai poussé mes premiers cris dans ce village où il repose !
Cf Maison Max Jacob.

Cocteau était un homme tout d'apparences - dans le fond pas méchant - son seul défaut c'est qu'il voulait mimer la profondeur, un peu comme si Chazot au lieu de faire des pointes avait voulu soulever de la fonte !

Ca veut dire plus que ça n'en dit ou ça veut le faire croire ... Max Jacob était une luciole qui réjouissait les coeurs par son âme de ludion.

Max Jacob est entré vivant dans la légende, Jean Cocteau a accompagné les légendes de son siècle, c'est un peu différent.

Ramiel le petit doigt sur la couture du pantalon nous explique ce qu'il faut faire avec sa bite ... moments immortels ! Son sérieux est impayable sauf par l'Education nationale (et en bonus le blog assoulinien).

Il y a des gens qui ont le privilège de cumuler tous les ridicules, c'est leur panache. Ils se déguisent en mousquetaires du rire sans le savoir.

Certains écrivent des tags sur les murs pour que tout le monde le voit, Ramiel le petit Savoyard écrit en lettres minuscules par esprit de discrétion des messages chiffrés qu'il signe quand même par acquis de conscience. Mystères de l'inspiration ...

Jean Le Poulain raconte que Michel Simon détestait Gérard Philipe, il lui en voulait d'être beau, c'est affreux vous ne trouvez pas ?

En vouloir à la beauté d'exister c'est comme haïr l'intelligence, c'est scier la branche sur laquelle nous sommes assis, c'est la porte ouverte au nihilisme.

Moi je supporte bien l'imbécilité et croyez-moi dans le commerce on en voit de toutes sortes, des vertes et des pas mûres !

La machine à écrire de Cocteau. Les notices de l'Ina sont impayables, truffées d'erreurs ... truffes de Noël, gratuites !

Jean Cocteau amateur de la mondanité dans toute son horreur ... équivalent du temps perdu proustien, celui que l'on passe en société à s'étourdir avec des mots et des gestes au lieu de se livrer à des sentiments simples et profonds.
Cocteau dont la vie est un excellent boulevard, un cirque croquignolesque, mi-clown, mi-pantin des jeux de mots et de la pose. Goethe de la mode qui invoque Faust à tort et à travers ! Olà Méphistophélès, tu dors ou quoi ?

"L'homme ne peut pas vivre sans Dieu", le Pape. Concrètement cela veut dire quoi ?
Ce qui est sûr en tout cas c'est que Dieu peut très bien vivre sans les hommes.

Il y a des jours où j'aimerais que l'on cherche moins à sauver les hommes et plus à les laisser vivre - ou à mourir à leur guise.

Sauver l'Homme ! Qui d'entre vous peut me dire ce qu'est un homme ? Alors l'Homme abstrait, intemporel, quasi-immatériel n'a pas plus d'existence - ou moins - que le Microbe ou le Virus !
Des mots, des mots qui cachent beaucoup d'illusions et c'est avec cela qu'on conduit les hommes ...

Je préfère encore le théâtre à la messe, au moins si on prétend y rejouer la vie on ne pense pas que cela continue après le baisser du rideau.

L'incurable esprit de sérieux qui se nourrit de toutes les foutaises de l'imagination ! La fantaisie au moins se donne pour ce qu'elle est, un moment dans notre existence. pas d'envers du miroir, pas d'arrière-plan, pas de mistigri pour nous surveiller et abîmer notre conscience ...

Je ne suis pas un tireur de cartes qui annonce les évènements futurs et je n'ai aucun tour de passe-passe à ma disposition.
J'essaye d'avoir une modestie sans faille et c'est un sport olympique dans lequel j'ai peu de concurrents.

La probité intellectuelle de l'artiste ... qui ne quémande pas l'infini et l'éternité !

Je n'ai pas de public, je suis un artisan de la solitude.

Je n'ai rien à vendre pas même l'espérance.

Sinon tous les prix sont affichés sur mon site ...

Je me méfie des religions qui veulent nous vendre gratuitement l'éternité cela se révèle finalement hors de prix.

Demandez-moi la Lune et je vous dirai le tarif mais ne me demandez pas l'Infini ou laissez-le aux mathématiciens et aux poètes qui jouent avec comme les enfants des hommes jouent à la balle.

La religion qui se nourrit de toutes les peurs et les entretient, moi je préfère exorciser les angoisses mais je suis comme le médecin qui guérit et que l'on oublie aussitôt après, qu'importe l'ingratitude humaine puisque moi je respecte la nature en l'homme !
La voix du Pape pleine de haine pour la technologie - puisqu'il n'ose plus même prononcer le nom de science - comme demain il criera contre le spectacle qui distrait les hommes de la contemplation de la mort ! Je connais cette engeance, c'est l'oraculaire Bossuet qui tonne contre l'immonde comédie et vit dans le luxe, le repos et la persécution.

Bien entendu la science n'ôtera jamais la peur de la mort, elle ne le prétend pas, mais enfin elle prolonge l'existence et adoucit la fin de la vie c'est déjà beaucoup.

La Science ne demande pas que l'on fasse des prières à Saint-Pasteur et Saint-Fleming et pourtant ces deux-là ont sauvé plus d'hommes que tous les saints, les prêtres, les imams, les mollahs ou les bonzes du monde. C'est du provisoire me dira-t-on et seule la foi sauve vraiment ... je vous laisse la responsabilité de cette annonce si rassurante pour le malade.

Le braconnage des bonnes idées n'a pas de limites, on appelle cela le dictionnaire universel.

S'enrichir c'est prendre des risques, si l'on préfère une société pauvre et immobile qu'on le dise.

J'ai mes goûts et mes dégoûts, par exemple je me vois mal sur la plage de Miami Beach, j'aurais l'air d'un pingouin égaré au Sahara. Maintenant je suis très coulant sur l'esthétique des autres, je ne suis vraiment un obsédé de l'exactitude qu'en matière politique. Dans ce domaine, je me crois le seul oracle moderne.

J'écris un peu pour moi, un peu pour les autres.

Plus sobre que Léon Bloy, sur Philippe Sollers : garçon-coiffeur de la littérature.

Il y a eu peu d'évènements familiaux cette année 2006. On peut noter en fin d'année les fiançailles d'Emmanuel Driout (°1970), second fils de Claude Driout et de Florence Dufay avec Mlle Marie-Laure, professeur de Lycée.

Puisque je parlais d'Alain de Lattre époux de Bernadette Driout et père de Guilhem, je recopie une notice qui est lui est consacrée :
Notice sur Alain de Lattre, né en 1923, par Jean-François Mattéi dans le Dictionnaire des philosophes, seconde édition :
Historien de la philosophie et de la littérature, critique, agrégé de philosophie, docteur ès-lettres, Alain de Lattre a enseigné au collège d'Issoudun, aux lycées de Clermont-Ferrand, de Saint-Lô et de Rabat ; puis aux facultés des Lettres de Dijon, de Rennes et de Nice, assurant entre ces deux derniers postes la direction du Département des études françaises de l'Université de Thessalonique. Elève de Martial Guéroult, ses travaux en histoire de la philosophie se sont efforcés de faire apparaître que seule  la coordination rigoureuse des notions et des propositions d'une doctrine est en mesure de rendre compte de l'originalité de celle-ci (cf ses travaux sur A.Geulincx) ou, inversement sous l'apparente simplicité d'une oeuvre, de faire ressortir la difficile compatibilité des thèmes qui en font la notoriété (cf son étude sur Bergson). La même méthode appliquée aux grandes oeuvres littéraires lui a permis de mettre en lumière que l'originalité de l'une ou de l'autre était éminemment imputable à l'organisation et à l'agencement des notions sous-jacentes à l'univers qu'elles nous découvrent et auquel elles nous rendent sensibles. Ses quatres volumes consacrés à l'oeuvre de Proust sont l'accomplissement d'une telle exigence que l'on retrouvera encore dans son brillant essai sur l'ordre des choses. Oeuvres : "L'occasionalisme d'Arnold Geulincx", édition de Minuit, 1968, Prix Victor Delbos de l'Académie des sciences morales et politiques, "Geulincx, présentation, choix de textes et traduction", Seghers, 1970, "L'ordre des choses", Vrin, 1970, "Le réalisme selon Zola, archéologie d'une intelligence", PUF, 1975, "Littérature et philosophie", communication à l'Académie des sciences morales et politiques, 1978, - "La bêtise d'Emma Bovary", José Corti, 1980, " La doctrine de la réalité chez Proust", 3 volumes, José Corti, 1979, 1981, 1985 et "Le personnage proustien", José Corti, 1984, ces quatre volumes ont été couronnés par l'Académie française,  "Bergson. Une ontologie de la perplexité", PUF, 1990.

Ses livres sont dans la lignée de ceux de Michel Foucault, on pourrait dire ... car la postérité de Foucault est nombreuse !

Nouvelles familiales dans la branche aînée des Regnault de Beaucaron :
Année 2006 :
Laurent Regnault de Beaucaron épouse le 17/6/2006 Céline Roussel.
Agathe de Surville, fille d'Olivier de Surville et de Myriam Regnault de Beaucaron, se fiance le 30/9/2006 avec Louis Bollaert, fils de Pascal Bollaert et de Pascale Rocher-Barrat, cf Le Figaro.
Douglas Mathon, fils de Stéphane Mathon et de Claude Regnault de Beaucaron, se fiance le 18/3/2006 avec Virginie de Reynal de Saint-Michel, fille de Benoît de Reynal de Saint-Michel et d'Elisabeth Albert, cf Le Figaro.
Année 2005 :
Cyril Verhulst, fils d'Eric Verhulst et de Béatrice Regnault de Beaucaron, se fiance le 10/12/2005 avec Aude Cogny-Goubert, fille de Boris Cogny-Goubert et de Marielle Hayot, cf Le Figaro.
Baudouin Le Roux de Bretagne, fils d'Hugues Le Roux de Bretagne et de Catherine d'Hertault de Beaufort, petit-fils de Guy Le Roux de Bretagne, ministre plénipotentiaire et de Nicole Regnault de Beaucaron, se fiance le 10/9/2005 avec Maud de Champchesnel, fille de William de Champchesnel et de Gwenola Sieur, cf Le Figaro.
Le capitaine Nicolas de Fontanges, fils de Géraud de Fontanges et de Nicole Regnault de Beaucaron, se fiance le 28/5/2005 avec Sophie Thomassin, fille de José Thomassin et de Ghislaine Collinet de la Salle, cf Le Figaro.

Branche Regnault de Vaufland et Bouygues :
Année 2006 :
Christiane Sauve, née le 6/7/1925 à Voves, 28, morte en avril 2006, cérémonie religieuse le 27/4/2006 en la chapelle de l'Est du Père-Lachaise, elle était veuve de Gilles Bouygues, frère cadet de Francis Bouygues, Le Figaro.
Denis Bouygues, fils des précédents, mort le 20/7/2006. Cérémonie religieuse le 28/7/2006 en l'église Saint-Gabriel, cours de Vincennes, Paris, XXè, inhumation au Père-Lachaise, Le Figaro.
Année 2004 :
Diane Bouygues, fille de Nicolas Bouygues et de Félicia Cavasse, se fiance le 5/6/2004 avec Guy Jurien de la Gravière, fils du baron Marcel Jurien de la Gravière et de Catherine Tay-Riant, cf Le Figaro. Elle est la petite-fille de Francis Bouygues (je rappelle qu'il était fils d'une Regnault). D'où Tom Jurien de la Gravière, né le 14/12/2005.

On m'excusera d'avance pour ceux que j'ai oublié de nommer !

Dans notre branche Regnault, je signale quand même le mariage le 29 juillet 2006 entre Maxime Laudet, lieutenant de Cavalerie, fils du colonel Patrick Laudet et de Béatrice Patard de la Vieuville, avec Marie Broch d'Hotelans, fille aînée de Philibert de Broch d'Hotelans et d'Anne Catherine Uettwiller, petite-fille du général de brigade Etienne de Broch d'Hotelans, officier de la L.H, commandeur du Mérite, croix de guerre 39/45, croix de la valeur militaire, et de Ghislaine de Clercq, dmt Château de Genouilleux, 01090 Montmerle-sur-Saône.

Le Sieur Ramiel de Savoie m'a envoyé un mail pour me dire qu'il n'était pas d'accord avec mes positions, eh bien je m'en flatte ! Baudelaire, Edgard Poe et moi nous croyons à la logique, pas lui, peu me chaut, je plains simplement ses élèves.
Il me donne l'adresse de son blog où il a inséré un droit de réponse qu'il croyait que je ne reprendrais pas sur cette page, il se trompe ! Cf Le Blog à Ramiel.
Si quelqu'un est capable de traduire dans un ordre acceptable les éminentes cogitations de cet "ésotérique" de l'Education nationale, je lui propose d'en faire une thèse à présenter en Sorbonne, elle édifiera les générations futures par sa pertinence.

Je signale à toutes fins utiles que la connerie n'est pas un diplôme !

Qu'un candidat à la présidentielle, un des favoris des sondages, ministre de l'Intérieur, ancien ministre des Finances, soutienne la cause de la fraude fiscale ouvertement, cela ne s'était jamais vu ! C'est donner le signal de la curée au pillage des caisses de l'Etat. Cela donne une idée de l'estime dans laquelle cet homme tient les institutions et la Nation.

Ce qui perdra Nicolas Sarkozy c'est son mépris.

Si jamais le mot séduction pouvait être appliqué à un être humain, ce fut bien à lui, car il avait la noblesse, la fierté, l'élégance, la beauté à la fois enfantine et virile, l'enchantement d'une voix rythmique, bien timbrée, et la plus persuasive éloquence, due à un profond rassemblement de son être ; ses yeux, débordant de vie et de pensée, parlaient en même temps que ses épaisses et fines lèvres de pourpre, et je ne sais quel frisson intelligent courait dans sa longue, épaisse et soyeuse chevelure noire. En l'apercevant, je vis ce que je n'avais vu jamais, un homme tel que je me figurais que l'homme doit être, dans la gloire héroïque de son printemps, et en l'entendant me parler avec la plus affectueuse bienveillance, je sentis cette commotion que nous communique l'approche et la présence du génie ... Je ne pouvais me lasser de contempler les traits de ce poète, si hardis, si caractérisés, si fermes, bien que leur fauve pâleur laissât encore voir les roses de l'adolescence et qu'ils fussent à peine estompés par le noir duvet d'une barbe naissante ....

Rassurez-vous ce n'est pas l'ébauche d'un portrait du célèbre poète Ramiel de Savoie, allobroge parmi les allobroges, séducteur des Lettres, éducateur parmi les plus émérites de notre jeunesse, mais une ressouvenance de Théodore de Banville sur son ami Charles Baudelaire. Poète m'a-t-on dit mort dans la misère parce que quelques professeurs et académiciens ne l'avaient pas jugé digne d'être des leurs, trop aigri, trop amer, trop noir, immoral en somme, une Fleur du Mal en quelque sorte, et vénéneuse paraissait-il !
Baudelaire ne daigna pas polémiquer avec ces hommes. La postérité se chargea de le venger. Puissè-je avoir la même sagesse !

Je suis la délectation des subtils et l'abomination des imbéciles ! Quel royaume est le mien, infini des deux côtés, borné juste par le coup d'oeil de l'imagination et par la puissance du rêve, si mes bras embrassent mal le réel comme ils se vengent sur les patries de l'espérance !

Je vous vois encore en robe d'été,
Mais vous n'aviez plus l'humide gaieté
Du plus délirant de tous nos tantôts !


Birds in the Night, oui c'est cela ! je suis un oiseau de nuit qui n'a pas trouvé de repères pour retrouver son nid.

Baudelaire revendiquait le droit à la contradiction, car la contradiction est la pierre angulaire de la logique. Parfait dialecticien !
Rien à voir avec la bouillie intellectuelle de ceux qui plient les mots à leur convenance et n'expriment nettement aucune pensée.
Je préfère encore le côté amusant des artistes de la mauvaise foi comme Lapinos qui ne s'avoue jamais vaincu et cherche des échappatoires dans la sophistique ou font fuser l'insulte par dépit de ne trouver le mot juste.

Delon ne m'a jamais plu (comme acteur), hormis le fait qu'à vingt ans il avait une jolie gueule de petite pute ... cf "Plein Soleil", mais enfin des goûts et des couleurs on ne discute jamais !
En consultant la biographie de Marlène Dietrich par sa fille Maria Riva - le personnage m'a toujours plus intéressé que l'actrice plutôt médiocre - je me dis que la jauger à travers ce livre c'est oublier ce que c'est qu'un "monstre sacré" en faisant mine de lui donner les mêmes canons moraux qu'à tout un chacun.
Je suis pour l'existence de deux morales, celle du petit nombre des intelligents, et celle médiocre et bonne pour le peuple, mâtinée de religion et de grandes idées politiques aussi vides que vaines.

Aux grandes vertus, les grands vices. A ceux qui ont l'énergie de soutenir une grande querelle, un grand destin.
Aux autres les miettes du festin.
On peut bien dire ce que l'on veut de moi, je m'en fiche, mais on ne pourra pas dire que j'ai jamais rien visé de médiocre.

Ma plus grande trouille c'était de trouver un certain manque de courage dans le choix de ma carrière ... finalement je n'ai pas trop mal réussi à écarter ce démon de la lâcheté.

Tiens ! Puisque j'en suis à me dépeindre, je peux féliciter Raphaël Juldé qui montre un certain cran alors que Lapinos n'est pas très bien pourvu de ce côté-là, il est vrai qu'une âme de lapin ce n'est pas ce qu'il y a de plus audacieux.

C'est une arme terrible que d'avoir de l'esprit surtout contre soi ! Toutes les fatalités pour se suicider socialement ...

Fatalitas ! comme disait Chéri-Bibi. Un de mes mots d'auteur préférés et qui explique bien des choses. Comique d'inspiration involontaire.

Ma plus grande trouvaille : ne me fier qu'à moi ! Commencement de la sagesse.

Il y a les utilités et puis il y a les vérités d'un ordre supérieur. J'ai bien dû réussir deux ou trois choses dans cet ordre-là.

Je fais un bilan en forme de tombeau. Nul mieux que moi n'est plus qualifié pour tailler une pierre qui reposera sur ma mémoire.

Evidemment Lawrence d'Arabie n'avait pas choisi la voie de la médiocrité, cela change des éternels commentateurs !

Les hommes périssent dans leur rêve parce qu'ils se reposent dans la médiocrité. Reste indomptable, fils de la Lumière, Satan lumineux ...

Si Banville peignant Baudelaire - tel qu'en lui-même il lui apparut dans sa prime jeunesse - vous a plu, voulez-vous que je continue ?

Baudelaire était partout et en toute occasion un incomparable charmeur, sachant amuser les femmes, les toucher par son respect, en même temps qu'il tenait leur esprit en éveil par les idées les plus étrangement féminines, et sachant aussi ravir les hommes par ses hardiesses de pensée, dues au mépris de toute convention et à une absolue sincérité. Mais chez lui surtout, il avait cette grâce particulière que les princes ont souvent possédée jadis, et dont le secret est un peu perdu ... Pareil à un seigneur prodigue, il vous donnait sa maison, et qu'il eût souri de contentement s'il vous avait plu de prendre les joyaux et les objets précieux et de les jeter par la fenêtre. Pendant la nuit que nous avions passée à nous promener, Baudelaire m'avait enivré de sa causerie plus variée et diverse qu'une belle étoffe d'Asie déroulée sans fin ; mais à ce repas, c'est moi qu'il voulut faire causer, et il trouva le moyen de me faire dire ce qu'il fallait pour sembler très supérieur à ce que je suis en effet. Car ce magicien savait vous prêter sa force, exciter toutes vos facultés de façon à leur communiquer un affinement exquis et subtil.
On a dit que les femmes, les rois et les voleurs ont le privilège d'être partout chez eux ; par un don plus admirable encore, le poète possédait cette merveilleuse qualité d'être partout à sa place, et de ne paraître nulle part être étonné ou dépaysé ; il pouvait quitter soudainement le salon d'un grand seigneur pour la table d'un cabaret, et ici et là se trouver également à son aise, toujours protégé par l'armure de son irréprochable politesse ...

Sa toilette comme ses moeurs furent toujours d'un parfait dandy ...

Naturellement ce genre de supériorité manifeste se paye au prix fort quand les tâcherons en prennent conscience.

Je ne vois pas bien le rapport entre le petit crevé de D.H Lawrence et un arpenteur d'étendues désertiques comme T.E Lawrence, il n'y a que sur les blogs littéraires au style assoulinien où l'on puisse faire la confusion.

29/12/6, 12h27 sur "Ecrits vains" et même ailleurs, Yfig s'applique : même l'eau a posé pour lui ! Maman, les petits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ? Mais non, mon grand nigaud, ils ont Yfig !

Lapinos est parti pour la chasse aux dinosaures - faute de trouver des filles à son goût - en appliquant les recommandations d'Alphonse Allais, tamiser le Sahara pour voir s'il n'en resterait pas un pris dedans les sables mouvants ... bonne chance, patte de lapin !

On en apprend tous les jours ...
Je ne comprends pas l'opposition du petit bougnat Renaud Camus à l'entrée de la Turquie en Europe car enfin a dit Vacher de Lapouge : "L'homo alpinus", dont les types sont "l'Auvergnat et le Turc", est le "parfait esclave craignant le progrès" et "l'homo mediterraneus", dont les types sont le "Napolitain et l'Andalou", appartiennent aux catégories inférieures ! .
C'est littéraire et donc scientifique ... et digne de Gobineau ou de Mark Twain.

Ce qui flatterait Philippe Sollers c'est que l'on parle de Vice-Sollers, donc nous n'en parlerons pas !

Récompense illustrant un membre de la famille : André Giard, ingénieur Supélec' chez EDF depuis ses débuts (il est en ce moment au RTE réseau de transport électrique après avoir été longtemps au centre de recherche), a reçu un prix de la S.E.E en décembre 2005 en devenant "Membre Senior" pour plus de dix ans de publications concernant le domaine de l'électricité.

André Giard est né à Chamalières comme Francis Driout et un écrivain habitant présentement le château de Plieux dans le Gers (pour ne pas le nommer), ayant suivi ses parents en Afrique où son père était administrateur (à l'époque de notre Empire car il est né en 1950), il fut touché par la polyomyélite et longtemps hospitalisé à Garches, il en gardera comme séquelle une paralysie des jambes (encore un problème de cablage électrique !).

Naissances des petits-enfants Regnault à Clermont-Ferrand : 4 Driout, 3 Grison, 1 Petit, 1 Champagne de Labriolle. Est-ce que cela en fait pour autant des auvergnats ? Mon père qui a vécu jusqu'à environ 35 ans en Auvergne se considérait comme un véritable autotochne, un pays comme on disait (prononcer païsse), mais il devait bien être le seul ...

Plus 1 Petit à Vichy, et les 2 Driout et Giard de Chamalières cela fait 12 sur 36 nés en Auvergne !

Ils se font une drôle d'idée de la France les amis de Renaud Camus ! Il y a plus d'un million de personnes qui font de la généalogie pour leurs loisirs personnels, qui hantent les archives et les bibliothèques, qui sont amateurs d'histoire locale et attachés aux traditions culturelles du terroir, voilà un public tout trouvé pour une chaîne de télévision qui exploitera le patrimoine de l'INA !
Ceci dit je crois que la vision de la culture selon Saint-Renaud Camus est très étroite, pour lui et ses séides c'est la vulgate de la culture universitaire style internationaliste à la George Steiner telle qu'elle était enseignée dans les années soixante du siècle dernier ! C'est à dire une infime partie de l'héritage culturel des Occidentaux sans parler des autres peuples. Il manque la culture scientifique et technique pour lequel ils sont aveugles, toutes les traditions dites folkloriques, tout ce qui n'est pas exportable immédiatement sous forme sonnante et trébuchante, tous les artisanats, la religion populaire qu'on appelle aussi superstition, les parlers du terroir etc.
Enfin bref tout ce qui fait le sel d'une nation à proprement parler, son caractère idiotypique, son idiosyncrasie qu'il est de bon ton de moquer quand on a passé par certaines écoles.

Mon père ne parlait pas le patois auvergnat, hors quelques mots, mais il aimait les paysans ... il voulait être ingénieur-agronome mais il rata l'entrée d'agro en 1941, ceci dit il travailla quand même dans le secteur alimentaire, beurre, lait, fromages etc en contact avec la paysannerie française.
Au fond le plus grand bouleversement de la France, c'est que d'une nation encore paysanne en 1950, elle soit devenue citadine d'où perte des cultures traditionnelles et des repères qui allaient avec.

Marcel Bleustein-Blanchet qui était un publiciste parisien et donc au faîte de la mode par définition, mesurait le grand écart entre l'époque de son enfance puisqu'il était né en 1906 (à Paris certes ...) et son dernier âge puisqu'il est mort en 1996.
Il y a eu de tels bouleversements dans ce siècle qu'il n'est pas étonnant que certains aient eu le tournis !
Ceci dit ce n'est pas terminé et la mondialisation accroît encore la vitesse des changements.

Pierre Bonte présentait les gens du terroir dans une excellente émission mais je doute qu'elle ait l'heur de plaire aux adeptes de "la grande culture" (n'oubliez pas de rouler les r en ouvrant grands les yeux comme si vous aviez vu le croquemitaine) !
Roger Gicquel faisait de même sur FR3 après 1980 sur la Bretagne ...

Jean Le Poulain faisait remarquer qu'il n'y a pas deux cent grandes pièces dans le répertoire du théâtre classique donc si on se refuse à jouer le Boulevard, on se condamne à la répétition ...
Moi je sais que je regrette la disparition du Théâtre à la télé, enfin bon ...

Pas mécontent d'avoir enterré cette année ...

Mouton fâché vous souhaite la bonne année ...

Dans un livre consacré à Henri Mondor, l'auvergnat de Saint-Cernin, je trouve un vers fameux - que j'ignorais - et un brin cocardier de Pierre-Laurent Buirette de Belloy, de Saint-Flour, dans son Siège de Calais : "Plus je vis d'étrangers, plus j'aimai ma patrie."
D'autres poètes d'Auvergne : François Maynard, né à Toulouse mais président à Aurillac, Louis de Boissy, de Vic-sur-Cère, Pierre-Abel Hauvette, un ami de mon père, né à Clermont-Ferrand le 18 janvier 1924, mort en 2003, auteur de "Noces marines" et de "Mélancolies" qui contient des "Stances" datées d'août 44 et qui lui sont dédiées.
N.B : Il est le fils de Jacques Hauvette (°1884-1951), ingénieur chimiste et le petit-fils du colonel d'artillerie Maurice Hauvette (°1854-1912), X 1874 et de Marie Michelin (°1856-1953), soeur d'André et d'Edouard.

Les "voeux" de Nicolas Arkozy : "La France, c'est pas fini !", mais le français, si ! semblerait-il dans cette bouche.

Le préfet de police de Paris, le célèbre Pierre Mutz a été mis k.o par le tribunal administratif dans l'affaire de la potée au cochon du Bloc Identitaire, sale temps pour les amis d'Arkozy 1er !

Moi vous comprenez je défends la potée auvergnate ! Vive le lard tant que ça y est pas du cochon !

Je propose que cette année la France déclare la guerre au reste du monde afin de permettre à Monsieur François Hollande de s'affirmer. Je suis pour la paix des ménages et je m'inquiète de la suite des évènements depuis que Ségolène a le vent en poupe ...

Nicolas Sarkozy a l'air d'avoir été dessiné par Hergé pour Le sceptre d'Ottokar comme un de ces ridicules petits tyrans de l'Europe centrale de l'entre-deux guerres attendant de faire un putsch et de renverser la République !

Il est de coutume en début d'année de faire des voeux mais comme je n'ai personne à qui les apporter je vais me les retourner. Voyons réfléchissons et mettons des conditions restrictives (nous avons des moeurs honnêtes et ne voulons pas abuser de la situation), s'il n'y a qu'un seul voeu qui puisse être exaucé, lequel me plairait-il de voir advenir : être couvert d'argent, crouler sous les honneurs ou bien être distingué par le génie ? Je crois bien que tout compte fait, je préfère la troisième solution. Oui, mais si tu n'es jamais reconnu de ton vivant ? Qu'importe je fais encore une bonne affaire sur le long terme. Et si même après ta mort tu tombes encore dans l'oubli ? Eh bien tant pis ce sera pour la beauté de la chose et la gratuité du geste.

Au bord d'une onde solitaire, je songeais au destin d'un jour ...

J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique
La ville et la campagne, enfin tout ; il n'est rien
Qui ne me soit souverain bien,
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique.

Ecrivait La Fontaine un jour de lucidité.

Je suis en train de lire "L'ange exterminateur", une biographie non autorisée de Bernard Arnault, fort bien faite d'ailleurs par Airy Routier et qui se laisse lire avec plaisir. En voyant tant de millions qui valsent et qui voltigent devant ses yeux, on serait bien tenté d'en attraper quelques-uns au passage mais d'autres ont déjà dû y penser avant moi !

J'avais vu récemment Bernard Arnault à la télévision, en grande forme, visiblement très content de sa place de numéro un parmi les français, au moins par la fortune. Je ne connais pas ses projets hormis son centre culturel dans la jardin d'acclimation. Je ne suis pas un fanatique de Frank Gehry même si l'ancien Américan Center à Bercy n'est pas désagréable et que son musée Guggenheim de Bilbao a été un grand succès auprès du public. Mais il a tendance à se répéter, je trouve ... le centre musical Disney à Los Angeles était déjà le prototype de ses successives réalisations culturelles.

Calatrava est plus jeune et surtout d'une formidable intelligence créative. Ce qu'il conçoit est complètement inédit et n'est pas un simple décor, c'est vraiment d'une conception organique digne de l'ingénierie de la Tour Eiffel pour prendre un exemple consacré dans l'ordre de l'architecture moderne.

J'ai toujours aimé l'architecture ... organisation de l'espace, lutte contre les forces de la pesanteur. Défi au temps ... qui érode tout, qui corrompt les pures conceptions de l'esprit à travers la matière rebelle. L'intelligence de l'architecte mêne une lutte contre la résistance des matériaux à laquelle je suis sensible.

Dans l'affaire de la soupe au lard du Bloc Identitaire, le juge des référés du Conseil d'Etat ne juge pas les actes mais les intentions qu'il croit politiquement mauvaises ! En cela il sort du rôle qu'attribue au Conseil la Constitution et la jurisprudence institutionnelle, je conseille vivement au Bloc d'attaquer la décision ainsi prise à la va-vite soit devant le Conseil Constitutionnel en s'adressant directement aux députés afin qu'ils le saisissent sur la légalité de cette procédure, soit devant la Cour européenne des droits de l'homme.

Le Premier Ministre étant le président en titre du Conseil d'Etat, il faudrait d'ailleurs commencer par l'interpeller publiquement pour connaître sa position sur cette question. Soit il accepte la décision du Conseil et sa censure politique et il faut qu'il en tire toutes les conséquences en demandant la dissolution du Bloc Identitaire, soit il se refuse à l'avaliser et il doit tout mettre en oeuvre pour empêcher ce genre de décision d'être appliquée. Je rappelle que le général De Gaulle n'a pas hésité à passer outre l'avis du Conseil d'Etat lors de la réforme de 1962, ce n'est donc pas un précédent.

On ne peut pas permettre au Conseil d'Etat de s'arroger un pouvoir politique, ce serait aller vers une dérive grave des Institutions de la Vème République.

Condamner les soupes au cochon c'est comme interdire les boucheries hallal et casher, ce juge vient de faire commettre un pas de clerc au Conseil d'Etat français que n'importe quel gouvernement démocratique dénoncerait en Europe et partout ailleurs dans le monde.

02/01/2007
Communiqué du maire de Paris relatif à la distribution de soupe au cochon.
Par M. Bertrand DELANOË.
Je prends acte, en la regrettant, de l’ordonnance du juge des référés au tribunal administratif de Paris, qui a autorisé le 22 décembre l’association d’extrême droite « Solidarité des Français » à reprendre sa distribution de « soupe au cochon ».
Cette décision est d’autant plus étonnante qu’elle reconnaît que cette action ( je cite ) « poursuit un but clairement discriminatoire ».
Je souhaite donc vivement que le Préfet de Police fasse appel de cette ordonnance, espérant que le Conseil d’Etat aura, comme d’autres tribunaux administratifs dans un passé récent, une interprétation différente des principes républicains.
Je rappelle que dès juin 2004, le Conseil de Paris avait voté un voeu demandant l’interdiction de cette distribution qui exclut sciemment les personnes de confession juive et musulmane.
Face à cette initiative aux relents xénophobes, je veux exprimer à nouveau la volonté de la municipalité de dénoncer et de combattre toute forme de discrimination, de racisme et d’antisémitisme.
En cette période hivernale où les besoins de solidarité sont toujours plus criants, je veux également rendre hommage aux milliers de Parisiens qui, sans « faire le tri » entre nos concitoyens dans le besoin, consacrent leur temps et leur énergie à les aider.
Ce faisant, ce sont aussi les valeurs et l’identité de notre ville qu’ils honorent.
Avant même que le Conseil d’Etat se soit prononcé, je demande bien entendu à Monsieur le Préfet de Police de tout mettre en œuvre afin que ces agissements indignes ne puissent provoquer de troubles à l’ordre public.

Cela se passe presque de commentaire ! L'identité de la ville de Paris interdit "la soupe au cochon" d'après le maire ! Je lui propose de demander l'interdiction du célèbre restaurant "Au Pied de Cochon" des Halles, clairement discriminatoire vis-à-vis des juifs et des musulmans !
Bien entendu les boudhistes et les végétariens sont en droit d'attendre des égards identiques ... je crois bien qu'on va avoir du mal à se restaurer à Paris dans quelque temps qu'on soit touriste, mendiant ou simple citoyen !

Quoiqu'il en soit on ne peut pas accepter les atteintes aux libertés fondamentales dans la République française, et non seulement il faudra que le Bloc Identitaire continue la lutte sur tous les plans dans cette affaire mais il va falloir faire en sorte que Bertrand Delanoë rende compte de ses actes politiques et judiciaires à ses administrés. Le peuple de Paris a toujours su se soulever contre de tels agissements.

Les idées politiques de Bertrand Delanoë sont tout juste dignes de la Tunisie de Bourguiba et Ben Ali dont il est natif.

"Porcina Gallica" que cela plaise ou non aux estrangers venus d'outre-mer, la France est le pays de la cochonaille et particulièrement Lyon, capitale de la gastronomie française et elle entend le rester depuis que Pline a parlé de l'Omassum, un succulent plat de tripes. C'est ainsi que les chair-cuitiers de Lyon ont pris comme armes "d'or à un porc passant de sable, au chef d'azur chargé de trois cervelas d'or", voilà qui ouvre l'appétit ! Rabelais nommait ses personnages Friselardon, Gras-Boyau, Godiveaux, Boudinandière et Cervelat ! Les gratons sont aussi un délice. Et comme disait Edouard Herriot, le maire perpétuel de Lyon, "l'andouillette c'est comme la politique ça sent toujours un peu la m ..." ! Avis à la population votante !

Je conseille à ce garçon qui a soi-disant voyagé (au moins sur le site de Renaud Camus) d'aller jusqu'à la capitale des Gaules goûter sa gastronomie et notamment sa soupe au chou et au saucisson de Lyon, cela lui fera les pieds - de cochon.

On va le faire mijoter à feu doux jusqu'en mars 2008 le Delanoë et après cela on va le jeter en pâture à ces cochons de votants de parisiens comme un bon ragoût de part chez nous bien revenu dans sa graisse de porc !

Raphaël Juldé a décrété "2007, année sans fesse", ça ne le changera pas beaucoup !
Il devrait ouvrir un nouveau bar Ty Koz puisque c'est visiblement le lieu où il étudie le mieux la nature humaine, si j'étais banquier je le soutiendrais dans ses efforts d'animation de la vie nocturne de Laval-ès-Mayenne.
Donc bonne année sans fesse, Half ! Et à la tienne ... oups !

Je finis de lire un livre sur la Banque Lazard, tout cela ne me dit pas comment je vais gagner une fortune, pourtant il faudrait que je commence à m'en occuper sérieusement. Moi aussi je veux ressusciter parmi les riches !

Topo sur la ville de Paris : en mars 2008 aux prochaines municipales Bertrand Delanoë est vulnérable, son seul atout c'est l'actuelle division de la droite (déjà 2 candidatures inutiles). On doit pouvoir exploiter les différents errements de sa gestion des finances de l'hôtel de ville pour le mettre en difficulté et le mécontentement que ses initiatives ont développé par exemple dans le domaine de la circulation ou ses échecs comme dans l'organisation des jeux olympiques face à une ville de Londres qui surclassait aisément Paris par sa puissance financière. La perte de compétitivité de la capitale française est un fait acquis, le déclin de son attractivité doit largement à l'actuelle municipalité et à ses alliés écologistes. Paris ville-musée est de moins en moins une capitale économique et encore moins digne de son ancienne dénomination de ville-lumière.
L'affaire de la soupe au lard dans laquelle le maire vient tristement de s'illustrer joint au ridicule de la chose l'odieux d'une attitude autocratique et d'un souci déplacé de placer l'intérêt idéologique avant le soin d'une ville par essence touristique. Si à Tunis on ne peut pas ouvrir un "Pied de Cochon", Paris n'étant pas la capitale d'un état musulman n'a pas vocation à devenir le lieu de l'anti-France telle que Bertrand Delanoë la rêve. Il concourt pour les jeux olympiques de la connerie depuis quelque temps comme son maître Jospin aux élections de 2002.
Ce sont les lumières de l'obscurantisme et de la bêtise qui se sont abattues sur la capitale de la France grâce à l'action de son premier magistrat et de ses édiles occulto-mystagogues pour ne pas dire mystificateurs de parisiens qui n'en avaient certes pas besoin et que je vois bien déprimés fuyant le plus possible la ville chaque fin de semaine pour se mettre au vert.
Paris ville morne et confite dans la dévotion écolo-socialiste, rêve sinistre dont je tâche de me réveiller !

L'alter-France dont rêvent les amis de Bové et de Delanoë qui devrait commencer par effacer la France éternelle finirait par ne laisser en place qu'un désert d'hommes et d'idées si l'on n'y prenait garde !

Quand la tête pourrit - et Paris a toujours été la tête de la France - c'est que le poisson est bien malade.

La littérature c'est du temps perdu - comme on dit de ces desserts qui sont faits avec du pain perdu - c'est à dire exactement le contraire de ce que l'on apprend dans les écoles : l'optimisation du temps !
Dans la vraie littérature on explore le monde intérieur, dans le monde exact qui nous entoure on est sommé de se déployer en actes !
Inutile de dire que dans ce clash des consciences modernes, il y a un abîme pour la pensée qui doit faire un grand écart constant entre le commerce des âmes et le commerce tout court !
La bonne conscience, oui, mais pas la conscience tout court, l'exhibition des corps et des moeurs pas l'inhibition et l'introspection des âmes !
La fleur est sommée de donner son fruit et de s'épanouir le plus tôt possible, adieu douce lenteur ! La Cerisaie dépeinte par Tchekhov s'évanouit comme un songe sous les ombrages ... cela fait penser à la Lune du baron de Münchausen où un jour vaut un an sur Terre et où les saisons passent plus vite que la raison.

Ce n'est pas pour rien qu'on a constaté un avancement de l'heure de la puberté ... tout vient à point à qui ne sait pas attendre, c'est la quintessence de la modernité. Il faut être fashion victim !

L'américain Jeff Bezos, propriétaire d'Amazon.com avec son projet Blue Origin, et l'anglais Richard Branson, propriétaire de Virgin avec Virgin Galactic Spaceship projettent de mettre l'espace à la portée de toutes les bourses ou presque ... cela laisse rêveur ! Ceci dit Dassault au lieu de construire des Rafales aux frais du contribuable français alors que personne n'en veut aurait mieux fait de se lancer là-dedans ! Bezos né en 1964 est d'origine suisse mais américain de nationalité, on voit que ce ne sont pas des français mais des anglo-saxons qui ont conservé l'esprit "nouvelle frontière" !

Encore une fois comme dirait Faré - François-René Rideau - c'est l'histoire du poney qui recommence. Si vous avez un vélo, vous voudrez une mobylette, une moto ce sera juste vous aurez besoin d'une voiture, une auto c'est ridicule il vous faudra au moins un bateau, un navire ne vous suffira pas pour voler il vous faudra un avion, un jet vous paraîtra un peu lent et insuffisant vous aurez besoin de la capsule spatiale !
Inutile de dire que le communisme des rêveurs - chacun selon ses besoins - est encore loin avant d'être la terre promise de tous !

"Mon petit chez moi" ou "un grand chez les autres" comme alternative ? Non pas puisque nos besoins sont au moins égaux à nos rêves ... et donc on se sent un peu à l'étroit dans toute réalité. Nous sommes tous des "Petit Prince" !

La lecture comme loisir de pauvre ... c'est une évidence ! Le vrai déficit de la littérature il est bien là, être un érudit en matière de Belles-Lettres ne vous pose pas un homme, ce n'est plus gratifiant socialement !
L'intellectuel le nez plongé dans son bouquin est le bouffon de la société de consommation.

Avoir une bibliothèque - une librairie comme disait Montaigne - ne représente rien ! Tous les faux nez de la planète - refaits par la chirurgie esthétique - sont beaucoup plus importants.

Le Budget 2007 de la ville de Paris est adopté.
Le projet de budget 2007 de la ville de Paris, d'un montant de 6,7 milliards d'euros, a été adopté mardi par le conseil de Paris.
C'est le dernier budget en année pleine pour la municipalité dirigée par Bertrand Delanoë et il est largement consacré à la solidarité, avec 2,08 milliards d'euros, soit une hausse de 70% depuis l'an 2000, avec notamment à partir du 1er janvier la création d'une nouvelle aide "Paris solidarité habitat" pour les 15.000 familles peinant à payer leur dépenses en gaz et électricité. De même, le montant du budget consacré à la politique des transports se monte à 782 millions d'euros, avec notamment un doublement de la participation de la ville par rapport à 2006 au financement du STIF, le Syndicat des transports d'Ile-de-France. Suite à une longue négociation avec les Verts, 210 millions d'euros seront consacrés au logement social en 2007, dont 100 millions d'euros pour muscler la politique de préemption de la mairie en matière de logement social de fait, ces logements privés à loyers modérés.
Les Verts ont finalement obtenu une rallonge de 36 millions d'euros par rapport aux 174 millions initialement prévus pour 2007. Le budget 2006 du logement était de 135 millions d'euros.

70% d'augmentation du budget social depuis l'an 2000 !
Et n'apparaissent pas dans ce budget les emprunts pour financer le tramway ...

Entre Françoise de Panafieu et Bertrand Delanoë, on se demande si les parisiens doivent choisir entre la peste ou le choléra ? La Panafieu est pour le droit de vote aux étrangers et le Delanoë pour la charia à Paris !

"Le développement durable", tarte à la crème invoquée par Ségolène Royal - et quelques autres - qui est contre et se prononcera pour la décadence totale et définitive ?

Je vais me présenter à la présidentielle comme le candidat de la décadence ! Tel ce chanteur punk, Philippe Katerine, moi aussi je veux arrêter le son de la politique ! Car au fond tout cela n'est que du bruit, ou bien, ou bien ... c'est ce que les gens aiment comme musique ? Vive la déchéance ! Ce sera mon slogan de campagne.

Bruit gaussien ... j'oublie toujours qu'une campagne électorale c'est cela surtout ! Bruit blanc ... je vais m'acheter un caisson d'isolement sensoriel chez Castorama.

Les chiens aboient pendant que la caravane passe ... certes mais on peut quand même s'amuser de leurs vains efforts !
Pierre Assouline se prend pour Francis Pisani qui est un spécialiste du Net mais de quoi notre factotum du "Monde" ne se charge-t-il pas d'être le spécialiste ?
Un petit copier-coller, cela ne fait pas de mal :

Paul, ce qui est grave, ou plutôt ce qui est dommage, n’exagérons rien, c’est de constater les ravages que l’esprit Wikipédia a déja pu commettre sur un esprit aussi éclairé que le vôtre car votre défense principal de l’outil participatif consiste à dire que sur le papier, c’est pire, c’est bourré d’erreurs, bref on nous ment depuis longtemps, heureusement que les citoyens sont là pour rétablir la vérité ! Allons ! Vous pouvez sérieusement dresser la liste des incontestables erreurs, désinformations flagrantes et contre-vérités par vous relevées ces dix dernières années dans l’Universalis ou la Britannica ?
Christophe Henner, J’aimerais vous répondre mais vous alignez tellement d’énormités que ça va être difficile. Votre présence même dans ces colonnes prouve déjà que, contrairement à ce que vous écrivez, on peut corriger un journaliste. Ensuite, si je vous ai bien compris, vous connaissez donc un certain nombre de journalistes que vous regardez dans un certain nombre de rédactions car vous SAVEZ qu’ils ne font pas de recherches. Ah oui, vous le déduisez de leurs articles. Bon, eh bien continuez ! Vous vous demandez comment on permet aux journalistes et aux professeurs de dire "des choses fausses en tout impunité". En effet, il faudrait voir à sanctionner ce délit. Enfin, si je vous ai bien compris, tout le monde fait des erreurs, pas seulement Wikipedia, errare humanum est, eh oui cher monsieur, en effet ! bonne journée.
Markov, J’aime bien votre commentaire qui me dément au début et me confirme à la fin. Vous commencez par dire qu’il n’y a pas d’experts chez Wikipédia et vous finissez par dire que leurs décisions de modification sont consensuelles. A part ça, sachez que ce n’est pas en répétant un mensonge plusieurs fois que vous lui donnerez de l'authenticité. Malgré vos dénégations, n’importe qui peut constater ce qu’il en est des experts de Wikipédia en consultant le chapitre "administrateurs" de sa page d’accueil. Vous ne vous rendez même pas compte qu’en répétant qu’il n’y a aucun contrôle chez eux, vous les enfoncez en croyant les défendre.
Y a bon Banania, vous devriez inscrire en lettres de néon au-dessus de votre bureau cette forte pensée : "C’est avec les jeunes sots qu’on fait les vieux cons".
Serge, Merci. C’est tout le problème de la source.
Côr-Paris, quand vous dites que mon blog "mériterait modification", vous avez tout dit et fait tomber le masque.
Français au Mass, non désolé, je n’ai pas d’idée géniale à lancer en ce moment sur le marché mondial et croyez bien que je le regrette souvent, le matin ...
Spiegel Sandgirl, mais non rien a voir, le mien était un vendeur de Castorama autodidacte en art qui volait pour se faire une collection, l’autre est un conservateur en chef des manuscrits rares qu’il revendait à l’étranger !
Signé Pierre Assouline le 10/1/2007 à 17h20.

Bien entendu, il n'y avait aucune erreur dans le texte qu'il a signé puisqu'il est un authentique "adviser" de Gallimard et du Monde. J'ai juste dû corriger une bonne douzaine de fautes d'orthographe, de ponctuation, de syntaxe etc, il doit en rester, avis aux vrais chercheurs !
Une petite anecdote : Anatole Abragam qui était un grand physicien - toujours vivant mais assez âgé donc à la retraite - racontait que quand il publiait un livre d'enseignement il avait l'habitude de refaire tous les calculs sauf une fois où il fit confiance à l'auteur dans lequel il pompait, bien entendu le calcul était faux pour sa plus grande mortification !
Résumons tout le monde fait des erreurs, les prix Nobels comme les médailles Fields, et le reconnaît à un moment ou à un autre bon gré mal gré, sauf Monsieur Pierre Assouline et les rédacteurs de l'Encyclopedia Universalis et de la Britannica, ses lectures favorites d'où il tire sa science infuse !
Pfuit ! C'est beau d'avoir gardé de telles certitudes à cet âge ...

Croyez ma vieille expérience d'arpenteur de bibliothèques et d'archives, c'est plutôt l'exactitude qui est l'exception !
La science progresse en grande partie parce qu'elle reprend de vieilles expériences et qu'elle raffine sur les mesures, pourquoi voudriez-vous qu'il en soit autrement pour les travaux de pure érudition ?
Certains disent que nous sommes des pinailleurs ... mais c'est dans les détails que se trouve le diable - ou le bon dieu parfois - trop rarement peut-être !
Quand on voit tout en gros, on voit tout net, mais qu'a-t-on vraiment vu ? L'ombre des préjugés.

Moi je dis que Juldé au Lycée cela finira comme "Le crime de Monsieur Lange", car à vouloir imiter l'ange, on fait la bête, c'est bien connu !

Columbine-sur-Mayenne, Half en trench-coat noir, le fusil à pompe sous le pan du manteau pénètre nuitamment dans le dortoir et allume le veilleur de nuit non sans avoir niqué préalablement la CPE principale ...

Mais moi je signe mes crimes "Pidiblue" sur One Chord Wonders.

Boire la Loire.

De Nantes au mont Gerbier-de-Jonc, il y a une richesse et une diversité de vins aussi royale que la Loire elle-même.

J'adore les fleuves ... La Loire, je n'arrête pas d'y penser. C'est un rythme, une couleur, une association permanente entre le ciel et l'eau, où chaque élément garde son autonomie.
J'ai grandi dans cette couleur-là.


De qui est-ce ? De l'acteur Jean Carmet (°1920-1994) qui manifestait un vrai sens de la langue et de l'incongru au saut du lit.
Les écrivains ne sont pas toujours où on les croit.

Depuis que j'ai la parole, je parle toujours du coin où je suis né avec un peu de lyrisme et un patriotisme parfois suspect. Mais toujours avec une foi totale. C'est un pays qui m'est nécessaire.

La maison de Rabelais s'appelle La Devinière. Elle est construite en tuffeau, c'est une maison idéale et magique. Les pierres sont blanches avec un peu de bleu transparent, souvenir des vignes.
La "tuffe" reste blanche toujours, elle se régénère.
Alors que le grès des marches est usé par la trace des pas.


On voit avec l'imagination. Et qui mieux la portent que de simples mots tirés d'un langage le plus courant ?

Il faut un peu oublier ses rôles d'idiots qui ont trop fait pour sa gloire comme "Le grand blond ...", pour se rappeler son douloureux "Curé de Tours", son Père Grandet, le "Bouvard et Pécuchet" avec Marielle, "La Victoire en chantant", "Comment réussir ...", "Dupont Lajoie" etc. Jean Carmet c'est un acteur de la maturité, pas vraiment le physique du jeune premier ! Comme les bons vins il se bonifiait en cuvant ...
Riche talent qui fait pâlir les jeunôts du jour. Son nez bosselé, sa trogne, sa courte taille en faisaient un français un peu plus que moyen par la finesse de terroir qu'il aspirait par toutes les pores et dans la langue française qu'il malaxait tel un vieux cépage du Val-de-Loire.
Temps enfuis d'acteurs originels ...

Il faisait partie des grands seconds rôles du cinéma français comme Carrette ! "Il ne faut pas se fier aux physique des gens !" lance-t-il à Gabin, "Avec vous si ! Vous avez la gueule de travers et la mentalité biscornue : vous êtes synchrone !" lui rétorque Gabin.

Contrairement au Bourgueil de Jean Carmet, à son Saumurois, à son Anjou, il n'y a pas de vignoble du côté de Saint-Benoît-sur-Loire, donc pas de tentation, Carmet y aurait été très malheureux ! Au nord, au-delà de l'immense forêt d'Orléans, c'est le Gâtinais dont la capitale est Lorris-en-Gastinois (Guillaume de Lorris l'auteur du Roman de la Rose en est natif), pays où j'ai vécu la première année de ma vie, au sud de la Loire commence la Sologne (ma tante Zette possédait une maison enfouie sous le lierre "La Rabolière" à la Ferté-Beauharnais, capitale de cette région si singulière, c'est Bertrand Grison, son dernier fils qui en a hérité). L'Orléanais est donc une terre plus pauvre que la Touraine et l'Anjou mais c'est une terre historique entre toutes. Il faut remonter au-delà de Gien pour retrouver avec le Pouilly et le Sancerre des vins réputés.
Je ne suis pas un buveur de vin, en tout cas pas de vin rouge, le blanc oui à la rigueur. Mes délices ce sont plutôt les liqueurs comme le Cognac et l'Armagnac, les eaux-de-vie à la Cerise comme les liqueurs de Griottes par exemple et évidemment le Champagne, je n'ai pas des origines champenoises pour rien !
Et donc en conclusion je ne suis pas un abstinent comme Raphaël Juldé même pour le sexe ...

Curieusement j'ai aussi beaucoup d'ancêtres qui ont vécu entre Saint-Jean d'Angély, Angoulême, Jonzac, Barbezieux, La Rochefoucauld, Ruffec, c'est à dire toute la région qui produit le Cognac, sans compter ceux qui sont originaires de la région de l'Armagnac comme les Galard ... peut-être m'ont-ils transmis leurs gènes et leur palais !

Ma mère comme je l'ai dit est de la Sarthe, elle est née à Tassé.
Sa famille est du coin, d'Avoise notamment, son père était de Sablé-sur-Sarthe. Sa soeur Simone Weber a vécu quarante ans à Précigné.
La célèbre abbaye bénédictine Saint-Pierre de Solesmes est aux portes de Sablé.

Moi je suis ma propre heure et qui m'aime me suive ...

La plus belle réplique du cinéma français - ou presque - Robert Dalban dans "Un idiot à Paris" : "Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot c'est te dire si dans la vie j'ai entendu des conneries mais des comme ça jamais !", cf sur Youtube cet extrait hilarant. En ce moment j'ai l'impression d'être à la place de Dalban-Patouilloux, maire de Jaligny, mais mon village c'est la France et elle est remplie de bredins ...

Autant le dire tout de suite Philippe Noiret n'a jamais fait mes délices - malgré sa belle voix - je n'irai pas jusqu'à dire comme ce réalisateur italien que c'était l'acteur le plus emmerdant au monde - mais enfin je le trouvais quand même bien monocorde. Il a joué quelques bons rôles comme dans "La vieille fille" ou son "Alexandre le bienheureux" mais sa palette était assez pauvre au final.

Robert Dalban encore un grand second rôle ... le voir donner la réplique à Paul Meurisse, un de mes acteurs fétiches alias le commandant Dromard est un plaisir de gourmet.

Jean Carmet dit un truc très juste, dans "Le déjeûner sur l'herbe" de Jean Renoir, tout le monde joue faux mais si quelque acteur se glissait parmi les autres pour jouer juste cela gâcherait le ton du film ! Ce serait comme une touche mal placée dans le tableau, une nuance désaccordée, un ton criard dans la couleur générale.

Jean Carmet savait produire le charme du rebondissement que ce soit en écrivant ou en narrant le texte des autres auteurs.
Il introduisait une légère hésitation dans sa diction qui nous laissait suspendu à la suite de ses propos ...
En fait c'était un acteur d'une grande finesse sous des dehors rugueux et mal équarris.

Si je faisais payer tous les corniauds qui viennent se désaltérer l'oeil sur mon blog il y a longtemps que je me serais enrichi - comme tout le monde - à défaut d'être devenu plus malin ...

On ne plume bien que les idiots ... c'est ce qu'il faut se répéter tous les jours.

Les Alpes françaises - que je connais très bien - ce n'est pas mon domaine. C'est un décor - certes grandiose - qui est devenu le terrain de jeu de la France moderne depuis une cinquantaine d'années, mais le souffle de l'histoire n'y est jamais passé ou quasiment, d'ailleurs venues tardivement dans le giron du territoire national, elles n'ont jamais joué un grand rôle dans la détermination de notre destin. Leur importance économique actuelle ne cache pas leur ancienne pauvreté. Grenoble est néanmoins devenue aujourd'hui un grand pôle de recherche, depuis les Jeux de 1968.
A mes yeux le centre de gravitation politique de la France en-dehors de Paris où je vis, c'est le Val-de-Loire terre royale pendant longtemps, la Lorraine et la Champagne, terres d'invasion où s'est toujours joué le sort du pays ... et j'ai des racines dans tous ces endroits. Et puis si on s'enfonce dans le passé le Périgord et les Pyrénées (qui sont aussi des lieux où j'ai mes origines) sont des terres de présence humaine antédiluviennes qui laissent loin derrière elles tout cet Orient dont on nous rebat les oreilles ...
En clair j'ai tout ce qu'il me faut ici même et en moi pour me raconter une histoire de France à ma manière qui se passe fort bien de toute concession à la recherche universitaire et à l'idéologie du moment, vaste supercherie et fumisterie manifeste.
Je parle de la France à ceux qui me lisent parce que personne aujourd'hui ne sait plus le faire.

Au travers de la langue, au travers de ses paysages et de son histoire, je lui dessine un avenir qui ne tient qu'à elle-même ...

Disons les choses telles qu'elles sont, ce que racontent les candidats à la présidentielle ne m'intéresse absolument pas et je m'en passe fort bien.

Je suis serein et indifférent à la rumeur du monde ... comme De Gaulle qui répétait à ses interlocuteurs dubitatifs devant les évènements : "La France nous enterrera tous !".

J'aime bien Juldé, il est stoïque et finalement bien plus français que Lapinos tout embrenné d'idéologie fumeuse et étrangère, marxiste ou catholique. Juldé de Mayenne enraciné dans son coin de France, parlant français à tous les échos ... il n'a qu'un seul vice : il ne boit pas ! Tout cela parce que son père abusait un peu de la dive bouteille ... bah ! mon vieux Raphaël avec un nom d'archange comme le tien qu'as-tu à craindre du don des dieux ?

Bayrou le béarnais ? Ce régional de la course à l'échalote élyséenne ... il m'emmerde avec son Europe, s'il connaissait un peu mieux la commission de Bruxelles et les irresponsables qui y travaillent - j'ai eu la visite de l'un d'eux hier même - il cesserait de nous casser les burnes avec son fédéralisme à la noix dont personne ne veut parmi les vrais européens.

Quant à de Villiers, on sait que son porte-parole Guillaume Peltier est contre la soupe au lard : tout un progamme en effet ! Il n'y a pas une religion qui interdise les mojettes de Vendée par hasard ?

Peltier et Bayrou deux petits profs d'histoire à la mord-moi-le-noeud ... formatés par Alma Mater, c'est tout dire !

Je rêve qu'on assassine les départements français dont j'ai horreur et qui ne servent à rien sinon à engraisser quelques milliers de fonctionnaires et d'hommes politiques surnuméraires.

Comme les noms de pays sont beaux et comme les noms de département sont hideux !

Chirac ? il avait un bon fond malheureusement il est passé par Sciences Po' et l'Ena, ça lui a complètement retourné le cerveau, il s'est mis à croire à toutes les coquecigrues du moment, de l'appel de Stockholm à l'Algérie française, jusqu'au drapeau européen qu'il fourrait dans son dos à chacune de ses interventions pour imiter Mitterrand ...

Sarkozy, c'est l'homme des gadgets américains ... comme Servan-Schreiber, c'est tout dire ! C'est toujours l'homme du jour et rien que cela comme le présentateur de la météo.

Moi je préfère être l'homme de l'éternité ...

Franchement mon petit Half un écrivain qui ne boit pas, ça ne la fait pas !
Du coup tu ne baises pas : ça va bien ensemble !

Chirac était sorti major de l'école de cavalerie de Saumur, il aurait peut-être mieux de fait de continuer dans cette voie militaire ...

Je suis en train de lire "Le ruisseau des singes" de Brialy d'un style aussi plat que son jeu d'acteur. Sa popularité m'échappe et je reste imperméable à son charme. Je ne me souviens pas de l'avoir jamais vu incarner de manière magistrale quelque créature de fiction que ce soit ! Par contre c'est un parfait mondain ... mieux encore que Jacques Chazot qui avait trop d'esprit et la langue si pointue qu'il ne pouvait être autre chose qu'un pique-assiette, un amuseur pour les dîners d'amphytrions huppés, d'ailleurs incapable contrairement à Brialy de faire sa pelote ! Notre pauvre danseur mondain à force de faire des pointes au dépens des autres s'est retrouvé tout solitaire, Jean-Claude Brialy l'a recueilli mal en point dans son château où il a fini ses jours rendu au silence, atteint d'un cancer à la gorge, cruel paradoxe pour un bavard impénitent, créateur de cette Marie-Chantal parisienne qui est morte avec lui !

Chazot comme Bory et Peyrefitte était de ces homosexuels qui faisaient une figure originale dans notre monde de pieds-plats.
Je regrette ce temps ... et je ne me reconnais pas du tout dans le mien trop peu littéraire pour me rendre disert.

A quoi bon user son esprit dans un monde de balourds ? De sociologues, de médiologues, de sarkozologues ...

Je me suis pénétré du prêche dominical de Monseigneur Sarkozy, président in partibus, curieusement j'ai eu le sentiment qu'il y avait un oursin dans tout ce caviar ... mais d'où peut bien me venir cette bizarre impression ?

Cocteau une libellule qui voulait avoir l'air d'un aigle ... à deux têtes qui plus est !

Je n'aime Cocteau que dans son salmigondis d'influences diverses du cirque à la mondanité, lui se voulait un mage et une lumière ! Trève de plaisanterie, nous ne fréquentions pas les mêmes pythies !

Halte aux prophètes ! A ce sujet Juan Asensio sur "Hait-et-Fort" ouvre ses commentaires, quoi ? il s'ennuie déjà d'être tout seul, pourtant c'est bien ce qui risque de perdre notre Lucifer, s'abaisser à rencontrer les humbles mortels du monde sublunaire ! Si le Stalker ouvre sa Zone aux miasmes humains de notre temps, il va ensuite tomber dans toutes les tentations ... et nous faire des grossesses littéraires nerveuses !

Les beaux anges ne sont plus ce qu'ils étaient, "Le beau Serge" incarné par Gérard Blain se réincarnait pourtant si bien dans "Le beau Juan" ! Tout à fait le rejeton trisomique de Serge tombé dans l'alcool...

L'autre Nicolas - Dupont-Aignan - a été le seul à soutenir la soupe au lard du Bloc Identitaire, curieusement il a été interdit de parole au rassemblement UMP de la Porte de Versailles - de la France pour tous et de la grande famille de droite et même d'un peu au-delà si l'on en croit son candidat-président unique.
Bizarre cette démocratie des intentions ... qui n'arrive jamais à l'alpha mais qui veut aller jusqu'à l'oméga ! Peut-être même jusqu'à l'Aleph puisqu'avec lui tout est possible !

Sarkozy a changé, nous dit-il, en pire ?

Les banques populaires ont annoncé, lundi 15 janvier, l'acquisition, pour 800 millions d'euros, de 61 % du capital de la société de services immobiliers Foncia aujourd'hui détenue par Jacky Lorenzetti et sa holding familiale. M. Lorenzetti, fondateur de l'entreprise, restera président du directoire, avec 7 % du capital.
Ce rachat constitue la première opération d'envergure du groupe coopératif dirigé par Philippe Dupont depuis son mariage, fin 2006, avec les Caisses d'épargne dans la banque d'investissement au sein de Natixis, leur filiale commune cotée en Bourse.
Avec un réseau de 416 implantations commerciales, pour 5 500 salariés, Foncia occupe aujourd'hui une place de premier plan en France dans l'administration de biens résidentiels et le métier de syndics de copropriétés ainsi que, dans une moindre mesure, les transactions immobilières.
Cotée en Bourse depuis 2001, l'entreprise a réalisé des profits de 33 millions d'euros en 2005 pour un chiffre d'affaires de 360 millions, réalisé quasiment entièrement en France.
Alors que le marché des services bancaires classiques en France n'offre plus que des perspectives de développement limitées - les banques ayant déjà fait le plein de clients -, l'acquisition de Foncia doit permettre aux Banques populaires de trouver "un relais de croissance", explique le groupe dans un communiqué.
L'activité de gestion de biens immobiliers génère, en effet, des résultats plus stables que les ventes, dépendantes des cycles économiques. En outre, les Banques populaires souhaitent vendre des produits financiers aux clients de leur nouvelle filiale.
Le marché des agences immobilières est très convoité par les grandes banques françaises, déjà solidement installées comme les Caisses d'épargne, ou en cours d'installation comme le Crédit agricole, qui crée et rachète des agences.
Anne Michel pour "Le Monde".

10% de marge bénéficiaire, pas mal ! Quand je vois l'augmentation des charges de mon immeuble géré par Foncia je ne m'en étonne nullement ! J'ai reçu ce matin la note pour la mise aux normes des ascenseurs ...

Un cri du plus profond du coeur de Nicolas S. notre prétendant : "Pourquoi la gauche n'entend-elle plus la voix de Renaud Camus ?", oui pourquoi ? mais j'ai peut-être eu une hallucination, que voulez-vous la chaleur des moments historiques et la fièvre des grands meetings !

On nous l'a passé au lait de chaux notre Nicolas l'était tout blanc et dévermifugé ... car déchiracisé cela faisait longtemps !

Une des plus belles femmes des années 30, la princesse Nathalie Paley :

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Jean-Claude Brialy a bien connu Yvonne Printemps, moi pas, mais je reconnais entre toutes sa voix célèbre et flûtée de rossignol qui me faisait dire un jour à un ami hétérosexuel, Quelle admirable suceuse ce devait être ! Ce qui le fit beaucoup rire ...
Elle insultait éperdument Pierre Fresnay - et jusqu'en public - qui y voyait les plus enflammées et charmantes déclarations d'amour ! La passion est vraiment sensible à tous les appeaux les plus étranges, sauf à l'indifférence ...

Ranimer le désir en faisant des scènes ... vieille ruse des corps épris et jamais las !

Fabrice Luchini c'est le Sacha Guitry du pauvre d'esprit, c'est à dire de l'enfant de notre époque, mais on va dire que j'ai la berlue, que je n'en comprends pas toutes les finesses !

Nicolas Sarkozy a repris le rôle de Charlot dans "La ruée vers l'or", c'est pourquoi il fait pleurer tous les veaux au palais des expositions ! Ah ! Margot tu n'as pas fini de verser des larmes et d'ouvrir ton porte-monnaie ...
On peut voir le reportage de Laurent Gloaguen sur Embruns.net avec force pleurs photogéniques !

Arnaud Montebourg est un sot doublé d'une grande gueule, je le sais depuis la campagne 2002 où il appelait à pendre haut et court Chirac et où un des premiers, il l'appela au secours le 21 avril au soir pour se sauver des griffes de Le Pen, mais maintenant il se dépasse, il parle de faire le blocus de la Suisse et d'ouvrir ses coffres ! Difficile de comprendre que la candidate socialiste l'ait choisi comme porte-parole !

Sarkozy est allé au Mont-Saint-Michel haut lieu symbolique - de quoi ? - il ferait mieux d'aller à Lourdes, cela l'aiderait peut-être à trouver de bonnes idées ...

Je lui conseille plutôt de s'acheter un Saint-Christophe patron des voyageurs de commerce puisqu'il est représentant en promesses de campagne.

Yvonne Printemps sur le site de Jacques Gana.

Ce qui frappe chez tous ces chanteurs c'est l'élocution dont le secret est perdu, la bouillie qui sort de la bouche de nos interprètes actuels est immédiatement imitée de l'anglais qui les a formé. Ils ne savent plus le français ...

A l'époque où il n'y avait pas de micro, il ne s'agissait pas de parler dans sa cravate ou dans son décoletté mais de se faire entendre jusqu'au dernier rang, ce n'est même pas une question de volume mais de projection de la voix dans le masque et d'articulation.

Si l'on veut que renaisse une poésie française il faut refaire une oreille dans notre langue. Je ne connais rien de pire que l'instruction donnée par les soi-disant professeurs de langue française issus de notre université, tous ces normaliens dont la prétention scientifique ignore tout de la musique qui doit régner dans les lettres. Ils sont gavés de certitudes pseudo-formelles et fermés à toute écoute des mots. Une langue c'est un prononcé pas un absence au coeur du sens.

Quand la France était riche de terroirs, où chacun écoutait l'autre, il y avait un perpétuel jaillissement de la langue, une invention vocalisante qui dupait les grammairiens, alors qu'aujourd'hui ne règne plus qu'un plat pays sonore, une vastitude formaliste, une étendue plane du son et du sens.

Le règne du mépris de l'individu qui invente ses moyens d'expressions sous les dehors d'un respect de la différence toute formelle. Les droits abstraits de l'homme indifférencié contre l'incarnation distincte et énigmatique. Le bloc musical de la langue contre le bruitage des canaux publics. La poésie c'est un puzzle, un kaléidoscope où miroite des éclats de sons et de visions, un point de vue particulier, une éclaircie ou une variété dans le paysage mental. Les montagnes russes de la langue contre l'ennui de la répétition du message publicitaire !

Pauline Carton m'a toujours fait hurler de rire, dans le film "Toi c'est moi" en tante-gâteau elle est impeccable et impayable !

La télévision publique française a l'air d'une annexe du Politburo de la défunte Union Soviétique, on y revisite non seulement l'histoire mais aussi les films et autres créations audiovisuelles en y pratiquant des coupes pour respecter le politiquement correct du jour !
Hier soir sur l'A2, on repassait pour la nième fois un James Bond avec Roger Moore, "Vivre et laisser mourir", dans lequel il y a une poursuite de hors-bord dans les bayous de Louisiane, le beau-frère du shériff Pepper qui est blanc se fait voler son bateau par un noir, et lors du passage de celui-ci devant ses adjoints, ils disent au shériff : "Il est noir votre beau-frère ?", ces quelques secondes ont été coupées lors de la diffusion d'hier soir ! Etonnant non ?

Puisque tout le monde en ce moment parle de ses finances, je vais parler des miennes. Une des questions cruciales pour moi, c'est le problème de la CMU, en effet considérant mon état de santé mes dépenses dans ce domaine ont été très élevées depuis le mois de janvier 2006. D'autre part mes revenus sont extrêmement faibles, donc je ne pourrais en aucun cas assumer une part quelconque de ce coût d'autant qu'il me faut répondre à l'augmentation croissante des charges de mon logement (qui est malheureusement indépendante de ma volonté).
En clair tout candidat qui parle de changer la donne de la protection sociale est un ennemi personnel.
Je ne vois aucun système dans le monde qui me protège mieux que le système français actuel et j'ai bien conscience d'en être largement bénéficiaire (seuls les pays nordiques sont comparables à la France et même meilleurs pour les personnes handicapées).

Dominique Voynet écologiste en chef des Verts publie son patrimoine, c'est très louable ! Mais moi qui croyais qu'elle habitait une cahute en bois, je suis très déçu, elle possède deux luxueuses maisons avec tout le confort moderne ! Ouh là là ! Ce n'est pas écologique du tout du tout !

Ce que je n'arrive pas à saisir chez ceux qui ont la fibre écologique, c'est ce qui les pousse à s'entourer d'objets issus de la technologie moderne? Aucune loi n'oblige à se chauffer avec des outils polluants, personne n'oblige au raccordement avec le réseau électrique de l'EDF, personne ne vous force à posséder une voiture. On peut vivre très modestement et très écologiquement comme le faisaient nos ancêtres il y a encore deux cent ans avant la révolution industrielle ! Je ne comprends absolument pas cette dichotomie - pour ne pas dire ce divorce - entre leur habitus de pensée et leurs habitudes de vie !

Je me souviens de reportages télévisés sur des gens qui avaient désiré le retour à la nature, le retour aux sources comme on dit, qui vivaient au fin fond des bois dans des petites cabanes, ils n'avaient pas l'air plus malheureux pour autant ! Et la maréchaussée ni aucune autorité politique ne leur disaient rien ... même leurs enfants non scolarisés ne posaient pas vraiment problème, il suffisait qu'on prouve qu'ils reçoivent le minimum légal d'instruction. En clair le procès des écologistes patentés à la société contemporaine me semble mal avisé, dans les démocraties occidentales chacun est libre de choisir son mode de vie, le plus modeste possible s'il le désire. Il n'existe aucune obligation légale de posséder ... et de vivre aux dépens des autres.

Pour vous détendre après ces fortes réflexions : Arte Povera.

Angela Merkel a peur que l'Europe ne puisse pas être élargie et ne puisse plus fonctionner si les institutions ne sont pas réformées, c'est bien ce sur quoi nous comptons ! Contrairement aux allemands, notre objectif n'est pas l'intégration de la Turquie, ni comme les anglais d'établir une vaste zone économique de libre-échange. Les français qui sont à l'origine de l'union européenne sont largement perdants dans cette affaire, les centres de décision essentiels sont à Bruxelles et Francfort et nous n'avons aucun levier d'action alors que nous sommes seuls à disposer de la force atomique, d'un siège au conseil de sécurité et de l'euro. En clair le processus en route depuis vingt-cinq ans sous Mitterrand et Chirac n'a fait que nous déposséder de nos prérogatives sans nous donner aucun avantage en retour. Il est temps d'arrêter cette machine infernale.

La vérité c'est que le peuple français a choisi de retirer ses billes et cela va continuer ainsi parce qu'il ne peut en être autrement dans les conditions actuelles où nous sommes Gros-Jean comme devant.

Ce n'est pas parce que les dirigeants de la France sont des idiots que les français eux le sont et ne voient rien venir !

Soyons très clairs et posons nos conditions : la France n'a pas besoin de l'Europe, c'est l'Europe qui a besoin de la France contrairement à ce qu'affirment toutes nos élites issues de l'Ena depuis tant d'années.
Parce que des soi-disant intellectuels leur ont bourré la tête, parce que des intérêts économiques leur faisaient miroiter des avantages financiers, parce que beaucoup avaient une mentalité de chiens couchants, des hommes politiques français ont suggéré que nous étions dépendants de l'Europe ce qui est absurde, il n'y a pas d'Europe sans la France, point barre ! De là doit découler notre politique et l'affirmation de nos intérêts.

Si j'écrivais un livre de mémoires, il s'intitulerait "Quelques mensonges personnels".

Vous savez qu'il est très difficile de trouver des mensonges originaux, j'écoute de la poésie ce soir qui n'est au fond qu'un doux mensonge.

Puisque le Président honore aujourd'hui "Les Justes" au Panthéon, je vais parler de la soeur unique de mon arrière-grand-mère Jeanne Emilie Pomiès (°1874-1961), Mère Marie Carmita, pendant la guerre elle était au secrétariat général de la communauté Notre-Dame de Sion, à Paris, rue Notre-Dame des Champs, et assurait avec Mère Gonzalès (78 ans en 1940), la direction de l'établissement, en 1943 elle redevint le maîtresse des Novices au retour de Mère Alice, Supérieure de N.D de Sion qui était réfugiée à Marseille avec les Novices. On sait que la communauté a sauvé des centaines de juifs en utilisant ses nombreux établissements pour les exfiltrer (c'est en fait Mère Marie Emilie Carmita qui organisait les réseaux discrètement). Donc je peux dire qu'elle - et ses semblables - peut être honorée de ce terme un peu pompeux de Juste parmi les Gentils.

Cf ce lien : La maison de Sèvres.

Cf aussi : L'Harmattan.

SAUVETAGES ET BAPTÊMES
Les religieuses de Notre-Dame de Sion face à la persécution des Juifs en France (1940-1944)
Madeleine Comte
Préface d'Etienne Fouilloux
Mémoires du XXe siècle
HISTOIRE France
Fondée en France au XIXè siècle par des Juifs convertis, la congrégation féminine de Notre-Dame de Sion était orientée vers les Juifs, et son activité la plus connue était l'éducation des jeunes filles. Face à la persécution des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, comment ces religieuses ont-elles réagi ? Ont-elles porté secours aux personnes menacées? Les actions de sauvetage ont-elles concerné toutes les maisons sioniennes françaises ? Les nombreux baptêmes des Juifs sont-ils le résultat d'un prosélytisme acharné ? D'autres circonstances ont-elles joué ?
ISBN : 2-7475-1190-1 • octobre 2001 • 224 pages Prix éditeur : 18,3 € / 120 FF

Commentaire critique de F.G :
M. Comte consacre une recherche neuve à l’étude du comportement des religieuses de Notre-Dame de Sion pendant le second conflit mondial. Les archives consultées et une longue quête de témoignages permettent de répondre à deux questions essentielles sur l’action de cette congrégation durant la guerre : son rôle dans le sauvetage des Juifs et la question des baptêmes et de son action prosélyte dans ce contexte. Questions d’autant plus vives qu’elle se consacre depuis sa création au XIXe siècle à la conversion des Juifs.
L’auteur prouve amplement la participation de nombreuses religieuses au sauvetage et leurs connivences avec d’autres mouvements qui oeuvrent en faveur des populations persécutées. Mais il s’agit souvent de personnalités qui entraînent derrière elles des complicités ou du moins des silences. La congrégation ne s’est jamais, en tant que telle, engagée dans le sauvetage. La maison-mère de Paris est extrêmement prudente alors que le pensionnat proche, sous les auspices de mère Francia et avec l’aide du père Devaux, est très actif. Les maisons de Lyon, Grenoble ou Marseille sont plus actives. La congrégation ne rentre donc pas en dissidence, elle est même largement pétainiste au moins jusqu’en 1942. La défaite de la France est une punition, le maréchal un sauveur, et l’ouverture d’une maison à Grenoble en 1940 est rendue possible par l’abrogation de la loi de 1904 sur les congrégations. Il est dommage de ne pas pouvoir mieux connaître les motivations qui poussent telle ou telle à participer à ces actions de secours et même parfois de résistance. La faiblesse des témoignages, le peu de traces laissées par ces actrices expliquent cela. Néanmoins dans un ouvrage d’une telle qualité, une typologie des engagements aurait été intéressante.
Ce sauvetage des corps se fit-il au prix des âmes ? Les années de la guerre sont aussi celles de l’explosion des baptêmes, 1 000 de 1939 à 1945, soit la moitié des baptêmes réalisés par la congrégation sur un siècle. Ce succès mêle un indéniable prosélytisme et la volonté des familles de préserver leur enfant. Néanmoins aucun baptême à la sauvette, sans préparation longue. Agir autrement serait aux yeux de la congrégation ternir la valeur de ce sacrement. Les rescapés expliquent aussi combien l’ambiance même de ces maisons d’accueil favorisait cette fusion et l’attrait exercé par ce refuge, dans un temps de haine, sur des enfants souvent sans éducation religieuse. Néanmoins, dès 1942, le nombre diminue. Les familles perçoivent que le baptême ne protège pas. L’auteur nous permet ainsi de répondre à la deuxième interrogation : il semble qu’à de rares exceptions près, et pour cette congrégation, l’aide fut largement altruiste.
Une évolution après guerre est perceptible. Si la congrégation retrouve son souci du sort matériel et spirituel des Juifs, elle réalise un « tournant apostolique » qui accompagne les mutations de Vatican II et abandonne son activité prosélyte au profit du courant de rapprochement judéo-chrétien.

Dans la mesure où la Gestapo dès 1940 faisait des visites régulières des établissements de Paris, rue Notre-Dame des Champs (cf lien plus haut), où elle raflait tous les documents et jusqu'à la bibliothèque, on peut comprendre que le secrétariat général soit resté discret sur sa position pour ne pas mettre en péril ses activités. Seuls les évêques de la zone libre comme Monseigneur Saliège à Toulouse, l'évêque de Clermont-Ferrand, celui de Nice pouvaient se permettre d'émettre des critiques publiquement .

Je rappelle que le chalet de Lauquié aux portes de Foix maison patrimoniale de notre famille où soeur Marie Carmita avait emmené les Novices en 14/18 pour les protéger de la Grosse Bertha avait été réquisitionné dès novembre 1942 par la Gestapo qui en avait fait son lieu d'interrogatoire des résistants de l'Ariège avant leur transfert à la prison de Toulouse.

Je ne crois pas aux sentiments écologistes de ceux qui s'affichent comme tels sur un plan politique, pour autant que j'ai compris ce que c'est que l'écologie. Il s'agit si j'ai bien saisi de vivre avec un minimum de ressources pour ne pas compromettre les équilibres naturels. Donc je suis un grand adepte de l'écologie, je vis avec 500 euros par mois, je n'ai pas d'enfants, j'emprunte les transports en commun, je n'ai jamais pris l'avion de ma vie etc.
Or je constate que cela ne me vaut aucune marque d'estime particulière de qui que ce soit, il semble au contraire qu'on me témoigne un grand mépris d'être si pauvre et de vivre si modestement. Alors où sont tous ces gens qui se déclarent écologistes dans les sondages ? J'avoue que je ne vois pas. Nicolas Hulot serait un grand écologiste d'après la rumeur mais il doit faire des dépenses énergétiques colossales pour faire fonctionner son émission et ses revenus doivent être certainement très élevés. J'espère au moins qu'il fait don de la quasi-totalité des son salaire à des fondations charitables !
Mon explication la plus probable c'est que l'écologie politique est une affectation ou une peur dissimulée, une mauvaise conscience aussi de gens qui ont perdu la foi en l'humanité.

J'avoue préférer les vertus intellectuelles et morales aux vertus affichées des bonnes intentions. Dans un monde de faux-fuyants et d'apparences j'essaye de mettre en conformité mes actes et mes paroles. Je n'en attends rien de spécial sinon une certaine satisfaction intérieure. Une force intime mettons !

Cf cette page sur Monseigneur Piguet, évêque de Clermont-Ferrand.

Je ne cours pas après la facilité ... mais faut-il en être l'amant nécessaire et insolent ?

Ce matin j'ai été le sujet d'une absence, j'ai fait bouillir l'eau dans la casserole, j'ai passé le café, je l'ai soigneusement vidé dans l'évier, j'ai tout nettoyé et rangé les ustensiles et j'ai recommencé comme si de rien n'était ... je me suis soudain réveillé de mon rêve en constatant que quelque chose s'était introduit dans mes automatismes habituels pour les foutre à l'envers, il faut dire que j'avais souffert du dos toute la nuit et cela a le don de me faire lever du pied gauche.

Assouline toujours aussi naïf se demande par quel miracle on peut parler d'un livre qu'on n'a pas lu, facile ! s'il s'agit d'une nouveauté louée par les médias j'utilise la méthode "Goebbels" de lecture très rapide.

On va me dire qu'il n'est pas possible que Sarkozy supprime la CMU mais avec Nicolas Sarkozy tout devient possible ... vous remarquerez à quel point avec ce genre de slogan d'une sottise insondable, digne d'un hypermarché Mammouth qui écrase les prouts comme disait Coluche, la situation se retourne vite contre celui qui croit feinter les auditeurs. Sarkozy se croit si malin, il est si plein de lui-même qu'il oublie que le cochon de votant est versatile et peut brûler demain ce qu'il a adoré la veille sans plus de raison que cela. Un bon mot et un homme est mort en France, du moins pour un certain temps, cf à l'article Montebourg.

Mettons que Baudelaire avait le goût du malheur ce qui est anti-moderne par excellence ... mais avec néanmoins une nostalgie du bonheur, ce qui lui restait du paradis perdu de l'enfance. J'ai déjà dit que sa situation aujourd'hui serait beaucoup plus tragique qu'en son temps, qu'il ne trouverait plus ses marques, qu'il se perdrait avant même d'avoir fait son oeuvre, car il n'y a plus de place que pour les faiseurs et il avait l'esprit religieux comme pas un.

La gravité de Baudelaire est inadmissible maintenant, il se plaignait déjà qu'en France tout le monde soit voltairien.

La faute de goût suprême aujourd'hui : prendre au sérieux l'éternité.

A mort la poésie ... à mort l'idéal et le langage des fleurs.

Si Pierre Assouline voulait, il rebaptiserait son blog avec le langage des fleurs : "La putain des livres" ! Et une fois que tout le monde aurait bien saisi le sens de sa démarche, il lui ferait une petite soeur : "La putain respectueuse" en hommage politiquement correct à la maison Gallimard.
Les bonnes manières se perdent chez les critiques ...

Savez-vous qu'il existe même un blog - non fréquentable, non fréquenté - de Christophe Girard ?

Joli lapsus : à portée de malin ... Oui, j'ai eu cette idée à portée de malin. La main du Malin, quoi !

De quelqu'une qui s'était trop fait remonter les seins : elle a le bonnet près de la tête.

A quelqu'un qui avait de jolies fossettes : il a le rire au creux des lèvres.

L'adolescence est une torture ... pour les autres !

Royal est la cicogne que nous attendions tous, elle nous apporte dans son panier de sourires plein de petits mots qui manquaient à la langue française. Bravitude et plénitude sont les deux mamelles de notre bonhomme Hollande.

La lecture de Brialy m'a déprimé ... c'est un comble ! Il m'a bien eu ce con, une vraie pleureuse, avec lui tout le monde meurt ! La Mère-Lachaise comme le nommait avec à-propos Thierry Le Luron, le genre à enterrer tout le monde et finir centenaire ...

Je n'aimerais pas écrire pour faire pleurer. Cela me semblerait indigne, peu viril, peu éclairant sur l'âme humaine. J'écris pour donner des forces pas pour en enlever. Je ne suis ni un incube, ni un vampire.

L'écrivain Marc Vilrouge décédé d'un malaise cardiaque à 36 ans, hum ! cela sent son abus de drogues diverses, il ne se cachait pas d'utiliser des psychotropes.
Guillaume Dustan aussi est mort d'un excès de médicaments, mais là cela respire carrément le suicide.

Cf cet article de Patrick Besson. Tout cela fait une orpheline de plus ...

Je viens de terminer la lecture d'un livre daté de 1999 consacré au célèbre François Pinault par Pierre-Angel Gay et Caroline Monnot. J'ai appris deux ou trois choses que j'ignorais encore ... rien d'essentiel néanmoins, des confirmations plutôt.

Les milliards des uns et des autres ne me gênent pas tant qu'ils n'interfèrent pas avec la conduite politique de la nation. Que Bouygues, Lagardère, Dassault, Arnault et Pinault défendent leurs intérêts très bien, mais qu'ils ne viennent pas se mêler d'influencer le vote des français ou la conduite de l'Etat subrepticement. Ils ont le droit de s'exprimer publiquement mais à visage découvert pas de manière obscure et en manipulant les âmes faibles. Je n'aime pas les délits d'initiés ...

Sur cette page de Fortune vous avez les cent premières entreprises mondiales par leur chiffre d'affaire, mais cela ne rend pas exactement compte de la réalité économique, par exemple Microsoft (140ème rang mondial) n'en fait pas partie alors que sa profitabilité est très grande.

La soif de l'or avec Nicolas Sarkozy dans le rôle de Christian Clavier (film irregardable entre parenthèses).
En guise de confidences lors d'un repas avec des journalistes il y a peu de temps, Nicolas Sarkozy expliquait qu'après avoir été président de la République pendant dix ans - car il voit loin ! - il deviendrait un grand avocat d'affaires qui se ferait des couilles en or ! Donnons-lui sa chance tout de suite, qu'il puisse profiter de ce pactole tant qu'il est encore jeune et renvoyons-le à ses rêves aurifères dès les élections de 2007 !

Ce qui est admirable c'est d'avoir une droite décomplexée en France, voir par exemple les reportages sur le mariage de Delphine Arnault en septembre 2005 au Château Yquem à Bazas, ou sur celui de François-Henri Pinault en 1996 au manoir de la Mormaire près de Montfort-L'Amaury, deux héritiers de noms célèbres sinon prestigieux aux yeux des sots. Le ban et l'arrière-ban de la politique française se pressaient lors de ces heureux évènements sans trop de gêne d'être devenus des pique-assiettes. Auparavant les Chaban-Delmas et les Baumel qui s'invitaient ainsi dans les mondanités étaient un peu discrédités, on disait d'eux qu'ils allaient à la soupe, plus maintenant ! Vive la libération des moeurs et des portefeuilles !

Cf abrégé de la vie de François Pinault.

Je ne suis pas comptable, ni expert immobilier, mais j'ai beaucoup de mal à saisir les déclarations fiscales des candidats à la présidence de la République : 37000 euros comme co-propriétaire d'un appartement de 55 mètres carrés dans le XVIIIème de Paris pour Olivier Besancenot ! J'ai un ami qui s'est acheté pour 200000 euros un appartement de 50 m2 dans le XIIIè il y a quelques années. Je ne savais pas que l'immobilier avait a ce point chuté ! Ou alors Besancenot habite un taudis ... ou ils sont quatre ou cinq sur l'affaire !
Marie-Georges Buffet vit avec 1800 euros par mois ... hum ! elle doit oublier les avantages en nature du Parti ! Ou alors les revenus de son conjoint.
Enfin tout cela me semble presque aussi suspect que les déclarations fantaisistes de Mitterrand en 1988.

L'avocate Corinne Lepage avec son mari déclare un patrimoine de 2,4 millions d'euros. Pour une écologiste c'est assez drôle, si tous les français avaient un telle fortune l'environnement serait dans un drôle d'état !

Philippe de Villiers lui déclare un studio à Paris pour 150000 euros, ce qui me paraît logique, dans un beau quartier comme le VIIè et à l'état de neuf c'est le prix du marché. Comment fait-il le Besancenot pour trouver des logements de 55 m2 pour mettons deux fois 37000 euros ?

Le nazisme c'est l'éloge "scientifique" de la barbarie, l'amour de la force pour la force, le règne du crime contre le règne de la loi. Hitler aura fait libérer les condamnés de droit commun pour en faire des supplétifs du régime dans ses troupes d'élites comme la SS et la Gestapo. Si la démocratie avec son respect de la loi est le règne de la décadence de la race alors la dictature du peuple résumée dans la parole du chef se doit d'être le temps des assassins. Aussi simple soit ce raisonnement il fut celui de ce régime qui fut celui de la terreur retournée contre l'élite et où les généraux de la Wehrmacht craignaient plus la Gestapo que l'ennemi ! Au fond le nazisme est l'aboutissement absolu du fascisme comme le fascisme était l'aboutissement nationaliste du communisme internationaliste. Le renversement des valeurs de la civilisation au profit de la pure négativité figée dans un ordre cristallin et inhumain. Périsse l'Allemagne plutôt qu'elle ne soit vaincue, l'extrême du nationalisme hitlérien c'est la consomption de la Nation dans les flammes du bûcher de Siegfried ! Ce n'est pas pour rien que quand Hitler allait à Bayreuth, il disait que l'histoire du héros wagnérien était la sienne. Siegfried s'empare de l'or du Rhin afin d'en purifier les nations dans un sombre embrasement ... telle une hypostase de demi-dieu qui promet l'aboutissement de la race dans la mort du héros.

Ce que je résume sous une forme parabolique d'une histoire sans queue ni tête pour un homme normal et raisonnable, un homme pondéré qui a les pieds sur terre, est pourtant la vérité de l'hystérie hitlérienne qui s'est emparée d'un peuple entier. On peut penser d'ailleurs que ce genre de chose a dû se reproduire dans les annales à plusieurs reprises à une échelle moindre et qu'elle a amené l'anéantissement de certains peuples sortis ainsi de l'histoire commune. Tout d'ailleurs dans l'épopée nazi a l'allure d'un mythe, depuis Tannenberg et son mausolée des héros germaniques jusqu'aux expérimentations médicales sur les morts-vivants des camps comme si on voulait leur arracher les secrets de la vie éternelle et l'élixir de jouvence ! Hitler en quête de son Graal se présentant sans épouse et sans enfant parce qu'il devait rester le fol et vierge amant de son peuple comme un Parsifal ou un Lohengrin pour finir en flammes et fumées dans son bunker souterrain, alors que peut-être prêtre suprême se voyait-il en un phénix de l'âme allemande !

Dans l'époque moderne on ne voit aucun aboutissement de l'histoire qui nous apparaisse aussi définitif. On pourrait intituler cela du danger des mythes et des croyances poussées jusqu'à leur terme quand tout esprit critique a été aboli. Mais que l'on ne croit pas que cela soit un hapax littéraire et artistique du destin de l'homme ... quand l'esthétique est tout, elle abolit aussi les frontières de la nature et de la raison.

Il y a aussi des corollaires amusants comme la haine nazie du relativisme d'Einstein, présenté comme une science juive !
De même que dans l'autre camp celui de Staline triomphant on haïssait l'évolution darwinienne comme science bourgeoise face à la toute-puissante praxis marxiste ! Darwin c'est aussi une limite à ce que l'homme peut espérer accomplir puisqu'avant la génétique moderne et son "génie génétique" on ne pouvait guère espérer modifier activement le génome sinon indirectement par la sélection des phénotypes. Cet outil contemporain aurait ravi Staline et Mao et les aurait rabiboché avec notre science décadente, corrompu, bourgeoise et occidentale.

Le communisme et le nazisme comme extrêmes d'une certaine folie scientifique et romantique, apologie d'une foi de substitution dans un monde vidé de tout dieu et donc de sens ...

Nicolas Sarkozy montre le bout de l'oreille :
Pour combler le "trou" de la Sécurité sociale, il propose également l'instauration d'une "franchise modeste par famille" sur les premiers euros de dépenses annuelles de santé.
Ce qui revient de fait à abolir la CMU.

Il faut savoir que ma trithérapie ne coûte pas moins de 900 euros par mois, plus tous les autres frais, examens, visites médicales etc.

Et pendant ce temps-là l'Etat m'impose des dépenses dont je n'ai que faire comme cette mise aux normes des ascenseurs pour 1500 euros en 2007 !

Le Besancenot est un petit roublard, il dit qu'il gagne 1000 euros net par mois, oui admettons c'est le salaire de base d'un facteur, mais j'ai appris qu'il vivait en concubinage et qu'il avait un enfant, donc il faut rajouter le salaire de sa conjointe.

Nicolas Hulot ne se présentera pas aux présidentielles - je m'en doutais un peu - nous n'aurons donc pas le plaisir de commenter la composition de son patrimoine ... ce qui aurait été un exercice assez singulier car l'écologie ça rapporte !

Pour ce qui est de Ségolène Royal elle déclare un peu moins de 200000 euros pour le tiers d'un appartement de 120 mètres carrées à Boulogne, ceci semble correct. Elle a d'ailleurs fait appel à un expert-comptable pour établir sa déclaration.

Sarkozy dans le texte : "Il ne faut plus de minima sociaux sans contrepartie d'activité".

J'attends avec impatience sa déclaration de fortune à celui-là ! On verra alors pour quelle contrepartie d'activité (ou d'agit'pro) ses émouluments et ses biens se justifient.

Il y a des bizarreries comme par exemple Arlette Laguiller, elle a une retraite de 2300 euros par mois après 44 ans au Crédit Lyonnais (quelle employée modèle d'un organe capitaliste !), ne possède aucun bien et ses compte en banque et livret de caisse d'épargne sont presque nuls au bout d'une vie de travail (13000 euros environ) ! Où claque-t-elle tout son argent ?
Quant à sa situation familiale elle est pour le moins obscure, vit-elle en concubinage ? Si oui, quel est le revenu de son compagnon ?

En tout état de cause elle est loin de connaître la misère dont elle nous rebat les oreilles depuis plus de trente ans et six élections présidentielles !

Je devais me faire réopérer le 25 janvier mais par suite d'un petit miracle qui s'est produit le week-end des 6 et 7 janvier, j'ai annulé le rendez-vous avec mon chirurgien que j'ai revu cet après-midi et qui m'a confirmé que j'avais bien fait car il n'était plus nécessaire de refaire un petit séjour à l'hôpital Foch pour passer sur le billard, ouf !
Donc je vais mieux, pourvu que cela doure comme disait Madame Mère, je suis quand même resté au total un an malade avec des moments assez difficiles ...

Je vais pouvoir reprendre ma marotte et emmerder les hommes - et femmes - politiques, y en aura pour tout le monde comme disait justement Coluche ! Mais enfin si c'est pour le bien - et le mieux - de la France, on ne peut se refuser ce petit plaisir ...

Mon grand-père a toujours refusé de faire du marché noir pendant la seconde guerre mondiale quoique sa situation aux usines Michelin de Clermont lui aurait rendu la chose facile, du coup c'est mon père qui prenait son vélo en traînant une remorque sur les routes montueuses d'Auvergne pour aller ravitailler la famille auprès des paysans. Ma grand-mère toujours aussi snob et mondaine au retour de mon père lui disait d'aller proposer à ses amis le premier choix de ce qu'il ramenait ce qu'il n'appréciait guère comme aîné d'une famille de cinq, il pensait que ses frères et soeur passaient avant les relations de sa mère !

J'ai commencé à lire la biographie de Marie-Laure de Noailles une grande mondaine elle aussi, extravagante, richissime et amie-ennemie des artistes tel Cocteau ...

Mary Marquet imitant Sarah Bernhardt, hallucinant !

Mary Marquet était un personnage, tragiquement elle dénonça son fils résistant aux autorités allemandes en croyant le protéger, bien entendu il fut déporté et ne revint pas.

Berthe Bovy la première femme de Pierre Fresnay, que je viens de voir dans "Les grandes vacances" un petit film où elle interprète la tante Adèle, une demi-folle.

Peut-être que les français sont avides de méchanceté, qu'ils sont fatigués de toute cette dégoulinante confiture de bons sentiments dont on les sature, ce qui expliquerait cette ferveur pour le gnome de la place Beauvau ...

Sublime reportage sur la Corée du Nord paradis des écologistes repentis sur M6 (la petite chaîne qui monte), là-bas seule la statue du père de la patrie luit dans la nuit noire, le reste de la nation se recueille dans le silence et le froid en pensant aux étendues magnifiques des étoiles ... ah ! si j'étais courageux autant que Mme Corinne Lepage, Mme Dominique Voynet et M Nicolas Hulot comme je me précipiterais dans ce pays qui en est presque resté à l'âge de pierre par amour de la nature ! Les hôpitaux m'ont ravi avec leurs tables d'opérations rouillées, leurs bistouris antiques, leurs perfusions dans de vieilles bouteilles de bière, quel conservatoire de la médecine traditionnelle !
Et que dire de l'unanimité politique d'un peuple plein de joie et de reconnaissance pour le fils du fondateur du régime, la modestie de la mise des élèves qui chantent en choeur tous les matins les louanges du pouvoir, l'enthousiasme débordant des travailleurs qui prennent patience dans les ateliers lors des coupures de courant tout en accroissant sans cesse la productivité !
Ce communisme écologique est vraiment l'avenir de l'humanité ... vienne vite le temps où les Laguiller, les Besancenot, les Krivine nous débarasseront de ce vil capitalisme destructeur des hommes et gaspilleur des ressources naturelles !

Je veux être le seul "Candide Candidat" aux élections présidentielles !

L'humanisme est mon royaume et ma seule patrie c'est l'homme idéalisé des grands rêveurs des campagnes électorales ! Vive Jaurès ! Vive le Che ! Vive La Croix WC ! Vive tous les grands nettoyeurs des écuries d'Augias de l'humanité !

Ouh les vilains ! Vive Ségolène qui défend les femmes battues ! A bas les hominidés ! A bas le monstre Hollande ! Vive la féminitude !

D'abord moi je trouve que Ségolène a un très joli tendon d'Achille !

Plus forts que les égyptiens avec leurs pyramides qui ne servent à rien, les coréens ont construit le Ryugyong Hôtel à Pyongyang, bâtiment de 330 mètres de haut, seul gratte-ciel au monde a être resté inachevé et vide depuis 1992 !

Assouline parle de la bombe atomique française en répétant les propos d'une journaliste qui a pondu un livre sur le sujet complètement farfelu ... il se trouve que le frère cadet de mon grand-oncle le capitaine de frégate François Grison, Emmanuel Grison (°1919), ingénieur des poudres, directeur du centre atomique de Saclay et du centre d'enseignement et de recherche de Polytechnique a été un des créateurs de la bombe A, et un autre de mes oncles Henri Guillet (°1927) ingénieur au C.E.A à Cadarache a été un des promoteurs de la filière du plutonium.
Ce qui est vrai ce sont les liens entre la France et les Etats-Unis et l'Angleterre pendant la seconde guerre mondiale (l'histoire de l'eau lourde est très connue) et après la guerre, ce qui est vrai aussi c'est que les U.S.A ont tout fait par la suite pour essayer de nous dissuader d'avoir une bombe atomique indépendante, jusqu'à nous proposer comme les anglais un système d'armes clef en mains avec la double-clef. Ce qu'on peut rajouter c'est l'aide que la France a apporté à Israël jusqu'à ce que De Gaulle mette le holà sur ce sujet. Quant à la coopération avec l'Irak sur un plan civil elle s'est limitée au réacteur Osirak, vis-à-vis de l'Iran nous avions des accords avec le Shah pour la construction de l'usine d'Eurodif que nous avons refusé d'honorer après l'arrivée au pouvoir de Khomeiny ce qui nous valut pas mal d'ennuis. Il n'a jamais été question que nous livrions une bombe à ces deux pays.
Tout le reste n'est que fantaisie.

Parmi mes cousins physiciens Louis-Pierre Regnault (°1952) travaille au C.E.A à Grenoble mais pas dans la filière militaire, Thomas Thuillier (°1971) est au CNRS à Grenoble lui aussi, Hugo Oshima (°1974) est à l'université de Tohoku au Japon.

Le fait que les anglais dépendent des américains pour leur force atomique explique en grande partie qu'ils se collent constamment à leur politique étrangère de la manière la plus étroite puisque leur défense nationale est liée à la leur.

Mon grand-oncle François Grison fut vidé par De Gaulle des cadres de l'armée en novembre 1945 car il avait des fonctions de chef d'état-major de la Marine à Oran sous Vichy, heureusement pour lui après être passé par l'école navale il avait reçu un diplôme d'ingénieur de l'école supérieure d'électricité (Supélec) ce qui lui permit de faire une seconde carrière au bureau de vérifications Veritas.

Sur cette page LPSC on peut voir l'impressionnant organigramme du centre de recherche du CNRS à Grenoble dont le gouvernement a fait un des premiers "pôle d'innovation et d'excellence" (RTRA) de France pour les micro et nanotechnologies (Minatec).

Une histoire détaillée de l'apport français au projet Manhattan : Lew Kowarski par Jules Guénon.

Cf aussi Bertrand Goldschmidt.

Cf entretien avec Etienne Bauer.

Félix Bertaut alias docteur Erwin Lewy.

On ne peut pas oublier Robert Dautray qui a coordonné les recherches sur la Bombe H à la fin des années soixante. Cf Pierre Billaud qui le conteste fortement.

Cf Nicolas Marinos.

Cf des documents très précieux réunis par Pierre Billaud.

J'ai vu un reportage très intéressant de M6 sur le développement de l'énergie solaire en Californie grâce aux subventions mises en place par le gouverneur Schwarzenegger, malheureusement la France n'est pas la Californie où le soleil brille quasiment 365 jours par an !
Oui moi aussi j'aimerais que l'on connaisse un moyen miracle de se passer des énergies fossiles car le Peak Oil se rapproche même si on n'arrive pas à précisément le situer à quelques décennies près (entre 2010 et 2030 semble-t-il).
Pour le moment il faut reconnaître que nous ne savons pas nous passer du pétrole par exemple dans l'aviation où le kérosène est indispensable.

Ce qui est sûr en tout cas c'est ce que ne ce sont pas les braillements des écologistes qui vont nous aider et que ce n'est pas en agitant le spectre des grandes peurs que l'on fera avancer la recherche.

Cf le Pic Pétrolier.

On peut dire que le réchauffement de la planète - s'il s'avère exact ce qui n'est même pas sûr - est une chance pour un pays comme la France car il devrait permettre de réaliser de sensibles économies d'énergie.

Je rassure Jérôme Vallet de mon mieux : il existe des amateurs de Jazz comme l'acteur Jean-Pierre Marielle qui ne sont pas très aimables et à qui il ne faut pas courir sur le haricot ! Bien entendu je suis prêt à prendre des leçons de petit-bourgeoisisme de sa propre bouche car je sens qu'il a une vaste expérience de la question ... ne serait-ce que pour voir à quoi ressemble ce monstre du Loch Ness dont on parle beaucoup mais dont ne voit jamais qu'un seul bout.

De toutes les manières je savais que J. Vallet avait une vocation rentrée de comique méchant à la W.C Fields ! Vous savez celui disait que quelqu'un qui n'aimait ni les bêtes, ni les enfants ne pouvait pas être entièrement mauvais.

Après ma naissance en 1963 ma mère crut être de nouveau enceinte en 1965 - à 45 ans ! - et comme elle ne voulait pas garder le supposé foetus mon père alla voir son oncle Maurice Laudet qui était médecin de la Marine et qui lui donna des pilules soi-disant pour avorter - bien entendu ce n'était que de la poudre de perlimpinpin ... toujours est-il que ma mère n'a jamais souhaité ma naissance, elle me l'a souventes fois répété - cela fait toujours fait plaisir d'entendre sa mère vous le redire avec insistance - et quand elle apprit qu'elle m'attendait elle partit pleurer pendant trois semaines chez sa soeur qui était aussi sa marraine Simone Gravier épouse de François Weber à Malpaire (Précigné en fait, ils habitaient dans la forêt de Malpaire car l'usine des poudres l'Alsetex où mon oncle François travaillait se trouve dans un polygone au milieu des bois pour des raisons de sécurité, c'est là où l'on fabrique toutes les grenades de France depuis la guerre de 1870). Ma tata Mone, elle, aurait voulu avoir un garçon et m'adorait mais par suite d'un problème de rhésus elle ne put avoir qu'une fille en 1938 Françoise Weber qui devint institutrice et épousa Guy Bacquet, notaire au Mans et administrateur des Mutuelles du Mans (fils de Maître Jehan Bacquet et frère cadet d'Alain Bacquet, docteur en droit, énarque, président de section au Conseil d'Etat, membre du conseil supérieur de la magistrature, président de la commission consultative des droits de l'homme etc).
Les Weber furent sinistrés trois fois pendant la guerre par suite des bombardements alliés sur l'usine et leur maison pillée par l'armée allemande. François Weber parti de la base devint sous-directeur de l'usine à la fin de sa carrière et même directeur par intérim la dernière année car le directeur en titre était malade. De même Francis Roullier époux d'Olga Gravier (qui était comptable à l'EDF) devint sous-directeur du centre de tri postal de la gare du Mans ayant commencé simple agent de manutention. Ce sont des carrières comme on n'en voit plus !

Cf Histoire des dépôts de la Sarthe.
Ma mère a travaillé pendant un an entre 1938 et 1939 à l'emballage dans cette usine - elle s'y plaisait - jusqu'à ce qu'on la nomme à la manipulation des poudres ce qui était malsain aux yeux de son beau-frère, donc sur son insistance elle donna sa démission et partit au Mans où elle devint vendeuse de chaussures aux "Dames de France", les Galeries Lafayette locales, jusqu'en 1960.

Contrairement à ma mère, mon grand-père était ravi de ma naissance, ma grand-mère nota sur ses carnets : "Naissance d'un garçon chez Michel, Georges fou de joie !".

Nouvelles du Jour. Pau : un avion percute un camion, un mort. Je ne savais pas que les camions volaient si bas ...
Les balcons d'un immeuble de sept étages d'Issy-les-Moulineaux s'effondrent. Je sens que le gouvernement va faire voter une loi ou faire passer un décret pour consolider tous les balcons de France à nos frais ... principe de précaution oblige ! C'est fou comme le principe de précaution arrange les affaires de certains comme les ascensoristes et d'autres obligés du pouvoir politique.

Mon cousin germain Alain Pitard, fils de la soeur aînée de ma mère Colette Gravier, a une fille Florence Pitard qui est journaliste à Ouest-France, je l'ai déjà dit, voici un article daté du 17 décembre dernier pour plaire à Lapinos : Fun Home d'Alison Bechdel.

Elle avait couvert l'Eurogaypride de Paris en 1998 pour Le Figaro.

Après tout il n'y a pas de raison que je sois le seul pédé de la famille ...

L'Express publie cette semaine son classement des meilleures prépas de France, il n'y a guère de changement, ce sont toujours les mêmes qui gagnent la course à l'échalote ! Mon grand-père qui avait fait les Mines de Paris était passé par le lycée Saint-Louis de Paris (ancien collège d'Harcourt) comme André Giard qui a fait Supélec. Mon arrière-grand père a fait Polytechnique mais je ne sais pas par quelle classe préparatoire il y a accédé, peut-être Nancy à moins que ses parents ne l'aient envoyé à Paris directement (il faudra que je jette un coup d'oeil dans son dossier).

Sur Wikipédia vous avez une liste de quelques anciens du Collège d'Harcourt et du Lycée Saint-Louis.

Je ferais bien une liste des membres de la famille par lycée et collège mais je manque de renseignements. Albert Regnault est passé par Sainte-Barbe, Raymond Derche par Louis-Le-Grand. Quid des autres ? Beaucoup par Sainte-Geneviève (Ginette) à Versailles, d'autres par la maison d'éducation de la Légion d'Honneur (Ecouen, Saint-Denis, Les Loges à Saint-Germain-en-Laye), d'autres encore par le Prytanée militaire de La Flèche.

Il existe un excellent site qui s'appelle "Copains d'avant" où l'on s'inscrit en donnant son parcours scolaire et professionnel.

Donc j'ai regardé le mince dossier de mon arrière-grand-père Etienne Hippolyte Driout conservé à l'école Polytechnique et à l'armée de Terre, il était né le 26 mai 1862 à Reynel (Haute-Marne), il a passé son examen d'entrée à l'X à Nancy où il a donc dû faire sa classe prépa en 1881, il était 34ème sur 220 reçus, il est sorti 148ème sur 218, son corps de sortie en 1883 étant le corps A où il était 54ème sur 90. Il fit ensuite ses classes à l'école d'application du génie et de l'artillerie de Fontainebleau comme sous-lieutenant puis devint lieutenant d'artillerie de réserve, il démissionne de l'armée d'active le 14/11/1883, il fera un certain nombre de périodes comme réserviste dans l'armée territoriale jusqu'à sa radiation définitive le 1/10/1906.

Est-ce au lycée Henri Poincaré où il a fait sa prépa ? Il s'appelait alors Lycée National jusqu'en 1913. C'est plus que probable car c'était le seul établissement à l'époque qui préparait aux grandes écoles, c'est encore le meilleur de la ville.

Doublé français au championnat d'Europe de patinage artistique !

Je cultive ma blancheur en ne m'exposant jamais au soleil. Est-ce grave monsieur le docteur es-politiquement correct ?

Si vous aussi vous voulez vous blanchir les arpions au soleil de Normandie, empruntez le funiculaire qui mène au blog d'Yfig. Peinture à volonté, comme à Montmartre mais sans avoir à gravir la butte.

Il faut que je me métisse, a dit le docteur Ségolène pour être digne d'entrer dans la république des temps futurs, mais comment faire, mon cas est avéré, je suis rose comme un cochon nouveau-né ! Ah là là ! dur, dur d'être électeur du Poitou-Charente !

Cinq jours sans courant et déjà les abonnés EDF des patelins perdus de la Creuse râlent, alors qu'est-ce que ça va être lors du grand soir, vous savez celui que souhaitent les écolos à tous les raccordés au réseau électrique du nucléaire ! Je crois qu'on verra pendre des militants verts aux réverbères éteints à ce moment-là !

Si la France de Ségolène ressemble à ses Antilles chéries, ça va être riche et brillant ! On va dire que j'ai le coeur noir de penser que ce sont des jean-foutre et des personnages gonflés de vent que nos antillais, certes, mais c'est la seule chose de noir chez moi !

Ségolène, elle préfère rigoler de l'attachement des français à la Corse avec un faux premier ministre québécois ! Personne ne relève, cela mériterait pourtant bien une exclusion du PS cet ostracisme vis-à-vis des corses !



Une photographie de Jan Saudek.

Jan-Saudek.jpg (129168 octets)

Je me souviens de m'être inscrit au Front National en mars 1985 quand les socialistes faisaient tout ce qu'ils pouvaient pour détacher la Nouvelle-Calédonie de la France jusqu'à envoyer des émissaires pour faire de l'agit-pro auprès des quelques indépendantistes qu'ils avaient pu dénicher. On sait comment cela s'est terminé. Qu'est-ce qu'ils veulent maintenant ? Rendre la Polynésie anti-française et la Corse indépendante ? Ils ont décidément l'âme de bradeurs de la nation, c'est plus fort qu'eux. Nicolas Sarkozy n'étant pas en reste, entre son atlantisme farouche et son attachement au communautarisme religieux et ethnique ...

Ceux qui voient une chance de renouvellement de la France dans ces élections se trompent lourdement. C'est plutôt un bradage morceau par morceau de ce qui fait tenir le pays encore debout.

D'autres misent sur le sauveur Bayrou ! Oui, celui qui veut nous fondre dans un grand ensemble européen ! Quand on songe qu'aucun pays d'Europe n'a jamais voulu nous acheter un seul avion Rafale, on sent à quel point nos "alliés" sont nos amis !

Tous ces hommes et femmes politiques ont complètement perdu le Nord et la fibre patriotique, évidemment on leur a appris dans leurs études que la Nation c'était un gros mot.

Je me souviens encore en 1985 de la réaction de mes camarades étudiants à Jussieu, pas un pour trouver monstrueux qu'on veuille se séparer de la Nouvelle-Calédonie ! Voilà ce qu'on leur avait enseigné dans les collèges et lycées, tout le discours anti-raciste de "Touche pas à mon pote !" en oubliant l'indivisibilité de la France.

Pour le moment je suis partisan de la politique dite de "la chaise vide" (cf compromis de Luxembourg) comme lors de la récente réunion de Madrid. Puisque les intentions des uns et des autres sont pour le moins obscures, nous nous devons d'être aussi énigmatiques que le sphinx !

Jolie expérience de physique : Les fermions ne voyagent pas ensemble.

Pour instruction à Lapinos qui se dit matérialiste à la sauce marxiste, l'objet de la physique c'est justement de se poser la question de la nature de la matière et non pas de commencer par présupposer idéalement son existence. On n'épuise jamais totalement ses secrets et l'on recommence à l'infini les expériences pour percer ses mystères. C'est tout le contraire d'une idéologie même si cela ressemble à une magie proche !

Les dogmatiques ont toujours terminé avant même d'avoir commencé ... les savants eux sont des esprits curieux qui aiment se laisser porter par l'inattendu et la découverte, c'est la nature qui est ingénieuse et eux se comportent comme des enfants devant ce puzzle géant qui porte au rêve les esprits les plus méditatifs. La connaissance scientifique sollicite les pouvoirs de l'imagination. Devant chaque phénomène il s'agit de se demander, qu'est-ce qui possible et qu'est-ce qui est impossible, quelles sont les limites de la nature ? De même les mathématiciens pourtant adeptes des jeux gratuits et purement imaginaires engendrés par les nombres sont fascinés par les rapports étroits entre géométrie et réalité, du moins les plus brillants d'entre eux au cours de l'histoire des maths ont toujours montré la même passion pour l'aspect physique du nombre.

Le David Madore qui n'a aucune morale comme tout matheux qui se respecte nous raconte comment il a pipoté ses devoirs de philo et de français. Bien entendu je ne le crois pas une seconde, il est évident qu'il existe des critères infaillibles pour prouver l'intelligence de nos futurs normaliens littéraires et de nos brillants chercheurs du CNRS, sociologues, philosophes, sémiologues et autres solilogues ... Je demande donc qu'on ne tienne aucun compte de cette tentative de démoralisation de l'Université française et que chacun reprenne sa place bien calmement en attendant que les fumigènes se dissipent sinon JE FAIS EVACUER LES LIEUX !
Car comme disait Lacan après Mai 68, Vous cherchez un maître eh bien vous l'aurez ! Avant de claquer la porte de son séminaire de Vincennes troublé par des malappris et des chenapans sans vergogne.

Doit-on parler d'un soliloqueur, des solilogueurs et de la solilogie pour ceux qui étudient ces cas de TOC ? C'est à dire les gens qui parlent tous seuls dans la rue ou sur un blog - comme moi - par exemple - alors qu'ils ne sont même pas mandatés par l'Université pour cela !

Puisque le petit Ruxor m'a mis en verve, je vais balancer : au collège j'avais un camarade qui s'appelait Jean-Marc Weller (regardez comme il est beau en train de travailler sur le motif !), il a fait mieux que David Madore, il a eu vingt sur vingt en philosophie au Bac, après il est devenu sociologue au CNRS où il a étudié "L'état au guichet", sujet de sa thèse - cela ne s'invente pas - depuis il évolue dans la stratosphère de la pensée, bien entendu il ne me fréquente plus depuis longtemps ... comme je le comprends, j'ai si mauvais esprit !

Nous avions un autre camarade qui était très timide (il rougissait comme une jeune fille à la moindre remarque ... charmant !) et qui a mal tourné, Etienne Pesnelle, il a fait Centrale ... personne n'est parfait ! Euh, il a perdu ses cheveux, ne le lui dites pas !

Un de mes jolis camarades de lycée est devenu spécialiste de l'environnement, Christophe Sibieude, mais celui-là était vraiment un farceur, donc il a des excuses ! Il écrit même des chansons Tour de chance.

Etienne Pesnelle est aussi un grand adepte de RealClimate où il prêche le réchauffement sous l'effet de serre, mais à l'époque où je l'ai connu il était adepte du Muppets Show, alors ne vous alarmez pas trop ... et puis c'est un inquiet de nature ! Je l'appelais Pénélope Joli Coeur, en référence à la Lady Pénélope des Thunderbirds, une série de marionnettes télévisuelles, très bien faite d'ailleurs, et cela l'agaçait beaucoup car il n'a pas tellement d'humour.

Jean-Marc a écrit des textes - de référence sans doute - sur les associations d'aide aux victimes du sida, je souris vaguement ! Son petit copain était à Act Up Paris en même temps que moi, lui-même ne s'y est jamais rendu, il avait trop peur, que voulez-vous tout le monde n'est pas sociologue de terrain ! Et puis Jean-Marc et l'abbé Pierre ce n'est pas le même combat ... l'un est grand savant et l'autre grand tout court.

Certains diront que c'était pour ne pas compromettre sa réputation qu'il ne mit jamais les pieds aux AG d'Act Up, sauf que la dernière fois que Jean-Marc est venu me saluer c'était à la Gay Pride de Paris en 1995 en compagnie de son dit petit copain - un garçon simple et sincère, tout à fait viril lui - il y a d'autres manières d'être plus discret sur sa sexualité !

Sur le blog de Dominique Autié un certain Underground cite une phrase de Poincaré : Ce que je ne construis pas géométriquement n'existe pas pour moi. Sortie de son contexte elle ne veut strictement rien dire, elle doit donc être considérée comme purement poétique. Elle a un sens dans ce qu'on a appelé la crise des fondements vers 1900 issue des travaux de Cantor - dont Poincaré a édité les oeuvres en français - et notamment dans la dispute entre Poincaré et Russell. J'invite ceux qui veulent savoir de quoi il retourne à se référer aux textes essentiels de cette époque et dont on trouve certains sur le Net.

Bertrand Russell qui n'était certes pas un mathématicien dit quelque chose sur l'Islam qui doit ravir Cassandre alias Fanny Seguin des Amis de Renaud Camus : Parmi les religions, l'islam doit être comparé au bolchevisme plutôt qu'au christianisme ou au bouddhisme. Le christianisme et le bouddhisme sont avant tout des religions personnelles, avec des doctrines mystiques et un amour de la contemplation. L'islam et le bolchevisme ont une finalité pratique, sociale, matérielle dont le seul but est d'étendre leur domination sur le monde.

Franchement dire que le christianisme incarné par l'église - catholique, orthodoxe ou protestante - n'a pas un caractère séculier, il faut être un philosophe amateur de paradoxes pour l'écrire !

Je n'ai pas une immense estime intellectuelle pour Russell, bonhomme sympathique au demeurant ...

De omni re scibili, et quibusdam aliis, j'ai déjà parlé de ce savant universel, cet homme omniscient, le Pic de Mirandole de la Savoie, capable de faire un cours sur l'usage modéré des engrais en Afrique, sur les piles nucléaires tout autant que sur la peinture à l'huile ! Hélas, il n'a jamais réussi à intégrer dans son étonnante mémoire et sa phénoménale intelligence les vertus du silence ! Ceci dit si on met bout à bout toutes ses interventions sur le blog de Pierre Assouline on a déjà quelque chose qui dépasse l'Encyclopédia Britannica, ce qui est en soi déjà de "l'art pour l'art" ...

Un petit digest sans prétention et néanmoins admirable par la variété et la maîtrise des sujets : Blog de la République des Livres.

C'est comment déjà ce fournisseur d'accès à Internet, Crétin.fr, je crois ?
Bah, il faut laisser pisser le mérinos, comme on dit ...

Sur Climat sceptique de Charles Muller quelqu'un rappelle le bogue de l'an 2000 et ceux qui se sont faits des couilles en or sur cette pseudo-peur informatique, que voulez-vous il faut bien plumer la volaille !

Je ne m'inquiète pas le réchauffement climatique global (TM), va permettre aux petits malins de s'enrichir aux dépens des plus crédules pour ne pas dire les plus couillons ...

On est dans une société capitaliste, oui ou non ? Alors il faut que le commerce fonctionne ...

Ce qui menace vraiment l'économie mondiale c'est le peak oil pas le réchauffement climatique qui n'est qu'une opération de diversion, alors pourquoi personne ne veut en parler, tout simplement parce que si demain le président américain fait un discours à ses concitoyens en disant que dans dix ans les capacités de production pétrolière seront à leur maximum et qu'il faut s'y préparer dès à présent les spéculateurs immédiatement commenceront à faire monter les prix du brut et engendreront un début de récession due à la panique. Je crains quant à moi que personne ne veut sérieusement se pencher sur la question qui est provisoirement sans réponse très claire ...

Je n'aime pas la culture d'élevage ...

Oui décidément je préfère la culture en liberté ou autrement dit sauvage avec une pointe d'agressivité ou d'acidité.

Comme exemple Cécile Sorel sur le site de l'Ina en 1965 à 92 ans ! La coquette incarnée et si nature ... sachant faire souffrir les hommes.

Tout ce qui est impubliable doit être publié mais ne doit jamais être répété !

Aucun dirigeant occidental ne parle publiquement du Peak Oil, on les comprend ... c'est une montagne tellement énorme que chacun s'effraie d'avoir à la gravir même en paroles.
Une vision optimiste des choses c'est de dire que les nouvelles technologies vont permettre de construire des moteurs plus efficaces et plus polyvalents en terme de source primaire d'énergie.
Quant à la réduction effective de la demande d'énergie sans décroissance de l'économie dans un contexte de démographie fortement positive à l'échelon mondial, c'est quelque chose qu'on ne sait pas faire, pour une bonne raison d'ailleurs, c'est que les indices de croissance économique sont directement calés sur la demande en énergie depuis le début de la révolution industrielle, c'est l'équivalence homme-énergie qui est le marqueur idéal de notre progrès (traduit généralement en tonnes d'équivalent-pétrole).

Donc il faut penser à une révolution intellectuelle de nos marqueurs du progrès. Une fois assurées les besoins élémentaires en nourriture et logement pour chaque être humain.
Pour le moment rien ne pousse à une métamorphose de notre construction sociale, c'est tout le contraire. On mesure l'importance sociale de chacun à sa dépense énergétique pas autrement.

On peut penser aussi qu'on arrivera à transformer économiquement le charbon en pétrole mais on est loin du compte ! Sauf évidemment si on disposait d'une source d'énergie quasi-gratuite comme la fusion contrôlée.
Cf aussi le CEA.

La machine n'occupe pas de place dans l'univers de Stendhal et de Balzac - l'argent, oui, c'est à dire la machine-papier - elle commence à apparaître chez Poe, Villiers de l'Isle Adam, Emile Zola et elle triomphe chez Jules Verne.
Logiquement un romancier d'aujourd'hui devrait s'inquiéter des nouvelles machines biologiques, de la machine qui disparaît en tant que machine pour se fondre dans le paysage, les nanotechnologies, l'intelligence articifielle etc.
La transformation qui ne se fait plus de l'extérieur mais par l'intime.
Il est vrai que la médecine accède tout juste au stade technologique, qu'elle s'éveille à la création de fantômes d'êtres humains, que la suggestion par les médias n'en est qu'à ses balbutiements.
La pensée qui se découvrait comme objet c'était la philosophie grecque, la matière qui se découvre comme support d'intelligence c'est la nouvelle frontière. Nous avançons à fronts renversés ...
Pour le moment la nouvelle révolution n'est ni comprise, ni intégrée dans les moeurs et les habitus, on croit encore que le prestige c'est de faire beaucoup de bruits et d'effets, de déplacer de l'air, mais comme le disait Feynmann dès les années soixante, il y a beaucoup plus d'espace en-dessous et c'est cette conquête du monde interne, non plus des énergies hautes mais des énergies infinitésimales qui nous fait rêver, du moins pour ceux qui sont les plus avancés. Les nano-robots sont la conquête de l'espace beaucoup plus réellement que l'exploration de Mars et du système solaire.
Les vraies révolutions avancent sur des pattes de colombe disait Nietzsche.

Le prodige c'est de faire voler de gros engins, non ! Le prodige c'est de faire tourner des nano-roues !

Je suis un héros notoire de l'innocence ... ô victime cruel des apparences qui plaident contre moi ! Car je suis chèvrechou ... autrement dit un marcheur de l'esprit solitaire ! Un de ces homoncules qui s'agite dans les limbes du Net faustien ...

Ce qui trahit les idées grossières c'est leur manque d'imagination ... moi je vis sous licence GFDL ou Gnu libre ...

A cause d'Half et de son anthologie Punkie voilà que je me mets à fredonner les succès du music-hall des années 1920/1930 !

Depuis le moment
Où je t'ai connue,
Hélas follement !
Je n'ai pas cessé
De penser à toi
Comme un insensé.

Ramona, j'ai fait un rêve merveilleux.
Ramona, nous étions partis tous les deux,
Nous allions lentement,
Loin de tous les regards jaloux,
Et jamais deux amants
N'avaient connu de soir plus doux.
Ramona, je pouvais alors me griser
De tes yeux, de ton parfum, de tes baisers.
Et je donnerais tout pour revivre un jour,
Ramona, ce rêve d'amour.

Mais ce doux roman
N'était seulement
Qu'un rêve d'amant.
Par ta cruauté,
Tout autre a été
La réalité.

Sur Climat sceptique Charles Muller fait un topo sur Phénomènes extrêmes, réalité et modèles où l'on voit la distance entre la modélisation actuelle et le réel tel qu'il est mesuré.
Plusieurs explications sur le tapage actuel : la tenue en ce moment à Paris du GIEC qui n'est pas tout à fait un hasard, le fait que nous soyons en pré-campagne présidentielle (il suffit de se rappeler du tableau d'une France à feu et à sang en 2002 et quasi en état de siège) et aussi que l'on se sert de la surexposition des études climatiques comme d'un cache pour les véritables enjeux que personne n'a véritablement envie d'aborder comme le Peak Oil, les conflits d'intérêts Nord-Sud, la démographie mondiale, la prédominance américaine ou le statut de la Chine dans l'économie et la politique mondiale etc.

Hier Nicolas Hulot a fait le plein de candidats - pas moins de dix se sont pressés pour signer son soi-disant pacte écologique ! La maison Bouygues lui avait un peu lâché la bride (on sait que TF1 entendait bien lui couper les vivres s'il se déclarait candidat ce qui était très gênant pour Sarkozy) car en fait il n'y a rien de contraignant à occuper un peu la scène dans un dernier tour de piste avant de tomber dans les oubliettes comme le défunt porte-parole socialiste Arnaud Montebourg ; comme dans l'actualité immédiate un clou chasse l'autre !

C'est drôle de voir ce spectacle de marionnettes avec tous ces fils qui pendent ... et les bonshommes déguisés en noir qu'on devine derrière !

Curieux toutes ces femmes et tous ces hommes qui sont tellement obsédés par leur histoire personnelle qu'ils veulent absolument se voir en fonction à l'Elysée ! Je fais crédit à leur ignorance des véritables problèmes qui les attendent mais si j'étais à leur place j'y regarderais à deux fois avant de me charger d'un tel fardeau et l'heureux élu au soir du 6 mai ferait bien de pleurer toutes les larmes de son corps en apprenant la nouvelle ...

Les sourires de circonstance au lendemain du second tour des présidentielles et le défilé des impétrants aux titres et places ! Comédie sans surprise mais qui risque de laisser un goût amer par la suite à ses principaux intéressés.

Ils imaginent tous que l'avenir est écrit dans le passé, funeste illusion !

Raphaël Juldé : il a fait du prosaïsme un combat et de la vie quotidienne une lance ! Né sous le signe de l'orvet, il ne pique ni n'étouffe mais toujours glisse ...

Colle-ci, colle-là, ainsi le nommait-on dans certains cercles bien informés, c'était un grand érudit qui faisait des citations presque toujours en situation, depuis l'invention du copier-coller il était devenu le maître absolu de cet art si particulier ... il touchait même au grandiose par moment !

Gerber à tout prix ... c'était le mot d'ordre d'un rédacteur en chef qui connaissait ses classiques, né trop tard pour avoir fait partie de la "La Gerbe", il se rattrapait comme il pouvait à l'ère médiatique audiovisuelle, celle de MacLuhan qui avait enfoncé celle de Gutenberg.

Moi qui fait partie des primitifs hexagons et qui craint de ne pas être membre de ces glorieuses et supérieures races et peuples métis tant célébrés par les politiques avisés ...

Le chanoine Georges Drioux (°1888-1949) a consacré une thèse de lettres aux Lingons, modeste peuple des confins de la Bourgogne et de la Lorraine, moi qui suis encore plus modeste je vais me dévouer pour étudier les Hexagons tant qu'il en reste encore quelques-uns et que cette peuplade ne s'est pas tout à fait éteinte sous les coups de boutoirs de la modernité !

Ah ! l'ethnologie appliquée des anciens peuples quelle belle discipline et qui nous apporte de grandes et profondes joies ! Mais quelle patience il faut pour approcher ces ethnies sauvages qui vivent au fond des villes dans de très vieux appartements et qui se réfugient auprès des bibliothèques et autres havres de leur savoir certes sommaire mais combien pittoresque ...
Qui n'a pas vu un vieil érudit européen déchiffrer un manuscrit plein de pattes de mouche de Baudelaire ou de Flaubert n'a rien connu de cette sagesse antique !

M. Jérôme Vallet de l'Institut de musicologie appliquée va publier prochainement une thèse intitulée "L'iPod est-il l'avenir de l'homme ?" suivie par un cycle de conférences de musicothérapie par les oreillettes ... inscrivez-vous nombreux !

C'est machin qui m'avait appelé "tante fulminante", peuf ! et pourquoi pas "tapiole bariolée" ? Quel manque de fantaisie ou d'idée chez ce petit garçon qui n'a pas fini de se moucher dans les draps de lit de sa maman ! Récurons les cons, il restera toujours assez de crasse pour enterrer les mécréants ... il faut croire en la beauté et puis nous quitter comme l'éclair vers des jours meilleurs - ou pires ! L'azur ce n'est pas grand chose, un fond de lit pour les amants, une pissotière pour l'infini ...

J'ai tenu compagnie à un voleur cet après-midi, il était très poli. C'est la seule personne qui m'aime - peut-être ! Mais peut-on savoir la vérité surtout avec un voleur d'imagination ?

Le reste du monde m'ennuie alors je fais des divisions infinitésimales ...je coupe l'éternité avec un peu d'humour et je rajoute mon sel sur la conversation commune. Beaucoup d'amis, beaucoup de redites.

Il paraît que j'aurais un jour la rime à ma raison, j'y crois peu, je fais des pâtenotres à la mer en attendant.

J'ai longtemps tenu dans mes bras des êtres extraordinaires, c'était une ombre portée ! Il faut rester en lisière de soi-même.

Hanter le lit des autres c'est voir son blason détruit ...

En colloquant, je rêve à l'étrangeté. Il n'est que de miser sur le réel pour faire sauter la banque. Bon ! nous voilà seul à seul, on va se mettre encore à dos tous les imbéciles ... il faut vraiment être démuni pour s'occuper en plus des idiots !

Je n'aime pas les espaces vides car je crains le vice qui me collera à la mort comme une ventouse à la peur.

On s'étonne du mode hystéroïde de l'actualité - et particulièrement en ce moment depuis le rapport GIEC 2007 - mais les sociétés ont toujours fonctionné sur ce principe ! Pour faire tenir les peuples, on leur imprime la peur dans le coeur et la chair et ce qui est aberrant ce sont les rares moments de calme et de pondération par la raison qui relativise les temps et les lieux !
Dites-vous bien que si les civilisations étaient rationnelles on n'aurait pas plus construit les pyramides des aztèques que celles des égyptiens !

Rectificatif et précision : M.Le Professeur Vallet commencera son cycle de conférences par un message spécial, "L'oreillette peut-elle sauver le monde ? Vers une OIOE, organisation internationale de l'oreillette écologique".
Merci de votre attention.

Grosso modo mon impression sur cette campagne électorale c'est qu'elle est de plus en plus floue, les candidats raclent tous leurs fonds de tiroir, Sarkozy drague de tous les bords jusqu'à remuer les marais de la gauche, Royal devient inaudible, Dupont-Aignan est gentil autant que de Villiers est né méchant mais ils se partagent le même fond de commerce, Bayrou fait cours et cite Pascal, les autres sont muets ou se répétent depuis trente ans.
On n'aimerait vraiment pas avoir à être directeur de campagne de tous ces gens qui ont l'air à côté de leurs pompes.

La première illusion qu'ils propagent, c'est de faire croire que la France mène le destin du monde, c'est encore moins vrai aujourd'hui qu'hier. Le prochain président aura beaucoup de chance s'il arrive à assurer la continuité des institutions. Je me demande si vraiment quelqu'un peut faire mesurer aux français leur bonheur d'être ce qu'ils sont jusqu'à présent !
Quant à réformer certaines choses, oui mais cela ne peut être que douloureux ... il faudrait être singulièrement souple pour faire croire qu'il n'y aurait que des gagnants à faire bouger les lignes.

Je pose une question toute simple aux amis de Renaud Camus qui sont tous des experts de la chose professorale : comment ce fait-il que les professeurs étant confrontés à des travaux d'Hercule et à tout le stress que comporte l'affrontement permanent avec de terribles barbares qu'on mate avec la rigueur la plus extrême, ils puissent conserver le moral au point d'avoir la longévité la plus grande du corps social ?
Bien entendu je n'en appelle pas à la lutte de classes mais je serais curieux que l'on me donne une explication. Une proposition toute simple : peut-être qu'ils sont les mieux éduqués de tous les hommes et ont-ils moins de vices que les autres français, qui boivent, se droguent, baisent à qui mieux-mieux, font la fête dans des pays lointains et malsains etc ? On expliquerait d'ailleurs ainsi que les pauvres professeurs avec conscience et grandeur d'âme seraient obligés de se taper l'éducation des rejetons de tels dégénérés !
Tout cela mérite réflexion ... je n'exclus pas d'ailleurs qu'avec les progrès de la génétique et de l'eugénisme et grâce au diagnostic anté-natal les français du futur soient d'avance sélectionnés pour former cette race d'élite - et sûre d'elle-même - et si magnifiquement professorale !

L'idéal ce serait que dans ce pays il n'y ait plus que des enseignants ou des enseignés ... les vils travaux seraient délégués aux pays du Sud car comme le disait un tiers-mondiste bien introduit à la télévision, il serait déraisonnable que ces peuples veuillent rejoindre notre niveau de vie ! Je parle comme un livre, il me semble.

Ce qui me réjouit c'est de penser qu'avec l'ouverture de tous ces nouveaux musées en France - réouverture aujourd'hui du musée Fabre de Montpellier - nous aurons de plus en plus de gardiens comme Pierre Cormary qui illustre à la fois le catholicisme et la culture littéraire !

On a mis en caisse le musée des arts et traditions populaires qui se trouvait au jardin d'acclimation - je suppose pour faire de la place à la fondation LVMH de Bernard Arnault - et que je connaissais très bien depuis son ouverture, il va rejoindre à Marseille les futures collections du musée des cultures européennes et méditerranéennes dont je me demande ce que c'est.

Je n'aurais qu'un mot d'ordre à la classe enseignante : surtout de la dignité face au discrédit dont on veut vous accabler et le mépris du lama pour toute cette vulgate médiatique ...

- L'énarque : Vous imaginez-vous que les chauffeurs routiers votent en France ?
- L'agrégé (en sourdine) : Il paraît même que les femmes de ménage ...
- Le syndicaliste : Ne vous inquiétez pas, chers camarades, nous allons proposer une mise en carte des futurs votants avec attribution de points de retraite pour tous ceux qui auront suivi les cours de rattrapage de "politiquement correct".

Le MNATP fondé par Georges-Henri Rivière était le musée le plus français qui soit, trop certainement pour certaines élites du ministère de la Culture. On veut l'ouvrir surtout à tout ce qui n'est pas français ...
On garde encore en province les éco-musées, pour combien de temps ?

Je voulais en profiter pour rendre hommage au savoir-faire des artisans français, à leur amour du travail le plus minutieux, du tailleur de pierres au ferronnier, du graveur sur bois à la dentellière et de cent autres métiers presque disparus.
Bien entendu pour apprécier toute la haute conscience de leur métier que ces gens avaient il faut avoir été initié. Cela demande du temps et de la modestie à la fois dans le regard et dans le jugement. Mais je doute que le bel ouvrage, le beau labeur comme on dit soit encore en cour dans les allées du pouvoir ! Seuls de riches chinois peut-être viendront en France s'approvisionner en outils et ouvrages de qualité pour reconstituer les intérieurs de la France profonde méprisés par nos élites instruites à l'université.

Il se trouve qu'à Paris la meilleure spécialiste de la dentelle est une ancienne institutrice Mademoiselle Madeleine Driout, née en 1923, qui occupe sa retraite à classer les collections du musée de la mode au palais Galliéra. Quand de jeunes étudiantes de l'école du Louvre viennent la rejoindre pour apprendre auprès d'elle ce savoir elles abandonnent très vite, cela demande trop de minutie.

Il est plus aisé d'être spécialiste en bidets de Duchamp et de fleurir son discours dans les vernissages mondains de références à l'Arte povera que de parler des différentes écoles de la dentelle du Puy ou de la dentelle de Valenciennes, on ne vous entendrait pas dans les milieux introduits.

La soeur aînée de ma mère Colette Gravier (°1906-2001) avait épousé en 1929 Roland Pitard (°1907-2003) qui était menuisier-ébéniste et j'ai pu voir de très près sa manière de travailler le bois et de prendre soin méticuleusement de son ouvrage en cours. Certes son travail n'était pas payant au point de rentrer comme ouvrier-qualifié chez Renault en 1936 jusqu'à sa retraite en 1972 (il n'a jamais aimé le travail à la chaîne de l'usine), mais dès qu'il avait un moment de libre il s'enfermait dans son atelier et y faisait des merveilles comme des coffrets marquetés ou des meubles remarquables par leur fini.

La seconde soeur de ma mère Simone Gravier (°1909-1976) a commencé sa vie professionnelle en montant à Paris à 13 ans comme "bonne chez les autres", c'est comme cela qu'on disait en 1922 (on disait aussi "bonne à tout faire", ce qui veut bien dire ce que ça veut dire). Ce n'était pas vraiment une sinécure ! Le travail six jours sur sept, aucun congé, aucune sécurité sociale évidemment, être logé dans des chambres sous les toits sans aucun confort, être traité par la patronne comme un chien ne le serait pas. Par la suite elle est devenue ouvrière à l'usine Alsetex à Précigné où elle a rencontré son futur mari François Weber (°1910-1981) qu'elle a épousé en 1936, presque le paradis pour elle !
Ce qu'on n'imagine même plus, c'est que la vie ouvrière c'était une promotion par rapport à la vie agricole ou par rapport à la vie de souillon chez les bourgeois ! Beaucoup d'ouvriers et d'ouvrières étaient très heureux et très fiers d'être ce qu'ils étaient.

A propos de Marc Porel je peux mettre mon grain de sel car je suis très savant ayant lu les souvenirs de Brialy, vous savez le petit singe qui fait le pitre au cinéma et à la télévision dans les "talk show" (Porel n'a pas voulu b... avec lui de même que Clementi, trop vieux con déjà !), donc oui il se camait et il en est mort disent les mauvaises langues. Mais vous savez ce que c'est les dîners en ville ...

Un mien client - allemand - avec qui je conversais en anglais m'a gentiment signalé mon "without staircase (en plastique)" ce qui a fait tilt dans ma tête, effectivement sauf au théâtre, les escaliers sont rarement en plastique, par contre les "jewellcase" autrement dit les boîtiers transparents dans lesquels on range les cd oui ! Comme on le voit mon anglais est baroque et mes clients sont bien aimables de ne pas me le faire remarquer davantage sinon avec des pincettes et du bout des lèvres ou des doigts.

Pierre Clementi lui aussi a mal fini, il était superbe et amant un moment de Marie-Laure de Noailles dans sa dernière époque. J'ai terminé la lecture de la biographie de Laurence Benaïm, je m'étonne seulement que personne ne s'était soucié jusqu'en 2001 de croquer ce personnage de la scène parisienne, la bien-nommée "vicomtesse du bizarre".

Il y a eu une chose très étrange à la télévision française hier soir, c'était une séance de torture où un brave noir - pas bien clair en tous cas - et répondant au doux surnom de Doc'Gynéco a été obligé par une bande de blancs enragés menés par Laurent Ruquier en faux monsieur Loyal de s'expliquer sur son engagement politique à droite derrière Sarkozy, il y a même eu le vieux juif de service Polac, le mal-nommé, qui a essayé de lui faire comprendre le bouquin qu'il était censé avoir écrit avec sept autres nègres ! L'horreur, j'ai failli appeler la Halde devant cette abomination ... c'était un lynchage comme je n'en avais pas vu depuis le Ku-Klux-Klan dans le Sud profond, heureusement Roland Dumas a retrouvé ses réflexes d'avocat et nous a expliqué le bien-fondé de la fuite du rappeur en détresse comme le bon geste de sauvegarde face à cette meute déchaînée.

Lisez cela, cela vaut son pesant de cacahuètes ! Donc les arts et traditions populaires françaises étant un sujet incohérent, on l'élargit pour le rendre encore plus incohérent ... fermez le ban, à vos ordres mon colonel !

Comme pratique culturelle instructive, on nous reconstituera dans des diaporamas animés l'exposition des enfants dans la Grèce antique, le défilé des esclaves enchaînés dans la Rome antique, la castration dans la Rome des Papes et j'en passe et des meilleures ...
Sauf que ce n'était pas du tout le sujet de Georges-Henri Rivière !
On pourrait même se passer d'un musée loin de tout et faire des jeux vidéos et de l'animation 3D à passer dans toutes les écoles de France de la maternelle à l'université ! De l'excision à la castration, de l'amputation sur les champs de bataille napoléoniens au gazage dans les chambres nazis que de spectacles instructifs et culturels !

Un entretien tout à fait passionnant avec Jean-Marie Souriau.

Tavernier et Chardin les deux plus grands orientalistes français du siècle de Louis XIV - conjointement avec Galland - durent s'exiler parce qu'ils étaient protestants, le second en Angleterre et le premier en Russie. Chardin est enterré à Westminster sous le nom de Sir John Chardin, le seul français à ma connaissance avec Saint-Evremond, l'écrivain libertin et frondeur (libertin veut aussi dire libre-penseur au sens du XVIIIè, c'est d'ailleurs le seul saint que je fréquente).
Je n'oublie pas que mes ancêtres Desmier de Chenon qui vivaient alors en Angoumois se convertirent pour avoir la paix hors une branche de cette famille celle d'Eléonore Desmier d'Olbreuse qui s'exila en Hollande à la suite de la Princesse de la Trémoille (on dit Trémouille) ce qui lui permit de rencontrer le duc de Brunswick-Zelle de la maison de Hanovre jusqu'à l'épouser malgré la différence des fortunes et des naissances, union d'où descend la famille royale d'Angleterre et toutes les autres maisons souveraines d'Europe.
Je suis aussi issu des Pomiès premiers imprimeurs de Foix, originaires de la ville de Pamiers qui était une place forte protestante depuis le milieu du XVIè siècle, un décret royal les en bannit en 1628. Pierre Bayle était du comté de Foix, on sait l'importance à tous égards majeure de son oeuvre dans la philosophie des Lumières. On peut remarquer d'ailleurs que les comtes de Foix protégeaient les juifs et leur donnaient des droits de franc-alleu par exemple à Pamiers.

On comprendra que je ne porte guère en mon coeur Louis XIV, tyran munificent qui n'a pas su poursuivre la sage tout autant qu'hardie politique d'Henri IV et de Richelieu. S'il avait compris les intérêts de la France au lieu de forcer les réformés à la conversion ou à l'exil chez des puissances ennemies, il leur aurait proposé de peupler les terres d'Amérique ce qu'il leur a interdit expressément. La politique de Louis XIV a causé l'affaiblissement de la France et à terme aboutira au désastreux traité de Paris de 1763 et à l'effacement progressif devant l'Angleterre puis du monde anglo-saxon dominé par les Etats-Unis. Vers 1640 nous avions tous les atouts en main pour fonder un immense empire dans le Nouveau-Monde alors que l'Espagne était en déroute. Au lieu de cela ce sont les préjugés les plus étroits qui l'ont emporté (et le gallicanisme ne nous a pas épargné l'assujettissement à Rome).

Pour exemple je descends de la famille de Bologne dont est issu un rejeton bâtard le chevalier de Saint-Georges, le nègre des Lumières, musicien renommé et duelliste fameux. Les Bologne étaient des protestants de Saintonge et d'Aunis, qui s'exilèrent après la prise de La Rochelle d'abord en Hollande puis au Brésil, ils fondèrent ensuite des plantations en Guadeloupe où ils devinrent fort riches. On peut dire que les adeptes de la Réforme formaient dans tous les ordres l'élite de la France et que le destin du pays aurait été bien différent s'ils avaient pu y être tolérés et respectés par le pouvoir, leur apport aurait été déterminant dans l'évolution politique et économique et par suite de son émancipation. On connaît l'importance de la haute banque protestante des Mallet, des Vernes, des Delessert ou des dynasties industrielles tels les Peugeot, les Schlumberger ou les de Dietrich.

Je parle en connaissance de cause de tout cela étant issu d'une famille où la religion jouait un grand rôle et où elle empêchait souvent le libre jeu des facultés naturelles à l'homme.

Un descendant de la très ancienne famille des la Trémoïlle a épousé l'héritière des Walsh-Serrant qui lui a apporté le très beau château de Serrant. Aujourd'hui possession de leurs héritiers le prince et de la princesse de Mérode.

Un des plus étonnants immeubles de Londres : le Gherkin autrement dit le cornichon !
Si Paris ressemblait à Londres, cela se saurait ... et nous n'aurions eu ni Chirac, ni Tibéri et surtout pas Delanoë.

Après avoir lu in-extenso la vie de Marie-Laure de Noailles, j'entame la biographie de Ferdinand Bac, dessinateur et humoriste tout autant qu'amateur et créateur de jardins, le grand ami de Madame de Chévigné (née Laure de Sade et descendante du divin marquis), la grand-mère de Marie-Laure Bischoffsheim, l'idole de Proust qui en a tiré quelques traits pour sa duchesse de Guermantes - avec d'autres de la comtesse Greffulhe - mais qui malheureusement pour le petit Marcel ne supportait pas ses indiscrétions et le tenait à distance. D'ailleurs en bonne catholique elle n'aimait guère les juifs et n'avait pas apprécié que sa fille se maria par deux fois avec les gens de cette nation quoiqu'elle-même comme disait sa petite-fille tira le diable par la queue car elle n'avait pas un liard !
Tout l'essentiel de l'immense fortune dont l'hôtel particulier de la place des Etats-Unis avec ses trésors - Goya, Rembrandt, Van Dyck etc - venait des banquiers Bischoffsheim (le grand-oncle Louis-Raphaël Bischoffsheim avait fait construire l'observatoire de Nice par Charles Garnier) même si Charles de Noailles était lui-même riche.

Ferdinand Bac, un de ces personnages comme on n'en fait plus bien digne de Madame de Chévigné et de Marie-Laure de Noailles, il était petit-fils naturel de Jérôme Napoléon, dernier frère de Bonaparte et était un touche-à-tout qui savait se faire plaisir tout en se prêtant de bonne grâce aux autres et en restant un parfait gentleman - on devrait dire gentilhomme pour parler français.

Les élections présidentielles : vol au-dessus d'un nid de concons.

Nicole Le Bret vient de mourir à 104 ans, cela ne vous dit rien mais elle était l'épouse de Raoul de Vitry d'Avaucourt (°1895-1977), ils ont eu 10 enfants, 41 petits-enfants et 123 arrière-petits-enfants en attendant la suite ... et le palmarès de médailles et de diplômes est impressionnant, polytechnique, les mines, les ponts, centrale, normale etc, leur gendre Marc Julia chimiste de l'Académie des sciences fils de Gaston Julia le mathématicien, un autre gendre Antoine Brunet, conseiller à la Cour des Comptes, fils de Jacques Brunet, gouverneur de la Banque de France etc. Il suffirait de quelques familles comme cela pour repeupler la France !

D'après Half on vient d'ouvrir une exposition au musée des sciences de Laval autour du gorille, ridicule ! On ferait bien mieux de préparer une exposition consacrée au blogueur le plus célèbre de Laval car sinon gare au Juldé !

En 1930 Charles et Marie-Laure de Noailles financèrent "L'âge d'or" le second film de Luis Bunuel, il fit scandale et fut interdit par la censure après des bagarres causées par les ligues fascistes. Ce film ne fut jamais distribué officiellement avant 1981 !
Quand l'on considère ces histoires de caricatures portées en justice on croit se retrouver dans les années trente !

Nouvelles familiales Regnault (Le Figaro du 28/1/2007) : Florence Regnault de Beaucaron et son second époux Didier Brunet annoncent les fiançailles de Laetitia de Grimaudet de Rochebouët (fille de défunt Hugues de Rochebouët et de Florence Regnault) avec le lieutenant de vaisseau Egide Brunet, fils de Didier Brunet et Béatrice Osio.
Didier Brunet, HEC est le fils de feu André Brunet (°1902-1986), inspecteur général des Finances, professeur au Conservatoire des Arts & Métiers, correspondant de l'Institut, commandeur de la L.H, de religion protestante. Je ne sais pas s'il existait un lien de parenté avec Jacques Brunet, grand-croix de la Légion d'Honneur et de l'ordre du Mérite, le gouverneur de la Banque de France (1960/1969), cité plus haut mais à-priori non.

J'aime bien la phrase de Raoul de Vitry d'Avaucourt qui fit un séjour dans l'administration française « univers absurde et inefficace dont la drôlerie interrompait les jours monotones ». Quand l'on songe qu'il a fait de Péchiney une des premières entreprises françaises et que ces idiots du pouvoir actuellement en place l'ont laissé filer entre les mains des canadiens en 2004 ! Il a dû se retourner dans sa tombe ... Alcoa a complètement vidé les structures de l'entreprise Alcan en France notamment son pôle de recherche.

Vous imaginez qu'en moins de deux ans la droite au pouvoir a laissé vendre et l'aluminium et l'acier français ! C'est fou comme le bradage des intérêts capitaux du pays est rapide et ce jouet des marchés financiers le petit Sarko se veut en plus le champion des américains en France !
Tous ces gens ont si peu d'honneur propre et si peu d'ambition pour leur pays qu'ils sont prêts à toutes les compromissions pour servir leurs intérêts personnels ...

Airbus est dans une situation délicate, Peugeot et Renault sont en perte de vitesse ... on se demande ce qui va bien en France ! Quelles entreprises sont prêtes à prendre la relève ?

Ils ont laissé partir Euronext, la place boursière entre les mains du NYSE c'est à dire Wall Street.
Ils s'apprêtent à renouveler leur exploit en démantelant Gaz de France ... avec des patriotes de cette envergure la France n'a même plus besoin d'avoir d'ennemis.

Les aciéries Hachette&Driout restent françaises mais c'est une PME qui fabrique des aciers spéciaux, rien à voir avec un groupe comme Arcelor avec près de cent mille salariés !
Cent ans ou plus pour mettre en place une industrie de l'acier et de l'aluminium, deux ans pour la bazarder ! Belle perfomance ...

Nous sommes tous des Bouvard et Pécuchet : dans un monde trop compliqué pour nous, nous sommes condamnés à nous recopier pour ne pas mourir idiots ou fous.

Je me reconnais une supériorité sur à peu près n'importe quel "intellectuel", je mesure l'étendue de mon ignorance.

Heureusement je suis traversé par le doute ... le doute qui fait voir l'arc-en-ciel de la réalité.

J'ai vu une jolie émission sur François Mauriac, écrivain politique. Evidemment on est loin, très loin du fond de la politique d'aujourd'hui ...

- L'homme primaire : Moi, je couche avec mes pensées.
- L'homme en noir : Non, ne faites pas cela, l'onanisme ne mène à rien, couchez plutôt avec votre mère ...
- Pourtant l'immortalité est bien une idée avec laquelle l'humanité enfante depuis quelques siècles les idées les plus saugrenues !
- Nécessité fait foi.
- Ô humanité tu es encore un peu verte ! Laisse-toi le temps de connaître tes premiers besoins avant de rechercher tes fins dernières !
- Belle élégie ! Mais l'ivresse est le premier besoin de tout homme, on appelle cela l'amour ailleurs, dans un autre monde que je ne veux plus connaître.
- Je sens qu'une fièvre monte en moi ...
- Voilà cela vous reprend, modérez-vous !
- Je ne puis c'est mon penchant naturel vers le mal et le confusion.
- Alors tant pis, votre sort est donc de vous confondre au dieu dévoré vivant par sa libido après avoir rogné ses ailes.
- Un scarabée d'or peut-être qui luit dans l'azur idéal ...
- Non, un cafard noir comme la nuit et qui se nommerait Eros.

Yfig me demande incidemment de qui je descends, du singe mon cher, mais ne le dites jamais à ma mère ...

Nous, les Aborigènes de France ... qui attendons de fertiliser les champs d'épandage de la politique multiculturelle si joyeusement métissée.

Dans L'idée fixe Valéry clôt son dialogue par cette parole mémorable : "un homme seul est toujours en mauvaise compagnie" directement pompée d'une définition du Dictionnaire du Diable d'Ambrose Bierce, "seul : en mauvaise compagnie". Bon ! tu n'induiras pas ton voisin en tentation avec un bon mot, première règle de l'écrivain public et puis une idée, fixe ou non comme le soleil brille pour tous, n'est-ce pas Paul Valéry ?

Paul Valéry énonce cette idée profonde que l'art est le suc d'une société mal organisée, elle est le fruit de toute l'énergie non dépensée à quelque fin mesurée, c'est une déperdition hors-norme, presque en-dehors la raison, il parle à ce sujet des métiers aberrants soumis au jugement des extrêmes. Ce qui suffirait d'ailleurs pour contrebalancer toutes les utopies marxistes d'un monde mécanique où la valeur gratuite n'a pas sa place. C'est bien pourquoi l'art dans les régimes totalitaires est si pauvre, si ridicule, cultivant le kitsch de l'utilitarisme. L'art est une dépense exagérée. Un surcroit de vertu égoïste. Une splendeur orgueilleuse.

Je suis un auteur des dimanches quand j'ai un peu de temps devant moi. Contrairement au Seigneur qui a tout fait en six jours.

En art il n'y a jamais de milieu, pour certains Bruckner est un sublime métaphysicien des sons, pour Claude Debussy c'est un auteur de machines pneumatiques, Schubert fait depuis toujours mon ravissement, selon Pierre Boulez ce n'est même pas un musicien.
Il n'y a en art que des échelles propres et jamais de valeurs universelles. L'art se heurte à tous les totalitarismes car il se sert des créateurs comme de mediums qui passent à travers notre personnalité. Il est donc irréductiblement individualiste et par cela même immoral comme toute création dans l'ordre intellectuel. Il n'y a pas plus de morale mathématique que de morale esthétique.

Dignité et indignité de l'art n'ont pas de sens hors soi-même. Le jugement intime reste de l'ordre du sentiment esthétique. Il n'y a que ce qui est superficiel c'est à dire partagé communément qui peut faire l'objet d'une morale.

Il ne faut pas diviser les ruches et les abeilles ... comme dirait Yfig.

Voici une liste comme David Madore aime en établir, tout à fait a-démocratique et néanmoins particulièrement stupide, celle-ci est dû à l'astrophysicien Michael H. Hart - rien à voir avec avec Michael S. Hart auteur du Gutenberg project. Les 100 personnalités les plus influentes de l'histoire humaine.

Cent propositions pour un seul mandat présidentiel à la Royal c'est beaucoup mais si l'on met bout à bout les grandes promesses du petit Sarkozy on doit franchir allègrement ce chiffre ... disons plutôt que la magie des chiffres ronds ne m'impressionne pas spécialement.

Le chapitre de l'énergie me paraît assez irréaliste dans l'état actuel de la technique. Réduire la part du nucléaire tout en diminuant la dépendance au pétrole ? Il y a un truc comme on dit !

Dans "Royal Palace", on invite tout le monde à entrer pour voir l'ameublement, quant à s'installer il ne faut pas trop y songer car on a oublié de vous donner la clef ...

J'ai déjà dit que je trouvais extraordinaire de s'avancer sur le futur si facilement sans guide. Si j'avais à préparer un discours présidentiel je commencerais à rappeler des principes élémentaires de gouvernement.

Mon goût propre me porte moins au lyrisme facile et plus à l'appel à la difficulté vaincue. J'ai tendance à penser que l'intérêt pour la vie est d'autant plus grand qu'on affronte des problèmes hardus. Mon mythe n'est pas celui du progrès pour le progrès, il est celui du progrès qui mène à triompher de soi. La croissance économique n'est qu'une résultante. J'essaye de distinguer la mineure et la majeure dans tout raisonnement et d'autre part de faire le moins possible référence aux sentiments particuliers quand je parle politique. Regnault disait que c'est l'idée d'infini qui est essentiellement morale et ce n'est pas un concept spécialement individualiste.

Chez moi l'abstraction généralisante n'est jamais très loin même si elle s'appuie sur des conceptions réalistes étroites.

On va dire que Ségolène Royal avec toute sa sensibilité féminine est plus modeste que François Mitterrand puisqu'elle ne propose que 100 réponses toutes faites contre 110 propositions - certes mais moi je me souviens que les catalogues de Don Juan sont autant de trahisons.

Assez troublant n'est-ce pas de voir à quel point entre 1981 et 2007, il ne semble pas y avoir de changement mais juste un décalque de ce qui n'avait pas marché !

Il y a des choses assez ahurissantes comme cet impôt sur les français installés à l'étranger et qui ont délocalisé leur patrimoine ! C'est une proposition de Dominique Strauss-Kahn l'inventeur des 35 heures, une référence ! Comment l'établir ? Comment le faire payer ? J'avoue ne pas comprendre. Est-ce qu'on va déchoir de leur nationalité les français qui refuseront de payer cet impôt fixé arbitrairement ?

On voit aussi qu'on n'a pas peur de la contradiction, cf le site Désir d'avenir.
Pas d'augmentation des impôts soi-disant mais instauration d'une contribution écologiste, fin du bouclier fiscal, fiscalisation des expatriés etc.

"Etablir le véritable prix des services rendus par la nature", was ist das ?

Les français vont avoir à départager deux fumistes qui vont leur en mettre sur le dos pour cinquante milliards d'euros - estimation de l'Institut de l'entreprise. Moi pour 50 milliards je rase gratis demain ... et en plus je vous fais un strip-tease !

Cf le blog du Débat 2007.fr, par exemple Marché de l'emploi.

Non, non ! chère Aline de Belgique, dusse votre gloire belge en pâtir, c'est en France que l'on ouvrit la première ligne de chemin de fer en-dehors de l'Angleterre (1825) précisément à Saint-Etienne en 1827 consacrée aux pondéreux, la seconde de France étant celle que j'emprunte tous les jours l'ex-Paris-Saint-Lazare-Le Pecq consacrée aux voyageurs en 1837 et devenue le RER A, la Belgique attendra 1835, cf Chronologie
Mon aïeul l'ingénieur et entrepreneur de travaux publics Jean Tersouly (°1817-1892) construisait des lignes dès les années 1840, il travaillait notamment vers 1852 pour la Compagnie du Grand Central, celle des frères Emile et Isaac Pereire, du duc de Morny président de la compagnie et du président du Stock Exchange de Londres, l'anglais Lord Hutchinson.

Franchement à part Terminator-Schwarzenegger je ne vois pas vraiment qui peut nous débarrasser de l'engeance politique qui règne en France !

Jérôme Vallet prétend que de son temps on connaissait son piano par coeur et du bout des doigts, il exagère un peu, à part Arturo Benedetti-Michelangeli qui démontait et remontait son Steinway aussi sec qu'il pilotait sa voiture de course, je connais peu de passionnés de mécanique du clavier en ivoire qui en fassent autant. Je crains que nous soyons condamnés à une décisive ignorance malgré nous. Effectivement même David Madore a du mal à raisonner son ordinateur récalcitrant et je connaissais très bien le directeur de la recherche chez Bull qui emmenait son computeur personnel au réparateur en bas de chez lui quand il avait un problème ou une mise à jour à faire donc la fable des machines qui prendront un jour le pouvoir telle que racontée par Terminator n'est pas tout à fait vaine ! Elle semble même d'un grand bon sens ... nous attendrons donc avec impatience que l'intelligence viennent aux machines car pour l'instant nous sommes condamnés aux niaiseries des "élites" qui nous gouvernent et à leurs discours bons pour les demeurés.

Ce qui me lasse énormément ce ne sont pas les petits bijoux de technologie dont je ne comprends pas tous les ressorts, pas plus que je ne me sens fatigué des subtilités de la mécanique quantique ou des embûches de la relativité, sans parler des énigmes de la topologie algébrique, ce qui me fâche ce sont tous ceux qui me racontent que les arbres montent jusqu'au ciel et autres contes de Mère'Grand !
Il y aussi la race des scientifiques qui veulent me faire croire qu'ils en savent plus long que le bras et qu'ils sont vraiment aussi savants que de vieux sachems comme ces climatologues appointés par les gouvernements pour me faire les gros yeux ! Je ne sais pas encore de quoi je vais mourir mais j'ai l'intuition que ce ne sont pas leurs prophéties idiotes qui me feront grand mal, elles me fatiguent juste un peu les esgourdes.

Je vous donne une idée de ce qui n'est pas budgétisé dans le pacte écologiste à la Nicolas Hulot signé par dix candidats dont Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Si vous financez la production de bioéthanol, cela veut dire que pour le rendre compétitif vous le défiscalisez, d'où un manque à gagner très important pour les caisses de l'état. Selon la loi (constitutionnelle) toute dépense nouvelle doit être compensée par une recette correspondante, où se situe cette source d'argent miraculeuse ?

J'attends que les journalistes demandent des comptes à Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal sur le pacte de Nicolas Hulot qu'ils ont signé il y a moins de quinze jours, même question à François Bayrou et aux autres. A moins que tout cela ne soit déjà oublié et que leur parole est égale exactement à zéro ?

Les essais de chiffrage des pactes présidentiels de Royal et Sarkozy ont oublié leur signature le 31 janvier du pacte écologique de Nicolas Hulot ! Une paille ou presque ...

Comme visiblement les candides candidats ont signé sans lire, je vais leur rappeler quelques points : division par quatre des gaz à effet de serre d'ici 2050, soit 1,5 points par an, soit sur une mandature de cinq ans 7,5 points.
Bien entendu, il faut déjà équiper toutes les habitations nouvelles en solaire, soit coût pour une maison individuelle environ 20000 euros. Si on supposait que l'Etat construise 120000 logements sociaux par an comme promis par les divers présidentiables sous forme de maison solaire, cela fait un surcoût de 20000 x 120000 = 2 400 000 000, soit 2,4 milliards d'euros par an, soit sur cinq ans 12 milliards d'euros !

Vous pouvez noter qu'un des cinq points du pacte Hulot consiste à ne pas agrandir les zones urbaines et péri-urbaines, ce qui fait que je ne vois pas bien où construire les maisons solaires ? C'est vraiment la quadrature du cercle !

- Guère argenté, il aimait pourtant dormir. Si on veut bien le croire l'avenir appartient seulement à ceux qui se lèvent tôt mais il préférait le rêve.

Des économistes de la "Bank of America" disent au sujet des duettistes Royal et Sarkozy : "Il y a au moins un point commun entre les deux candidats : en période électorale, il n'est pas nécessaire de présenter un budget équilibré". Oui, it's funny surtout quand on est américain et qu'on considère de loin les frenchies ...

Je crois bien que les coqs chanteront moins haut après les élections quand ils devront descendre de leur fumier électoral.

Le petit village gaulois est déchiré par des disputes incessantes et absurdes, on attend les romains qui viendront mettre d'accord tout le monde.

En beaucoup plus drôle, voici la politique véritable : Le chômeur de Clochemerle.

J'admire beaucoup Fernandel, je sais : j'ai très mauvais goût ! Eh oui, je ne serai jamais docteur es-inutilités ... il ne faut pas forcer son génie !

Animal totem de Juan Asensio : la vache, mais a-t-il assez d'humour pour honorer ainsi nos vaches sacrées littéraires par la figure de l'animal beuglant sur tous les médias et dans tous les micros ?

L'ex-champion Alain Prost prévoit deux cent mille voitures flex fuel autrement dit au bioéthanol d'ici fin 2008. Hum ! J'attends de voir l'effet que cela aura sur le porte-monnaie de l'Etat ! Moi je suis pour toutes les alternatives aux énergies fossiles et particulièrement au pétrole mais j'aimerais que l'on fixe des objectifs financiers !

Joli livre très "transcendental" sur Claire Pradier morte à vingt ans en 1846, fille illégitime du sculpteur James Pradier et de la comédienne Juliette Drouet, accessoirement amante perpétuellement transie de Totor alias Victor Hugo.
En général l'ésotérisme, les tables tournantes et tout le bazar des sciences occultes qui visent à faire parler les morts ce n'est pas mon domaine mais si c'est pour la bonne cause littéraire ou pour faire un effet de manche en prenant la plume à la place d'une jeune morte, pourquoi non ? La première personne du singulier ne doit pas être notre unique privilège, à nous autres vivants ...

Depuis le 31 janvier que dix candidats ont signé le pacte Hulot, il est tombé dans les oubliettes, aucune obligation, aucun chiffrage n'en résulte ! C'est dire le sérieux de cette campagne présidentielle entièrement médiatisée ...

De mon point de vue la réalisation de ce programme Hulot est encore plus chère que les promesses électorales de Sarkozy-Royal ...

Programme Flex Fuel :
Le point le plus important évidemment c'est la réduction de la facture pétrolière et comme résultante la contraction du déficit commercial, à contrario il faut voir combien et à quel coût l'agriculture française peut produire de bio-carburants, l'Etat étant intéressé au premier chef.

Interview d'Henrik Svensmark par Charles Müller pour Climat sceptique. Malgré l'opposition du GIEC, c'est un point capital de l'étude de la climatologie qui est soulevé.

Technologies automobiles. Voici un résumé des différentes voies explorées pour une alternative au pétrole dans les véhicules automobiles. On insiste plus sur les avantages que sur les inconvénients et limitations actuelles.

J'ai bien peur que l'Empire du N'importe-quoi ne débouche sur le Royaume du Sauve-qui-peut ...

Vu l'étendue des promesses des principaux candidats je n'ose envisager la vague du reflux et du mécontentement !

Ségolène Royal veut passer de 80% d'électricité nucléaire à 50% d'ici 2020. Soit de 430 TWh à 300 TWh. Il faut donc trouver 130 TWh d'économies d'énergie et de production alternative (130 000 000 000 000 Wh). C'est énorme !
Pour prendre une échelle compréhensible, un kilowatt-heure c'est un appareil de 1000 watts pendant une heure. Donc 130 TWh font 130 000 000 000 KWh. Divisons par 60 millions de français, cela donne environ 22 000 KWh. Divisons encore par 365 jours cela donne environ 60 KWh par jour et par français.

Ce matin Sarkozy a promis quinze milliards d'euros aux Universités sur cinq ans, voyons quinze milliards de promesses toutes les semaines d'ici aux élections cela devrait faire une petite somme rondelette ! On n'est plus à ça près ...

Vous remarquerez que ce sont les mêmes - les chercheurs - qui réclament la décroissance économique pour lutter contre les gaz à effets de serre qui demandent en même temps toujours plus d'argent ... cherchez la logique !

Quatorze ministres dans le gouvernement espagnol, quatre pour cent de croissance, quarante en France, deux pour cent de croissance, eh oui ! plus vous multipliez les politiques et les fonctionnaires plus vous divisez l'efficacité ...

Le monde vient de connaître dix ans de forte croissance malgré les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak. La croissance française s'est traînée toute cette période, question doit-on espérer que cette décennie se renouvelle pour nos beaux yeux et saurons-nous enfin en profiter si c'est le cas ?

Pour vous donner une idée, quinze milliards d'euros promis ce matin par notre Vizir Iznogoud c'est cinq porte-avions nucléaires comme le "Charles de Gaulle" à 3 milliards l'unité ! Et encore le jumeau ne serait revenu qu'à deux milliards ... la Royal fait vraiment pauvrette avec ses promesses à deux balles ! Elle croit nous avoir avec des porte-clefs et ses images pieuses comme un curé de campagne .. faut voir grand Mam'Ségolène ! Sinon l'on votera pas pour vous ...

Moi je m'amuse comme un petit fou, c'est Noël tous les jours ! Hardi les gars ! Et vous aussi les filles, ne soyons pas miso ...

Il faut dire que Sarkozy a quatre chiffreurs experts (des Mata-Hari du codage médiatique), il peut rajouter un porte-aéronefs par-ci à deux milliards comme ce matin, une sucette de quinze milliards aux chercheurs par-là, son programme reste immuablement fixé à trente milliards, pas un poil de plus ! Et pour un euro de plus, il double le panier de la ménagère ... immanquable ! On n'a pas fini de rigoler avec ce coco-là, le Chirac est enfoncé ...

Pendant ce temps-là vingt présidents d'universités se sont réunis ce matin pour réclamer dix milliards d'euros. Accordé ! Les cons ils auraient pu demander le triple. Vous voyez que moi aussi je puis faire un bon candidat ...

Il y en a un qui peut se faire du mouron si Sarkozy arrive à l'Elysée, c'est Chirac - ainsi que sa famille ...

Un mystère, un de plus : le GIEC ayant rempli sa mission, ayant prouvé primo qu'il y avait un réchauffement climatique, deuxio que l'homme en était responsable, il a donc achevé sa tâche, il ne lui reste plus qu'à se dissoudre et à rendre les crédits qui lui furent octroyés. Est-ce que ma logique est trop simplette ?

Jean-Marie Le Pen se trompe, la France possède le deuxième espace maritime au monde, juste derrière les Etats-Unis, et non le troisième comme il croit. Cf ZEE

François Bayrou a des visions européennes avec son porte-avions franco-anglais et sa défense commune, mais de quoi parle-t-il donc ? Il est au moins aussi halluciné que Giscard avec sa "Constitution" ! A ma connaissance la seule défense commune qui existe c'est celle de l'OTAN qui est commandée par les américains et le porte-avion à propulsion classique demandé par la Marine qui doit être construit en Angleterre dans une série de trois et sur des plans et études anglaises, restera entièrement français, c'est tout, le reste est soit farfelu, soit supputations gratuites d'un esprit exalté par la Grrrande Europe qui n'existe que dans ses rêves.

Quand on écoute ces candidats à la présidentielle 2007, on comprend bien pourquoi le pays dérive lentement et que les français s'appauvrissent et perdent leurs repères traditionnels. Le pays n'est pas défendu comme l'est n'importe quel autre. C'est le résultat d'une formation - et d'une information - déficiente dont aucun présidentiable n'a eu la force de caractère de se défaire. Le poids des habitudes est le plus lourd et l'on voit mal ce qui peut arrêter le malaise politique qu'elles provoquent.

Je comprends tout et je sais tout faire, forcément je me soigne aux Anas de Sarkozy !

Quelques chiffres : Economie de l'Union européenne.
Cet instantané n'est pas tout à fait révélateur des tendances ...

Le vrai changement en France ce serait que le ministre des Finances soit une femme qui tienne le bas de laine ...

En tout état de cause malgré qu'Yfig me fasse une publicité éhontée - mais par qui est-il donc payé ? - on ne m'invite pas encore beaucoup à la télévision, à la radio et dans la presse à donner des entretiens ou à répondre à des questions de panels de journalistes et de citoyens-électeurs téléphages ! Pourtant s'il s'agit de participer au concours de lancer de conneries grosses comme des maisons, je ne vois pas pourquoi on ne me donne pas ma chance ...

Il fait beau et je ne profite pas de ce temps si lumineux, j'ai tort ... je devrais moins me soucier de la politique de la France et faire comme tous les candidats me bronzer sous le doux soleil de ce faux printemps.

Je propose une cure de silence pour sauver la démocratie, qu'en pensez-vous ? Surtout ne répondez pas, la cure commence hic et nunc !

Par contre il n'est pas interdit de boire pour se consoler, d'ailleurs cela permettra à la viticulture et l'arboriculture française de survivre, de plus cela diminuera le déficit du commerce extérieur et comme il est interdit par le code de la route de conduire dans cet état, cela économisera la sacro-sainte essence et apaisera notre conscience quand nous songerons au réchauffement climatique dû aux gaz à effet de serre et à notre pacte écologique avec Nicolas Hulot, seule personne gracieusement autorisée en France à polluer au nom de tous les autres !

Car comme soupiraient Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand faisant leur bonne action télévisée, moi, je pollue au nom de tous les miens !

Ma binette, mon programme politique, écologique en diable, car tel que la nature ou le bon dieu m'ont fait !

D'ailleurs cela se tient, car ne dit-on pas : un binage vaut deux arrosages ? Donc mon programme est très économique, votez pour ma binette, vous ne le regretterez plus !

Il s'était imposé comme le virtuose du bide ... imbattable dans toutes les catégories depuis sa naissance, il avait pourtant trouvé ses limites avec l'i-bide ! Il avait dû renoncer, la concurrence était trop forte ...

On ne fait rire qu'avec les paumés ... j'ai une vocation de comique rentrée !

Vous saviez - ou vous ne saviez pas - que j'habite Rueil-Malmaison depuis 1964, autant dire depuis toujours, donc je connais à peu près tous les hauts lieux de l'Ile-de-France et singulièrement ses musées. A quelques kilomètres de chez moi dans le château vieux de Saint-Germain-en-Laye, le neuf avec ses magnifiques jardins ayant malheureusement été détruit, Alexandre Bertrand, le frère aîné du mathématicien Joseph Bertrand a installé le musée des antiquités nationales dès le Second Empire, c'est un endroit que j'ai souventes fois fréquenté mais dont je ne saurais dire que je le connais bien car il faut une grande science pour le comprendre et l'apprécier à sa juste valeur. On sait que les médiations de la science, de l'art, de ce que l'on nomme la culture, ont besoin de beaucoup de participation active de l'impétrant, d'efforts en un mot plus que de passivité contrairement - en vrac - à la télévision et ses talk-show ou à la visite d'EuroDisney.
Mon père m'emmenait partout avec lui, il m'a donc fait découvrir aussi bien ce musée de la préhistoire que celui des Arts et traditions populaires de Neuilly ou la bergerie de Rambouillet et ses célèbres mérinos. Il avait le don d'éveiller la curiosité des enfants et savait faire parler les gens de leur métier, c'est un art rare qui a l'air de se perdre ... car il faut un véritable intérêt pour le "matériel humain" et non y mettre seulement l'affectation des marketers qui y voient une future étude de marché devant ce bétail taillable et corvéable à merci, donc avec lui je ne m'ennuyais jamais malgré que les sujets qu'il abordait avec ses interlocuteurs dépassaient souvent mon jeune entendement.

J'ai eu la surprise de voir une campagne de presse se développer il y a peu à propos d'un tableau de Poussin que le musée de Lyon souhaite acheter pour trente millions d'euros, comme il peine à rassembler l'argent on - des gens bien intentionnés - lui suggère de se débarrasser de quelques rossignols qui traînent dans ses réserves et incidemment on propose de revenir sur la loi qui rend inaliénable les biens nationaux tout cela pour le plus profit du commerce. J'avoue que je ne vois pas à quel titre les journalistes et les experts peuvent solliciter les objets au point de savoir ce qui peut ou ne peut pas représenter un intérêt pour les générations futures. Vendons quelques silex taillés, nous en avons tant, n'est-ce pas ? Qu'un musée privée ou une fondation fassent ce qu'ils veulent de leurs collections cela se conçoit, qu'un établissement héritier d'un patrimoine national engage la parole de l'Etat au nom à la fois de ce que le passé lui a légué et de ce que le futur peut estimer légitimement lui revenir me paraît hasardeux.

La poésie des choses inutiles existe, je l'atteste. Je crois même que la poésie est le signe même de l'inutilité, la vacuité ou la signature d'une errance des êtres qui trouve à s'accomplir dans quelque oeuvre gratuite. Magie de l'impossible mise en équation du bonheur qui ne s'appartient pas et qui trouve une reconnaissance dans ces choses légères qu'on nomme luxueuses par essence.

Je doute que la poésie soit l'idéal des gens pressés ... et qu'elle ait quelque rapport que ce soit avec l'efficacité ou l'optimalité !

Aujourd'hui on descend les pentes de l'existence tout schuss, on ne s'amuse pas à remonter doucettement les petits ruisseaux de l'être !

La poésie ? Une douce liberté d'être seul à seul. Le soi qui ne trouve plus de contrainte sinon celle qu'exerce la solitude ...

Mais j'admets que c'est une conception romantique de l'écriture, celle qui se développe avec les rêveries du promeneur solitaire de Jean-Jacques. Auparavant la poésie était une chose solennelle et publique - sonnez trompettes, brillez clairons ! - et les Empereurs convoquaient toute la cour pour écouter le dernier recueil du poète officiel chantant la gloire de l'Empire et ses armes ...

Ou bien, ou bien une fête, un carnaval, une mise en musique et en danses à la cour de François 1er sur les bords de Loire ou de quelque Gaston-Phoebus revenant de la chasse à l'ours dans ses montagnes du pays de Foix ... violence faite aux femmes tout autant qu'aux bêtes, sang et fureur ! Sonnez de l'olifant messieurs les gardes pendant que notre troubadour aux gages va chanter nos exploits guerriers et amoureux ...

Pour faire de la poésie il faut de la gloire exhibée ou discrète, des triomphes, des appâts, enfin toutes choses qui finissent en rêveries sur la couche des adolescents tourmentés !

Le plus grand poète français de la turne, le chantre des nuits bleues dans les dortoirs scolaires, le bien-nommé Half, moitié homme, moitié chroniqueur de la vie de Laval, l'épieur des jeunes filles qui sortent sans culotte, le bas-bleu du journal en ligne, l'inoffensif amant des souris grises, le pleureur des nacelles féminines accoudé au bar et qui boit sans jamais se saouler son lait-fraise et son vichy-menthe ! L'idéal masculin enfin en goguette ... gentleman Juldé ! notre ci-devant gentilhomme Half à la lanterne ! Boxeur et citoyen émérite, champion du monde poids-lourd parmi les blogueurs ! Invaincu ... sinon par l'ivresse qu'on ressent aux profondeurs de son blog Punk ! Il a mis ko le roman de l'existence, vainqueur aux points de tout lecteur attentif ... le bienveillant Raphaël !

La poésie est une violence, c'est aussi une douceur, on y met toute la vertu qu'on y veut et tout le vague des émotions qui viennent de naître, la contrefaçon de la société et les avortons de la pensée. C'est un mixe, une gloire publique et un éteignoir des passions douloureuses, l'envers et l'endroit, une tapisserie colorée et une manière de tisser le fil du temps. C'est une mine et un répertoire pour les mots oubliés. Le ciel et l'enfer. Le désordre aussi.

A vous lire gentes dames et gracieux damoiseaux ! A la revoyure nous échangerons nos lettres et notre créance ...

Ceux qui ont peur de leurs ombres dans le futur tout autant que de la sonorité des gros mots ne feront jamais des poètes !

Un lauréat de l'Académie : Je pète en prose et je chie en vers !

Quelque chose me dit que je vais me faire mal voir des normaliens - non ! c'est déjà fait ... mon empire pour une couronne de lauriers !

Savez-vous pourquoi je suis le seul écrivain français ? Parce qu'à côté de moi Amélie Nothomb est une tombe de tristesse et que le délire me laisse tout juste bon à écrire mon épitaphe sous le vernis de la mélancolie.

Dialogue entre l'érudit et le butor :
- La poésie ? Une manière de décharger sans avoir nécessairement un partenaire obligeant.
- Foutre ! Que me dites-vous là ... si j'avais su j'aurais appris l'art des vers !
- Mettez-y un peu de prose aussi car il faut que cela glisse ...

Il faut être coriace pour rester aujourd'hui en littérature ... sinon on est journaliste comme tout le monde !

Leçons de morale de Dom Juan.
Comme je disais à Lapinos - mon confident éternel, mon Sganarelle - qui trop embrase la couette, mal éteint l'oreiller !

Oui le savoir-vivre cela s'apprend, à la pointe de l'épée comme disait Zorro mon héros favori !

Ceusses qui veulent battre Sarkozy, choisiront Bayrou ... en plus c'est un centriste parfait, il est moyen en tout, il se vante même d'avoir passé son bac avec dix de moyenne ! On ne pourra jamais faire mieux ...

Nicolas Bouleau étudie la thèse du progrès scientifique telle que présentée par Popper. Sans vouloir entrer dans les détails, je puis dire qu'il existe une contradiction majeure entre le progrès scientifique et le progrès dit humaniste, c'est que le premier se fait par les extrêmes et le second par la loi des moyennes.
Ou si l'on préfère la science est d'ordre esthétique, elle est un sentiment vif d'adéquation d'un langage et du réel. La vie en société exige au contraire que l'on amenuise ces différences personnelles qui font tout le sel de la recherche scientifique. La valeur dominante qui est un point de rencontre se déplace donc au hasard des courants qui vont nous entraîner dans le fil de l'histoire ...

Oui on peut dénoncer l'attitude des français et l'indifférence de l'Etat français pendant très longtemps envers les handicapés contrairement aux sociales-démocraties scandinaves. Depuis que les bus de la RATP sont munis de suspensions à hauteur variable, chaque fois que je vais à l'hôpital Foch à Suresnes en empruntant le 244 (ou le 144), je vois au moins une personne en fauteuil roulant qui y monte.
Je me souviens à quel point ils étaient rejetés de la société française, quand les établissement publics comme les cafés refusaient leur clientèle ... bien entendu ce genre de discrimination ne faisait jamais la une des journaux !

Eureka ! J'ai trouvé poète plus ririqui que Ramiel de Savoie, Athanase Vantchev de Thracy !

- Ce n'est pas bien vieux jeune homme de se moquer des poètes en herbe ! Vous n'irez pas au ciel, savez-vous ?
- Je sais mon père mais c'est plus fort que moi ... ce n'est qu'un vice solitaire !
- Et combien de fois par semaine ?
- Je relis "Le ver ennemi de l'âne" juste pour m'endormir.
- Ô si c'est pour la bonne cause vous êtes tout pardonné mon fils !

Début de l'épitre première de Rémi Mogenet (à une dame de haut lignage qui lui refusait ses faveurs et le faisait souffrir dans l'attente d'exaucer ses suppliques muettes) : "Pour accéder à ma poésie, vous pouvez garer vos solitudes au hameau des sylvains ... "
Ô comme c'est bien dit ... et que cela est pur et touchant ! L'altitude vous va à ravir ...
On dirait un panneau indicateur n'est-ce pas ?
La route des sylphes enchantés peut-être ?
Une attraction de chez Disney ...
Néanmoins il y a là une espèce de ferveur ...
C'est la verdure surtout à laquelle je suis sensible ...
Et moi au bon lait des vaches sacrées de la littérature, la rumeur des cloches sans doute ...

- J'ai la gourmandise de la mauvaise littérature !
- Mais alors vous auriez pu être un parfait critique ?
- Presque, il me manque l'assiduité au bon copinage.

Au fond si Internet n'avait été inventé que pour permettre à nos poètes locaux de trouver une tribune, ce serait déjà oeuvre pie !
Oui, mais que de crimes littéraires resteront impunis ...

- Il y a une espèce de pucelage de l'esprit dont il faut se débarrasser !
- On y perd au change, cette espèce de pudeur, cette fraîcheur pour ânonner des sottises tous en choeur ...
- Anonnons donc puisque vous le voulez tant ... c'était d'ailleurs un conseil de Rimbaud, assumer l'idiotie afin de paraître profond quand on veut écrire des poésies dignes d'être retenues par les enfants.
- Oui, il avoir l'âme bien douce et herboriser ses mots dans des albums que l'on rangera dans des bibliothèques profondes.
- Ca ne sent pas un peu le moisi à force ? Toute cette nature hirsute et en vrac thésaurisée dans vos petits calepins ...
- Bah ! c'est la poussière dorée des lexiques et des glossaires ...
- Comme il faut des écrivains habiles et des oreilles attentives pour qu'une société ne périsse pas dans le prosaïsme ...

Passe encore que je sois snobé par la terre entière, mais par ce con de Google il y a des limites !

21 février 2007 : j'ai créé un petit article sur Wikipédia consacré à Jules Regnault.

Mes amis, je vous lance un appel au secours, cette nuit un blogueur est quasi mort de froid à demi tué par Freeze Google, faites-lui un don, envoyez vos couvertures chauffantes, vos vieux matelas, votre doudoune de l'hiver dernier, ou seulement des mots de réconfort, un message venu du coeur !

Traube attend une espèce de Légion d'Honneur comme consommateur professionnel et émérite, qu'il épingle donc son carnet de chèques à son revers, cela fera l'affaire !

Ferdinand Bac ayant reçu les confidences de Sissi croyait comme elle que Louis II s'était noyé accidentellement en tentant de la rejoindre à la nage puisqu'elle lui avait donné rendez-vous ce soir-là afin de lui permettre d'échapper à ses geoliers.
Ferdinand Bac est surtout connu aujourd'hui pour ses réalisations de paysagiste avant l'heure - on n'employait pas ce mot à l'époque je crois - plus que pour ses talents de dessinateur ou de mémorialiste. C'est ce modèle d'homme peu pressé, sans nécessité vitale, qui nous manque dans l'inactualité de l'actualité ...

Il y a chez certains primo-arrivants dans le peuple gaulois - et singulièrement dans ceux qui s'initient avec de grands gestes à la politique - une hâte de nouveau converti à la race française qui tourne trop souvent à l'intolérance et au désir de voir bouger les lignes en les forçant ce qui est le contraire du génie français.

Je me suis amusé - puisqu'il a son article - à inclure David Madore dans la liste des normaliens célèbres juste après Mazarine Pingeot, promotion 1994 ! Pour le moment il est le dernier normalien presque célèbre ... enfin tout est relatif sur Wikipédia comme ailleurs !

Si on m'incluait dans la Wikipédia, j'aimerais que ce soit dans la liste des emmerdeurs célèbres ou bien alors des cons reconnus ! Avis aux amateurs ... je suis preneur !

Une question aux amateurs de lettres : doit-on dire un wikipédien ou un wikipédiste comme on parle des encyclopédistes ?

Le style ! Tout est dans le style ... voici l'article sur Pierre Assouline, il "a contribué à de nombreux articles" ! Quelle mélasse ! C'est donc un contributeur des contributions ... nous n'aurons jamais fini nos tribulations littéraires. La forme corrigée : il a contribué à l'écriture de nombreux articles ou alors il a contribué par de nombreux articles. Il faut être clair et précis.

Je n'ai pas pu m'empêcher d'écrire un petit article sur Raphaël Juldé qui se trouvait déjà dans la liste des écrivains célèbres nés au XXème siècle en France mais qui ne disposait pas de son sujet perso. L'erreur est réparée !

C'est fou ! Raphaël Juldé a déjà des ennemis ou des jaloux, à peine avais-je mis en ligne son article, il a été effacé !

Déjà le 9 septembre 2005, on avait annihilé un précédent article qui lui était consacré sans autre forme de procès !

Il était à peu près rédigé comme suit :
"Raphaël Juldé né en 1977 à Laval en Mayenne. Il est le plus célèbre blogueur de la ville natale d'Alfred Jarry. Successeur d'Ubu Roi, il est l'auteur d'un journal intitulé Moi et autres sujets sans importance. Hétéro refoulé, il soigne son pucelage dans des bars à filles comme le Ty Koz. Il poursuit une vocation contrariée de surveillant d'internat tel le célèbre Merlusse de Pagnol."

Mais que faut-il donc faire pour accéder à la notoriété ? Je trouve qu'il y a vraiment des pisse-froid sur cette terre wikipédienne.

Cette raison invoquée de la notoriété me fait penser à la logique des marketers, le manque de visibilité ! A ce compte personne ne risque jamais de devenir célèbre puisqu'il faut bien avoir commencé un jour par se faire connaître. D'autre part Juldé a écrit des articles dans "La presse littéraire" de Joseph Vebret, ce qui est déjà un début, mais à mes yeux sa notoriété sur Internet est très supérieure à celle de beaucoup d'écrivains publiés dans des maisons classiques d'édition papier. Quelque part cela prouve que le petit con anonyme Bsm15 qui l'a écarté n'a pas compris que le Web vise bel et bien à se substituer à terme à la logique classique de l'édition traditionnelle et de ses circuits commerciaux.

C'est le règne du "Tout-Laid" celui des rappeurs qui veulent "baiser la France" et qui sont encensés par les autorités politiques comme Madame Royal candidate à la présidence de la République, adepte des textes de Diam's !
Cf Bloc identitaire, comuniqué 284.

Je préfère "Colchiques dans les prés fleurissent en mai ...". Ai-je tort ?

David Madore lui aussi vient d'être effacé dans la liste des normaliens célèbres ! Alors qu'il a son article dans la wikipedia anglophone ! On va dire que je fantasme mais il me semble quand même qu'il y a beaucoup de jaloux sur terre.
Trouvez-vous vraiment que la valeur intellectuelle de Mazarine Pingeot est supérieure à celle de David Madore ? Pour avoir parcouru son "Premier roman", j'en doute quelque peu.
Ben non ! finalement il est réapparu ... mystères de l'informatique !

Je ne suis pas quelqu'un qui censure - ce n'est pas dans mes gènes, disons - mais je n'encense pas facilement ... je garde un certain quant-à-soi qui ne semble pas une valeur promue par l'hyper-médiatisation actuelle.

J'ai rajouté un entrefilet sur Thomas Piketty, directeur de la "Paris School of Economics" dans son article Wikipedia.

Pauvre petit chose de Ramiel, il est professeur de français (mais aussi c'est un grand scientifique ne l'oublions jamais qui sait tout sur tout !) donc il nous affirme du haut de sa splendeur intellectuelle que Descartes est un admirable logicien (pardi c'est lui qui l'a inventé !) et Fontenelle un aimable dilettante ! Erreur mon bon ami, Fontenelle a été pendant cinquante ans le secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences et en correspondance avec les plus grands savants de son époque comme Leibniz et Newton, il a écrit un traité de mathématiques sur les infinitésimaux qui encore aujourd'hui est estimé par les historiens des sciences et lui ne confondait pas la vulgarisation à l'usage des belles marquises avec l'ars magna qu'on appelle la science !

Je pense qu'il faudra une autre vie et un autre monde pour que Messire Ramiel de Savoie apprenne à tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant d'énoncer soit des platitudes, soit des contre-vérités.

Je dois dire que j'apprécie fort peu que des professeurs lambdas se permettent de porter des jugements sur des personnalités qui les dépassent de cent coudées. Quelle impudence, mais ne leur a-t-on jamais appris à se taire à ces marauds d'école, à ces faquins qui font les beaux esprits ?

Un homme de goût c'était un homme qui apprenait à se taire, tel Ferdinand Bac afin de déguster pour lui-même certaines harmonies, et non à rechercher le tapage et la publicité (cf la discussion en cours avec Lapinos).

Le goût cela veut dire l'intimité, c'est le contraire forcément de ce qui s'expose au grand soleil du public le plus commun. On forme son sens esthétique au contact de quelques happy few.

Ce soir sur Arte, "Les amitiés particulières" de Jean Delannoy, c'est lors de ce tournage que Roger Peyrefitte rencontra son grand amour Alain-Philippe Malagnac qui devint malheureusement pour celui-ci le mari d'Amanda Lear et qui à peine héritier de l'écrivain disparu en 2000 périt dans l'incendie de sa maison avec son propre petit copain. Inutile de dire que je considère les conditions de cet accident mortel comme pour le moins suspectes !

Le film est vraiment remarquable, je n'en ai pas loupé une miette ... du coup mes larmes coulaient à la fin ! Je suis trop sensible ...

Aussi étonnant que cela puisse paraître le film fut interdit aux moins de dix-huit ans à sa sortie ! De quel monde sortons-nous ?

Les amitiés particulières l'article de Wikipédia privilégie la thèse du suicide d'Alain-Philippe Malagnac, mais on voit mal pourquoi et comment il aurait entraîné dans la mort un jeune homme avec lui et d'autre part la relation avec Roger Peyrefitte était éteinte depuis longtemps, il ne subsistait qu'une amitié.
On peut remarquer que l'article de Wikipédia consacré à Roger Peyrefitte dit une sottise en attribuant à la collaboration le renvoi du diplomate, ce qui est absurde, en fait il fut surpris en flagrant délit de privautés interdites avec un jeune homme par la police du Maréchal dans un cinéma de Vichy en 1940, par la suite il fut réintégré et travailla à la délégation de Paris sous Fernand de Brinon, c'est à la Libération que le gouvernement de De Gaulle le limogea, d'où sa rancune tenace envers le général.

Comme vous le savez tous j'ai été accrédité récemment comme le biographe officiel de Raphaël Juldé, auteur d'une histoire du Punk sur le Net qui fait référence et d'un Journal wébématique qui est un monument - quoique non marxiste - des difficultés pour s'élever spirituellement au milieu des conflits renaissants du capitalisme contemporain. Half puisque c'est ainsi que chacun se plaît à le surnommer se dresse seul face à la lutte des classes comme le rempart de l'individualisme menacé en ce début du XXIème siècle par les tentations collectivistes. Bien entendu cette position marginale et tout à fait artistique ne laisse pas que d'étonner dans un monde réduit au prosaïsme et à la plus simple expression de l'esprit grégaire qui pourtant ne vaincra jamais l'écriture du divin Juldé !

Je sollicite donc humblement tous les témoignages même de seconde main, partials et subjectifs autant que faire se peut, sur la vie publique et intime de Raphaël Juldé afin de dresser le portrait véridique et esthétique - en pied et en cape - du plus célèbre des natifs de Laval en Mayenne depuis l'inestimable Alfred Jarry, tragiquement disparu suite à une chute en vélocipède.

Pour les ricaneurs qui souriraient de l'aspect désuet de notre héros Mister H. entre quatre murs d'internat, n'oublions ni les tribulations d'Ulysse, ni les épreuves de Thésée et encore moins les mauvais procès endurés par Monsieur K. ou les avanies rencontrées par Merlusse le héros modeste mais néanmoins coriace de Marcel Pagnol.

Clémentine Autain vient de signer un article dans "Le Monde" François Bayrou n'est pas Casimir, ça fait peur ! Bayrou le couteau entre les dents s'apprêtant à couper les ailes à Maya l'Abeille ... fichtre !

"Moi je, moi je !" dixit Nicolas Sarkozy, ne trouvez-vous pas ce bis repetita infantile ?

Joli film canadien, "Le violon rouge" hier soir sur Arte. Soirée Stradivarius ensuite. J'ai hérité d'un violon, un faux Stradivarius, mais je ne sais lequel de mes ancêtres au XIXème siècle jouait de cet instrument difficile, mystère !

Une faute de goût malgré tout dans ce film, avoir introduit pour des raisons de politiquement correct un noir comme expert luthiste ! Cela n'existe pas plus que de virtuose nègre de cet instrument prince souverain des songes et des altitudes !

Je suppose que si l'on faisait d'un mathématicien de génie un héros de cinéma on le choisirait aujourd'hui parmi les afro-américains ! Ainsi va le monde ... la fiction dépasse l'entendement à défaut de précéder la réalité.

Je propose qu'on exile Ramiel de Savoie en Suisse, cela lui donnera peut-être du génie ! Le prétexte ? Il est tout trouvé : mets ses pattes de mouche partout sur la bonne littérature française.

Bzzz ! Bzzz ! Ca c'est Ramiel qui s'approche d'un texte de littérature ...

Ramiel : l'onaniste franco-savoyard.

- Je me présente, je suis un professeur provincial amoureux des Belles-Lettres.
- Je vous en prie, réfrénez vos élans et veuillez épongez vos sentiments, ça laisse une trace.

Palme du ridicule à l'unanimité, prix allobroge de la vocation loupée, Ramichou le petit savoyard, ramoneur des lettres de son état.

Il paraît qu'il existe une position dite du ramoneur, je la conseille à notre héros assoulinien quand il écrit : "Cette posture permet à l'homme de bien contrôler son excitation et de retarder son éjaculation". Tenez fermement votre manche, mon ami, il ne vous en donnera que plus de satisfactions ...

La réalité est obscène, probablement, c'est pourquoi on a inventé la morale publique qui apparaît à certains délicats pas moins abominable.

Quant à la musique elle est un enchantement particulier. Faut-il s'étendre sur elle ?

Beaucoup d'amis, beaucoup de gants disait Baudelaire, l'homme du monde le moins fait pour l'enseignement et l'édification des masses.

Avoir mauvais esprit c'est avoir de l'esprit tout court. Il est interdit de déposer son esprit dans les ruelles obscures des Lettres.
Je me souviens encore du procès que Juldé me fit un jour pour avoir osé mettre une majuscule à ce mot supérieurement délicieux Les Lettres, le pauvre biquet-blogueur a tellement été châtré par l'université que le moindre faux-pas-à-côté de la doxa le mettait mal à l'aise !
Raphaël il faut violer les Lettres comme tu n'oses pas violer les Dames, elles n'attendent que cela !

Moi qui croyait qu'Half réservait ses forces pour le grand oeuvre et comme Flaubert ne voulait pas déposer sa semence devant le sexe des dames car foutre c'est chaque fois un peu voir le génie s'envoler !

Je cultive mes ennemis, mon bien le plus précieux, celui qui m'oblige à ne pas me commettre et à ne jamais abaisser ma garde.

Le devoir d'un homme c'est de ne se laisser couper ni par la société, ni par les femmes s'il en a la passion. Il ne faut pas souffrir qu'une nécessité fasse loi. On vit au milieu de la réalité, tant pis pour elle !

Pablo Casals ce modèle de longévité musicale et de verte maturité - il s'est remarié à plus de quatre-vingt ans - disait qu'un interprète doit être gentil mais ferme.

La création se fait toujours aux dépens de quelque chose ...

Il faut sortir les Belles-Lettres de l'Université, elles n'ont rien à y faire et tout à y perdre. C'est une bulle qui les étouffe ... on se croirait dans "Le prisonnier" cet agent secret mis au secret ...

- Le Vidame des Alpages, surveillant la cuisson de la fondue d'un oeil distrait, à son ami le Ker-Bau-Trou : Ca sent bon ici, ça sent l'huile de ricin et l'Assouline ...
- Son congénère : Et la pierre ponce period !
- Vous vouliez dire la Ponce Pilate ? A ce propos l'Académie va recevoir un petit mémorandum que j'ai commis en mon jeune temps concernant les diverses espèces poétiques de nos montagnes : l'astragale miriflore, la violette commune et la chicorée grimpante en vers de deux pieds.
- Son acolyte : Ma tante en avait deux elle aussi jusqu'à un terrible accident lors d'une croisière avec le Marahajah de Bramapoutre qui lui renversa la soupière à caviar - en or trente carats - sur le petit orteil !
- D'où une infection courante sous ces latitudes, j'aurais pu l'opérer si j'avais été là, c'est un de mes violons d'Ingres, l'extraction de l'oeil de perdrix à chaud à la petite cuillère.
- Délicat mais très chic, justement la troisième épouse de mon aïeul paternel la pratiquait sur sa domesticité.
- Pas des savoyards j'espère, ils étaient très fiers et préfèraient garder leurs doigts de pied en éventail, c'est une particularité peu connue à Paris mais que j'étudie en ce moment ... cela fera l'objet d'une prochaine communication à la confrérie des fondeurs de cloches dont je suis membre.
- De naissance ? Ou de visu ?
- C'est un apanage de famille !
- Bon, je vous laisse, je vais passer l'aspirateur, la femme de ménage m'a fait faux bond. On n'est plus servi de nos jours comme disait la regretté Sissi von Wittelsbach comme l'eau. Period !

Gyp alias la Comtesse de Martel est très bien décalquée par Reboux et Muller. Cette contrefaçon de cette antisémite forcenée ne fait pas oublier que son fils Thierry de Martel se suicida en voyant entrer les nazis dans Paris ! Cette tache de sang rachète la tache intellectuelle de la mère.

Le GIEC fait penser à ces grosses productions hollywoodiennes qui accouchent d'une souris et qu'on appelle les séries B, en général c'est une bête qui dévore tout sur son passage venue du fond des âges, un virus mortel génétiquement modifié, un tsunami de deux cent mètres de haut et autres fariboles d'apocalypses sous argumentées.

La faridondaine, la faridonda sur un petit banc de bois faridondon comme il fait bon ... quand on entend les actualités on a à peu près toujours envie de reprendre ce refrain léger de l'ancien temps celui de la France chantante !

J'en ai trouvé une pour moi :

Pauvre Pierre

De grand matin, Pierre se lève (bis)
S'en va-t-au bois pour fagota
La faridondaine
S'en va-t-au bois pour fagota
La faridonda

Sur son chemin, Pierre rencontre (bis)
La servante à Monsieur l'cura
La faridondaine
La servante à Monsieur l'cura
La faridonda

Pierre la prend et la renverse
Et se met à la biscotta

Huit jours après le pauvre Pierre
Avait la queue empaqueta

Le lendemain, le pauvre Pierre
S'en va trouver lonsieur l'cura

"Monsieur l'cura votre servante
M'a foutu la castapiana

Ne pleure pas mon pauvre Pierre
Nous somm's tous deux dans le mêm' cas

Pour te guérir, mon pauvre Pierre
Faudra ta la couper à ras

T'en poussera une toute neuve
Et tu pourras rabiscota"

Si cette histoire vous emmerda
Nous allons la recommança

Voici un joli site comme je les aime moi qui suis presque trop sérieux : Chansons des Lumières

"Vie de Monsieur de Malherbe par Racan", autres temps, autres moeurs et autrement poétique ! Une certaine raideur aux articulations de François de Malherbe qui ne cueillait pas la rose dans le même buisson que Ronsard. Certes il ne manquait pas de relief ce normand qui était allé s'assouplir les jointures sous la lumière de Provence, ses odeurs douces et parfumées lui avaient embaumé les narines et les vers.

Du pays de la pomme et du cidre au pays de l'orange et du muscat, il y a tout un monde, le calva qui enfiévrait les fureurs nocturnes de ce viking s'était civilisé dans la carrure de strophes impeccables et les conseils de modération.

Que de célébrités nous ignorent !
C'était l'instant mélancolique ... la seconde de solitude.

Dans un monde vain où il faut se montrer faute d'éternité ...

L'immortalité qui m'a été promise, quel fardeau ! je suis de l'avis de Malherbe, il faut en faire peu de cas et c'est se moquer de soi que de confondre ainsi l'ordre de ses plaisirs avec l'ordre des vertus.

Malherbe était un homme à ma mesure, indépendant comme moi et se souciant fort peu de faire sa cour. Il piétinait allègrement les bienséances et préférait sa convenance du moment que le langage lui en semblait de bon aloi.

C'est le ton qui fait toute l'affaire, la pointe et l'élan plutôt que la morale qui n'est bonne qu'à rabâcher des sottises avec le grand public. Il y a à foison des donneurs de leçons, professons nos vertus en silence et méprisons les porteurs de placets et soupirs au pouvoir en place.

Nul ne règne sur soi qu'il ne règne d'abord sur ses mots. Le silence est une profession quand on manque d'esprit pour l'animer.

Faites la courte mais faites la bonne ... je m'en veux surtout d'avoir trop écrit pour si peu dire.

Je voudrais être professeur de silence, je serais le plus grand écrivain de mon temps. Je règnerais sur un mystère, laissant les sots se réchauffer le coeur de leurs clameurs inutiles.

Nicolas Dupont-Aignan était en Haute-Marne ces jours-ci, c'est un pays de forêts, veut-il faire voter les chênes ?

La langue était davantage sonore en ce temps-là, voir la querelle sur la cuiller et la cuillère arbitrée par Malherbe à la demande d'Henri IV, il fallait dire "cuiller" et non "cuillereux" comme les gascons et autres béarnais le faisaient.
On le sait l'illustre législateur du Parnasse français conseillait de prendre modèle sur la langue des crocheteurs du Port-au-Foin de Paris.

"Gods and monsters" de Bill Condon avec le James Whale de légende, celui de Frankenstein, illustre la vie impossible des pédés même dans le Hollywood de ce temps-là. C'est joliment fait et émouvant, le vieil homme qui se détruit est une belle métaphore du monstre qui est en nous.

Vous verrez que Royal et Sarkozy nous démontreront bientôt que la Monarchie constitutionnelle ce n'est pas viable - en France ! Il suffit pour cela que Bayrou la leur propose ...

Question d'un Desouchien ami de Renaud Camus :
- Qui écrit encore des épopées ?
- Mais les journalistes voyons ! Vous savez les épopées ne sont jamais que des mensonges continués avec un peu de persévérance et un minimum de style - hélas ! c'est là où le bât blesse parfois !

Pour le moment tout est nominal, nous sommes dans les temps, tout se déroule comme je l'avais prévu.

Délire de grandeur, obsidional et médiatique du petit homme qui voudrait que nous déclarassions la guerre à l'Iran pour satisfaire ses rêves de gloire ! Imposture de la pose militaire comme du reste ...

Prise de sang ce matin, le laborantin m'avait fait mal en enfonçant l'aiguille, je le lui ai dis, ça a commencé à tourner et je me suis évanoui ... il y a longtemps que cela ne m'était pas arrivé, le plus étonnant c'est qu'on se met immédiatement à partir dans les rêves, quand je me suis réveillé j'ai mis un moment à comprendre où j'étais !

On peut vaguement sourire des contradictions de ceux qui se mêlent de vouloir telle ou telle politique de l'énergie mais ne s'en donnent pas les moyens ... les intentions ne font pas les fins !

Cf Débat sur l'énergie nucléaire.

Rien n'est plus simple que de refuser la modernité ... on ne comprend pas pourquoi aucun pays sauf peut-être la Corée du Nord - dont la population survit grâce à l'aide alimentaire internationale - n'emprunte cette voie !

La fonction du discours chez les hommes ... vaste et inépuisable sujet !

Je suis presque trop sérieux pour être suivi ... juste écouté avec frayeur ! J'arrache les masques ... et je confonds les imposteurs.

Mon vieil Yfig se demande aujourd'hui 2/3/2007 sur Ecrits Vains à quoi tient ma notoriété, franchement je ne sais pas ! Toujours est-il que je suis si célèbre que la police a prévu de venir faire une petite visite à mon domicile entre le 6 mai et le 31 mai 2007, juste après les élections présidentielles. Enfin ça c'est ce qui est décidé si Nicolas Sarkozy est élu, sinon on ne sait pas ce qui pourrait arriver !

La Prudence est la mère de la Sûreté générale comme on dit dans la grande maison du Quai des Orfèvres et il faut toujours attendre voir d'où le vent peut tourner !

Enfin d'ici au 22 avril et au 6 mai, il va y avoir encore de l'eau qui va couler dans la Seine qui est toute proche ...

Pauvre Jordy ! Il me fait un coup de sang ... il va révolutionner la planète enfin du moins le monde virtuel - second life d'Ecrits vains !
Mais mon vieux si tu es si courageux que cela pourquoi ne portes-tu pas plainte contre moi ? Ou bien pourquoi ne viens-tu pas te frotter à moi ? Après tout je ne suis ni aussi célèbre que Jean-Luc Delarue, ni aussi costaud que Cassius Clay, tu as ta chance, te faire la peau d'un vilain connard comme moi et après le monde sera pur et beau comme ta belle âme de bellâtre professoral !

Tiens, je viens de finir "Peyrefitte démaquillé" d'André du Dognon, tu sais - ou pas encore - que l'illustre écrivain a écrit un livre en 1965 qui s'intitule "Les Juifs" et que les Rothschild lui ont fait un procès qu'ils ont perdu d'ailleurs, un jour qu'il faisait sa promenade quotidienne au Bois de Boulogne - il ne disait pas footing lui ! - il entend dans son dos un juif dire à sa fille : "Regarde la belle ordure ...", il en rit beaucoup avec son interlocuteur, cela lui semblait valoir tous les titres de noblesse sur le moment !

Malheureusement mon bon Jordy tu n'es pas même Rothschild et tu ne me feras pas de procès parce que tu manques de cran comme de style !
Enfin ne t'inquiètes pas trop, tu pourras encore te regarder dans la glace chaque matin et te trouver des commensaux, vous êtes la majorité : les médiocres, cette race toujours renaissante !

Ce qui est vrai par contre c'est que je ne flatte personne, pas même moi ... je suis un miroir ingrat !

Jordy le résistant professionnel de la douzième heure, celui qui vint tondre les filles qui avaient couché avec les allemands par passion ou par faiblesse ! Celui qui n'oubliera pas de cracher sur mon cercueil si Sarkozy réussit à avoir ma peau ...

Ah ! Si j'étais ancien ministre on m'interviewerait dans les grands journaux comme Paul Hellyer !

L'exactitude provoque de plus en plus la sidération, ne trouvez-vous pas ? Je veux dire une certaine conformité au réel, il semble qu'ils soient en nombre croissant les occidentaux qui veulent se réfugier dans une "seconde vie" dite virtuelle, substitut probablement d'une religion qui ne trouve plus ses marques ! C'est un étrange tournant de l'Histoire que personne n'a encore analysé.

Sur Climat sceptique Charles Muller raconte Orwell au pays des cyclones.

Pour revenir sur l'évanouissement de ce matin il pourrait faire croire vu la facilité avec laquelle nous plongeons dedans que le rêve est notre élément naturel. Il n'en est rien ! Nous ne saurions vivre continuement dans le rêve pas plus que dans le réel ! S'il y a une forme d'extase à voler d'objet en objet sans s'arrêter en aucun lieu précis c'est tout autant angoissant, la réalité fixe des bornes précises à notre imagination, la stabilise, la réduit et à force de contraintes pourrait nous rendre fou si nous ne nous ménagions pas des plages de repos ou de récupération qu'on nomme sommeil paradoxal où les facultés d'association des "lieux" cérébraux jouent librement. Des expériences de privation de sommeil - notamment de sommeil paradoxal - l'ont prouvé. Inversement quelqu'un de plongé dans un sommeil artificiel finirait par sombrer dans un coma profond dont il serait difficile de le tirer, la désynchronisation notamment avec le rythme circadien (voir les expériences de gens qui ont vécu dans des grottes pendant de longs mois) est catastrophique au final.

Tout cela me fait penser à l'expérience esthétique en politique, on sait que certains discours de leaders charismatiques sont hypnagogiques comme ceux de grands acteurs, que Napoléon disait que dans ses meilleurs moments il jouait du pouvoir comme d'un violon, et qu'on ne saurait sans cela expliquer l'espèce de sommeil paradoxal qui s'empare de peuples entiers à la suite d'un chef naturel, un Moïse, un Thémistocle, un pharaon comme Akhénaton ou ces grands hommes sanguinaires qui ont peuplé le XXème siècle et dont je préfère oublier les noms tant ils nous paraissent décalés avec notre conception du politique contemporain.

Il est évident que les discours des candidats à la fonction de président en 2007 nous semblent des bouts-rimés à côté de ces grands fleuves qui emportaient les barrières et qui étaient la marque des hommes de génie de l'ancien temps, les Périclès ou les Alexandre.

Nous dirions volontiers de la doxa écologique que c'est l'église habillée de feuilles ...

Il n'est pas toujours bon de tirer les gens de leurs rêves car on provoque leur désappointement qui peut se muer en colère, mais c'est un mal nécessaire que de faire revenir sur terre les peuples qui rêvent un peu trop. Le long sommeil de la raison enfante des monstres ...

Toute expérience intellectuelle intense nous transporte et en même temps nous montre nos limites physiques. Dans quelques décennies quand les neuro-sciences auront bien progressé nous comprendrons mieux ce qui se passe, la manipulation des esprits n'est pas forcément au bout du livre comme dans le roman d'Orwell !

Régulièrement chaque pays s'offre un concours de beauté ou de prix de vertu où les opinions publiques sont appelées à se féliciter d'être si merveilleuses ! Cette unanimité est toujours réjouissante pour l'observateur car elle touche aussi bien les pays les plus démocratiques que les plus a-démocratiques. Le débat sur le nucléaire est un bon exemple de ces jeux pipés où tout le monde gagne ...

Selon Marx la dictature du travail est une barbarie, quel dommage qu'il nous ne définisse pas plus clairement ce dur labeur que la divine valeur sur laquelle il fait reposer sa plaidoirie contre le capital !

Une des caractéristiques majeures de l'humanité c'est sa propension à utiliser des drogues pour obtenir des états seconds.
On ne peut pas faire comme si cela n'existait pas, ce besoin profond est une donnée sociologique comme on dit et qui se reflète dans d'autres circonstances plus avouables, dirons-nous ! Les mondes virtuels d'internet où l'on se mire dans un miroir sont un essai pour se passer de ces drogues.

On s'agite beaucoup sur Ecrits vains à mon sujet, laissons les clapotis de l'irréel s'éteindre d'eux-mêmes ...

Je ne partage pas l'admiration de Raymond Barre pour Maurice Papon ... mais bon, je n'ai jamais pris non plus Barre pour un résistant de la première heure ! Pas plus que beaucoup d'autres, faut-il le répéter ? Pompidou s'est bien gardé de s'engager nulle part, Mitterrand a longtemps travaillé à Vichy, Couve de Murville pontifiait déjà pour l'Etat français etc cela n'a pas empêché ces hommes de faire de belles carrières par la suite !

La morale et la politique ne font pas bon ménage ... le 2 décembre dernier j'ai proposé à Jacques Chirac de faire ouvrir une enquête par Tracfin sur des opérations de blanchiment concernant des membres du RPR, il m'a répondu que cela ne l'intéressait pas ! Heureusement le successeur du RPR, l'UMP est présidé par Nicolas Sarkozy qui va envoyer sa police chez moi, on ne sait jamais !

Mon oncle Claude Driout (°1934-1996) a eu Raymond Barre comme professeur à Sciences Po' vers 1956, déjà ses élèves le traitaient de vieille barbe alors qu'il n'avait guère dépassé la trentaine ! C'est dire le décalage entre sa mentalité et notre époque, pour le pire ou le meilleur comme on veut !

J'ai la nuque raide et ce n'est pas une métaphore (c'est comme cela si je crois bien que certains appellent le peuple juif, le peuple à la nuque raide) ! Lors de l'incident de vendredi matin ma tête a dû se renverser et a froissé les attaches du cou d'où un joli torticolis ...

La marotte de François Bayrou c'est l'Europe, c'est sa réponse à tout ! J'avoue partager la distance et la froideur des anglais vis-à-vis de cette machine à dépasser les nationalismes, soi-disant, car dès qu'il s'agit de l'accessoire les européens sont d'accord, dès qu'il s'agit de l'essentiel ils se divisent, je préfèrerais nettement que ce soit l'inverse comme dans toute vraie famille ! Le cas d'Airbus pris en étau entre les demandes françaises et allemandes devrait faire réfléchir pourtant !

Yfig se demandait pourquoi l'on parle de moi, c'est peut-être l'effet de l'attraction universelle quoique tous les corps et tous les êtres ne soient pas aussi pesants ! Connaissez-vous la différence entre l'homme de génie et les autres ? C'est que l'homme supérieur voit la lune tomber et les autres ne voient que la pomme ... en clair il conçoit la force de gravitation là où les autres ne perçoivent que des faits indifférents et sans lien entre eux. Il en est ainsi de toutes choses, savoir se poser les questions à bon escient plutôt qu'apporter les réponses toutes faites.

Le mystère reste néanmoins le sens esthétique chez certains dont on ne voit vraiment pas l'avantage évolutif qu'il apporta, en quoi le sens de la beauté présent chez le musicien Mozart ou chez le géomètre Poincaré donna à la lignée de leurs ancêtres un quelconque sens supérieur de la vie sinon de la survie ?

"Les chemins de la pomme", voilà comment j'intitulerai un essai sur le génie si je l'écrivais !

Il ne faut pas oublier que l'esprit critique ou analytique est d'apparence unique et se manifeste très rarement à l'état isolé parmi les hommes qui sont préparés à accepter les vérités toutes prêtes sans se révolter. La conception de l'univers n'est presque jamais remise en cause par les peuples dans les circonstances normales. Que la science du moyen-âge sépara le ciel et la terre en deux univers distincts ne choquait personne !
La doxa d'aujourd'hui qui règne en Occident n'est pas d'essence différente ... la vérité comme fait social c'est ce qui s'oppose à la science critique et progressiste.

Si l'on veut faire de la science il faut d'abord accepter de suspendre son jugement, c'est l'école de l'humilité et du vide !

Etre vide de soi pour accepter le monde tel qu'il est et non tel qu'on le voudrait.

Newton qui a peut-être été le plus grand savant au monde faisait pendre les faux-monnayeurs après un jugement sommaire, j'avoue que je suis assez de son parti et que je ferais bien exécuter les faux-monnoyeurs de la politique, heureusement je ne suis pas Newton !

Qu'est-ce qui m'intéresse ? Entre autres la manière dont une société - et en l'occurence il s'agit d'une société de plus en plus mondialisée - s'articule face un certain univers de connaissances.
On se plaint qu'il n'y ait plus de grands hommes - plus de phares pour paraphraser Baudelaire - rien d'étonnant puisque vu la quantité de connaissances qu'il faut maîtriser pour se dire savant en un domaine, il est de plus en plus difficile de faire un survol général de la "comédie intellectuelle". J'essaye de mettre au point des méthodes et des principes qui seront valables en chaque point nouveau de notre développement global. Je m'appuie aussi bien sur l'esthétique de la connaissance que sur des méthodes plus analytico-synthétiques que j'ai hérité de Regnault - j'ai tendance à croire que je suis seul à avoir compris le fond de sa pensée quitte à l'interpréter au jour de nos modes de fonctionnement les plus actuels.
Ce que je fais est suffisamment abstrait pour accepter de ne pas être compris immédiatement. J'estime que pour le moment le niveau de maturité des consciences publiques est bien trop archaïque pour me suivre et que je dois être en avance de plusieurs décennies sur mon époque.
D'autre part moi-même je tâtonne et j'expérimente de diverses façons les voies d'accès à la connaissance. J'essaye de tracer de grands chemins qu'on pourra ensuite élaguer et approfondir.

Tout système de connaissance et de représentations a besoin d'être périodiquement remis en cause dans ses fondements même, pour cela il faut s'astreindre non seulement à élaborer de grandes théories qui se tiennent un peu en l'air mais à expérimenter sur le vivant considéré comme une machine parmi les autres.
On peut m'accuser d'une certaine froideur mais c'est celle de l'observateur attentif qui ne laisse pas distraire par le flux de ses émotions.
J'établis des diagrammes de pensée, des expériences de raison, qui sont comme les chemins de Feynman décrivant les trajectoires quantiques dont les règles déroutent nos sens. C'est une heuristique de la société !

J'entends déjà la clameur de ceux qui me jugent immoral ... mais justement il ne saurait y avoir de jugement moral à-priori en science à moins de renoncer à toute connaissance nouvelle qui soit une véritable découverte, un saut dans l'inconnu où les catégories morales n'ont plus cours.

Comme le disait Poincaré la science se moque des moyens, elle ne vise que les fins ... celui qui reste sur les bords n'atteindra jamais la pleine mer du doute et l'océan universel de la connaissance.

D'ailleurs je n'aime guère m'expliquer sur ce que je fais, pendant près de vingt ans Newton s'est isolé pour mieux penser loin de toute polémique. Si j'avais sa force mentale et cette capacité de concentration j'en ferais autant.

Si l'on met en question l'homme, on doit d'abord s'éloigner des individus pour mieux le surplomber et viser au coeur.

Une société morale - et je crois que c'est ce que certains nous préparent et énoncent en toutes lettres dans leur programme politique - c'est une société qui a renoncé à la science et à l'aventure de la connaissance, paralysée par le principe de précaution étendue à chaque activité humaine.
Songez que le projet Manhattan regroupait à son apogée cent-vingt mille personnes et parmi eux les meilleurs scientifiques du XXème siècle ! Il en était de même en Angleterre ou en Russie soviétique. Croyez-vous que cela aurait été possible si ces hommes avaient commencé par se poser des problèmes de conscience ?

Ces hommes ont développé l'informatique, les missiles, les fusées et satellites, les télécommunications, les instruments d'observation de la planète, de nouveaux matériaux etc enfin l'essentiel du monde dans lequel nous vivons ! Un moratoire décidé par un pouvoir politique, une autorité morale quelconque, c'eut été la perte de décennies vitales pour l'humanité.

Globalement on peut dire que l'Europe est en train de renoncer à participer au monde qui se construit par timidité morale et introspection retardatrice.

"Les méthodes qui permettent les économies de l'esprit" ainsi Poincaré nommait les mathématiques, il rajoutait que la science cherche les faits à haut rendement.
Je ne confonds pas cela avec les dissertations qui consistent disons, en termes peu diplomatiques, à "noyer le poisson" !
Remplacer des actes redondants et dispendieux par des automatismes efficients car il s'agit bien de faire rendre gorge au réel qui se dérobe et non de s'enfermer dans la sphère où la langue tourne en rond sur elle-même. Les mathématiques sont en grande partie une habile sténographie, c'est donc la langue la plus a même à aller vite, on contrôle seulement par l'analyse logique qu'il n'y ait ni boucle - cercle vicieux - ni contradiction car le tiers doit être exclu. Je comprends bien que certains ressentent cela comme une inhumanité, inhumanité nécessaire si l'on veut penser juste.

L'art peut se permettre toutes les arabesques et tout le temps perdu qu'on veut.

L'art des fausses fenêtres ou fausses symétries que dénonçait Pascal et dans lesquelles Einstein ne tenait pas à tomber ! Je crois que c'est le culte privilégié des "intellectuels" !

Pour reprendre un peu mon exégèse des animateurs d'Ecrits vains, les voilà qui reprennent la vieille antienne selon laquelle les éditeurs sont merveilleusement inspirés et ne choisissent que le meilleur ! C'est un peu comme si on disait que ne passent à la télévision et à la radio que les gens qui ont du génie ! C'est tout le contraire naturellement, moins vous en disez, plus vous amusez la galerie avec des propos anodins et plus vous arriverez facilement à vous exprimer dans les talks show des médias et vous serez facilement publié dans une maison d'édition. Plus au contraire votre pensée sera originale et organisée rigoureusement et moins vous serez admis ! Sauf évidemment à arriver sur des pattes de colombes, comme le font toutes les grandes idées selon les dires de Nietzsche.
Je remarque d'ailleurs pour parler un peu de moi que je suis également détesté par le marais d'Ecrits Vains que par les catholiques pur jus, les universitaires incompétents et les politiques corrompus, les écrivains bavards et satisfaits d'eux-mêmes comme Renaud Camus et d'une manière générale par tous ceux qui sont en place d'une manière ou d'une autre et l'on comprend mieux la haine du Net cette démocratie en action qui est le seul bien commun de tous ces gens-là. Ils appellent cela la saine méfiance vis-à-vis de la technologie ! Disons plutôt la peur du miroir qui leur montre le temps futur où ils n'existeront plus, ni intellectuellement, ni physiquement.

Se montrer exigeant avec soi c'est se montrer exigeant avec les autres et c'est réduire à peu de chose les imprécisions privées et la vanité publique.

Un bon exemple de la pression sociale démocratique - ou terreur du plus grand nombre - c'est l'histoire des parrainages de Le Pen où tous les petits maires de France tremblent pour leurs subventions et leur réputation s'ils lui apportent leur signature. A l'époque où la passion politique s'exprimait avec beaucoup plus de force et où des partis réclamaient ouvertement une révolution violente, il y avait moins de contestation du droit à se présenter aux élections !

Même Nicolas Dupont-Aignan rencontre des difficultés identiques, c'est dire ! Le totalitarisme mou est peut-être le pire de tous ...

Il ne semble pas vraiment qu'aucun des quatre candidats qui font la course en tête dans les sondages, par ordre alphabétique Bayrou, Le Pen, Royal et Sarkozy n'aient l'intention de s'attaquer à la corruption et au blanchiment ... pourtant voilà un sujet fort intéressant et qui mènerait loin !

Disons la vérité, quel que soit le candidat parmi les quatre que je viens de nommer qui sera élu il n'y aura pas de progrès réel de la France, ni sur le plan politique, ni sur le plan économique, nous allons continuer à naviguer entre deux eaux. Aucun d'entre eux ne comprend vraiment comment "cela" marche, ils sont complètement incultes intellectuellement parlant ce qui explique d'ailleurs les contradictions perpétuelles dans lesquelles ils se débattent où de jour en jour ils se renient car ils pilotent à vue.
Nous sommes dans un système capitaliste dans lequel nous refusons le capitalisme, c'est vouloir jouer dans la cour des grands avec les armes de mineurs à perpétuité !
La résultante qui se dessine, c'est un appauvrissement consécutif à cette mauvaise gestion dans laquelle nous sommes installés depuis vingt-cinq ans et qui va se perpétuer. Il suffit d'écouter les réactions à la crise d'Airbus pour saisir qu'ils ne comprennent rien.

Je ne leur en veux même pas ! Ce n'est pas de leur faute, on ne les a pas formé. Tout au plus peut-on leur reprocher de n'avoir pas essayé de se réformer, ce qui est toujours difficile.

Nous allons polé-niquer, c'est ce que nous fîmes de mieux depuis que nous fréquentâmes Yfig !

A mes yeux la contrepartie de la liberté politique et économique, c'est la sévérité des lois - je n'invente rien, les théoriciens du libéralisme sont de mon avis. Aux Etats-Unis on enferme le milliardaire Michaël Milken, l'inventeur des junk-bonds, on fait démissionner Richard Nixon coupable de parjure et d'avoir utilisé l'appareil d'Etat pour espionner ses adversaires. Si l'on suivait ce mode de fonctionnement en France, François Mitterrand aurait fini ses jours en prison par exemple pour avoir retardé le procès de Maurice Papon et avoir fait espionner des particuliers et des journalistes par la cellule anti-terroriste de l'Elysée et combien de capitaines d'industrie seraient passés par cette case !
Les français préfèrent les petits arrangements entre amis.

Je connais des auteurs morts d'avoir été lu par Ramiel ... triste fin !

Vive la chirurgie esthétique qui ravale la pensée vieillie sous les sunlights de la télévision !

Hier soir une demoiselle qui est ma lointaine cousine me demandait des nouvelles d'Adolphe Lapoulle, il va fort mal le pauvre puisqu'il a été assassiné par les communistes en 1944 ! Il était médecin et à la retraite et je suppose que ses opinions politiques déplaisaient aux maquis locaux, il habitait Limoges et avait une maison de campagne à La Meyze au sud de Nexon c'est là où il fut tué par les sicaires de Georges Guingouin, on sait que ces gens là étaient tout puissants dans le Limousin à la Libération au point de faire arrêter les préfets que De Gaulle envoyait pour assumer l'ordre et son autorité à Limoges ! La mairie de La Meyze n'a jamais répondu à ma demande d'acte de décès, je suppose que des villageois étaient mêlés à cette sordide affaire et qu'elle ne voulait pas remuer la cendre.
Adolphe Lapoulle était le cousin germain de mon arrière-grand père Jean Regnault et le petit-fils d'Adolphe Regnault architecte de la ville de Limoges qui construisit notamment en 1855 la manufacture de porcelaine des Haviland, chemin du Crucifix actuellement avenue Garibaldi.

Je surveille du coin de l'oeil la campagne présidentielle, j'en dis peu mais n'en pense pas moins ... c'est assez amusant !

Autant en 2002 Le Pen était flamboyant, autant aujourd'hui il paraît fatigué, usé pour employer un mot célèbre et malheureux de Lionel Jospin. A ma connaissance il est le doyen des candidats à la présidence depuis 1958, 79 ans ça commence à marquer ! Ma tante Zette disait qu'au-delà de soixante-dix ans les années comptent double.

Le seul candidat aussi âgé était Clemenceau en 1920 et encore il a renoncé à se présenter après un vote secret où il était devancé par ce pauvre type de Paul Deschanel et puis on ne peut pas comparer le vainqueur de la Grande Guerre avec le chef du Front National ! Un vrai coup de théâtre ce serait que le Le Pen renonce à sa candidature au dernier moment et présente sa fille à la place ... cela pourrait changer bien des choses !

Clemenceau pas tout à fait le format des hommes politiques du jour. J'ai lu énormément de livres sur lui car c'est un homme avec qui on ne s'ennuyait pas, même mort.

Un mot sur Hélène Carrère d'Encausse : c'est un des quarante culs dont parle Clemenceau qu'il suffit de réunir pour former une Académie française. Toute sa gloire est usurpatrice, fondée sur des prédictions fausses d'écroulement de l'URSS à la suite de pressions nationalistes ce qui ne s'est produit qu'après l'effondrement interne du pouvoir soviétique, effet secondaire de la Perestroika qu'elle n'avait nullement prévue et pour cause !

La candidature de Marine Le Pen viendrait battre en brèche celle de Ségolène Royal et de toutes les manières on la voit déjà plus que son père sur les plateaux de télé.

"Cléo de 5 à 7", joli film que j'ai en partie revu, le Paris poétique des années 60 en noir et blanc sur un sujet rapsodique qui se suffit à lui-même.

Yfig croit que mon scénario du remplacement du père par la fille est plausible, non ! Le Pen est trop sot et vaniteux comme le sont tous les vieillards, il continuera à faire le paon jusqu'à son dernier souffle même s'il n'épate plus que deux ou trois copains, cela lui suffit !
Je ne confonds pas cet histrion avec Clemenceau qui lui était un véritable tigre et pas seulement un tombeur de ministères !
Avoir un destin ce n'est pas la même chose qu'amuser la galerie pour se soutenir soi-même.

Je note qu'Athanase a plus d'humour qu'il n'en semble puisqu'il m'a écrit suite à ma note de l'autre jour et que je lui ai précisé que j'étais obligé de soutenir ma réputation de méchanceté absolue même à ses dépens ce qu'il a très bien pris en me persuadant de continuer ! Donc gare à ma prochaine victime ...

La dette de l'Etat ne fait pas que des malheureux, quand elle s'enfle ceux qui y souscrivent en profitent, institutions bancaires, assureurs, fonds étrangers etc. C'est une entreprise de salubrité publique que de chercher à la réduire.

L'idée répandue par l'UMP et le PS que si on suit Bayrou la France risque d'être livrée aux mains des extrêmes est à hurler de rire ! Moi qui vais dans le métro tous les jours contrairement à ces messieursdames, je ne vois nulle part ces féroces révolutionnaires prêts à en découdre ... sinon dans l'imagination de nos élites admirables et que le monde nous envie !
Que de coquecigrues et de fadaises on défendrait pour se faire élire !

Pour parler un peu de religion - Yfig adore quand je le gratte où ça le démange - on peut faire le tri entre les pays où le mariage civil et donc laïc est possible et même obligatoire comme la France et ceux où ce n'est pas autorisé comme Israël et les pays musulmans (les israéliens athées, non juifs ou non musulmans - cela existe - sont obligés de se rendre à Chypre par exemple pour se marier).

Pour revenir sur "Ecrits vains" et ses gentils membres, quand ces grands adeptes de la castagne virtuelle auront un peu de temps ils iront déclarer la guerre aux Etats-Unis où l'on classe racialement les individus d'une manière tout à fait officielle sur les papiers d'identité (je souhaite pour eux qu'ils n'aient jamais eu à se rendre aux USA et à devoir transiger sur leurs principes républicains en demandant un passeport sur lequel ils auront été stigmatisés comme blancs caucasiens) ! Moi j'ai beau faire toutes les différences que l'on veut entre les races je n'ai jamais demandé qu'on applique une telle méthode en France ! Il semblerait d'ailleurs que Sarkozy soit partisan de ce système américain avec son grand ministère de l'immigration et de l'identité française.

Les pays laïcs et démocratiques ce n'est pas si courant que cela ! Si Bayrou veut gouverner avec la gauche, il faudra qu'il mette du vin rouge dans son eau bénite ...

Au Flore ce soir, Frédéric Beigbeder en grande conversation téléphonique entre et sort en brassant du vent comme à son habitude ... une excentrique habillée avec des passementeries violettes à la mode second Empire telle une comtesse Païva que mon ami Bernard va saluer, c'est une habituée des clubs échangistes, un homme un peu plus courageux que la moyenne va lui tenir compagnie, même son rouge à lèvres est violet ! la grande Marie-Renée vient saluer Bernard qui se rengorge tel une vedette alors que les serveurs en grand uniforme - j'apprécie la qualité de repassage des tabliers - viennent l'informer des dernières nouvelles ou potins. Le germanopratisme à son apogée ... je ramasse un Libération qui traîne sur ma table avec l'horrible face resucée de Sarkozy ... trop c'est trop, ma demi-pression me suffit, je n'ai pas besoin de ce mégalomaniaque comme commensal !
On se demande dans ce canard qui Chirac va soutenir, ma réponse toute prête : personne ! Où et quand a-t-on vu Chirac soutenir un confrère ou concurrent ?

Karl Lagerfeld vient visiter son nouvel appartement Quai Voltaire, pour une fois je le trouve élégant, la minceur lui va mieux que ses airs de poussah qu'il avait il y a quelques années, il vient faire quelques raccords de peinture, la déco c'est sa marotte !
Dominique Fernadez a tellement hanté le Quai Voltaire - l'ombre de Montherlant peut-être ? - et le Quai Conti qu'il a fini par entrer définitivement chez la vieille dame, à 78 ans il était temps qu'il aille y jouer aux osselets avec les autres octogénaires de la maison qui d'ailleurs se vomissent copieusement les uns les autres comme de vieilles femmes acariâtres.
Mon ami Yves Bruno a l'art et la manière de venir importuner toutes les célébrités qui passent sur le quai de Michel Legrand à Bernard Pivot, de cette vieille coquette de Maurice Druon à la fausse garçonne Jane Birkin ou bien ce vieux singe de Jean-Pierre Mocky qui y habite ! J'avoue ne pas partager ce goût de la visitation des faux grands hommes ! Je ne suis pas Eckermann ou bien je ne connais pas de Goethe.

Je remarque rue de l'Abbaye un placard consacré à la gloire de Marc-Edouard Nabe, c'est pas dieu possible il ne colle quand même pas ses propres louanges à Saint-Germain des Prés comme de vulgaires dazibaos ?

La seule chose de beau chez Beigbeder ce sont ses cheveux soigneusement ondulés, son frère aîné en-dehors de ses talents d'homme d'affaires - il a fondé poweo - est plus beaucoup plus à mon goût et n'a pas le menton en galoche !

Une question d'arithmétique qui trotte dans ma tête, selon les sondages les trois candidats qui soutiennent la constitution européenne font entre 75 et 80% des intentions de vote, or elle a été rejetée par 55% des français. Soit les sondages se trompent lourdement, soit ils disent vrai mais alors ce sont les français qui votent n'importe comment ! Car il ne s'agit pas d'une question annexe mais bien centrale ...
Par exemple Sarkozy prétend vouloir revenir sur le droit au regroupement familial, mais c'est l'Europe qui impose cette règle ! Donc il faut savoir ce que l'on veut et choisir son camp ... il faut dire que les déclarations du ministre-candidat ont de quoi donner le tournis puisqu'elles changent à vue encore plus vite qu'une girouette chiraquienne !

Il y a quelques jours il fallait quasiment déclarer la guerre sans merci à l'Iran, mais maintenant que les américains discutent avec ces "terroristes" vous allez voir que le petit Nicolas sera prêt à se rendre à Téhéran se confronter au diable !
Sarkozy ou le complexe du petit prêt à tout pour jouer dans la cour des grands.

Savez-vous pourquoi le GIEC a été créé afin d'étudier la température du globe terrestre et les gaz à effets de serre ? C'est pour pouvoir affirmer que ni le soleil ni la mort ne peuvent se regarder en face !

Chirac quitte le pouvoir qui l'a quitté depuis longtemps. Ah ! le roman de tous ces Dom Juan déçus ...
On attend la statue du commandeur, je sens que je vais frapper les trois coups.

Personne n'a osé le souligner mais il est apparu bien vieilli, la voix est altérée et le ressassement des phrases toutes faites est le signe distinctif de l'usure intellectuelle.

Je suis sensible à ce que j'appelle la cristallisation intellectuelle qui apparaît très tôt chez la plupart des hommes, à vingt-cinq ans le devenir intellectuel est joué généralement, mais les esprits les plus créatifs arrivent à se renouveler beauoup plus tardivement que cela.
Je lis le livre de James Gleick sur Feynman, un des physiciens les plus originaux et les plus intelligents du milieu du XXème siècle. Mais même dans ce cas de figure au-delà de cinquante ans, il n'y a plus d'apport majeur, juste une conservation de l'acuité intellectuelle quoique plus de source jaillissante d'idées neuves.
Les mathématiciens connaissent un sort encore plus cruel s'il se peut car si à trente ans ils n'ont pas fait leurs preuves, il est probable qu'ils resteront stériles.

Un cas quasiment unique dans les annales scientifiques c'est celui de Jules Regnault qui a publié à soixante-cinq ans son "Calcul des Chances et Philosophie de la Bourse", il était actif certes depuis longtemps et publiait beaucoup mais il a eu une idée de génie à un âge où cela n'arrive jamais.

Valéry demandait un jour à Einstein comment il notait ses idées, le physicien allemand lui répondit, Ô des idées j'en ai eu deux ou trois dans ma vie ! Il aurait pu rajouter qu'il les avait toutes eues avant ses quarante ans. Une idée au sens scientifique ce n'est pas la même chose qu'une pensée dans le mode littéraire valéryen !

J'ai appris que Kamerlingh Onnes inventeur de la théorie de la supraconductivité - ou plutôt découvreur de l'effet supraconducteur - avait volé cette idée de génie à un étudiant de son laboratoire Gilles Holst !
Combien d'impostures dans les sciences comme dans l'histoire générale ont la vie dure ...

Tiens puisqu'on parle encore une fois de moi sans me prévenir je vais quand même rétablir une vérité, je l'aime bien ce pauvre Juan Asensio qui traîne avec lui sa ménagerie - il a un faible d'entomologiste pour les insectes - c'est le Jean-Henri Fabre de l'insulte internautique, par contre le petit péteux Guillaume Cingal qui a fait dix ans d'études aux frais de l'Etat et qui n'est pas capable d'avoir une idée ou un mot à lui est un pur imposteur qui continuera à braver l'honnêteté jusqu'au moins cent ans.
Le Stalker souffre de n'être pas un écrivain de première magnitude mais au moins il en a conscience et s'essaye à la critique faute de mieux comme on ramasse des épluchures quand les morceaux de choix sont tombés entre les mains des autres, l'autre fait semblant depuis qu'il a un crayon ou une souris sous ses doigts d'être un poète, vraiment je ne vois rien de pire qu'un aussi piètre et pitoyable épeleur de syllabes ... un regratteur de mots comme dirait l'autre vrai poète !

A défaut de génie la souffrance grandit les êtres humains - certains n'auront même pas le loisir de connaître cette suprême fleur de l'humiliation intellectuelle.

Lisez son blog Touraine sereine grandiose d'auto-satisfaction, ce normalien presque aussi humble que Mazarine Pingeot-Mitterrand est lumineuse consacre tout son génie à traquer les fautes de français dans les dépêches du "Monde-AFP-Reuters" je lui objecterais bien ce que répondait Paul-Louis Courier, les gens qui savent le grec sont cinq ou six en Europe ; ceux qui savent le français sont en bien plus petit nombre ! Et d'ailleurs après tout à qui la faute sinon aux éducateurs ?

Bernard Malgrange dit que les gens de sa génération travaillent au-delà de cinquante ans contrairement aux anciens, supposons, mais est-ce que leur travail est très intéressant ?
Un autre entretien tout aussi passionnant.

Du nouveau sur le changement climatique.
Il ne faut pas s'étonner de ce qu'une vérité scientifique ou d'une contre-vérité scientifique devienne une espèce de religion publique, considérez que le nombre de gens qui sont formés à l'esprit critique tel que nécessité par la science en marche - walk in progress - est très réduit et que la plupart des gens ne fonctionne que dans l'adhésion ou le rejet violent c'est à dire au fond par le conformisme au climat ambiant.
Les esprits indépendants sont toujours une minorité.

Je peux d'ores et déjà rassurer tous les commentateurs accrédités ou non, il y aura bien quelqu'un d'élu au soir du 6 mai 2007 à la présidence de la République française, quant à penser que toute cette salive et cette encre virtuelle dépensée à faire des plans sur la comète sera autre chose que les projets de Perrette avec son pot au lait ... seuls les plus dupes peuvent s'en laisser accroire.

Il y a des choses très étonnantes dans l'actualité qui montrent à quel point le monde est déboussolé. Les anglais sont réputés pour leur esprit pragmatique, or ils vont voter une loi qui enjoint de réduire de 60% l'émission de gaz à effet de serre d'ici 2050 sans aucun objectif contraignant année après année ! Moi j'appelle cela tomber dans l'idéologie exactement comme le virage des candidats français après la signature du pacte de Nicolas Hulot qui est tombé quasi dans les oubliettes.

Il faudrait pour raison garder analyser les effets de la mondialisation de l'information et le caractère multiplicateur des petits chocs qu'elle engendre, tous ces à-coups dans les esprits jour après jour, un monde simple et évident - formel - remplacé par quelque chose de composite où tout s'entrechoque sans qu'on relève pour autant les contradictions les plus évidentes.
La logique est malmenée dans le langage politique et pourtant le monde poursuit sa course folle.

On observe la même chose dans les bourses - les marchés financiers - depuis leur création. D'après Regnault il ne faut pas chercher de logique, il s'agit d'une marche au hasard ...
Je crois qu'effectivement la campagne électorale actuelle ressemble de plus en plus à un mouvement brownien dans lequel le mouvement d'ensemble est indiscernable.

Un ami m'envoie un mail hier soir pour me dire que Sarkozy est le plus intelligent ! Je ne doute pas que comme le dit Regnault il ne fasse partie de ceux qui se croient grands calculateurs mais justement Regnault démontre que cela ne change rien, il se trompe d'autant sur le sens des élections !

Ce qu'on peut dire d'authentique sur Nicolas Sarkozy c'est qu'il fait partie de ceux qui veulent augmenter la dette française - soit en réduisant les prélèvements obligatoires, soit en octroyant de généreuses subventions à gauche et à droite - pourquoi ? La réponse est toute simple, posez-vous cette question : qui souscrit aux bons du Trésor ? Le capitalisme pur et dur, en endettant la nation on augmente ses chances de voir ses profits s'accumuler et comme le grand capital est en bonne partie anglo-saxon ou issu de pays à fort excédent commercial comme la Chine et le Japon, on accroît la dépendance de la France, et enfin question subsidiaire, qui sont les amis intimes de Nicolas Sarkozy ? Les grandes fortunes comme Bernard Arnault, Martin Bouygues etc.

Ce soir à Saint-Germain des Prés, j'ai fait parler pas mal de monde, des pro-Bayrou, des pro-Royal, des pro-Le Pen et même un pro-Besancenot mais pas de fan de Sarkozy, nada ! naccache ! Soit c'est pas l'endroit où l'on trouve ses groupies, soit il va avoir une grosse déconvenue à s'en faire une jaunisse ...

Il ne connaît pas le paradoxe de Saint-Petersbourg le pauvre Nicolas, dommage pour lui s'il avait un peu plus de vice il saurait comment l'on fait sauter la banque ou l'on se ruine au jeu !

Si Bayrou passe devant Sarkozy dans les sondages, il emportera toute la mise, c'est la loi du genre ...

Jack Lang ne veut pas d'une alliance du PS de Royal-Hollande avec l'UDF de Bayrou mais il sera le premier à faire la queue le 6 mai au soir pour demander une prébende juteuse ou un poste reluisant si possible !

Le ministère de l'immigration et de l'identité nationale, le ministère amer ?
De même que le mouvement se prouve en marchant, l'identité se démontre en avançant dans sa propre voie et pas autrement car quand on est sûr de soi il n'y a nul besoin de s'enfermer derrière des barrières.

Je ne suis pas sûr que le terme infréquentable veuille dire grand chose pour un écrivain, infréquenté, oui !
Un écrivain n'a pas besoin de rameuter de grandes foules derrière lui, il ne se présente pas à je ne sais quelle élection, pas plus qu'il n'est là pour vendre ou pour faire marcher le commerce. Il lui suffit d'un vrai lecteur pour être important car au fond l'auteur est bon garçon, il se contente de peu ...

Certains nous expliquent que la France est dans un état de désastre avancé ou peut-être même absolu et pourtant les français n'ont jamais vécu aussi vieux et leur longévité est parmi les plus hautes du monde, mais peut-être est-ce là le désastre à leurs yeux : la perpétuation d'un peuple français en bonne santé ! Ils le préféreraient malade ... à leur merci !

Ca ne fera pas de mal de faire remarquer que la durée de vie des français est très supérieure à celle des américains et ça remettra les idées à l'endroit de ceux qui s'emploient à nous brosser un tableau noir de la situation de la France !

Il y a des retouches à apporter au tableau pour préparer l'ordre futur mais il ne faut pas en déparer l'ordonnancement général.

Pour leurs retraites les américains ont trouvé une solution : les faire financer par le reste du monde ! Je crains que ce système avantageux ne leur soit réservé et aille avec leur statut de puissance dominante qu'ils essayent de préserver du mieux qu'ils peuvent !
Vous savez que la retraite des citoyens américains est en grande partie une rente capitalisée, c'est à dire que des fonds de pension investissent partout dans le monde - et aussi bien en premier lieu sur le territoire américain - ce qui revient à faire travailler toutes ces sociétés qui leur versent des dividendes directement ou indirectement - par exemple par la montée des cours des actions - à leur profit d'où une pression énorme sur le management de ces sociétés anonymes.
D'autre part le capital flottant mondialisé, celui des pétro-dollars ou celui des chinois et des japonais tend à s'investir aux USA là où l'Etat leur verse des intérêts faibles mais sûrs puisque le dollar est partout convertible et que l'Amérique est une superpuissance donc le refuge le plus commode.
Bien entendu pour que le système fonctionne au maximum, il est nécessaire que les américains se divisent en deux catégories, les natifs qui profitent réellement du système et les supplétifs, tous les immigrants latinos essentiellement qui souquent ferme à fond de cale ...
Franchement je ne vois pas quelle leçon positive en tirer pour la France ! C'est vraiment un scénario unique au monde, qui ne marche que parce qu'il reste sans concurrence et qui se transformerait en catastrophe hollywoodienne si chaque nation voulait adopter la même philosophie. On sait bien par exemple que la Chine aura beaucoup de mal à assurer la retraite de ses futures générations de vieillards avec une pyramide des âges qui s'inversera dans quelques décennies.

Est-ce que cette situation forgée à leur profit exclusif se renversera un jour ? Oui, s'il y a une gouvernance mondialisée, ce qu'ils craignent donc par-dessus tout ...

Quand je disais que la longévité des américains est moindre que celle des français, en fait tout dépend de la catégorie raciale et sociale considérée, s'il s'agit des noirs et des latinos, bien entendu, oui, la drogue, la violence (gangs, port des armes à feu), les mauvaises conditions générales de travail et de salaire (couverture sociale faible) font que leur espérance de vie est très en-dessous de la moyenne française mais pour ce qui est des retraités au soleil de Floride ou du désert du Névada, non !

Je vais vous dire où Guillaume Cingal pourrait avoir quelque utilité c'est comme instituteur dans une école primaire, il y apprendrait le français élémentaire aux enfants ce qui est vraiment nécessaire et y ferait la traque aux fautes d'orthographe ce qui est sa véritable passion. Là où les circonstances l'ont placé il ne sert à rien, il a depuis longtemps dépassé le stade énoncé pertinemment - et plaisamment - sous le nom de "Principe de Peter".

C'est assez curieux mais cela me fait penser à une cousine dont la passion est l'enseignement et qui voulait être institutrice (elle a une dizaine d'années de moins que moi), elle est donc devenue professeur des écoles (c'est le titre officiel, je le trouve ridicule et beaucoup moins seyant ou élégant que celui d'instituteur) après avoir sué sang et eau pour obtenir une licence de sciences car bizarrement les concours administratifs font que l'on vous demande d'apprendre des choses complètement inutiles à ce que l'on enseigne réellement !
Enfin après avoir souffert elle a trouvé son bonheur, le seul dommage comme le pensait sa grand-mère Françoise Derche qui était professeur de Lettres à l'ancienne, c'est qu'elle ait dû passer par l'IUFM ce qui l'a pas mal endoctriné !

Comme le dit Bernard Malgrange dans l'entretien que j'ai mis en lien plus haut, la recherche ce ne sont pas les titres qui vous en donnent les qualités et seul un petit nombre peut s'y illustrer.
Il faut vraiment avoir le feu sacré et des aptitudes singulières pour être créatif, aptitudes qui sont fort différentes de l'enseignement.
On sait qu'en 1933 Langevin proposa à Einstein de venir enseigner au Collège de France et que celui-ci répondit qu'il ne savait rien, qu'il connaissait juste un stock d'histoires drôles, il préféra rejoindre Princeton où il put tranquillement continuer à révasser aux questions de physique qui le passionnaient.

J'ai lu dans "Libération" d'hier un entretien avec Pierre Boulez où il énonce des contre-vérités évidentes sur l'art et la musique particulièrement.
Grosso modo sa thèse c'est qu'il existe une direction linéaire dite du progrès en art. C'est la confusion courante qui est faite entre les sciences et les arts ou lettres où la notion d'avancement ne saurait exister, il n'y a que des points de vue différents (équivalents) et des émotions à partager ou non.
Depuis trois ou quatre siècles les succès de la science ou de la technologie ont été tels qu'ils ont marqué de leur empreinte tous les esprits et l'université s'est entièrement modelée sur ce système de pensée - plus encore que sur la classification très discutable d'Auguste Comte qui a plus ou moins succédé à celle d'Aristote dans la faveur des savants docteurs - d'où ce qu'on appelle les sciences humaines qui ne ressemblent que vaguement aux sciences dures mais qui emploient un vocabulaire au parallélisme évident sans pour autant déboucher sur des applications directes quelconques.
Je pourrais discuter longtemps du pourquoi et du comment ... mais j'ai vraiment d'autres chats à fouetter !

La science est impersonnelle par définition car elle énonce des lois générales - un théorème n'appartient à personne. Une oeuvre d'art quelle qu'elle soit est un miroir qui ne renvoie qu'à nous-mêmes et à la personnalité de l'auteur.

Une des grandes idées que Sarkozy répète sur tous les tons c'est que les américains travaillent plus que les français. Mais de qui veut-il parler ? Du policier de la brigade motorisée de Los Angeles qui prend sa retraite entre 50 et 55 ans et va ensuite vivre pendant trente ans une retraite dorée dans le désert du Nevada tout en se promenant dans son home mobile ? Ou bien du ramasseur d'oranges dans les vergers de Californie, mexicain, clandestin et sans sécurité sociale qui vit dans une chambre de 15 mètres carrées ?

Si Sarkozy dans un moment de franchise nous disait, je veux une France à deux vitesses, celle des riches et des protégés de la fonction publique et celle des néo-prolos, au moins on comprendrait tous très vite son langage ! Hélas ! Je crains qu'il ne soit un peu timide et qu'il n'ait pas la saine brutalité des américains ...
C'est mon oncle Peter Telfair, ingénieur américain de la Bethlehem Steel qui voyageait à travers le monde avec ma tante Bernadette qui demandait dès qu'il abordait quelqu'un : quel est ton business ? Au moins on comprenait tout de suite le sens de la question, autrement dit combien tu pèses en dollars ? Est-ce que tu es un pauvre type ou un good guy ?

Amusons-nous à faire des pronostics de sortie des urnes, je l'ai déjà dit je crois que la somme des intentions de vote Bayrou-Royal-Sarkozy est trop élevée, 75 % ! Je pense plutôt que cela se situera vers 60/65 % à raison de 20/22 % chacun. J'ai vu Le Pen hier soir encore en état de marche mais répétant monotonement ce qu'il a dit depuis presque toujours, cela n'est pas vraiment convaincant, accordons-lui 15 % à tout casser. Reste les autres, les petits, à-priori aucun ne devrait dépasser 5 %, ni Laguiller, ni Besancenot, ni Voynet, ni Villiers, ni Nihous, mettons à eux cinq 15 %. Et puis les tout petits dont la présence est symbolique ...
Voilà avec cela on arrive à 100 %. Rien de surprenant sinon que le résultat du premier tour devrait se jouer dans un mouchoir de poche entre trois candidats.

Espérance de vie dans le monde, la France est sixième en 2005 avec 80 ans d'espérance de vie à la naissance. Les Etats-Unis 39ème avec 77 ans. En tête l'Andorre, 84 ans, l'air des montagnes leur fait du bien ...

Ce qui me sidère toujours c'est de penser que la plupart des enfants qui naissent aujourd'hui en France connaîtront l'an 2100 ! Les plus chanceux vivront même jusqu'à 120 ans soit jusqu'en 2027 !

Comme Pierre Assouline se plaignait de sa notice dans la wikipédia je l'ai modifiée pour que Camondo apparaisse dans la catégorie biographie car ce n'est pas un roman !
Voilà, j'espère qu'il est content ...

Une précision politique : ses adversaires accusent François Bayrou de mener la France à l'immobilisme, alors qu'avoir comme premier objectif le désendettement de l'Etat c'est s'obliger à d'importantes réformes qu'on les veuille ou non ce dont l'économie générale de la politique de la France dépend, ceux qui ne le voient pas se refusent à compter pour gouverner et l'on sait à quelle fatale pente cela mène.
A ma connaissance il est le seul à avoir affiché cette priorité sur les douze candidats en lice.

Pour moi afficher cent propositions comme Ségolène Royal ou multiplier les promesses comme Sarkozy c'est n'avoir aucune priorité et donc aucune économie générale de son projet. Une structure de pensée qui gouverne une action se hiérarchise sinon c'est le désordre et l'inefficacité à tous coups.

Argument invoqué contre Bayrou : son programme tient sur un timbre-poste, c'est comme prétendre que E = MC² manque de sens alors que c'est l'abrégé de toute une théorie physique !

Le triomphe des apparences, voir ce discours de Nicolas Sarkozy une politique industrielle pour la France où il énonce des options contradictoires dans la même foulée sans souci de logique ! Une société privée dans laquelle l'Etat n'intervient pas ou alors intervient, c'est selon le caprice de l'orateur, libéral ou dirigiste a volo selon le sentiment de la salle, des sociétés anonymes qui déterminent librement leur politique mais qui ne peuvent pas licencier du personnel si elles le décident et tout à l'avenant ... on nage continuellement dans l'incohérence la plus farfelue. Un vrai tour de prestidigitateur : écoutez-moi et suivez mon regard mais surtout ne regardez pas mes mains ...

C'est d'ailleurs la preuve qu'on n'apprend plus à analyser un texte puisqu'on peut énoncer des choses qui se contredisent sans provoquer aucun murmure. Le tiers exclu on n'en entend plus parler ... dommage !

Wikipedia tu l'aimes ou tu la quittes, alors heureux, Pierre ?

Wikipedia ou la porte du paradis gardée par un ange aux pieds fourchus ...

Si Juan Asensio veut faire un nouveau dossier avec "Les définitivement infréquentables", je peux lui donner des noms comme celui de Gobineau, il y collera ou pas un autre article sur Renaud Camus du moment que ce n'est pas Valérie Scigala qui le lui pondra !

Nous sommes obligés d'en rire car nous ne connaissons pas la réalité, si nous en avions une perception exacte et une notion juste nous serions obligés de faire attention à nos actes comme à nos paroles et nous serions d'un incurable sérieux comme la pierre précieuse la plus pesante ... heureusement nous sommes nés légers et futiles comme des bulles de savons et nous pouvons respirer librement l'air et les effluves de l'océan de la liberté, ce grand large qui est en nous !

Je pourrais dire d'une autre façon que l'esprit religieux n'est pas de notre manière d'être au monde, qu'il nous fondamentalement un étrange étranger et au fond une tromperie sur les bords, une faute de la gravité contre l'érosion de la conscience. Le temps est une onde qui emporte tout et ne laisse que le sillage le plus léger derrière elle, pourquoi devrions-nous lui adresser une prière sourde et mélancolique ? Nous sommes trop fugitifs pour cela ...

J'ai remarqué que le dialogue sur l'espace et le temps entre Penrose et Hawking provoque le rire, cela ne m'étonne pas car plus l'on est profond plus on sourit à notre feinte gravité de tous les jours.

La connaissance infinie qui nous fait défaut est aussi la garantie que nous prenions la vie du bon côté ...

"Les Introuvables", voici le prochain opus littéraire de notre bon Stalker ... après il nous fera "Les Introuvables et les Irréprochables" dont il sera obligé de s'exclure ! Triste fin de Monsieur S ...

Je viens de m'acheter un guide de la Hongrie, on ne sait jamais si nous devons vivre cinq ans avec un président hongrois autant connaître leurs moeurs ...

Sur la nouvelle carte d'identité nationale je propose de mettre comme nouveaux renseignements ou identifiants, "a eu un grand-parent qui faisait l'amour à Marianne", "deux grands-parents amants de Marianne", "trois", "quatre" etc. Bien entendu les fascistes auront des croix noires, comme dans les permis à points, ils seront obligés de repasser leur carte d'amour avec épreuves à la clef un peu comme la Carte du Tendre du Grand Siècle ou les épreuves des Cours d'Amour de nos anciens troubadours et trouvères ... je vois là un grand champ d'activité pour nos régiments de chôm'dû et les ANPE de la tendresse républicaine ! Free Hugs ! C'est bien cela comme à la télé ... le grand ministère de l'amour est en route !

Le hongrois est une langue difficile ... savez-vous comment dit-on en hongrois, je veux faire l'amour national avec vous ?

Locution devenue proverbiale : il est aussi cultivé que Google ...

A qui doit-on donner la palme de la mal-écriture ? A Asensio ou à Cingal ? Ô chères études quel mal vous nous fîtes ! Prochain opus de mon oeuve : "Les Irrécupérables" troisième tome de mon "Répertoire des maladresses insignes".

La gélinotte huppée espèce de gallinacé de Touraine ressemble par bien des côtés au lagopède alpin du pays basque alias perdrix des neiges ou fausse dinde courante du Net ... c'est une belle science la zoologie et particulièrement la taxonomie appliquée aux espèces rares et en voie d'extinction - on voudrait l'espérer ! Parenthèse ou incise très pertinente : la taxinomie qu'on ne doit donc pas confondre avec la taxonomie c'est la science qui s'occupe de classer les films de Luc Besson, Taxi I, Taxi II, etc.

Mais quel créatif ce Cingal ! Il vient d'inventer la nouvelle réclame de Starbucks !
Il ne lui reste plus qu'à leur vendre son idée, ce qui est le plus difficile ...

Ce qui est admirable chez Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy c'est leur ton convaincu, ils sont persuadés d'avoir trouvé la pierre philosophale, l'une avec son ordre juste, l'autre avec son tout devient possible ! Je crois que tout cela se terminera en déconfiture par le plus grand désordre et une totale impossibilité !

Le réalisme c'est d'avoir un peu de modestie et d'émettre un doute sur nos connaissances actuelles, on est obligé de regarder la politique avec d'autres yeux si l'on veut être moderne.

Par exemple Nicolas Sarkozy veut empêcher les entreprises saines de licencier, mais serait-il même le chef du parti communiste chinois qu'il n'en aurait pas le pouvoir, alors un simple président de la république française, pensez !

Je me souviens aussi du programme d'union de la gauche et des cent dix propositions (longues comme un jour sans pain) et tout cela s'est terminé deux ans plus tard par le tournant de la rigueur ...

"La vie politique s'organise autour des partis", c'est dans la constitution, il ne s'agit donc pas d'abolir les partis, il s'agit de les faire travailler autrement.

Les avions ne volent pas, ils planent ... ce sont les oiseaux et les insectes qui volent en battant des ailes !
Par contre les hélicoptères eux volent par leurs propres moyens, et tombent comme des pierres dès qu'ils ont un ennui mécanique avec leur rotor.

Un texte sur Roger Penrose.

Consommation d'énergie dans le monde.

Je crois avoir démontré qu'il est impossible d'imiter le modèle américain nulle part dans le monde, à fortiori en France.
Dans ces conditions il faut se résoudre à ce qui est faisable. Inutile d'introduire un désordre mondialisé à l'échelle hexagonale, on appauvrirait et les français et la France.

Un des grands mensonges écologiques c'est de prétendre que nous sommes plus vertueux qu'auparavant nous occidentaux et que les vilains chinois polluent effrontément, c'est oublier un peu vite que nous avons exporté nos usines les plus polluantes dans ce pays, les laissant se débrouiller avec le prolétariat et les problèmes énergétiques. Du coup les écologistes affirment que nous allons continuer sur cette voie-là, il suffit de détermination ... comme si par deux fois les allemands allaient fermer les industries polluantes de l'ex-Allemagne de l'Est et nous français ou bien les anglais refaire le new-deal industriel des années 80 avec la fermeture des industries lourdes ! On nage dans les faux-semblants ...

Les seules vraies solutions sont des solutions technologiques dont il est difficile d'annoncer un calendrier précis.

Montaigne à Cheval sur le blog d'Assouline se plaint de l'abandon du français par les hautes autorités françaises, qu'il aille donc voir le blog de Dominique Voynet, les dates sont en anglais !

Je n'aime pas Alexis Léger, je ne parle pas de Saint-John Perse, je parle du haut-fonctionnaire, celui qui a mis sa signature au bas des accords de Munich. On raconte des salades sur le blog d'Assouline comme d'hab ! Non, Alexis Léger n'a pas rencontré De Gaulle à Londres en 40 mais Churchill, c'est Paul Morand chef d'une très importante délégation française à Londres qui a rencontré De Gaulle et qui a refusé de rester d'où la rancune tenace du général et son opposition à son élection à l'Académie qu'il a fini d'ailleurs par lever. Saint-John Perse lui se prenait pour un si haut personnage - il parle de lui à la troisième personne dans sa Pléiade - qu'il n'a pas daigné discuter avec le petit général de brigade à titre temporaire ...

Je dois dire que je commence à en avoir légèrement marre d'entendre tous les candidats à la présidentielle accuser la Chine, c'est pratiquement leur seul point d'accord ! Comme c'est facile ... les chinois qui viennent manger le pain des français, on a déjà entendu cela à une autre époque.

Royal toujours royale propose la VIème République, pourquoi ne pas passer tout de suite à la VIIème, ça sera vachement mieux et puis on n'arrête pas le progrès !

Une campagne ça monte à la tête - "tout dépend de moi" comme elle dit - voilà que notre Royal personne se croit plus forte que De Gaulle et elle vous propose aussi sa République !

Pour en revenir à Alexis Léger c'est De Gaulle qui lui a écrit le premier en 1942 et lui a proposé d'une manière ou d'une autre de se joindre à la France libre, lui superbe a négligé l'offre de ce groupuscule sans légitimité politique ! Juste des combattants à repousser dans leurs tranchées, qu'est-ce à côté d'un ambassadeur de France, je vous le demande ?

Quelles sont les batailles de la Royal ? Quels sont ses états de service ? Vous rigolez ! Elle a combattu les éléphants en ligne du parti socialiste ...

Ségolène Royal ferait mieux de jeter l'éponge comme on dit dans la boxe, elle ne peut pas gagner contre Sarkozy et si Bayrou devient président c'est la chance pour les socialistes de revenir au pouvoir tout en n'assumant pas toute l'impopularité qui lui est naturellement adjointe car ils n'auront pas le premier rôle dans le gouvernement.

Ramiel (de Genève) a l'intention de traduire Aristote en patois savoyard ... vaste et beau programme !

Pendant ce temps Traube dit le Kron produit un espéranto à usage perso, mélange vague et raturé d'anglais, d'allemand et de bas-parisien !

Surenchère du jour : les trois principaux candidats proposent chacun sa VIème république ... que la France est un pays heureux de produire tant de grands génies qui pondent des constitutions aussi facilement en se levant le matin tout en étant incapables de faire fonctionner correctement l'Etat qu'ils ont eu ou ont en charge !
Moi je vois plutôt une bande de gribouilles ... touillez-les et cela fera un escargot tout chaud !

Avez-vous déjà entendu dire qu'au Japon on change la constitution à toutes les élections ? Aux Etats-Unis c'est la même depuis 1776, on l'ajuste avec des amendements quand c'est nécessaire.
Je ne vous parle même pas de l'Angleterre qui marche très bien sans aucune constitution.

C'est curieux mais il me semblait me rappeler que le 29 mai 2005, Bayrou, Royal et Sarkozy avaient reçu une jolie fessée avec leur constitution européenne, cela ne leur a pas suffit cette déculottée donnée par les français ?

Je propose que l'on enseigne le sabir et le pidgin à l'école de la République ... cela fera plaisir à Ramiel - il aime les langues vivantes qui évoluent - et cela permettra de recruter de nouvelles classes d'enseignants pris dans toutes les couches de la société.

Moi je me vois très bien professeur certifié en "parler-banlieue" et puis Ramiel obtiendra enfin son agrégation de verlan ! Après tout Elisabeth Tessier a bien soutenu une thèse d'astrologie en Sorbonne ...

Assouline alias Vasouline chez qui tout passe ...

Je suis passé à Charenton cet après-midi, j'ai eu l'impresion d'être en pays de connaissances, mais finalement moins de fous que dans l'actualité ...

Une information qui va faire pleurer dans les chaumières et va passionner dear Traobé : le top-model Naomi Campbell commence ses travaux d'intérêt général à New York après avoir agressé une employée de maison ! Sortez vos mouchoirs ...

A l'attention de tous : pour mon anniversaire le 26 mars prochain je veux me faire greffer un anus en or afin de pouvoir être un cadeau d'amour pour tout le monde car j'ambitionne de hautes responsabilités au sein du grand ministère de la tendresse publique ! On n'arrête pas l'ordre juste surtout à l'extrême-centre de mon individu ...

A quand un sarkothon pour recaser le gnome de la place Beauvau qui va perdre sa place bientôt ?

Quand je passe à Charenton je pense toujours à Sade qui y est mort et qui au fond ... n'était pas plus immoral qu'un autre, juste un peu moins hypocrite, c'est peut-être d'ailleurs une forme de maladie !

Je crois que Sade était inadapté à la vie courante comme le sont la plupart des poètes ... mais on ne signale pas qu'il ait fait grand mal à quiconque, l'histoire des bonbons à la cantharide semble avoir été amplifiée par la vindicte de sa belle-famille. Histoire de gros sous essentiellement ...

Ce qui lui est particulier c'est son délire logique, dans ses écrits de jeunesse par exemple son voyage en Italie, on est frappé par l'absence de la présence humaine, il n'est pas capable vraiment d'empathie, il voit un peu les hommes comme un décor, cette pathologie est commune chez les grands criminels mais il semble avoir subsumé dans ses écritures toutes les pulsions meurtrières qu'il aurait pu avoir.

Maintenant qui n'a jamais tué personne n'a pas vraiment vécu.

Je trouve étonnant qu'on ait voulu construire l'Europe sans vouloir édifier une ville neuve pour en être la capitale ... mon idée doit être trop simple probablement ! Un endroit extra-territorial comme Washington D.C à l'abri des influences et des lobbies.

Moi j'aurais construit une ville somptueuse ... mais bon , je suis naïf ! Quelque chose dont les européens auraient pu être fiers. Je l'aurais placée dans les plaines de Champagne où il n'y a rien.

Comment se reconnaître dans cette Europe quand on considère la laideur de ce qui a été construit à Bruxelles ? Faire du neuf qui soit esthétique n'a vraiment pas été la préoccupation particulière de tous ces ronds-de-cuir ! Mais peut-être était-ce l'Europe des arts et des sciences qu'il fallait construire en premier ! La culture comme parent pauvre de l'acier et du charbon ...

Il existe une énorme propagande dans les médias contre la science principe de précaution oblige, on en voit tous les jours les effets avec la désaffection des études scientifiques et ces approximations successives des candidats à la présidentielle qui passent comme lettres à la poste ...

La science devrait être considérée comme notre bien le plus précieux, dégagée lentement des idées préconçues par des siècles d'effort de la conscience sur soi, de retour sur notre rapport à la nature et aux langues naturelles. Cette critique qui est à la base de la connaissance objective est de plus en plus dévaluée comme un effort contre-nature contre notre spontanéité infantile qui sauve du doute ... c'est une fausse opposition !

Je crois qu'il faut avoir foi en la science car elle est un saut dans l'inconnu qui permet toutes les audaces et autorise l'espoir de nous surpasser et de surmonter nos limites.

Dans la science il y a un doute essentiel qui permet l'analyse critique et comme fondement la foi en nous qui permet d'aller de l'avant dans la recherche des certitudes.

Développer la curiosité et l'éclairer par la méthode, ce sont les acquis précieux de l'aventure de la science.

On considère l'objet des sciences et des arts comme superfétatoire alors qu'il est le résultat d'un effort intime de critique sur les acquis premiers, ceux de la conscience collective qui ne vise qu'à se perpétuer dans la répétition.

Le Groupe de Lie E8.

Quand Jefferson dessina les plans de l'université de Virginie à Charlottesville, il eut l'impression de concevoir la cité nouvelle ... on sait que cette cité radieuse ne devait pas faire appel au credo religieux pour fonctionner.
L'actuelle administration américaine est loin de cet idéal républicain des pères fondateurs comme Benjamin Franklin et Thomas Jefferson !

Problème des traductions :
Moi je lis beaucoup de textes de Ramiel et de Traube, mais je ne sais toujours pas de quelle langue c'est traduit !

Je crois que l'éducation nationale bénéficie de trésors d'indulgence plénière pour maintenir en son sein tous ces amuseurs de première force ...

Il y avait longtemps ... que je n'étais pas allé voir Lingane alias Anton alias qui vous voulez ! Bon, il s'est fendu d'une note sur moi et sur mon petit parti à adhérent unique et sans candidat, il soutient que je partage sa prévention contre Jérôme Vallet, pas du tout ! Je l'aime bien mon Vallet - certes j'ai l'amour vache mais comme Vallet est un peu maso ... d'ailleurs ça tombe bien je suis un peu sado !

J'ai fait rire Bernard l'autre jour en lui donnant un exemple de question assassine qu'on pourrait poser à Nicolas Sarkozy : "Est-ce que vous comptez rétablir la première classe dans le métro ?".

Je vais mettre tout le monde d'accord, je fais appel au juge le plus impartial qui soit sur terre pour arbitrer le match entre Guillaume Cingal et Juan Asensio, j'ai nommé le grand Google !
On tape Guillaume Cingal, réponse : 16 800 pages, on tape Juan Asensio, réponse : 974 000 pages, victoire par K.O !
Le grand jury a parlé ...

Discours de Sarkozy : "Depuis trente ans on vous a menti !", cela ne vous rappelle rien ? "Je hais les mensonges qui nous ont fait tant de mal" discours de Pétain après la défaite de 1940 et qui signe le début de la collaboration ...

Les contes de la toute-puissance, tout un programme électoral qui se termine toujours par les aveux désolés d'impuissance de l'impétrant ...

Soutien de Chirac à Sarkozy : deux minutes douche comprise !

Comme tous les vrais gigolos le grand Jacquou a le calin short ...

"Le Monde" du 21/3/7 : montée du racisme en France.
Il faudrait construire des murs comme les barrières de sécurité entre le Mexique et les Etats-Unis et entre Israël et la Palestine ...
"Le Monde" et toutes les institutions engagées dans la lutte contre le racisme, ainsi que notre actuel ministre de l'Intérieur candidat à la présidence devraient prendre exemple sur ces deux grandes démocraties qu'ils louent et admirent tant ...

Moi je vois très bien un mur ceinturant Neuilly pour mettre à l'abri ses citoyens éclairés des hordes de la banlieue chaude ... aux Etats-Unis et au Brésil, il y a des quartiers entiers de riches qui sont ainsi soustraits aux regards concupiscents ...

Je comprends tout à fait la terreur des gens des médias devant ce phénomène, il est du devoir des hommes d'Etat comme Nicolas Sarkozy de les protéger.

Regardez à Belfast depuis qu'on a construit un mur qui sépare les catholiques et les protestants, cela va beaucoup mieux ...

Bouygues pourra apporter son savoir-faire dès que le président Sarkozy aura dégagé les crédits nécessaires.

Vous savez que Jacques Chirac a la réputation d'être une gentille girouette, si maintenant il se ravisait et décidait d'apporter son soutien à un autre candidat ? J'en connais un qui serait bien embêté ...

Le blog des performers et des happenings virtuels :
Il s'agit d'un véritable exploit de l'intelligence et d'une gageure physique soutenue continuement depuis 33 ans : Je m'appelle Guillaume Cingal.

"Le Monde " ainsi que tous les organismes représentatifs de la pensée morale et républicaine devront donc faire campagne d'ici à quelques années afin de soutenir les efforts de notre président bien-aimé pour qu'on intègre des puces électroniques dans le cerveau des primo-délinquants racistes ou sur toute autre partie de leur corps - la miniaturisation en cours le permet aisément - cela servira à surveiller continuellement leurs déplacements et de les sanctionner au besoin par injection de drogues appropriées ou de décharges électriques idoines et de regrouper dans des zones spéciales de surveillance ces hommes et femmes, parmi eux ceux qui auront été suffisamment rééduqués par les moyens adéquats seront affectés à des tâches d'intérêt général ou dans des usines spécialisées qui seront elles-mêmes situées dans de grandes zones de regroupements où la morale citoyenne sera partout affichée par exemple sous la forme simple de slogans intelligents comme : le travail rend libre.
Le président Sarkozy pourra nous expliquer périodiquement dans les médias enfin disciplinées les avancées en cours de ce programme de normalisation et de motivation qui débouchera sur de grandes avancées citoyennes.

Bien entendu il s'agira d'un projet de société scientifique contrôlé par des commissions indépendantes avec toutes les garanties que cela comporte. La CNIL se prononcera sur le regroupement des fichiers électroniques des multirécividistes. Le monde de demain sera un monde électronique de l'autosurveillance généralisée ou ne sera pas ... le paradis des nanotechnologies est en marche. Vive notre glorieux Sarkozy 1er !

Tout devient possible comme le répète notre grand guide !
Nous avons les moyens de vous guider et de vous surveiller et au besoin de vous forcer à travailler.

La première tâche de notre président sera de mettre en chantier un nouveau code pénal qui définira les crimes et délits racistes et tous les comportements asociaux. Au fond Staline, Hitler et Mao n'avaient pas les moyens de leurs ambitions mais aujourd'hui grâce à la science et la technologie nous les avons ! M. Arnaud Lagardère sera nommé secrétaire d'Etat à la sécurité électronique des biens et des personnes dès le premier gouvernement de M. Nicolas Sarkozy, d'autres nominations d'hommes et femmes issus de la société civile comme M. Patrick Le Lay au ministère du divertissement public seront faites, il sera chargé d'employer le temps de cerveau disponible à de saines et citoyennes distractions.

Nous allons bâtir l'ordre nouveau sur les ruines de la cité ancienne ! Nous allons vous faire aimer le futur de gré ou de force car nous amenons l'affection républicaine avec nos dispositifs électroniques comme dans les temps anciens l'armée française apportait la liberté au bout des baïonnettes. Vive notre suprême surveillant en chef !

Il n'y aura plus de crise du logement social car nous allons lancer immédiatement un grand programme de construction de cinq cent mille places de prison. Comme vous le savez car le président Sarkozy l'a dit et répété, au premier délit commis doit correspondre une première sanction, c'est aux Etats-Unis et notamment à New York qu'il a pris cette idée lumineuse et magistrale. Pour être clair : une orange chipée chez l'épicier arabe sera qualifiée de délit raciste, un bijou volé chez un bijoutier juif sera réputé crime raciste et donc punis sévèrement, à ce compte nos cinq cent mille places de prison seront vites occupées et cela fera de la place dans les banlieues pour les honnêtes citoyens respectueux de l'ordre et de la loi ! Seul le travail libère a dit notre président.

Pour le moment nous plafonnons à soixante mille prisonniers, c'est lamentable, nous ne sommes pourtant pas plus bêtes que les américains ! Ils ont environ deux millions cinq cent mille emprisonnés pour une population de trois cent millions d'habitants, avec nos soixante millions de concitoyens nous devons donc nous fixer comme objectif cinq cent mille engeôlés !
Tolérance zéro : vos enfants vont adorer le monde de demain.

Il faut quand même que je parle un peu de Gide car j'en suis un des meilleurs lecteurs - si cette catégorie existe ! - il est étrange quand même que je ne parle jamais de ceux que j'ai le plus lu et qui ont le plus compté à un moment donné ou un autre de ma vie !
Bien entendu Gide est un grand styliste, s'il n'y avait qu'une qualité de son oeuvre à retenir c'est celle-là que j'emporterais sur une île déserte, on pourra toujours lui reprocher une certaine afféterie, disons une préciosité fin de siècle - ce fameux style artiste - dont il s'est peu à peu dénudé, mais enfin c'est un délice de gourmet que d'entendre ce subtil musicien - cet interprète hors pair de Chopin - balancer ses phrases dans la douceur de la langue française comme une calme brise du soir ... ferveur qui a enchanté ma jeunesse entière comme mettons les contemporains de Chateaubriand, de Lamartine ou de Musset ont pu voir leur coeur palpiter et saigner en écoutant les romantiques à nacelle qui nous paraissent ce jour un peu surannés. A chaque époque ses langueurs et ses tourments ! Il est clair que la nôtre veut des alcools bruts, du bruit et des excitants qui plongent dans des états seconds plus que des mélodies brisées et des soupçons de tendresse refoulée ou des sentiments avortés ...
De même qu'on ne fait plus la cour, mais qu'on baise, on ne manie plus ainsi la langue.
Je ne lis pas de la littérature pour trouver des idées, contrairement à Juan Asensio qui croit vraiment que cela veut dire quelque chose ! Qu'il existe une espèce d'isomorphisme entre la réalité et des mots tirées d'une langue naturelle sinon par pure convention qui ne me dit rien d'essentiel ! Cela ne me viendrait pas plus à l'idée que de croire que l'on peut calculer sans avoir les nombres bien ordonnés ou déduire des propriétés des figures géométriques sans un ensemble d'axiomes formels !
Disons que par paresse je conviendrais que les oeuvres de la littérature ont un certain sens, mais cela sera très vite dit et surtout pour avoir la paix plutôt que par conviction ! Je ne demande rien à la littérature sinon une distraction d'un moment, un instant pur et dérobé au temps. Ô temps suspend ton vol ! C'est à peu près cela, ce qui nous fait oublier notre humaine condition ... c'est Montesquieu - l'heureux homme - qui notait dans ses carnets qu'il n'avait jamais connu un chagrin qu'une heure de lecture ne l'ait dissipé. Je demande que l'on respecte le droit à la frivolité. C'est cela ma liberté ! Et Gide aussi investi dans son siècle qu'il fut ne confondait pas la littérature engagée et l'objet de délice que peuvent être les Lettres ! Je recommande à mon oisiveté ces moments que je soustrais au monde ...
Est-ce clair ? C'est Mallarmé le pur, le précieux, qui évoquait ainsi en quelques mots l'essence littéraire : Je dis une rose ... cela se suffit et il n'est nul besoin de faire résonner des cymbales imaginaires qui n'effraient que les sourds et les mal-entendants insensibles à la grâce et à l'harmonie profonde de ces choses impondérables.

Dans le fond ce que je lis sur le Net me fait penser que je suis témoin d'un temps qui n'est pas le mien et que son intense vulgarité se retournera peut-être quelque jour contre lui.

C'est pourquoi je me refuse à toute discussion littéraire aussi bien avec l'une qu'avec l'autre des voix autorisées et que ce pauvre professeur qui m'interpellait l'autre jour - il croit même écrire en français - accomplit le miracle d'être d'une incurable superficialité tout en maniant les mots comme des enclumes - qu'il garde ses peaux d'ânes et ses sinécures - chaque fois que j'ai vu de près ou de loin un de ces docteurs de l'université je n'ai senti que fausse gravité et balourdise de l'être et de la pensée.

Tous les masques n'y pourront rien, nous sommes ce que nous sommes, et comme chacun le pressent c'est au pied du mur que nous reconnaîtrons le maçon qui l'a construit.
Il est possible qu'il nous soit donné un moment avant de périr de nous reconnaître et dans ce terrible miroir qui s'appelle la mort, il ne nous soit même plus permis de nous trahir.

Je n'aurais jamais pu supporter d'aller m'embrigader dans quelque école que ce soit où ma liberté aurait été compromise. J'ai gardé le suc et l'essence divine de mes rêves inassouvis.

Je n'ai rien à dire, rien à révéler, et je m'étonne toujours qu'on puisse me lire ... j'écris parce qu'il me faut combler un peu de temps comme une fosse funèbre.

Ces notes comme de jolies bulles de savon ... certains éclatent avant d'être formées, d'autres sont de minuscules arc-en-ciel, la lumière diaprée c'est encore de la pureté perdue ...

Revenons à la politique, nous sommes plongés dedans jusqu'au six mai, ce n'est pas très ragoûtant mais il le faut bien, Muss es sein ? Es muss sein !

Je propose la tolérance zéro, tant vantée par Nicolas Sarkozy, pour toutes les affaires politico-financières. Je suis tout prêt à travailler pour le compte de Tracfin gratuitement.

Il y a un axe Le Pen-Sarkozy et un axe Bayrou-Royal qui se dessinent, je crois que le paysage politique français qui se reforme est pour le moins clair. Ceux qui parlaient de confusion en sont pour leurs frais.

Lutte de classes.
Quand je sors avec Bernard à Saint-Germain-des-Prés, il me présente comme un inspecteur des impôts ! Cela me fait rire et je finis par le lui dire, il me répond : je ne vais quand même pas dire que vous ne faites rien ! Pourtant si ce n'est pas plus vrai, cela ne me vexerait pas davantage. Je n'ai aucun sentiment social ... je ne me vois jamais dans le regard des autres.

Les institutions sont telles qu'il y aura une majorité et une opposition après les législatives du mois de juin, l'allié naturel de l'UMP c'est le Front National et lui seul (De Villiers ne pèse quasiment rien), l'UDF et le PS sont alliés de fait, car le PS ne peut plus compter sur le PC réduit à la portion congrue ou sur l'extrême-gauche qui est dispersée et refuse tout accord de gouvernement. La situation est donc clarifiée ... même si les français n'ont pas encore tous les éléments pour apprécier le véritable débat car personne n'a intérêt avant le premier tour de la présidentielle à abattre ses cartes.

Il faut beaucoup de talent pour ne rien faire comme dirait l'autre !

La critique ? Un ornement comme le lierre sur le chêne.

La logique des institutions est plus forte que les goûts et dégoûts des hommes, en 1981 Marchais et Mitterrand ne s'aimaient pas et ne partageaient pas la même idéologie mais ils ont été obligés de se supporter pour arriver au pouvoir, en 2007 ce qui sépare Royal et Bayrou est certainement plus faible même s'il n'est pas dans l'intérêt de Royal de l'admettre et quant à imaginer obtenir une chambre rose bonbon comme en 1981 c'est une douce illusion !

Video climat tout, vous saurez tout ce qu'on vous cache !
La résistance aujourd'hui c'est de résister aux idées reçues.

Détaillons un peu les programmes !
Un des grands projets de Sarkozy, c'est l'Euroméditerranée, c'est à dire en gros l'union de l'Europe et du Maghreb, sous quelle forme ? Il est assez flou sur le sujet. Il ne nous dit pas encore s'il va créer un ministère à cet effet ... on sait en tous cas qu'il entend bien briser les résistances de ceux qui ne veulent pas de collèges et lycées musulmans comme le recteur Alain Morvan, seul Bruno Gollnisch se réjouit de ce départ forcé.
Déclaration de Philippe Douste-Blazy un des plus fidèles soutiens de Nicolas Sarkozy : « Le Maghreb fait partie pleinement de l'identité française » (sic).

On peut supposer qu'il s'agit d'un appeau électoral pour faire voter les populations issues de l'immigration d'Afrique du Nord car il fait comme si cela dépendait de lui seul alors que la France n'est qu'un parmi 25 pays à même de décider et l'on ne sache pas qu'aucun autre pays ait fait cette proposition. Lui et ses amis restent d'ailleurs prudemment dans le flou le plus artistique ... tout est bon en période électorale !

Allez encore un autre pour la route : Le climat et les catastrophes.

Il n'est guère étonnant qu'il y ait un alignement Le Pen-Sarkozy, on sait que le jeune Jean-Marie Le Pen était un adepte de l'union entre la France et l'Algérie ...

J'avais envoyé un commentaire à Pierre Cormary alias Montalte sur son Dom Juan qu'il vautre dans sa propre déliquescence intellectuelle, je le donne ici puisqu'il n'a pas jugé bon l'inclure dans ses cogitations miraculeuses : "Ah ! Si nous avions tous cent ans et la bite molle, le bon Dieu serait enfin satisfait !" (je l'avais signé Pidiblue mauvais coucheur).

Le mythe de Don Juan est une pierre de touche de la verdeur intellectuelle de chacun, comme Faust ou bien comme la lecture de Sade est la marque d'une certaine maturité intellectuelle.
Pierre Cormary qui n'a jamais quitté le cours élémentaire de littérature, ressemble pourtant déjà à un vieillard intellectuel recru de fatigues et d'épreuves sur papier ...

Pierre Cormary souligne de gras les points saillants de ses écrits - pour le gras je le lui laisse, pour ce qu'il y a de saillant dans sa personne que les jeunes filles en profitent s'il se peut - mais comme je suis moi aussi grand seigneur méchant homme je veux bien jouer avec lui à qui va souffrir et mourir le premier du moment qu'il tremble !
Mi-Tartuffe, mi-Sganarelle ce mauvais acteur joue sur les planches du Net un rôle qu'il ne sait pas trop bien, celui du croyant de composition !
Tandis que comme Don Juan je joue et je parie sur le néant non sans amusement car l'intervention de Dieu à la fin de la pièce est toujours grotesque.

Don Juan de cette race d'hommes qui joue et parie à l'époque du chevalier de Méré qui posait à Pascal ses colles d'où sort le calcul des probabilités et le fameux pari. Ce qui emmerde les gens qui défendent l'esprit de sérieux c'est qu'on puisse ainsi s'approprier la réalité en jouant avec ! Les grands esprits ont une âme d'enfant indomptable ...

Il n'y a à ma connaissance qu'un moyen d'inventer un monde neuf, c'est d'être agressif avec les conventions. Tout le monde n'en connaît pas l'art et la manière ...

Don Juan est un mythe, une virtualité, mais il n'y a pas de raison de ne pas le laisser vivre ou de le réduire à l'esprit d'un seul.

Si vous vous laissez enfermer dans des certitudes vous n'irez nulle part, il faut sans cesse pour relancer la machine progresser en sautant d'une dimension réaliste à une dimension imaginaire, mettons si vous voulez vous représenter le personnage de Don Juan que vous devez le faire comme une quantité imaginaire, un de ces nombres inventés pour les besoins de la cause, calculer les racines négatives, et qui introduit à un univers nouveau. Don Juan littéralement introduit l'univers nouveau de la probabilité, c'est celui du monde moderne, plus complexe que l'ancien. Sa virtualité c'est sa puissance, il est en acte parce qu'il représente une certain quantité abstraite, la pensée en marche. Face aux fixes, c'est à dire la sphère des étoiles fixes, la coupole parfaite de l'ancienne astronomie, il évolue dans le monde impur et sublunaire, celui révélé par la lunette de Galilée. On ne peut pas comprendre Molière si l'on ne sait qu'il était disciple des philosophes, de Gassendi et de Descartes. Ce petit âne bâté de Montalte - quoiqu'il emprunte son nom à un homme du grand siècle - croit peut-être que Jean-Baptiste Poquelin dit Molière serait resté tapissier du roi comme son père et n'avait rien lu alors qu'il avait fait d'excellentes études à Paris ! J'enrage de voir que l'on ose encore enseigner nos grands auteurs en oubliant qu'ils étaient cultivés et se tenaient au courant - comme des honnêtes hommes de leur temps - des découvertes des savants. Fouiller dans tout Shakespeare vous ne trouverez pas l'équivalent du Dom Juan de Molière, pas plus que du Faust de Goethe qui était naturaliste et à l'affût de tout le mouvement scientifique. De même Voltaire avait avec l'aide de Madame du Châtelet entièrement étudié la physique naturelle de Newton (ainsi que la chimie balbutiante de son époque) et l'aida même à la traduire !

Pierre Cormary prétend que le Dom Juan de Molière est un personnage vide, il devrait plutôt se poser des questions sur son manque d'imagination !

En filigrane dans le Dom Juan de Molière il y a toute la bataille philosophique du siècle, mais ça ce n'est pas à l'école qu'on vous l'enseignera !

On accuse souvent Molière d'être un bourgeois, mais il est pourtant l'auteur dramatique le plus intellectuel de notre littérature. A côté Shakespeare est un ignorant bourré de superstition, un fétichiste. Etonnez-vous de la médiocrité littéraire actuelle et de l'insignifiance de la critique, ils ne savent rien ! Ce qui est aliénant par-dessus tout c'est de voir des professeurs enseigner les Lettres en France et tout ignorer de ce qui constitue l'aventure des quatre derniers siècles de l'Occident !

La déréliction de la littérature qui finit par se réduire à des histoires de fesses et à des contes moraux pour journalistes ... un petit tas de ragots ! La présentatrice télé se fit enculer à cinq heures ...

Les Lettres ont perdu toute dignité dans notre démocratie, elles sont devenues les souillons de la maison à force de s'abaisser.

Voyez Guillaume Cingal, normalien, agrégé et docteur es-lettres, non seulement il ne connaît pas le français mais sa prose se confond avec celle d'un échotier, il ignore la différence entre le microcosme et le macrocosme, et encore plus la correspondance que la Renaissance faisait entre eux. Regardez Joseph Vebret et Pierre Assouline, ils représentent le monde de l'édition ! Et Emmanuel Carrère est un poète de l'auto-fiction ! Verrerie de pacotille tout juste bonne pour des sauvages. Fermez le ban et tirez un rideau pudique là-dessus ...

Je veux revenir sur cette question de l'identité nationale qui agite faussement les candidats à la présidence, le problème ne se pose pas ainsi, il s'agit en fait - et nous sommes dans notre sujet - de l'identité philosophique de l'Occident telle qu'elle s'est dégagée peu à peu depuis la Renaissance.
A l'heure actuelle l'enseignement français fait l'impasse sur ce développement avec les graves conséquences que l'on observe et les confusions politiques qui en ressortent. On sait dans quel entraînement malheureux les peuples peuvent se retrouver, l'exemple des communismes et des fascismes du début du XXème est là pour nous avertir de ce que veut dire une crise de croissance intellectuelle d'une civilisation.

La science telle qu'elle s'est établie depuis le début des temps modernes est une remise en cause perpétuelle des fondations, elle exige donc une mise à niveau de nos représentations, ce qui ne peut pas ne pas avoir des conséquences sur l'organisation politique de nos sociétés.
On sait qu'à chaque époque les philosophes politiques et les moralistes ont essayé de suivre ses progrès, à Descartes répond Molière et Pascal, à Newton, Voltaire, Locke et Hume, à Linné Diderot, Darwin et Clausius se reflètent dans Nietzsche, Maxwell, Helmholtz et Kelvin se lisent dans Bergson, on sait que la mécanique quantique et la relativité ont agité les débats philosophiques du XXème siècle de même que la logique mathématique moderne, la théorie de l'information, les systèmes dynamiques, la découverture du code de l'ADN etc. Mais il est vrai que depuis quelque temps la théorie politique - sans parler de la littérature - a décroché et n'arrive plus à parler correctement ce langage.
Je conçois volontiers que l'effort de mise à niveau soit complexe mais enfin il est nécessaire et il doit se traduire dans un enseignement.

Si vous voulez comprendre de quoi je veux un peu parler, allez voir cet article : New Songdo City.

Le problème qui se pose est celui des formes modernes de la citoyenneté comme l'on dit. Que représente pour nous un homme ? L'homme seul et l'homme en société. L'homme branché à une société technologique. Que voulons-nous faire des pouvoirs qui sont conférés par la science ? On comprendra que l'économie n'est que la variable ajustable du problème et l'accumulation de richesses une fin illusoire.

La connaissance qui forme le cadre de référence est éclatée en mille morceaux, si nous voulons donner un cadre moral au développement futur de l'humanité nous devons repenser constamment la représentation politique du système.

Rectification pour Henri (Le Grand ?) d'après ma "Vie de Monsieur de Malherbe" de Racan c'est le poète qui fit réflexion à sa garde-malade : "On dict qu'une heure avant que de mourir, après avoir esté deux heures à l'agonie, il se resveilla comme en sursaut pour reprendre son hostesse qui luy servoit de garde, d'un mot qui n'estoit pas bien françois à son gré. Et comme son confesseur luy en fit reprimande, il luy dist qu'il ne pouvoit s'en empescher et qu'il vouloit jusques à la mort maintenir la pureté de la langue françoise."

Tallemant des Réaux a dû copier cela chez Racan ... le manuscrit de Racan écrit à la demande de Ménage est de 1649, les Historiettes sont de 1659. On admettra que cela sonne mieux dans la bouche du législateur du Parnasse français que du cardinalissime mourant maître de la France plus que des Lettres !
Ceci pour dire que Tallemant des Réaux comme Saint-Simon a dû puiser ses ragots un peu à toutes les sources et les mélanger à toutes les sauces ! On ne doit pas toujours faire confiance à ces scribouillards de journalistes avant l'heure. D'ailleurs le premier des journalistes français, leur père putatif, c'est un contemporain de Malherbe et Racan et un obligé de Richelieu (déjà !), Théophraste Renaudot !

Ah ! ces allées du pouvoir officiel que le cinquième pouvoir courtise assidûment depuis les origines ...

Feynman ne se donnait pas en modèle mais je doute qu'il aurait approuvé l'idée d'un modèle standardisé de la pensée et de la vie en société !
Il était très libre sur bien des plans et pas seulement comme physicien.

Pour donner une idée de l'imposture idéologique d'aujourd'hui on fait de Feynman un juif comme Von Neumann et combien d'autres noms célèbres encore, alors que le père de Richard, Melville Feynman était un athée new-yorkais et que son fils a piqué une colère à ses obsèques en 1946 quand un rabbin est venu dire le Kaddish et lui a demandé de le reprendre avec lui ce qu'il a refusé même en anglais ! Von Neumann dont le père était un banquier d'origine juive, lui aussi était athée et s'est converti au catholicisme dans sa maladie finale.
On essentialise les individus, les croyants sont très forts pour cela, reprendre des noms célèbres et les mettre de leur côté, utinam ex nostris fuisse, pourvu qu'il devienne des nôtres disait l'évêque Bossuet pensant pouvoir convertir le protestant Leibniz au catholicisme.
Toutes les impostures se donnent la main dans la religion. C'est un parti.

Je suis assez fier de moi parce que je pense droit, c'est assez rare pour que je m'en vante, mais toute la connaissance n'est pas contenue dans la tête d'un seul, je n'en suis donc pas plus avancé ... au moins - comme Feynman - je peux mettre en garde contre les esprits baudruches, les truqueurs de toutes espèces, ceux qui ont la solution à tout problème et pour qui tout devient possible ! Et s'ils tombent sur un problème impossible à résoudre que font-ils ? Ils tuent ou ils enferment à double tour les mécréants ! On a toujours vu cela à toutes les époques, les prophètes de bonheurs et de malheurs sont au mieux des marchands de cacahuètes inoffensifs, au pire de dangereux mégalomanes aveuglés par leurs propres fantasmes.

On n'est pas forcé de croire à la parole de ceux qui ont réponse à tout. Ma pensée n'est pas à mettre à l'encan et je ne tiens pas à la vendre aux enchères publiques contre ma liberté.

La sagesse c'est de laisser les bons esprits travailler tranquillement et ne pas les forcer à donner des réponses qu'ils ne peuvent pas délivrer.

Comment on empaume les pigeons, Courte-Tête avec Fernand Gravey et Louis de Funès, dialogues de Michel Audiard !

Si vous mettez ensemble génétique+informatique+vidéo, vous obtenez un monde d'une redoutable perversité car il se croit circulairement parfait.

Guillaume Cingal confond les mots et les choses, les étiquettes et l'explication du monde (cf à Feynman, Richard) :
Dis, mon coco lapin pas frais, j'ai peut-être beaucoup de défauts à tes yeux, mais je SAIS écrire et je connais la langue française. Par ailleurs, je connais les concepts de microcosme et de macrocosme, et beaucoup de ce qu'il faut connaître à ce sujet, ayant commis (j'ai bien écrit "commis" pour te faire plaisir) un chapitre de ma thèse sur ce sujet.
Alors, si le macrocosme est mal fait (Dieu, quel feignant tout de même) et si ton petit microcosme résiste à son virus, ce n'est pas une raison pour écrire n'importe quoi (même si c'est ta raison de vivre).
Bye Triton,
GC

Message du 25/3/7 à 18h49. Je ne certifie pas l'origine mais le style me semble inimitable, disons que c'est faire beaucoup d'honneur à la langue française que d'accueillir en son sein un penseur d'un tel calibre.

Feynman n'était pas un formaliste, il ne pensait pas que la beauté de la Nature - et donc de la Science qui la reflète - était figée. Plutôt quelque chose de miroitant qui permettait les jeux de l'esprit.

Quand on répète un peu trop souvent une idée on finit par dire une sottise ...

Nicolas Sarkozy ancien ministre de l'intérieur et de l'économie : "J'ai réduit la délinquance". Laquelle ? La déliquance économique n'a jamais été aussi grande.

Quarante-quatre ans, c'est pas gay !

Je me bats avec mes idées pour essayer de briser mon esseulement.

La société moderne ne fonctionne que si elle continue son mouvement, qu'elle s'arrête et elle retombera dans les ornières anciennes car le plus grand nombre ne pense qu'à adhérer à une croyance quelconque, c'est à dire une habitude de pensée et aux moeurs qui vont avec. Seuls les bons esprits qui mettent en marche la machine peuvent nous épargner cet esprit grégaire.
Un bon exemple récent c'est le climat religieux qui entoure les questions écologiques comme le problème des changements climatiques. Les rares intelligences qui peuvent vraiment mettre à jour leur pensée sont noyées sous la masse qui ne voit rien de distinct, qui confond hypothèses scientifiques et supputations gratuites, conclusion assurée par des faits et adhésion spontanée à n'importe quelle croyance.

Le monde moderne c'est l'esprit critique, et il dépend d'une formation tout autant que d'une information.

Faire fonctionner son esprit c'est accroître ses degrés de liberté. Quant à la mort et aux étoiles, laissons-les où elles sont, sur l'horizon.

La physique ? Transformer la matière en espace ludique.

Les Etats-Unis financent à hauteur de quatre cent milliards de dollars (!) une guerre en Irak et à qui cela profite-t-il ? A des firmes comme Halliburton entre les mains d'intérêts proches du pouvoir en place. Certains commentateurs ont parlé d'une privatisation de la guerre car effectivement on en revient au temps ancien des seigneurs de la guerre.
La peuple américain commence à se réveiller de cette duperie de la guerre privée de George Bush Jr et du lobby militaro-industriel.

En Chine on enferme ceux qui ont une pensée déviante et les fonctionnaires touchent des pots-de-vin, l'ordre règne à Pékin ...

Nicolas Sarkozy veut changer de trottoir - sic ! - cela ne fera jamais qu'un homme politique de plus à faire le trottoir.

Après tous ces excès d'intelligence je vais devoir me reposer et travailler comme tout le monde pour faire de la thune.

L'argent ne paie pas l'intelligence, j'en sais quelque chose !

Il y a ceux qui passent tous les concours pour paraître et s'arrêtent là, et ceux pour qui le vrai travail commence quand on fait retraite en soi pour lutter avec la matière obscure.

Certains - beaucoup - craignent l'impérialisme de l'intelligence alors que j'y vois la seule issue à nos tourments.

Je pose la question des valeurs et cette question est à la fois a-économique, anti-économique et particulièrement liée à l'économie (à son moteur). Quel temps, quelle énergie est-on prêt à consacrer à un problème vaste comme le monde ?
La valeur c'est de la philosophie appliquée, c'est une thérapeutique pratique.

Probité intellectuelle, qualité rare. Solitude à son point extrême.

Je voudrais souligner une contradiction chez Juan Asensio, il prétend ne s'intéresser qu'à la haute qualité de ses textes et de ceux qu'il publie sur son site, or il n'arrête pas de se vanter de la fréquentation de toutes ses pages web. Je ne vois pas bien comment on peut miser sur les deux plans à la fois.
J'avoue moi-même être embarrassé par les vingt ou trente visiteurs quotidiens de mon petit parti, si je tendais mes filets plus haut, il y en aurait moins, c'est donc une faiblesse de ma part d'en laisser passer autant.

Quand on est vraiment un grand esprit, on fait perdre pied aux autres.

Bernard m'envoie un mail ce matin pour me consoler : "Bon anniversaire ! Seuls les truands ont de la réussite par ces temps, organisez votre propre enlèvement et faites-vous financer par le Conseil Général et vous mettrez dans le coup votre chasseur (se) de tête de demain, sinon ne vous faites pas trop de violence on ira prendre un verre à la santé de Ségolène à St-Germain, vive les jouisseurs !".
Que voici décidément un bien grand philosophe à mes yeux ... car il se met à la portée de toutes les bourses !

On est loin de Montalte et de sa philosophie de gardien de musée ! Ce physique quasi-idéal de Leporello manque de cette gouaille parisienne dont les représentants se font rares, car qu'est-ce je vous le demande qu'un domestique qui n'admire pas Don Giovanni comme un maître impur, certes, mais partageant les restes de ses jouissances et charmant jusqu'à l'os la compagnie qu'il va rincer et régaler ? Il faut assumer sa basse condition, cher Pierre Cormary, quand on n'est pas né pour être un aigle et dominer la société, et jouir sans trop la ramener avec sa petite morale à quatre sous de bedeau de campagne !

A la fin Cormary devenu fou ayant mangé toutes ses déjections, comme Nijinsky signa ses textes : Dieu et Cormary.

Le pauvre Juan Asensio ne savait pas que Renaud Camus - qui a mangé à tous les rateliers de la République depuis quarante ans - était un ardent défenseur de la liberté de pensée (sur papier à l'encre sympathique), il faut dire que d'idées cette vieille rosse de sauna n'en a pas beaucoup en rayon, un peu comme Guillaume Cingal il a conservé les titres mais pas la marchandise.
Allez voir sur le blog d'Ygor Yanka un amusant texte daté du 25/3/7 et la polémique récapitulative entre Juan Asensio et les aficionados de Renaud Camus - hélas ! sur fond verdâtre, le diable assurément comme dirait Marguerite Duras - qui elle aussi confondait les porte-avions et les sous-marins quand elle conversait avec François Mitterrand sur les grands impondérables dans L'Autre Journal, mais n'osait par encore se présenter aux élections présidentielles, il appartenait à notre temps de pousser le bouchon plus loin ...

Il faut bien admettre que le jazz est un genre bavard ... c'est peut-être ce qui plaît aux hommes qui l'écoutent ? Cela leur rappelle quelque chose ...

Je préfère les genres musicaux plus élusifs comme j'aime la littérature ironiste.

Plus moyen de poster chez Lapinos ! Mazette ça se gâte ! Les élections qui approchent sans doute ...
Donc voici un petit post que je lui avais concocté :
Oui jusqu'en 1960 les femmes n'avaient pas le droit d'ouvrir un compte en banque sans l'accord de leurs maris, voilà qui était bel et bon !
Je me souviens de mon grand-père sortant les liasses et tendant l'argent de la semaine à sa femme : "Laissez Yvette cela lui fait plaisir !" disait ma grand-mère à sa bru qui se récriait car d'une autre génération et plus moderne elle travaillait et avait son compte en banque.
Que veux-tu Lapinos la société est devenue un grand casino !
Sais-tu qu'au XIXème - ce siècle si sot a-t-on dit du côté de la droite maurrassienne à la Léon Daudet - les femmes n'avaient pas accès à la Bourse de Paris ? Il ne fallait pas les induire en tentation, souvenir du serpent biblique.


Pour une fois je suis d'accord avec mon Lapinos, la "pensée" de Bernard Arnault - l'homme le plus riche de France - est affligeante - cela rappelle les dialogues du café du commerce de Marcel Dassault dans son journal people avant la lettre "Jours de France" où tout devait être repeint couleur rose bonbon !
Quand on songe que Bernard Arnault est un ami de Nicolas Sarkozy et que c'est cela la philosophie du pouvoir et de la société nouvelle qu'on exalte à grands cris dans tous les médias, c'est pour le moins court comme idéal !
Bernard Arnault ce milliardaire qui n'a même pas été fichu de créer une seule entreprise et qui comme tous les coucous de l'ère Mitterrand a déposé ses oeufs dans le nid des autres !
Rien à voir avec des entrepreneurs comme les frères André et Edouard Michelin ou Francis Bouygues !

Niveau intellectuel de Sarkozy et consorts ? Inchiffrable par les moyens classiques. J'en connais qui vont au-devant de grandes désillusions comme ces pauvres italiens qui ayant élu l'homme le plus riche d'Italie croyaient qu'ayant fait ses affaires il allait faire les leurs ! Finalemente la cupidité rend bête !

Ce qui est sûr c'est que De Gaulle n'avait pas demandé à cette vieille fripouille de Dassault d'être son témoin de mariage ! On sait le brin de conduite qu'il lui fit à l'Elysée quand cette arsouille vint lui demander audience. Il le fit entrer et sans lui laisser le temps de placer un mot - après les échanges de politesses habituelles - il lui dit : "Si vous venez me parler de la France je m'en occupe tout seul et si c'est pour me parler de vos petites affaires, je les connais très bien ! Au revoir Monsieur Dassault !" L'homme d'affaires n'insista pas et regagna sa Rolls ...

Quand vous songez à l'amitié qui lie Chirac à Serge Dassault, à François Pinault et à la famille Rothschild, à celle entre Sarkozy et Bernard Arnault ou Martin Bouygues, vous avez tout compris dans ce mélange des genres ...

Hier je me suis rendu à un cabinet mandaté et payé par le conseil général des Hauts-de-Seine, présidé par Nicolas Sarkozy et qui est censé me trouver un emploi ! Cruelle désillusion ... ça consiste à peu près à m'apprendre à écrire un CV et à faire toutes les gentilles démarches pour mon intégration dans la société future où tout devient possible ! J'ai simplement demandé à mon interlocutrice si elle avait des offres d'emplois à me faire, elle m'a répondu qu'il y en avait d'affichées au mur ! Comme je connais l'ANPE pour y avoir été inscrit de longues années sans qu'elle ne m'ait jamais proposé l'ombre de la queue d'un emploi, autant vous dire que je sais de quoi il retourne !
En clair c'est de la foutaise en branche, cela revient à pomper le fric des citoyens des Hauts-de-Seine au profit d'entreprises bidons amies du pouvoir en place. Bravo continuons le combat contre le marxisme comme dirait Bernard Arnault !

Ah ! J'ai quand même bien rigolé à l'entrée où l'on m'a confisqué ma carte d'identité contre la remise d'un badge ... bienvenue dans la société future ! Deux types payés pour ce boulot ...

Je m'amuse toujours de ces gens des médias qui prêchent la tolérance et l'accueil et qui se barricadent dans leurs immeubles truffés de systèmes de haute sécurité ! Moi je me balade librement partout et je ne fais aucun préchi-précha ! Et contrairement à Nicolas Sarkozy, je fais la tournée des banlieues ...

Il est vrai qu'on ne m'a jamais invité dans aucun média officiel ... c'est à peine si quelques blogueurs osent prononcer mon nom tellement je fais peur !

Le libéralisme disent-ils ... connaissez-vous les organisations patronales truffées de fils à papa qui ont raté leurs études et qu'on case là parce qu'on ne sait pas quoi en faire ?

La société de la peur ... celle qu'on orchestre soigneusement !

La société libre à la mode Chirac-Sarkozy, appelons cela plutôt la société des passe-droits, ce sera plus simple ...

Grève de l'ANPE today ... ne me faites pas rire, j'ai les lèvres gercées !

Le mercredi soir je regarde sur TF1 "Docteur House" une série américaine qui m'amuse beaucoup, j'en ai même parlé à mon spécialiste VIH-VHB de l'hôpital Foch (d'ailleurs à ce propos grâce aux antiviraux Sustiva&Truvada officiellement je suis presque guéri de mon hépatite B que je traînais depuis 1994 car il y a eu une conversion des marqueurs des anticorps anti-HBe devenus positifs, les antigènes HBe sont négatifs, les transaminases sont normalisées et le virus est devenu indétectable - ceci dit cela n'empêche pas qu'il prescrive une échographie du foie dans quelques mois, on ne saurait être trop prudent ! La signification générale de cet état biologique, je crois, c'est que l'infection est contrôlée et réduite. Dans l'idéal, il faudrait que les anticorps anti-HBs deviennent supérieurs à 10 UI/l pour que je sois complètement guéri. D'après ce que je comprends ... enfin mon médecin est très content, je ne veux pas lui gâter son plaisir !).
La biologie est la science dont les progrès sont les plus notables, on est entré dans son ère mature.

Réponse à ceux qui se demandent si le sarkozisme existe ou non, est ou n'est pas une idéologie, c'est simple Sarkozy est un coucou qui a pondu ses oeufs dans le nid du gaullisme, il n'a donc pas besoin d'exister et de penser par lui-même, il vit en parasite plus qu'en symbiose.

Miracle ! Miracle ! Je suis guéri ! Je comprends Yfig ...

Je ne désespère pas non plus par la grâce divine de saisir un jour toute la subtilité de la pensée de Juan Asensio confondue par le truchement de l'oeuvre complet de Guillaume Cingal ! Oui, comme David Vincent je les ai vu, un jour sur une route déserte du Net et je veux faire partager cette nouvelle aux populations incrédules, ils sont là !

Maintenant, Pierre Driout sait que les Envahisseurs sont là, qu'ils ont pris forme humaine et qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé ...

Un petit malin a signé une discussion de mon nom sur Wikipédia concernant la notice sur Raphaël Juldé que j'avais écrite ! Probablement un pote à Half ...

Je n'ai besoin de personne pour me compromettre ! Signé Gaston Lagaffe.

« ... For, in respect to the latter branch of the supposition, it should be considered that the most trifling variation in the facts of the two cases might give rise to the most important miscalculations, by diverting thoroughly the two courses of events, very much as, in arithmetic, an error which, in its own individuality, may be inappreciable, produces, at length, by dint of multiplication at all points of the process, a result enormously at variance with truth ... », Edgar Allan Poe, The mystery of Marie Roget, 1843.
« ... Car, relativement à la dernière partie de la supposition, on doit considérer que la plus légère variation dans les éléments des deux problèmes pourrait engendrer les plus graves erreurs de calcul, en faisant diverger absolument les deux courants d’événements ; à peu près de la même manière qu’en arithmétique une erreur qui, prise individuellement, peut être inappréciable, produit à la longue, par la force accumulative de la multiplication, un résultat effroyablement distant de la vérité ... », traduction Charles Baudelaire, 1864.


La climatologie n'est pas encore dans sa maturité, elle stagne dans l'enfance. Pourra-t-on l'en sortir dans un temps raisonnable ?

1er avril ! Sonnez mâtines ! Je vais ramener mes filets ...

Comment remonter le temps : les miroirs gravitationnels, ou comment revoir les programmes télés d'il y a cinquante ans ... bien entendu il s'agit d'un joli petit poisson qui brille au soleil comme un miroir gravitationnel !

Journée à risque, il se pourrait qu'aujourd'hui la climatologie fasse de tels progrès qu'Armageddon ne soit plus très loin !

Peut-être même que ce jour Juan Asensio tel un astre rayonnant va se lever sur la terre éblouie pour lui apporter l'étincelante vérité de sa plume basque !

Guillaume Cingal le fameux cuistre de Touraine va se métamorphoser en un nouveau Rabelais prodigieux de prodigalité ...

Renaud Camus va marcher dans la foule ...

"Le Monde" quitte la langue de bois ...

Les taies sont tombées des yeux d'Assouline, il voit et il écrit le français !

Les candidats à la présidentielle française vont cesser de mentir au bon peuple par amour de la vérité ...

Les écailles qui m'empêchaient de comprendre qu'on me voulait du bien malgré moi sont parties et je suis comme le ravi de la crèche.

Alléluia ! Fanny Séguin alias Cassandre s'est convertie à l'Islam ! Depuis le temps qu'elle en rêvait, on aurait dit entre nous presque une obsession ...

Raphaël Juldé va cesser d'endormir ses lecteurs en les prenant pour des internés en mal de sommeil !

Didier Goux s'étant assis dans l'herbe et ayant barri très fort trois fois a pondu une souris verte !

Par la sainte-croix de notre Seigneur Jésus-Christ, qu'il soit mille fois béni, Pierre Cormary, la chaisière du musée d'Orsay, a eu une promotion : dame-pipi au Louvre !

Ne reculant devant aucun sacrifice j'ai envoyé ma contribution à l'oeuvre de Ramiel de Savoie, cet érudit si fameux dans nos alpages.

Intermède rationnel en ce premier avril poissonneux :
Pour qu'on prenne au sérieux le GIEC il faudrait qu'il nous donne des prévisions quantifiables à échelle humaine c'est à dire politique, par exemple sur dix ans qu'il nous prévoit la variation de la pluviométrie et de l'ensoleillement à la fois localement et globalement, ce qui aurait une grande importance pour l'agriculture et permettrait en tous cas de vérifier manuellement ces prédictions et prendre des mesures comme constructions de barrages, irrigations, choix des cultures, prévention des feux de forêts etc.
Au lieu de cela il se perd dans les nuées stratosphériques de prévisions à cinquante ou cent ans et pour des valeurs comme la concentration de CO2 qui n'ont pas d'incidence climatique directe ...

Si demain je préside l'Europe j'ai besoin d'outils de prédictions fiables et robustes, quid des feux de forêts dans le bassin méditerranéen, des rendements des cultures, des types de cultures possibles ?
Je n'ai pas besoin de plans sur la comète.

Il y a plus de passion aujourd'hui dans les débats sur le réchauffemeent climatique que dans les débats sur la littérature !

J'ai bien ri quand un quidam répondant au doux pseudo de "Paix" m'a ainsi répondu sur "Climat sceptique" à la demande que j'avais faite de prévisions manipulables par le GIEC "impossible, c'est trop précis !", donc il faut croire dur comme fer à des prévisions à cinquante ou cent ans sur le niveau des mers et d'autres choses de ce genre mais rien de quantifiable pour les années à venir ! C'est ce que l'on appelle avoir la foi du charbonnier !

Une science - comme la zoologie par exemple - passe par plusieurs stades, la simple description (description sommaire ou extérieure), puis la description approfondie et le début de la compréhension, puis la compréhension profonde et enfin la manipulation.
Il a fallu plusieurs siècles pour passer de la zoologie et ses classements phylogénétiques tel celui de Linné à la génétique moléculaire contemporaine. Je considère que la climatologie en est encore au stade de la classification superficielle des phénomènes, la cladistique des évènements climatiques.

Il y a toujours eu une guerre entre les esprits laïcs et les esprits religieux ou clercs, appeler cela du nom que vous voudrez ...
Il y a même dans le monde des états religieux qui se font les champions de ce combat, les états communistes ou d'une manière générale totalitaires et séculaires (comme les défunts régimes fascistes) se voulant les champions de la laïcité.

Les idéologues de ces pays partisans se lancent dans des batailles d'épithètes - depuis Homère c'est un classique du genre - avant d'en venir aux mains.

Ma position propre est celle d'une totale indifférence devant les excitations intellectuelles sur les sujets métaphysiques et le renvoi au néant spirituel de tous les adeptes de la castagne religieuse.

Je considère qu'il y a assez à faire avec l'horizon intellectuel qui est le nôtre et les problèmes qu'il pose.

Il suffit de voir le sensationnel et le catastrophisme que l'on tire de supputations scientifiques sur le climat pour juger du sérieux du contenu d'autres disputes à caractère suprasensible comme la foi !

Par exemple Juan Asensio veut faire de la littérature un objet de foi, ce qui ne fait pas du tout mon affaire, je ne veux pas retrouver dans mes livres de chevet le vomi de la religion !

Je renvoie dans les cordes tous les excités qui veulent se faire une foi neuve qui dans l'indicible de la musique, qui dans le vague de la philosophie, qui dans l'exaltation de la compétition sportive et politique !
Je prône la froideur et l'indifférence de l'azur qui se reflètent dans mes yeux. Un côté inhumain et froid comme celui d'une statue de marbre me convient parfaitement ou bien celui de HAL, l'ordinateur de "2001 Odyssée de l'espace" (odyssée de l'espèce, mettons !). L'intellect a assez à faire pour débrouiller le chaos du monde sans en rajouter par un désordre intime.

Vérité ultime ou ultimatum de la vérité ? Voilà le dilemne auquel certains voudraient nous réduire.

Horizon indépassable de la conscience ... c'est un vaste sujet !

Un beau livre signalé par Charles II sur Climat Sceptique : Des changements dans le climat de la France, histoire de ses révolutions météorologiques par le docteur Joseph Fuster, 1845, Paris.

Pour vous donner une idée de ce que c'est que la recherche moderne : CROI 2007 à Los Angeles, plus de mille conférences sur le VIH et les infections opportunistes.

Revenons un peu à la climatologie, si l'on ne s'intéresse qu'à la température de la planète comme elle n'est jamais stable, toute la science des climatologues consiste à parier sur le refroidissement ou le réchauffement du globe, un plus ou un moins. Si on veut assigner des valeurs précises à ce signe positif ou négatif, tout de suite apparaissent des divergences très fortes.
Or, les variables les plus intéressantes, de notre point de vue à nous humains, ne sont pas exactement la température globale ou même locale mais toute une série de phénomènes connexes, pluviométrie, ensoleillement, distribution des températures, niveau de la mer, fréquence des phénomènes extrêmes (cyclones, tornades, tempêtes etc), rythme des climats, taille des banquises et des glaciers etc.
Si des divergences existent dès l'établissement de la principale variable - la température globale - les divergences ne font que s'amplifier de manière géométrique dès qu'on considère les variables secondaires.
Vous comprendrez aisément les raisons qui font douter de l'existence d'une science prédictive appelée la climatologie en-dehors des prévisions météorologiques limitées à une quinzaine de jours dans le meilleur des cas.

Il me semble, mais peut-être me trompè-je, que toutes les grandes civilisations sont bâties sur un mensonge, par exemple les grecs de l'antiquité disaient que tout ce qui n'était pas grec était barbare, les chinois se voyaient comme l'Empire du milieu et considéraient eux aussi les étrangers comme des barbares, en général chaque société secrète une religion qu'elle considère comme la meilleure, les autres étant fausses. L'ordre social qui ne tolère pas le désordre dit et sépare nettement l'exogène et l'endogène.
C'est le principe vital des membranes qui séparent la cellule organique de son milieu environnant, elles permettent l'échange mais pas la confusion.
Nous qui avons un point de vue plus intellectuel, plus raisonné disons, nous prétendrons volontiers qu'il existe toujours une équivalence qui fait par exemple que tout corps est constitué d'atomes, que toute organisme vivant est constitué de molécules organiques dont le support génétique est identique. Nous pouvons aller du même au même ou au contraire établir des différences radicales. Nous avons une vision tournante du monde. Avec quelque effort on rajoute des dimensions supplémentaires à nos perceptions pour obtenir des espaces de liberté intellectuelle. C'est à peu près toute l'histoire de la science moderne depuis quatre siècles.
Non que nos ancêtres manquaient d'esprit logique, par exemple même sans le concept d'hérédité dont le support est l'ADN les hommes préhistoriques avaient très bien su séparer les lignées des chiens domestiques des lignées sauvages de loups, ils avaient empiriquement sélectionné des caractères en ayant constaté qu'il y avait transmission de la mère au petit chiot de certaines caractéristiques.
C'est plutôt dans l'extension abstraite de certains principes pratiquement justes mais théoriquement mal fondés que le bât blesse et que le mensonge par généralisation abusive s'instille et s'introduit généralement et devient un acte fondateur d'une tribu en la séparant des autres.
Méfions-nous des théories dont l'extension mal assurée menace le pouvoir de prédiction, et par exemple restons sceptiques face à une science balbutiante comme la climatologie si tant est qu'elle se mêlerait de vouloir gouverner nos vies et le futur de la civilisation tout entière !

La connaissance n'est pas si facile à attraper ...

Sur le forum de Renaud Camus - comme dans tous les journaux qu'ils soient people ou dit sérieux - c'est du name-dropped que l'on pratique. La véritable science est une enquête dont le souci n'est pas de coller des étiquettes mais de comprendre le fonctionnement des hommes et des choses. Confondre les mots et les objets est la généralisation la plus abusive qui existe et la facilité la plus commune. Suspends ton jugement, c'est l'attitude philosophique par excellence des premiers grecs qui se voulaient géomètres avant d'entrer dans le temple de la connaissance. Par nombre et par figure, voilà selon Pascal et suivant Descartes comment il faut conduire son raisonnement.

Vulgairement parlant, les journaux font du baratin ...

Un truc amusant - parmi d'autres - sur France Info hier, information reprise x fois, une usine de Michelin en Chine qui produit douze milliards de pneumatiques ! Au lieu de douze millions ce qui est déjà pas mal ... les présentatrices reprennent le même chiffre sans jamais tiquer.

Pa rcontre assez content de voir les français tout fier de voir le TGV poussant une pointe à 574,8 km/h. En fait par expérience je sais qu'il y a souvent des connaissances techniques et un intérêt pour la science beaucoup plus grand dans le peuple français qu'on ne le croit, la passion pour l'astronomie en est une bonne preuve.
Ce sont souvent les gens des médias qui croient que tout se résume à des auto-congratulations et à se gratter le nombril entre gens du même monde.

L'amour du métier et l'étendue des connaissances pratiques et techniques du peuple français m'étonne toujours, j'en connais peu qui n'ont pas à m'apprendre quelque chose. Ils ont d'ailleurs une vision très juste du niveau de chacun. Les choses ne se gâtent que si on veut juger d'une manière purement intellectuelle c'est à dire qui ne relève d'aucune véritable discipline.

C'est très curieux Juan Asensio vient d'écrire la biographie du vrai Guillaume Cingal auteur du Pantagruel alors que j'étais persuadé qu'il était une émanation de la fausse Marguerite Duras ! Mais bon je ne veux pas déflorer un sujet aussi captivant en faisant moi aussi du name-dropped ... rendez-vous donc sur la page magistrale de cet écrivain ironique le faux Stalker !

N'ayant rien à dire il mit un terme à son existence littéraire en devenant normalien, agrégé et docteur ! Fin morale : bien mal appris ne profite jamais ...

Après "La Muse garçonnière" selon Roger Peyrefitte, je m'en vais écrire "La Muse normalienne" espèce de salmigondis farci de truismes, d'hapax et de cuirs !

Renaud Camus n'a pas compris grand chose à la lecture de Proust mais il a au moins retenu les manières de Madame Verdurin ... quo non ascendet ?

On va me dire qu'il y a des feed-back qui empêchent le climat de devenir complètement chaotique, bien entendu, mais cela n'empêche pas son caractère intrinsèquement chaotique car dépendant de phénomènes non-linéaires.
Dès qu'il y a frottement il y a non-linéarité. Autre exemple la réaction en chaîne dans une bombe atomique est non-linéaire.

Robert Paxton est une autorité parmi les historiens qui se consacrent à Vichy, il est dommage que cet américain ne soit pas une autorité en ce qui concerne les lois raciales aux Etats-Unis dans les années quarante, il aurait pu nous expliquer par exemple pourquoi le physicien Feynman en tant qu'étudiant d'origine juive ne pouvait pas rentrer dans n'importe quelle université à cause des quotas religieux et raciaux !

Par exemple le système terre-lune-soleil est intrinsèquement chaotique pourtant il reste globalement stable sur de longues périodes géologiques, donc en fait il faudrait pouvoir mesurer l'amplitude chaotique du climat terrestre dont la stabilité reste malgré tout frappante à l'échelle humaine. Ceci on ne sait pas encore le faire ... cela viendra peut-être !

La recherche scientifique est devenue la plus grande entreprise mondiale. Que doit-on en attendre ? Quelle exigence envers elle ?

Les iraniens retiennent depuis deux mois un sociologue français, ils sont bien les seuls à vouloir garder nos sociologues ! Je peux affirmer que sa disparition ici en France est passée totalement inaperçue ! Si nous pouvions mettre en pension chez les mollahs tous nos sociologues - pour un bon prix - je serais tout à fait favorable à cette sorte d'échange "universitaire". Bien entendu il faudra que les religieux iraniens leur bourrent le crâne comme nos sociologues veulent toujours faire avec nous, pauvres citoyens !

La philosophie de Nicolas Sarkozy consiste à faire croire qu'il n'y aura plus que des premiers (c'est la caricature de la pensée américaine), l'idéal politique des socialistes c'est une société où il n'y aura plus que des derniers (c'est l'obsession de l'égalitarisme).

Quelqu'un est-il en mesure de prévoir l'activité solaire pour les cent prochaines années ?

Nouvelles famille Regnault (cf Le Figaro) :
Jean de Grimaudet (°1980), fils de Florence Regnault de Beaucaron et d'Hugues de Grimaudet de Rochebouët annonce qu'il se fiance les 31/3 et 1/4/2007 avec Ségolène Famy, fille de Jacques Famy et d'Isabelle de la Chevasnerie.
Aymeric de Fontanges, né le 10 mars 2007 à Verdun (Meuse), fils du capitaine Nicolas de Fontanges et de Sophie Thomassin, petit-fils de Nicole Regnault de Beaucaron et de Géraud de Fontanges.

Vérité du jour ou falsification historique ?

L'écologie qui n'est pas une science mais une supercherie à vocation techno-illusoire a tout pour être la nouvelle religion mondialisée du XXIème siècle, faire peur avec les fins dernières de l'humanité, culpabiliser avec les avantages que nous avons sur nos ancêtres, vie plus longue et meilleure, et en même temps nous faire macérer dans la jouissance de la douceur du temps présent comme si c'était chose éternelle ! Double postulation comme dans toute religion, j'oubliais : resserrer les liens sociaux en étalant une négation de l'individualisme créatif source de tous les maux !

Une jolie enseigne : "Boucherie Bio Musulmane Africaine", à quand une "Boucherie Bio Musulmane Africaine Gay" ?

Cet après-midi je suis allé à Fontainebleau voir les carpes qui nagent grassement dans l'eau limpide des bassins du château en narguant les canards qui flottent comme des algues qui caquètent, le printemps lui poussait gravement pendant que les sabots des chevaux martelaient l'air au lointain tirant sur quelque calèche fantômatique qui traversait les bois ... les touristes étonnés étaient transportés dans une machine à remonter le temps !

Je voulais pousser une pointe jusqu'à Vulaines-sur-Seine, voir la maison de Valvins, celle du poète qui dit un jour, la nature a lieu, on n'y rajoutera pas, c'est à dire Mallarmé pour les intimes, mais c'est au diable vauvert donc j'attendrai mon prochain voyage fait exprès - sa maison est pimpante et plus que modeste au bord d'une Seine tranquille où sa yole laissait sa trace, ce qui change des castels orgueilleux de certaines pimbèches des Lettres comme celle à laquelle Juan Asensio eut à faire pour lui avoir édifié un château de sable bien malgré lui au profit d'une fée Carabosse qui changeait tout en crapauds même les plus purs diamants !

Je vais tirer un fil d'or de cette journée pour en faire un conte car la nature enchantée appelle la crédulité des petits-enfants devant leurs grands-pères bienveillants.

"One Nine Nine Four" le docu pour Juldé sur le Punk Revival des années 90 !

La carré Henri IV est en pleine restauration, il faut dire qu'il était dans un état déplorable, une aile est déjà achevée et me semble faire le plus bel effet, elle a l'allure de la place des Vosges ex-place Royale qui est contemporaine.

J'ai eu une pensée pour Nadia Boulanger qui avait établi son école américaine dans une des ailes de la cour du fer à cheval, une plaque rappelle le souvenir de John D. Rockfeller qui après la guerre de 14/18 comme il avait restauré Versailles a aidé à la réfection de Fontainebleau, c'est de cette époque que date la venue de la musicienne - la soeur aînée de Lili Boulanger - maîtresse de toute une généalogie de compositeurs et interprètes américains ou français.
C'est dans le Quartier Henri IV que le nouveau centre de musique de chambre va s'installer, ô mânes bienveillantes de Nadia !

L'inculture scientifique fait de l'autodidacte Nicolas Sarkozy un être pétri de certitudes.
On sait le tollé que ses récents propos adressés à Michel Onfray sur l'origine génétique de la pédophilie ont déclenché chez les scientifiques et les politiques. Il faut savoir que chez l'homme le système immunitaire comme les connexions neuronales ne sont pas spécifiés par le génome, il n'y a pas assez de gènes pour cela. D'ailleurs le système clef-serrure du système HLA fait que c'est l'apprentissage au contact des microbes et des virus et autres substances allergisantes notamment pendant l'enfance qui détermine la structure de notre immunité. De même pour les neurones leurs connexions sont déterminées par l'environnement et la croissance régulière de l'enfant.

Deux jumeaux vrais même élevés ensemble n'ont pas le même système immunitaire, de même que leur caractère est divergeant et qu'ils savent très bien chacun qui ils sont (quand bien même pour le regard extérieur les ressemblances morales et physiques sont frappantes).
Si Marc et Marco sont jumeaux, Marc sait qu'il n'est pas Marco et l'inverse pareillement.

Les memes de Sarkozy ne sont même pas originaux !

On peut d'ailleurs souligner que l'empreinte sociale est si forte et si réprobatrice vis-à-vis de la pédophilie aujourd'hui (le meme punitif) que plus personne ne souligne que dans certaines sociétés la pédérastie était à l'honneur et favorisée de toutes les manières ! Ce qui prouve bien qu'il n'y a rien là d'inné mais qu'il s'agit d'un comportement acquis.

La plus grande désillusion pour Nicolas Sarkozy s'il s'installe de "l'autre côté" du trottoir comme il dit - langage de camelot vendeur de cravates - c'est à dire à l'Elysée, c'est de s'apercevoir qu'un président de la République française a très peu de pouvoir ! A part faire la guerre mais on ne fait pas la guerre tous les matins à moins de s'appeler Napoléon ou de présider les Etats-Unis d'Amérique !

On ne m'attend nulle part, c'est un grand avantage que j'ai sur toutes les créatures des médias !

Il n'est pas interdit d'avoir une pensée indépendante ... encore faut-il penser ! Ce qui demande un certain apprentissage sinon une certaine rigueur. La solitude est le prix à payer; mais je le trouve léger.

Les carpes - et les canards qui cancanent et se disputent tout le temps - du palais de Fontainebleau sont plutôt malignes comme elles savent que les visiteurs s'amusent à les nourrir elles viennent frôler la margelle de l'étang en attente d'un bon geste ...
C'est quoi un touriste pour une carpe ?

L'avantage de professer une religion publique c'est d'avoir le plaisir de la transgresser secrètement.
Par exemple l'écologie et la thèse du réchauffement climatique défendue par Al Gore tout en vivant dans la peau d'un millionnaire, avoir une maison de vingt pièces, des piscines chauffées à ciel ouvert, rouler en quatre-quatre à volonté etc.

Quand on fait partie du dessus du panier de la société il faut toujours avoir un double langage, cela fait partie du bagage (du package comme on dit de nos jours) !

Harry Potter et Jésus Christ même combat a dit Montalte dans son homélie de Pâques, ben ! mon vieux si tu le dis ce doit être vrai, mais si tu te faisais crucifier ou empaler on le toucherait encore mieux du doigt !

Ma spécialité c'est moi ! Si on crée une agreg' dont le sujet est moi je suis reçu premier avec félicitations du jury ! Je sens que je vais encore faire des jaloux ...

Finalement je suis passé à Enghien-les-Bains, ce qui m'y attirait c'est essentiellement le souvenir de Jules Regnault, c'est lui qui a fait construire la première salle des fêtes à côté du Casino, rue de la Libération, il en avait conçu les plans avec son architecte Adolphe Vernholes et donna les terrains à la ville, la salle ouverte en 1896 conserve son allure générale avec les armes d'Erato et le blason de la ville en ronde-bosse ou haut-relief, la municipalité en reconnaissance donna son nom à une rue qui se trouve en bordure du lac, j'y ai fait un tour aussi, d'un côté se trouvent cinq ou six maisons en pierres meulières qui doivent être contemporaines de Regnault, de l'autre une résidence moderne de luxe qui donne sur le lac. Cette station balnéaire a de faux-airs de mini-Croisette, ou d'Evian-sur-Seine, l'argent y coule à flots et des immeubles somptueux attestent la permanence de la présence d'une riche clientèle, de belles et anciennes villas comme on en trouve au Vésinet et dans l'ouest parisien sont comme les vestiges d'une ancienne bourgeoisie de souche, des retraités essentiellement qui promènent leur nonchalance en un Vichy ou un Biarritz de poche.
A Paris, les belles demeures et les grands appartements de luxe des beaux quartiers sont préemptés par des étrangers qui ont seuls les moyens de renchérir au niveau du marché. La bourgeoisie française de souche est rejetée vers l'extra-muros, Versailles, Saint-Cloud, Le Vésinet etc, si elle veut se loger à son aise.

J'ai vu hier soir Nadine de Rothschild chez Ruquier, elle est d'une rare vulgarité la fausse baronne, Nadine Lhopitalier, la fille du gardien de la paix de Puteaux ! Je dis fausse baronne car il faut savoir primo que le titre est autrichien et n'a donc jamais eu aucune valeur aux yeux de la noblesse française ou d'un régime quelconque, deuxio qu'en 14/18 les Rothschild français par solidarité nationale (ou ostentation comme on veut) ont renvoyé leur couronne de baron à l'empereur d'Autriche qui ayant abdiqué en 1918 ne peut pas la leur avoir restituée. Enfin la chère Nadine qui insultait copieusement Polac (quelle gloire !) ment comme une arracheuse de dents sur sa supposée vertu et quant à sa distinction chacun peut la juger à son gré car quoiqu'on dise ceinture dorée ne vaut pas bonne renommée ...

La compagnie Edmond de Rothschild - sa défunte et riche moitié - loge au 47 de la rue du Faubourg Saint-Honoré, pour lire une chronique historique de l'ancien hôtel de Brunoi (Brunoy), cf Paris pittoresque.

Peut-être qu'elle finira comme la duchesse de Praslin non sous les coups d'un mari mais sous ceux d'un jeune amant ? Par précaution - mieux vaut prévenir que guérir - la vieille peau liftée ne fréquente plus que des gays ...

Début de la campagne officielle, Sarkozy va devenir invisible, cela va nous faire des vacances !
La question restant de savoir si le bourrage de crânes entretenu par les médias depuis des années va favoriser le petit Nicolas ?
Hors mon boucher je n'arrive pas à trouver un seul admirateur de Sarkozy, ont-ils donc tous honte ? Ce qui est bien possible car en fait sauf les gens de Neuilly et les apparentés du portefeuille, on ne voit vraiment pas qui aurait envie de voter pour un tel énergumène ...

Quant à Ségolène Royal à l'Elysée, je crois que cela serait assez cocasse, la bonne fée venant chaque 31 décembre apporter ses voeux et entrant dans les foyers pour se pencher sur le sort des femmes battues par leur tendre et douce moitié !
Je n'arrive pas à croire que le rôle de l'Etat soit de régler la vie privée des gens et de s'entremettre dans les disputes des ménages ... je connais assez la mentalité des femmes pour savoir que celles qui restent avec un homme violent le font - sauf cas de force majeure - non par défaut mais par volonté, d'ailleurs la plupart des divorces aujourd'hui sont demandés par les femmes.
Ma tante Olga était battue par son mari Francis - ma mère assistait à leurs disputes puisqu'elle vivait avec eux - mais enfin ils étaient sans enfants et elle n'a jamais songé à divorcer, elle aimait lui tenir tête et faire monter la moutarde au nez de son mari ... chacun sa vie !

Le plus ridicule restant Sarkozy qui porte les cornes posées délicatement par sa chère Cécilia sur son front auguste de penseur distingué de la politique française ... ce serait une première, un président cocu à l'Elysée ! On a connu des présidents volages, des idiots, des va-t-en-guerre, des escrocs, des porteurs de gibus mais pas encore des encornés de profession !

Dans un pays gaulois comme la France ce serait le sujet naturel de plaisanteries inépuisables ... le président va-t-il pouvoir passer sous le porche de l'Elysée ? Est-ce que ces boiseries ne le gênent pas trop en voyage ? Ne craint-il pas à l'ouverture de la chasse présidentielle que Frédéric Nihous ne le prenne pour un cerf aux abois ?

Moi qui n'ai aucun goût pour la chasse, je le trouve plutôt rafraîchissant ce candidat au goût sauvage ... il est posé, il ne dit aucune énormité grosse comme lui contrairement aux autres impétrants au suffrage universel, il ne se monte pas du col et il n'a pas non plus l'air d'un benêt comme Nicolas Dupont-Aignan par exemple !

Les français n'ont plus cette gouaille superbe et cet esprit frondeur qui faisaient leur gloire au milieu de tous ces peuples soumis, seul Nihous conserve cet allant et ce naturel qui fait défaut à toutes ces volailles de batteries élevées dans les poulaillers électoraux !

Qui est plus anti-naturel qu'une Dominique Voynet récitant sa litanie de truismes comme un chapelet de la modernité ?

Ah ! ma bonne dame ces villes c'est moins reposant que notre campagne ... et puis l'air y est moins pur, quelle agitation, ça fatigue les méninges ! Où est passé le bon temps ?

Appel à tous les hommes de bonne volonté !
Il faut soutenir Ramiel, il va nous faire une dépression, son gruyère est plein de trous ! Même sur le blog de Michel Onfray, il pleurniche parce qu'on se moque de sa Savoie libre et indépendante !

Le Figaro.
Sida : les secrets de la protection naturelle par CATHERINE PETITNICOLAS. Publié le 10 avril 2007.
Certains patients restent en bonne santé, tout en étant infectés par le virus depuis plus de dix ans. Des chercheurs français viennent de comprendre ce phénomène qui ouvre la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques.
DES CHERCHEURS français viennent d'expliquer comment un tout petit nombre de patients (moins de 1 % des séropositifs) réussissent à bloquer naturellement, sans le moindre traitement, la multiplication du virus dans leur sang et sont donc protégés contre ses effets pathogènes. Et ce pendant plus de dix ans grâce à une particularité de leurs lymphocytes T CD8, des cellules capables de reconnaître très spécifiquement les cellules infectées et de les tuer. Cette nouvelle piste de recherche pourrait un jour déboucher sur la mise au point de vaccins prometteurs contre le sida ou sur de nouveaux traitements à base d'immunothérapie.
Cette découverte publiée au-jourd'hui dans les PNAS (les comptes rendus de l'Académie des sciences américaine) est le fruit d'une collaboration entre des chercheurs de l'Institut Pasteur, sous la direction de Françoise Barré-Sinoussi (la première découvreuse du virus du sida en 1983) et d'Alain Venet de l'Inserm avec le service de maladies infectieuses de l'hôpital Bicêtre, sous la direction du Pr Jean-François Delfraissy.
On connaissait déjà les « progresseurs lents » (2 à 5 % des pa-tients) qui restent longtemps in-demnes du sida et de son cortège de maladies opportunistes grâce à des « alpha-défensines » isolées dans certains lymphocytes CD8 (nos éditions du 28 septembre 2002). Mais cette fois, les chercheurs se sont penchés sur l'immunité encore plus efficace de quelques très rares individus privilégiés baptisés « contrôleurs de virus ».
L'étude a porté sur onze d'entre eux, certains ayant été diagnostiqués dès 1983. « Nous avons été attirés par le fait que tout en étant infectés par le virus, ils vont toujours parfaitement bien et ce sans aucun traitement », explique Jean-François Delfraissy, également directeur de l'ANRS, l'Agence nationale de recherche sur le sida. Leur charge virale dans le sang est quasi indétectable. » Et leur « réservoir de virus » dans les lymphocytes est également très bas (contrairement aux patients sous traitement qui conservent malgré tout des réservoirs élevés). Pourquoi ne présentent-ils aucun signe d'infection par le virus du sida, si meurtrier par ailleurs ?
Les chercheurs ont alors vérifié plusieurs éléments qui auraient pu expliquer une telle résistance. Par exemple, qu'ils prenaient, sans le leur dire, un traitement ; que leurs lymphocytes CD4, les cellules cibles du VIH étaient bien sensibles au virus et qu'il n'y avait donc aucune résistance intrinsèque à l'infection ; que ces individus étaient bien infectés par des virus réplicatifs.
«Cela pourrait servir de modèle pour un vaccin»
« Ils en ont conclu que le problème n'était pas virologique mais qu'il fallait s'intéresser à la réponse im-munitaire différente et particulièrement puissante de ces»contrôleurs de virus* », ajoute le Pr Delfraissy. Une étude ANRS coordonnée par le Dr Olivier Lambotte a alors été mise en place afin d'étudier les raisons d'un tel phénomène. Axée sur les lymphocytes CD8, car cette population de cellules du système immunitaire reste préservée et fonctionnelle chez ces patients à part, contrairement aux CD 8 de ceux qui tombent malades.
Les chercheurs, et en particulier Asier Saez-Cirion et Gianfranco Pancino de l'Institut Pasteur, ont montré que les lymphocytes T CD8 de ces « contrôleurs de virus », mis en contact in vitro avec leurs propres lymphocytes CD4 sont capables de les tuer. Et ce de façon puissante et rapide. Sans pouvoir pour autant en décrypter les mécanismes intimes. En revanche, les scientifiques ont réussi à mettre au point des marqueurs pour bien repérer ces exceptionnels « tueurs ». Avec au final l'objectif de tenter d'obtenir par des méthodes de stimulation du système immunitaire des lymphocytes T CD 8 ayant le même profil.
« Cela pourrait servir de modèle pour un vaccin capable d'éliminer le virus du sida », anticipe Jean-François Delfraissy qui tient à insister sur le fait que ces patients « même s'ils n'ont pas développé la maladie sida restent contagieux. » Ils peuvent infecter les autres et doivent donc adopter des comportements de prévention (préservatifs).
Dans une seconde phase, les scientifiques vont rechercher des marqueurs génétiques au niveau du génome de ces patients, susceptibles d'avoir les moyens de les repérer plus vite. Car même si ces privilégiés sont très rares, ils représentent un modèle extrême de résistance au sida maladie.

Donc demain après-midi, mercredi 11 avril, normalement si ce n'est pas encore un bluff, la police nationale doit me faire une visite domiciliaire, comme je me suis tu assez longtemps je vais quand même à partir de ce moment révéler la vérité complète, c'est très intéressant je trouve et éclairant sur le système politique Chirac-Sarkozy.

Je dois dire qu'ils choisissent bien mal leur moment dix jours avant le premier tour ... mais après tout, il faut vivre dangereusement quand on est candidat à la présidentielle, n'est-ce pas ?

Je suis comme Zorro j'arrive à la dernière minute, il faut dire que la campagne était bien mal engagée, il était temps que j'intervienne ...

12h18 : Coup de téléphone, nouveau report, mercredi 2 mai 14h30 ! Je me disais aussi que Sarkozy est bête mais pas à ce point là ... faire ses mauvais coups avant le premier tour c'est vraiment suicidaire.

C'est fou comme mon blog est suivi ...

Je suppose que c'est une espèce d'ironie d'envoyer chez moi la police le 2 mai alors que j'avais remis à Jacques Chirac le 2 décembre une lettre pour l'informer de trafics de blanchiment d'argent !
Il y a une espèce de pente fatale chez les hommes tant qu'ils restent impunis ...

Intelligence cela ne veut rien dire, c'est un mot-valise, il y a l'intelligence du moment, de la situation ...

Il faut un certain degré de naïveté pour croire qu'on résout tout par la seule force de l'analyse. Cela voudrait dire qu'on connaît tous les tenants et les aboutissants et que l'on peut établir la carte complète du problème, ce qui n'arrive presque jamais. Alors que fait-on ? En général, on attend que la chance vous sourit ... maus comme le disait Pasteur seuls les esprits préparés savent la saisir.

Avant de la laisser partir je parcours la biographie d'Augusta Holmès par Gérard Gefen, pas mal écrite et qui ressuscite bien un milieu fin de siècle avec César Franck, Villiers de l'Isle Adam, Mallarmé, Wagner, le blond Catulle Mendès qui fut son amant et lui donna cinq enfants - on n'imagine pas aujourd'hui la gloire de cet ostrogoth qui n'avait pas plus à dire que n'importe quel plumitif médiatisé du jour !

Un Assouline de poche qu'est-ce que c'est ? Un couteau sans lame à qui on a enlevé le manche ...

Je ne lis pas les écrivains contemporains, je ne mets pas en doute leurs qualités littéraires, c'est autre chose, ils ne m'intéressent pas parce qu'ils n'ont rien à m'apprendre qui ne soit de notre époque et mieux dit ailleurs. Bien entendu il y a Houellebecq qui essaye de faire quelque chose avec la science, une espèce de critique analytique de l'espèce humaine mais c'est un peu comme s'il la mettait au chevalet pour la faire avouer et cela ne me semble pouvoir rien prouver. J'ai l'esprit nettement plus positif et curieux que cela, et enfin je suis insoucieux de la moralité car je ne me préoccupe jamais du regard social. La structure sociale me passionne mais j'y jette un regard extérieur d'observateur qui ne se sent pas atteint fondamentalement par son temps. Quelles que soient les circonstance je reste le même, inentamé ...
Je lis les entretiens réalisés par le magazine Lire entre 1975 et 1999 et recueillis par la collection Omnibus, quelqu'intérêt qu'on peut éprouver pour ces gens souvent brillants, je suis détaché par rapport à cette littérature qui nage sur un grand fond d'ignorance. Il reste le passage des passions, cet espèce de paysage qui ne varie guère au cours des siècles, mis en perspective dans une certaine langue celle de notre temps ou celle d'un autre ... je ne me pose pas beaucoup plus de questions à ce sujet que sur les passions politiques actuelles qui me paraissent toujours un peu étroites ! Elles ne sont pas le vrai moteur de l'histoire d'où le sentiment d'impuissance des adeptes des explications idéologiques du monde. La grande dépossession du monde, c'est à-peu-près toute l'histoire des derniers développements de notre époque. Il y a un gouffre qui n'est pas prêt d'être rempli malgré les engouements successifs pour telle ou telle religion new-âge, telle ou telle synthèse politique comme l'écologie. Cela reste largement en-dehors ... un peu artificiel, disons !

Je suis probablement injuste, c'est vrai mais le temps des grandes choses compte trop pour moi pour m'arrêter à des détails qui frôlent l'insipidité.

Il faut avoir une certaine limpidité dans l'esprit. Etre réceptif, moi je ne sais rien mais je ne désespère pas d'apprendre un jour quelque chose ... se faire l'esprit d'un petit enfant si on veut pénétrer les secrets de la nature, il est si rare qu'on puisse toucher du doigt le vrai !

Chercher à emporter la conviction, ce n'est pas mon truc, je laisse de côté les débats stériles, seul le temps peut vaincre les hommes.

Il faut ne plus ouvrir les lettres qu'on vous adresse ... rester seul à seul avec le secret. Le seul secret qui vaille, celui du silence.

Le rapport à la Nature, cette espèce de cuisine interne. Faire voie à un langage pour l'expliciter.

Les mathématiques ont ceci de particulier c'est qu'elles sont une invention autant qu'une découverte, elles tiennent du langage universel et de la science naturelle. D'où la fascination qu'elles excercent comme un jeu d'échecs supérieur.

J'avais émis l'idée que le modèle du singe qui avait réussi à s'adapter à l'équivalent du VIH au bout de quelques milliers d'années était un exemple à suivre, les récentes identifications des souches de cellules CD8 plus résistantes qui éliminent les CD4 déficientes sont une voie à suivre, il faut trouver les mécanismes sous-jacents et retrouver un biais pour manipuler notre propre système immunitaire afin de lui faire produire de telles cellules tueuses.

Tête d'arête ... c'est à peu près comme je veux me penser, départager les sources, savoir d'où la lumière vient. ne pas renoncer à une place singulière où l'on peut voir des deux côtés à la fois. Si l'on ne veut pas tomber dans le maelstrom des passions les plus basses. Guerre intérieure pour ne pas succomber au n'importe quoi.

"Frugalité" un mot totalement oublié ! Tombé en désuétude, autre mot passé à la trappe.
Le Père Ubu a encore frappé, incarnation moderne, les grands médias qui sont la pompe à phynance que ce roi de Pologne cherchait vainement avec l'aide de la Mère Ubu pour passer à la toise les grands du royaume c'est à dire tous ceux dont la tête dépasse, les poètes, les songeurs, ceux qui ont désappris à calculer.
Jarry dément mais véritable prophète des temps nouveaux ... on essaye de le recycler dans le magma publicitaire, à Laval selon Juldé on a même recréé les Uburlesques, un monôme subventionné ! Une kermesse ou une nef des fous accrédités ...

Les grands machins ... le Walt Disney de la pensée, la poésie officielle de notre temps, les Ruquier et Ardisson immortalisés au Musée Grévin du Rire - un rire qui ressemble tant à un rictus !
Les Talks-Show ou Talques-Chiottes, la grande machine à décerveler ...

Les automatismes du temps perdu ... la poésie et le silence qui sont rompus au fer. La glace qu'il laisse en nous !
Ce qui nous ne réchauffe pas nous tue.

Un homme oscille ... laissons-le osciller comme un pendule souverain si vous voulez qu'il donne son heure plutôt que de le forcer à des mouvements intimement incohérents. La liberté de faire ou de ne pas faire et de s'ordonner hors des lois vulgaires.
N'oubliez jamais que la science émet des lois générales mais n'a rien à dire à l'individu. Ce n'est pas son rôle. Les idéologues et les savants qui veulent tirer de moyennes des lois extensives sont conduits à nier l'individu. William Petty, médecin et démographe a été le premier en Angleterre, patrie de la modernité, à proposer de supprimer les nuisibles et les parasites. C'est lui qui avait eu l'idée de déporter tous les irlandais en Angleterre, idée reprise par Swift sur le mode sarcastique qui proposait qu'on engraisse les enfants irlandais afin de les donner à manger aux cochons.
La naissance des grands mouvements capitalistes et de la science statistique est aussi celle du premier totalitarisme raisonné. Hobbes le plus dangereux ennemi du genre humain au goût de Descartes a écrit lui aussi sur l'utopie politique moderne, c'était un mauvais mathématicien au moins autant que Marx.

Voici le lien "A Modest Proposal" du Révérend Jonathan Swift.

L'homme docile ... normalisé, l'utopie et la fantasmagorie la plus dangereuse au monde qui soit.

William Petty qui genuit Malthus qui genuit Marx ...

La probabilité est le contraire de la statistique, elle introduit la liberté alors que la statistique la supprime. Regnault est le premier à expliquer comment cela marche, idée d'infini, dit-il, essentiellement morale. A l'intérieur de la probabilité se cache l'infini, la statistique, elle, est réductrice.

Lapinos n'a jamais saisi qu'il y avait une antinomie fondamentale entre le déterminisme exalté par Marx (lois newtoniennes et statistiques appliquées à la société des hommes) et la liberté des Evangiles de faire ou de ne pas faire son salut. La liberté créatrice qui est en chaque homme et qui est le fondement de la noblesse humaine.

Je vais intituler mon nouveau blog, "Chroniques du Pluvier", espèce d'oiseau dorée et siffleur qui parle pour ne rien dire et qui n'est jamais écouté (à juste titre n'est-ce pas ?).

Connaissez-vous la réponse du meunier à Frédéric II Le Grand qui se proposait de lui acheter son moulin ? "C'est impossible il y a des juges à Berlin" !
C'est la différence entre un régime totalitaire et un régime légal où le droit prime la force. Sous Staline ou Mao le meunier aurait été déporté ou fusillé sur place.

A ma connaissance la première déportation massive de population de l'ère moderne a été celle des Acadiens par les Anglais en 1755 qu'ils ont appelé "le grand dérangement" (jolie litote).

Je suis allé à Versailles - je fais le tour des résidences royales - je n'y étais pas passé depuis la grande tempête, autant les forêts de l'ouest parisien ont bien résisté autant le parc du château a été ravagé, il est dans une cuvette où le vent s'est engouffré, ceci dit ce n'est pas désagréable car les perspectives sont enfin dégagées, depuis quarante ans j'étais habitué aux grands arbres qui envahissaient tout l'immense domaine, maintenant cet arasement lui donne un coup de jeune et puis il y a des grands travaux en cours qui sont bien avancés, presque achevée la réfection de la cour royale rendue à son niveau d'origine, les facades décapées, les statues nettoyées, les parcs et bosquets bien mis en valeur. La Galerie des Glaces est aussi en travaux. Du côté des Trianons tout un troupeau de moutons broute l'herbe gentiment, les vaches se reposent - c'est le contraire du Net !

Je conseille à Jérôme Vallet de faire comme à Versailles et de ne parler à la table du Roi que de la chasse et du temps - cela ne vexera personne et ne l'engagera pas trop politiquement à je ne sais quelle In-nocence mal calibrée ou lestée d'arrières-pensées que je ne saurais nommer !

Au fond c'était Jérôme le seul véritable innocent aux mains pleines ... qui faisait sa petite musique comme l'écureuil dans sa cage en cassant des noix !

Jérôme vide son sac, toutes ses économies d'hiver, grand ménage de printemps, cela fait du bien comme la tempête sur les arbres de Versailles ! Il y a bien quelques assommés au passage qui se plaindront mais quand on a payé si peu cher la place il ne faut pas se plaindre des égratignures et de quelques jets de salives ...

Vallet c'était le pianiste Morel dans "le petit groupe", il était là pour assurer le quart d'heure musical et suivre les déplacements en colonne par deux à la suite de la maîtresse de maison, Mme Verdurin qui villégiaturait sur les côtes du Net (et en instance ou en espérance de remariage avec le duc de Guermantes) !

Je vais entrer dans des détails un peu techniques pour expliquer de quoi il s'agit.
Quand vous faites des statistiques vous opérez des mesures que vous regroupez dans des petites cases afin d'établir des moyennes manipulables, mais vous perdez de l'information. Quand vous faites des probabilités c'est l'inverse, établir l'intégrale d'une probabilité c'est former un potentiel dont on extrait l'information au moyen d'une série de Fourier, tous ceux qui ont manipulé ces séries savent qu'elles divergent et s'enrichissent vers l'infini à mesure qu'on en calcule les termes (bien entendu c'est la convergence qui nous intéresse et qui est obtenue sous certaines conditions et quand on fait la somme quadratique des termes).
Revenons à Regnault, que dit-il ? Il dit que l'homo oeconomicus attribue une valeur à la cote future (valeur arbitraire et donc libre), que cet ensemble de valeurs successives forme des accroissements indépendants donc à proprement parler une marche aléatoire, ces marches peuvent être continues ou discrètes, soit des mouvement brownien ou des processus markovien. Mais là où cela devient très subtil (c'est le punctus à ne pas manquer) c'est qu'il établit qu'il y a un déterminisme sous-jacent, que les lois d'accroissement sont sous la forme d'un potentiel newtonien (en 1/R²), il faut donc relier l'indéterminisme infinitésimal avec le déterminisme à long terme, c'est tout l'art ou l'astuce de la chose. Le plus étonnant c'est que cela marche ! Dans les années 1970, deux mathématiciens et économistes américains Black et Scholes ont établi une formule, le modèle Black&Scholes, qui donne les bons résultats grâce à une série d'astuces mathématiques dans la théorie de couverture d'un portefeuille (produits dérivés), ce modèle qui leur a valu le Prix Nobel est plébiscité par tous les marchés du monde.
Mais du coup on a complètement mis de côté la philosophie qui est à la base de ce modèle, celle que Regnault a soigneusement discriminé, et je ne suis pas sûr qu'aucun acteur des marchés ne comprenne vraiment ce qu'il fait en utilisant les logiciels que les mathématiciens lui fournissent. En tout état de cause même les mathématiciens ne saisissent pas toute la portée universelle de ce modèle.
Il faut savoir que Regnault a établi historiquement le premier mode de pensée unissant l'aléatoire et le déterminisme dans une science prédictive. Depuis toutes les sciences dures ont repris ce système d'analyse.
Je souhaiterais qu'on en revienne aux sources et que les sciences humaines s'inspirent plus concrètement de cette théorie qui a établi de si beaux succès pratiques.

La plus belle réponse que l'on fit jamais à cette fameuse question, mais qui êtes-vous donc ? C'est encore celle d'Ulysse : Personne !

J'ai essayé d'être libre, dans une certaine mesure, celle de mes moyens intellectuels et moraux, je l'ai fait plus encore pour les autres que pour moi-même puisque je n'ai pas vraiment cherché à profiter de ma liberté - en quoi je suis un anti-Faust et plus encore un anti-Don Juan.

La question qui va se poser le 6 mai sera simple : veut-on mettre fin ou non à l'Etat de droit ? Car dans un Etat de droit tout n'est pas possible et ne peut le devenir.

Oignez vilain, il vous poindra, poignez vilain, il vous oindra !
C. Jérôme qui aurait dû se souvenir de cet adage ...

Didier Goux alias Babar pour les très intimes a un problème, il ne sait comment nommer Renaud Camus, je lui propose à la manière de la Comtesse de Ségur "Not'bon'maître", ou bien tel Marcel Proust parlant du baron de Charlus "Mémé" diminutif de Palamède, son petit nom.
Sinon "Sire" ou "Votre Majesté" dans les grandes occasions, les dîners officiels à la Cour par exemple, le mieux étant de lui remettre avant un placet dans les mains pour lui faire part de ses doléances ... n'oubliez pas de faire trois pas en avant, la révérence puis de sortir à reculons !
C'était un avis très humble et très modeste du Révérend Pidiblue, on peut d'ailleurs m'appeler "Pédé" quand on m'a à la bonne !

L'important face aux grands hommes - les génies tutélaires - c'est de rester simple et naturel. Il ne faut pas sortir de sa condition et vouloir égaler par des manières outrées de telles grandeurs !

Einstein ouvrait sa porte à Princeton pieds nus dans des sandales et en chandail à col roulé, mais qu'est-ce qu'un petit savant juif face à un grand auteur auvergnat ?

L'art est difficile, la critique est aisée ..., je me le répète à tous les instants mais c'est plus fort que moi !

Si l'on regarde le bilan des vingt-six dernières années, c'est-à-dire les deux présidences de François Mitterrand et Jacques Chirac - en-dehors de tout parti-pris idéologique ou de toute humeur du moment - on doit constater que le bilan économique n'est pas bon - relativement à des pays comparables comme les pays européens voisins, le seul point positif c'est la santé des français qui bénéficient d'une des plus longues durées de vie au monde - or, c'est justement à la politique de santé que Nicolas Sarkozy compte s'attaquer notamment en établissant une franchise que même les plus pauvres devront payer (comme moi par exemple qui suis porteur du VIH-VHB).

Je remets ce lien : Espérance de vie. Cubas vient en 39ème position à égalité avec les U.S.A. Ceci dit sans les médicaments occidentaux et la recherche médicale et donc le système capitaliste ...

Le seul point vraiment positif je l'ai déjà dit c'est que les cubains ne risquent pas de mourir par surcroît pondéral contrairement à leurs congénères de Floride qui sont devenus obèses comme tous les autres américains !

Ce qui me choque c'est de voir que les douze candidats à la présidentielle critiquent tous le bilan - alors que six ont été ministres - mais qu'aucun ne reprend à son compte ce qui va bien comme la politique de santé, bien entendu elle peut être améliorée, la preuve la Suède, la Suisse et le Japon font mieux que nous et d'autre part il reste une discrimination flagrante entre l'espérance de vie des pauvres et des riches, ou mieux de ceux dont la vie est douce et protégée comme les fonctionnaires et à contrario les ouvriers les plus exposés dans des métiers dangereux ou les employés livrés à l'insécurité sociale. Je croyais qu'un projet de société viable et durable serait une réduction de la fracture de la santé publique ! Visiblement je devrais encore attendre longtemps qu'un candidat s'y intéresse !

En 1993 mon ORL le docteur Henri Bichara - un très bon médecin qui exerçait aussi à l'hôpital de Nanterre - était mort à 45 ans, en 1997 je vais voir un de ses collègues en cabinet privé, il me propose de m'enlever les amygdales, il me précise que je devrais lui donner de la main à la main mille francs juste avant l'opération ... j'ai annulé l'intervention à la dernière minute (je précise que cette opération était complètement inutile et m'aurait probablement valu de gros ennuis de santé, j'ai toujours mes amygdales et je m'en porte fort bien).

Nicolas Sarkozy : un type ambitieux manipulé par un fou, lui-même.

Pourquoi y-a-t-il cinq candidats marxistes aux présidentielles au grand étonnement des commentateurs ? Parce qu'il s'agit d'une religion aux multiples sectes où chacun croit détenir la vérité pleine et entière alors que les partis démocratiques considèrent que la vérité politique n'est qu'une moyenne pondérée formée par les opinions particulières de chaque citoyen.

Sarkozy tire la droite vers une religion des "valeurs" comme il dit à la mode américaine, ce qui est tourner le dos à la modernité. Thomas Piketty faisait remarquer que son idéal - par exemple suppression de l'impôt sur les successions (qui existe bel et bien aux Etats-Unis) - nous renvoie à la France des rentiers de 1900, ceci pour dire l'archaïsme que cela représente ! Une France qui serait forcément moins dynamique contrairement à ses promesses.

Les "valeurs" ? L'auto-défense et les armes en vente libre par exemple ?

D'autre part il ment comme un arracheur de dents sans souci d'aucune rectitude, il est allé hier voir les ouvriers de l'Est pour leur dire qu'on avait fermé à tort leurs usines (sous-entendu la gauche) ! Mais non c'est son gouvernement qui dans les trois dernières années a bradé la sidérurgie française, l'aluminium et l'acier ! Il est incapable d'avoir aucune politique industrielle, son frère Guillaume qui a fait faillite dans le textile est là pour prouver l'inaptitude des Sarkozy a avoir une pensée cohérente dans ce domaine.

J'ai visité ce matin un atelier protégé pour handicapés mentaux, nous sommes loin de l'univers impitoyable de Nicolas Sarkozy ...

J'ai lu un sondage dans un journal gratuit non pas d'intentions de vote mais de préférence sur la personne que chacun verrait à l'Elysée, Sarkozy arrive en troisième position, derrière Bayrou, premier et Royal, seconde.
En clair Sarkozy inquiète et Bayrou rassure.

Les partisans de la liberté de la vente et du port d'armes disent que si les autres étudiants avaient eu des armes sur eux le massacre de Virginia Tech n'aurait pas eu lieu ! Voire !
Poussons la logique jusqu'à l'absurde, si chacun avait un char d'assaut chez soi on serait mieux protégé, ou mieux une bombe atomique, après tout les armes atomiques modernes ne sont pas très encombrantes !
C'est la même logique que pour ceux qui expliquent que chaque pays a le droit de posséder la bombe atomique, oui, en théorie, en pratique, je crains que si c'était le cas, il n'y eut quelques bavures ! Mais si la paix dans le monde exige que chaque pays possède l'arme atomique, je propose que la France au lieu d'envoyer de la nourriture aux pays pauvres leur envoie la bombe nucléaire comme kit de survie en milieu hostile ...

D'ailleurs on nous dit qu'il faut que les armes soient en vente libre pour assurer la sécurité de chaque citoyen, on ne précise pas quelles armes, si par exemple quelqu'un veut vous empoisonner avec des armes biologiques ou chimiques ?

Tout cela en fait fait partie de ce que j'appelle la logique de l'absurde que tous les faits démentent mais que les insensés soutiennent mordicus. Et comme l'on dit il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ...

En gros c'est la réponse du paranoïaque à l'agression que représente le monde pour lui ... je crois que dans ce cas-là aucune arme aussi sophistiquée et puissante soit-elle n'arrivera à lui donner un sentiment de sécurité.

Finalement je me suis rendu à pied, en cheval et en voiture à la maison de Stéphane sise deux pas après le pont de Valvins qui enjambe la Seine formant une courbe majestueusement calme en ce lieu chanté par l'aède aux pieds ailés - les pieds de ses vers disons ! Voilà j'ai ensuite pissé près du fleuve pour alimenter mes songeries de naiades rieuses ! Les arbres aux racines noueuses ont bu le jus de ma treillle ...

Trève de plaisanterie je retourne par la gare d'Avon-Fontainebleau, les contrôleurs me quémandent gentiment mon billet, moi d'un ton auguste et mallarméen je le leur tends avec la carte magistrale et somptuaire du Stif - et non du Styx, attendons un peu pour traverser ce fleuve dangereux qu'un pont solide soit bâti dessus ! Mes passeurs de l'Achéron furent étonnés qu'un gentilhomme de noble souche et de si haut parage, dont le lignage s'alimente aux sources de la poésie française, dont les atours bien que noirs restaient sobres et bien dignes, dusse ainsi profiter si humblement de la munificence des édiles démocrates, certes, me dis-je en moi-même, n'est pas Pol-Huchon qui veut, d'ailleurs m'emparant d'un "gratuit" qui traînait sur les banquettes désertées en cette fin d'après-midi si glorieuse, j'y lis les derniers exploits de Ségolène la si mal Royal, qui prétendait que le érémiste n'avait pas tous les titres à ce coupon et que cette offrande des dieux seyait mieux à quelque étudiant en fleur ou en bouton ! Quelle salope, me redis-je sobrement ! L'impudente me refuse comme au temps des galères les joies du canotage sur la Seine en compagnie de Stéphane ou de pagayer sur le grand canal de Versailles avec le Roi Soleil ! Je m'en vais lui faire grève de mes services et ce jusqu'au 22 d'avril, foi d'animal !
Sur ce je rentrais chez moi, maugréant contre l'injure et l'ingratitude des grands et des petits ...

Puisque c'est cela j'irai peindre le mérinos à long lainage en ma bergerie de Rambouillet dès dimanche pendant que les électeurs bourreront les urnes ...
Et dès ce jour je vais compter mes moutons à la toison généreuse et traire mes brebis aux pis abondants comme un bon français ! Bé ! Bé ! Ségolène !

Celle-là malgré son chabichou avait oublié que labourage et pâturage sont les mamelles de la démocratie française ... il faut arroser l'électeur à temps si on veut qu'il rende bien le jour de la votation comme disent nos amis suisses.

Près de la dive maison, une guinguette fermée pour la saison encore trop fraîche peut-être, se nomme "L'anneau de Mallarmé" mais de quelles noces s'agit-il m'interrogerais-je longuement sur le chemin du retour, heureusement avant le pont de Valvins un bar-restaurant bien ouvert, lui, "Le rendez-vous des pêcheurs" (couscous le samedi), nous renvoie à des pensées plus terrestres, il est temps de s'abreuver et de se reposer dans notre être charnel qui persiste !

Les gratuits sont plein des nouvelles inentendues ailleurs, des journalistes d'Al Arabya qui voulaient tâter le terrain de nos banlieues de charmes avant les élections ont été pris à partie par une bande de "jeunes" qui leur ont volé leur caméra.
Bagarre chez les pakistanais, l'un d'entre eux reste sur le carreau. Autre bagarre entre bandes d'immigrés, autre mort ...
Une femme qui avait fait des pieds et des mains pour faire libérer de prison le 12 avril sa douce moitié a finalement reçu le prix de ses services, un bon coup de couteau qui l'a envoyé ad patres ... ah ! si Ségolène l'avait raisonné mais l'amour est sourd et aveugle aux calculs électoraux !
J'arrête un peu sinon je vais concurrencer Didier Goux ce qui serait déloyal.

A Los Angeles les gangs des latinos supplantent les gangs des blacks, ah là là ! je l'avais bien dit, même pas foutus de tenir la rue ces affreux-américains !

Vive le New-Panopticon de Nicolas Sarkozy alias Jeremy Bentham !

Un seul Web vous manque et tout est dépeuplé ... j'ai été réduit à me branler devant Claire Chazal pendant deux jours ! Que la campagne fut dure ...

Dernière heure :
Selon un dernier sondage "non officiel" réalisé vendredi hier soir auprès de 1 000 personnes selon la méthode des quotas, Nicolas Sarkozy baisserait à 26% et le Pen à 12,5%. Chemins inverses pour Ségolène Royal (23 %) et François Bayrou (20,5%).
Des données brutes (avant que les chiffres ne soient redressés par les instituts pour corriger certaines estimations) montrent quant à elles, que les 3 candidats seraient dans un mouchoir de poche. Nicolas Sarkozy (25%) serait toujours en tête, mais son avance sur Ségolène Royal et François Bayrou (tous les deux à 24%) est minime. Les premières tendances dès 18h sur Romandie.com
(Romandie.com / 22 avril 2007 13:17)


En clair toute la fumisterie autour de l'avance de Nicolas Sarkozy n'était que du matraquage médiatique ... comme je le pensais depuis le début. Chacun en tirera ou pas les leçons.

J'ai continué ma tournée des domaines royaux, je suis allé à Marly-le-Roy, il y a infiniment de temps que je n'y ai été passé, le parc a toujours la même majesté, si j'avais le pouvoir je ferais reconstruire tout le domaine enchanté tel qu'il était sous Louis XIV, le château et les douze pavillons, les fontaines, je remettrais une copie des chevaux de Marly devant l'abreuvoir etc. Il fallait quatre cent jardiniers à son époque pour l'entretien des jardins.

Tiens ! Ca y est, Sarkozy est devenu socialiste ... cet homme c'est Fregoli !

On vient de me racheter, Neuf Cegetel se paye Club Internet, Sarkozy n'est même pas encore élu que je suis vendu à l'encan, ça promet !

La mort du parti communiste ne va pas me faire pleurer, elle arrive seulement un peu tard en France, juste avec vingt ans de retard sur les évènements qui eurent lieu en Urss.

Thierry Kron toujours aussi con explique chez Pierre Assouline qu'on peut toujours aller voir ailleurs si on ne se plaît pas en France - c'est la célèbre formule de Sarkozy, la France on l'aime ou on la quitte, reprise de Jean-Marie Le Pen - enfin pas vraiment moi ! En tant que séropositif déclaré au VIH et au VHB, je ne risque pas de me rendre aux Etats-Unis et dans un grand nombre d'autres pays même en Europe, j'y serais refoulé.

D'ailleurs pour reparler de la politique de santé qui intéressera tout le monde un jour ou l'autre car même les bien-portants auront besoin des secours de la médecine en fin de vie, c'est une sottise de vouloir faire des économies de bouts de chandelle dans ce domaine, car l'industrie pharmaceutique ou les fabricants d'outils médicaux comme les scanners, les IRM et tous les autres petits bijoux de la technologie sont une grande voie de développement économique surtout pour un pays comme la France qui a perdu son industrie lourde. Contrairement aux apparences les Etats-Unis dépensent plus que nous dans le domaine de la santé et c'est pour cela qu'ils sont en pointe dans ce secteur.

Ce fut la mort de l'écologie politique hier. J'ai constaté en me rendant - en bus puis à pied - à Marly-le-Roi l'incroyable circulation automobile de tous ceux qui baguenaudent sur les routes du dimanche. Ce qui prouve encore une fois qu'entre ce que les gens affirment (défense de la planète, choix d'un niveau de vie modeste, haro sur l'individualisme etc) et la réalité, il y a autant d'écart qu'entre ceux qui demandent des programmes culturels à la télévision et ceux qui suivent effectivement Arte !

On a préféré construire à coups de milliards Eurodisney plutôt que restaurer l'oeuvre de Louis XIV à Marly, chacun son style préféré ... j'ai bien l'impression que mon goût n'est pas celui de la majorité du peuple français. Je n'ai jamais constaté que ma culture classique me vaille la moindre considération publique ou privée. J'en ai pris mon parti il y a longtemps ...

Rendez-nous service, mourrez, nous ferons le reste, c'était un communiqué de la ligue française pour le don d'organes.
L'important dans cette société de services qui se prépare c'est que chacun trouve sa place, vous avez tous un trésor ignoré en vous, vos organes, faites un don de votre vivant, un rein, un peu de peau, un oeil, que sais-je ? Tout ce qui vous encombre, un cerveau par exemple dont on n'a pas besoin pour regarder TF1, enfin n'oubliez pas que vous êtes pauvre et que des riches sont atteints par l'alzheimer et la maladie de parkinson, pensez-y car tout devient possible dès à présent !

Chirac me squatte mon Quai Voltaire ! En fait il s'installe là surtout pour être en face du Quai François Mitterrand.

Je n'y vais plus beaucoup, mais je songe à y acquérir une résidence secondaire à partir du 6 mai plus exactement sous le Pont Royal.

Pierre Assouline aurait dû relire l'entretien entre Bernard Pivot et René Goscinny en 1976 dans le magazine Lire, c'est là où se trouvait la réponse au succès de Nicolas Sarkozy dans les urnes - moins avec les femmes - "Question : Même Iznogoud est un enfant ? Réponse : C'est un enfant coléreux, c'est le sale gosse qui, à force de méchanceté et de caprices, vous amuse ; finalement vous avez de la sympathie pour lui." Oui, peut-être mais qu'adviendra-t-il quand le vizir deviendra calife à la place du calife ? C'est là où les athéniens commenceront à s'atteignire.

Si le petit Nicolas avait lu La Princesse de Clèves - au lieu de s'en moquer - il saurait ce qui plaît aux femmes : qu'on leur raconte de belles histoires.

Quand Nicolas Sarkozy sera élu président de la République, on hissera le drapeau américain sur l'Elysée, ce sera plus éloquent et plus simple et puis les ambassades américaine et anglaise sont juste à côté, ce sera donc un prêté pour un rendu. Je n'oublie pas que la compagnie Edmond de Rothschild se trouve à l'angle donc Nicolas pourra aller dîner avec Nadine, justement en ce moment il a ses soirées libres car il est célibataire depuis peu et elle lui apprendra ses bonnes manières.

L'abbé Mugnier (°1853-1944), un prêtre littéraire et mondain qui règna sur les salons de la IIIème République peint par Ghislain de Diesbach. Ce genre de chose qui n'existe plus, une curiosité. Un seul étonnement véritable que sa modestie l'ait empêché d'accéder à l'Académie - ses origines obscures aussi, il faut dire ! Il a accosté tous les milieux huppés de son temps avec une farouche détestation du peuple dont il venait, ce dont il ne se cachait pas.

La littérature - qui n'existe plus - celle des salons de conversation était faite de ces compromissions entre différentes idéologies et divers états qui se frottaient les uns aux autres. On y a substitué une efficacité qui n'a plus rien à dire ... les mots sont faits de détours, je veux dire les mots qui s'enchantent dans une prose qu'on nomme un style.

Les abbés de Cour quand il n'y a plus de Cour, c'est ennuyeux !

Dans notre famille nous avions l'abbé Michel Grison (°1903-1996), un prêtre savant, un polytechnicien qui avait écrit des livres sur les origines de l'univers, il célébrait toutes les cérémonies familiales. Bon ! ce monde s'éloigne que j'ai connu ...

Au fond Raphaël Juldé représente bien cette espèce d'abbé littéraire qui tient un Journal, qui sort dans le monde et qui a fait voeu de chasteté à son corps défendant ! Avec un tel prénom comment ne pas être un peu saint quelque part ? Avec ce reste de pauvreté nécessaire pour donner un vernis de sérieux à son apostolat dans les internats où l'on étudie sévèrement. C'est peut-être ce qui m'attache à cette figure un peu antique de prêtre séculier. Il est consacré aux Lettres comme un desservant laïc ayant reçu les ordres mineurs et gémissant sous le cilice caché ...

Dernière nouvelle : Les Chirac hébergés Front de Seine chez Renaud Camus, ils ont demandé l'asile diplomatique au président du parti de l'In-nocence, comme Paul Touvier la grâce divine leur est tombée dessus sur le tard ... L'abbé Colombani leur a été dépêché afin de recevoir leur confession en avant-première pour un grand journal du soir qui paraît le midi.

Dans la mesure où les médias font barrage au débat Bayrou-Royal, il faut que les deux politiques prennent les choses en main, ce ne sera pas la première fois que des hommes d'Etat devront passer par-dessus les intérêts privés et que l'on doive renverser l'ordre établi antérieurement et bouleverser le rapport des forces.

Sarkozy ou un Peron qui n'est même pas général que ça n'en vaut pas le coup ! On n'aura même pas droit aux uniformes rutilants qui font rêver les pauvres à un pays de cocagne ! Quant à son Evita elle a foutu le camp au lieu de mourir dans la gloire et les fleurs, mais quel con ce néo-démagogue même pas doué pour faire pleurer la presse du coeur !

Où sont les démagogues d'antan ? On les a remplacé par des comptables à talonnettes ! La taille raccourcit et le niveau tombe, c'est pas reluisant ... pauvre France comme disait Jean Lefebvre !

Iznogoud nous fait une méchante crise de jalousie - une jaunisse d'esseulé qui l'a bien cherché - devant le spectacle d'une idylle de Ségolène avec François ...

Nicolas lui est avec VGE, c'est nettement moins glamour ...

Comme je me suis donné la peine de recopier un poème licencieux de Benjamin Péret sur le blog d'Yfig autant le redonner là pour que chacun de mes lecteurs se réjouisse lui aussi :

L'auberge du cul volant

Notre pine qui êtes au con
Que notre cul soit défoncé
Que votre foutre coule
Que vos couilles se vident
dans les bouches et autres lieux
Donnez-nous notre pompier quotidien
Pelotez-nous les fesses
Comme nous fessons ceux qui nous ont pelotés
Et enfoncez-nous le pal
Ainsi doit pine.


Joli Pater n'est-ce pas ?

Un autre du XVIIè siècle de Pierre Motin :

Stances.

Ces petits cons dont l'on faict fête,
Où le vit ne met que la tête,
N'assouvissent point mon désir ;
J'aime les cons de belles marges,
Les grands cons qui sont gros et larges,
Où je m'enfonce à mon plaisir.

Les cons si estroits de cloture
Mettent un vit à la torture
Et le laissent sans mouvement ;
J'aimerois mieux branler la pique
Que de foutre en paralitique ;
Le plaisir git au remument,

Dans le grand con de ma Maîtresse
Mon vit peut montrer son adresse,
Aller le trot, aller le pas,
Chercher par tout son adventage,
Et monter d'étage en étage,
Maintenant haut, maintenant bas.

Comme le Monarque des Perses,
Jadis, par les saisons diverses,
Avait de diverses maisons,
D'un vit la majesté suprême
Dans un grand con peut tout de même,
Se loger en toutes saisons,

Foutre des cons de ces pucelles,
Serrés comme des escarcelles,
Où le vit n'est en liberté !
J'ai dans le con de ma voisine,
Ma chambre, antichambre, et cuisine,
Logis d'Hiver, logis d'Eté.


Pascal Pia un grand honnête homme ce qui dans le milieu des Lettres est excessivement rare. Il a prêté sa plume et ses connaissances d'érudit à une douzaine de docteurs pour écrire leur thèse dont ils eussent été bien incapables. Il jouissait d'une mémoire phénoménale de la littérature française. Plaisir rare qui l'avait dégoûté de rien publier issu de son jus de cervelle propre. Quelle sagesse !

Sauf évidemment de célèbres pastiches comme La Chasse spirituelle du poète en culottes courtes Arthur Rimbaud. L'érudition n'exclut pas la facétie surtout quand il s'agit de se moquer des gens qui se prennent un peu trop au sérieux comme si la littérature était une science dont on devait attendre comme première vertu l'exactitude !

Tout oppose la littérature et l'université, mais je doute que j'arriverai à jamais faire comprendre à un de ces bonnets d'ânes qui se croit savant que l'une naît de la fantaisie et de la distraction et que l'autre se meut dans la sphère du pouvoir officiel.
Je suppose que certains poussent le ridicule jusqu'à faire des thèses sur Pierre Dac tout en défendant l'esprit de sérieux ... paradoxe involontaire destiné à nous faire rire !

Quand Pierre Assouline se vante d'être professeur à Sciences Po' (quel nom !), cela prouve qu'il n'est pas vraiment écrivain mais juste un porte-voix du discours officiel. Imaginons Mallarmé se glorifiant avant tout d'être professeur d'anglais à Condorcet ou Simenon abandonnant sa plume de romancier populaire chèrement acquise pour retourner au dégueulis du journalisme, c'est à peu près l'ordre des choses qui serait renversé au profit du moins-disant culturel pour reprendre l'affreux jargon technocratique qui règne sur les élites.

Juan Asensio pas en reste d'une vantardise - à défaut d'être un petit roublard comme Montalte - nous explique tout bonnement que la Critique avec un grand C quand c'est lui qui l'exerce est du même ordre que la création, c'est préjuger que la jalousie était du côté de Victor Hugo plutôt que de Sainte-Beuve, quant à moi je préfère les poèmes du critique de la Revue des Deux-Mondes, ces magnifiques et originaux Rayons jaunes à cette oeuvre surabondante et melliflue qui se perd dans les linéaments des retraits d'une pensée jamais nette et dont Proust a fait litière pour toujours dans son magistral "Contre Sainte-Beuve".

Montalte que je vois arriver avec ses gros sabots d'esprit faux du plus loin que sa carcasse fasse semblant de danser son Saint-Guy littéraire, la seule valse de salon qu'il pratique et le seul saint qu'il incarnera jamais dans ses chairs flageolantes et non pas flagellées, hélas !

Professeurs et poètes : les uns sont des fonctionnaires et les autres des fictionnaires. Comme on dit paysan et soldat ou poète et paysan ... de quel côté est la gloire ?

Nous sommes dans une ère de normalisés de la jugeotte, des noms d'emprunt pour des consciences empruntées, des faux courages qui s'affichent avec trompettes et clairons, des confusions de la gloire. Entrons dans l'ère posthume ...

L'humour conserve quand l'humeur acidifie l'esprit. J'ai trouvé une barrique assez large pour y faire mariner toutes les marchandises avariées de la renommée et tout l'océan de mes mauvaises pensées.

Comme disait Talleyrand après avoir entendu les anglais dire de lui en 1830 quand il était arrivé à Londres comme ambassadeur du Roi Louis-Philippe qu'il avait l'air franc et naturel, "c'est que j'avais eu le mal de mer". Dissimulons toujours au regard des sots notre vraie nature. Ils n'auront jamais assez d'esprit démocratique pour s'y faire.

Ce qui est frappant quand on lit les gens d'extrême-gauche comme Michel Onfray c'est qu'ils n'ont pas d'épaisseur, ils n'assument rien. Leur nature, ils l'ont caché dans un pli de leur toge prétexte ... ce sont des êtres en deux dimensions, ils ont l'air des cartes à jouer de la Reine de Coeur du pays imaginaire de Lewis Carroll.

Moi je suis un jardinier subtil et je préfère les Alice, toutes les Alice qui traversent mes plates-bandes .... tant pis si elles font un peu de dégâts !

Nous sommes entrés dans l'ère de la platitude ... quand je pense que certains croyaient qu'Einstein avait ouvert le monde de la Relativité et des géométries non-euclidiennes ! Il n'y a plus de projection de l'esprit, juste des bouts-rimés de talk-show à la Laurent Ruquier ! L'Empire des Sens est enfoui dans le royaume des ombres ... jouisseurs généreux s'abstenir de tout commentaire. Prière de ne pas déposer de la musique sous ma prose (pour praraphraser l'égotiste Victor Hugo qui refusait la musique sous ses vers) !

Un de plus jolis mots qui soit associé à un seul écrivain et pour être de son invention, c'est celui d'égotisme imaginé par Stendhal probablement dans un moment de détresse.

Si Didier Goux alias Brice Michel le polygraphe de "La brigade mondaine" est en panne d'imagination pour ses titres-collector, je peux lui en suggérer quelques-uns : "L'abominable breloque", "Au bout du tunnel", "Voir un con et mourir", "Des myriades à foutre", "La fille au pistolet d'or", "Savannah-Bite", "Le galetas des Etoiles" etc.

Un seul cerveau pour tous ... je crois qu'on arrivera bien vite à cette solution radicale. Après tout les gens intelligents ont bien le droit de se reposer comme les autres, regardez les mafieux sur les plages de Miami ils prennent eux aussi du bon temps entourés de play-girl pendant que le champagne coule à flots et que les serveurs obséquieux ramassent les pourboires, d'ailleurs notre grand commensal de la jet-set Thierry Kron d'Assouline - vieille noblesse du Net - qui est un sarkozyste de choc réfugié en Suisse en attendant son alya à Neuilly trouve comme son maître que l'argent n'a pas d'odeur et qu'il n'y a qu'un seul péché, c'est d'être pauvre !

Je sens que je vais verser un cordial à Michel Onfray qui ne veut pas voter pour la fille de Giscard en jupons aka Ségolène. Bon ! allons, Michou, je fais tes valises, tu pars pour Jersey, j'ai déjà réservé ton rocher pour que tu prennes la pose de résistant à Sarko le Petit, on fera des photos. Je n'oublie pas ton pull marine pour que tu ne touches pas le fond de la piscine, c'est trop triste un petit pingouin qui se noie dans un verre d'eau ...

Après la révolution de la jeunesse occidentale des années soixante, Sarkozy nous promet la contre-révolution des vieux des années deux mille ! La société des rentiers et des eaux de Vichy, en quelque sorte ...
Il appelle cela la France en marche, avec beaucoup de béquilles et de déambulateurs alors ! Dans les années cinquante nous avions le triporteur de Darry Cowl où il fallait pédaler dur pour avancer un peu, à l'avenir nous aurons les petites voitures électriques et les parcs d'acclimation pour anciens où l'on ira à reculons ...
Je crains bien que cet univers qui se veut rose-bonbon soit surtout très gris muraille. Car enfin dans les années soixante l'Occident était beaucoup plus jeune qu'aujourd'hui et ce qu'on appelle communément la droitisation de la politique, c'est tout simplement l'ankylose d'une société vieillissante.
Ce qui m'étonne c'est que Sarkozy qui crache si fort sur Mai 68, ne promette pas d'interdire le Viagra ? Après tout c'est un accélérateur de partouzes ... mais il est vrai que cela vient d'Amérique et c'est donc béni : God bless Viagra !

Vous savez que selon les experts en marketing, il y a ce que l'on appelle les leader d'opinion - excusez-moi pour ce franglais, mais c'est comme cela qu'on apprend à notre belle jeunesse à parler dans les écoles de commerce - toujours est-il que non seulement la jeunesse imite ses idoles dans ses modes mais aussi les générations plus âgées ont besoin de maîtres à penser et à vivre pour adhérer à la société en train de se faire - work in progress - il semble que les gens comme moi qui se sont faits tout seul et se gouvernent par eux-mêmes soient considérés comme des anormaux par les experts en marchandising, des anomalies non réductibles à l'ordre marchand.
Au final je devrais me faire moi aussi leader d'opinion et vendre mes idées aux plus offrants - par exemple à Nicolas Sarkozy - et pour en finir une bonne fois pour toutes avec Mai 68, je propose qu'on mette un terme à l'aventure de la micro-informatique, notamment les ordinateurs personnels et bien entendu qu'on interdise ou limite sévèrement l'internet - invention diabolique issue de la caverne du CERN à la frontière franco-suisse, vaste repère de gauchistes chevelus comme chacun sait. L'avenir je le vois très bien se dessiner du côté de Pékin - pardon Beijing - avec flicage strict par des cookies judicieux de toutes les activités délictueuses comme la libre-pensée et par contre encouragement à l'ordre marchand et au commerce équitable des drogues variées produites par l'industrie pharmaceutique, les bonnes médecines. J'entrevois déjà un vaste commerce des bons gènes qui pourrait se mettre en place sous l'égide d'une commission nationale de normalisation du génome, après les banques de sperme et les banques d'organes, il faut encourager le progrès rationalisé !
Les zombies de Bercy ne sont que les prolégomènes à l'homme futur qui sera sarkozyen ou ne sera pas, grand, bien découplé ou à talonnettes, l'esprit clair, les idées courtes mais droites ... un peu cocu sur les bords mais qu'importe puisqu'il boira de l'eau de source - Vichy-Célestins ou Vichy-Saint-Yorre de préfèrence.

Le débit de conneries s'accélère, on arrive visiblement à la fin de la campagne ... ouf !

Une campagne électorale, c'est un grand défouloir civique, un carnaval de citoyens votants. Dans ma propre jeunesse les utopies étaient à gauche, peace and love, le ministère du temps libre, l'autogestion etc maintenant la créativité débridée du capital les pousse à droite, tous riches, tous beaux, tous intelligents, tous people etc.

Sarkozy a inventé la Star'Ac politique, il fait rêver de pauvres types venus d'on ne sait où en leur laissant croire qu'ils vont tous devenir des people comme lui ! Quant à sa vie privée c'est le Loft avec Cécilia en lieu et place de Loana ...

C'est dommage que notre héros au petit pied - au sens figuré - n'ait pas eu la présence d'esprit de reprendre le couplet de Philippe Pétain - ce vieux polisson - qui le 17 juin 1940 se lamentait sur "l'esprit de jouissance qui l'avait emporté sur l'esprit de sacrifice", cause de notre défaite !

Comme je suis un peu fatigué d'entendre dire que rien ne va en France surtout par quelqu'un qui vient de passer cinq ans au gouvernement à partager les responsabilités, je voudrais préciser que depuis sept ans que je vends sur le Net, jamais la poste française ne m'a égaré un colis ou une lettre, par contre j'ai perdu plusieurs paquets à destination de l'Italie, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis. Je remarque cela parce qu'aujourd'hui un client suisse de Berne se plaint de n'avoir pas réceptionné un livre ! Tout le monde sait que sur les aéroports dans les zones de fret il y a de la fauche souvent organisée en bandes ...

Si le publicitaire Jacques Séguéla célèbre ami de François Mitterrand se rallie à Nicolas Sarkozy c'est bien parce que celui-ci est un homme de gauche, donc si vous voulez vraiment voter pour un candidat de droite, élisez Ségolène Royal, c'est elle la droite !

Qui représente mieux l'esprit de Mai 68 si ce n'est Jacques Séguela ? Car enfin que fut ce joli mois de mai sinon un grand monome publicitaire avec slogans cons et crus à la clef ?

Au fond Sarkozy regrette d'être un enfant de Neuilly et d'avoir été trop jeune pour participer à la grande partouze de Mai 68, il veut donc foutre un beau bordel en France afin de pouvoir dire : j'y étais, j'en suis ! Je lui remets donc toute ma confiance ... enfin !

Voyez-vous je n'ai jamais eu foi en Arlette Laguiller pour foutre le merdier, quelqu'un qui fait une carrière de quarante ans d'employé modèle du Crédit Lyonnais ne m'a jamais semblé une révolutionnaire sérieuse, tandis que Nicolas, quand on considère le beau bordel de sa vie privée - à côté des vertus de ménagère parfaite et de femme d'intérieur d'Arlette - on ne peut qu'espérer de grandes choses de sa part ! Vive Nicolas, vas-y vole leur dans les plumes à tous ces intellos ! Fous en l'air l'ordre bourgeois qui t'étouffe depuis si longtemps !

Je fonde de grands espoirs sur un garçon aussi agité, je sens que de grandes surprises se dessinent sur l'horizon ! Il a déjà ravi la vedette à l'histrion Jean-Marie Le Pen, maintenant qu'on va le dresser sur un pavois jusqu'à l'Elysée en lui donnant le feu nucléaire et un siège au Conseil de Sécurité, on peut dormir tranquille, ça va péter !

Jean-Marie Le Pen il jouait petit bras (un notable disait Mitterrand), tandis que Nicolas il voit grand ... il a des rêves, pourvu qu'il ne s'endorme pas, je me méfie d'un Nounours qui viendrait jouer au marchand de sable à ses côtés. Avec l'aide de quelques bons médecins qui lui détraqueraient son tempérament ce serait parfait. A Bruxelles, il sera magnifique, il fera des colères de démon et tous ces impuissants le craindront comme le nouvel Attila. Europe de mes deux tiens-toi bien, Nicolas arrive et derrière lui l'herbe ne repousse plus ...

Je rêvais qu'une graine d'anarchiste s'empare un jour du pouvoir, c'est sur le point de s'accomplir, que demander de plus ? Voir Sarkozy à l'Elysée et mourir ...

Je rigole déjà du tremblement des lecteurs du Figaro et du Monde (ô comme je les connais bien !), sans parler des bobos lecteurs de Libé qui vont en chier dans leur froc ...

Qui me repousse et me voue aux gémonies ? Tous les bourgeois, les gens bien installés dans la vie, ceux qui sont sans imagination, les caciques qui n'ont rien fait de probant avec leurs diplômes, les pisse-froid de la censure - inutile de donner les noms, ils se reconnaîtront bien eux-mêmes, quant à la liste complète pas la peine d'y songer ce serait trop d'ambition. Qui me fréquente et m'adopte ? Les poètes du pavé de Paris, les marginaux de tous poils, les rêveurs, les lunatiques, les anarchistes dans l'âme, ceux qui aiment ressentir des frayeurs nocturnes et qui aspirent à autre chose ...

Que la vie est quotidienne soupirait Jules Laforgue avant de mourir à vingt-sept ans, cette lamentation ne sera jamais le fruit moisi de ceux qui finiront par macérer jusqu'à cent ans dans leur peau de petits bourges repus d'eux-mêmes.

Je vais faire une livraison dans le 12è - eh oui ! je suis de ces fainéants qui se lèvent tard et qui travaillent le 1er Mai pour faire la nique aux politiques - je descends à Nation : "CAMARADES !", me voici accueilli par les hauts-parleurs des faux-prolos, drapeau rouge à la hampe et tout le bastringue de rigueur, la moitié d'entre-eux se désaltère déjà le goulot aux terrasses bondées. Je rigole en sourdine, la plupart d'entre eux ont cinq à dix fois mes revenus ...

Moi je suis du parti des exilés de l'intérieur ...

La police chez moi et les juges chez Chirac la même journée, mais dans quel monde renversant sommes-nous entrés ?

Il y a de la graine d'anarchie dans l'air et encore vous n'avez rien vu, dès que Nicolas aura franchi la grille de l'Elysée ça va être la révolution culturelle permanente, les petits gardes rouges du Capital vont tout mettre sens dessous dessus.

Visite fort courtoise de la vice-présidente du tribunal de grande-instance de Nanterre, nous conversons un moment, je lui dis que je suis serein car en effet je n'ai rien à cacher et ma vie est transparente. Par contre je plains sincèrement Jacques Chirac qui va devoir passer le restant de sa pauvre vie à essayer de fuir les juges.

A la place de Chirac, je recevrais les juges et je m'expliquerais avec eux sur l'affaire Borrel au lieu de laisser courir les choses.
C'est Jacques Champagne de Labriolle, neveu de mon grand-oncle Bernard de Labriolle qui s'occupait jusqu'à il y a quelques jours de cette cellule africaine que les juges voulaient perquisitionner, je l'ai rencontré chez lui, c'est un diplomate tout à fait intègre.

Pour être créatif il faut laisser passer les anges ou si vous préférez il ne faut pas être trop rigide et crisper ses petits poings mais au contraire accepter d'être un peu idiot. Cool Fonzie !

Au soir du 6 mai la victoire de Nicolas Sarkozy fut telle que même ses partisans furent décontenancés, tout devenait tellement possible qu'ils ne savaient plus où se situait l'impossible et ils se sentaient happés par ce vertige. Ils étaient devenus accrocs à cette drogue dure, le sarkozysme. Les médias furent frappés de stupeur ! TF1 rendue muette par la joie s'asseyait sur son audience triomphale et se demandait si elle n'était pas devenue enfin la seule chaîne du service public et du mieux-disant culturel. Les incurables qui traînaient dans les hôpitaux reprenaient des couleurs et demandaient un travail ! Fidel Castro avait dans un ultime discours exigé d'obtenir la nationalité française. Pendant ce temps le comité central du parti communiste chinois se réunissait d'urgence se demandant quelles mesures il fallait prendre pour enrayer la progression du nouvel Attila hongrois qui menaçait d'entrer en vainqueur dans la Cité interdite. Il y eut un grand silence au pied du Mont Sinaï ... la foudre avait frappé la montagne sacrée. Le Sphinx perdit de sa superbe ... les peuples craignaient le retour des cosaques. Tout brûlait ! Les Etats-Unis mirent en alerte le Norad redoutant une nouvelle attaque surprise sur New-York et Washington. Arlette Chabot entendait des voix et prit le voile, Cécilia se baigna dans l'eau du Jourdain pour retrouver sa pureté perdue. Les bourses mondiales firent une minute de silence. De grands hosannas se firent entendre du côté de Saint-Pierre du Vatican. Quand le messie parut - je veux dire quand Nicolas se pencha au balcon des télévisions - on sentit le souffle divin sur chaque nuque et les pleurs coulèrent des yeux éblouis par cette grâce. Le calendrier fut réformé et l'on data de l'an 1 cette élection. Enfin un grand concert d'anges se fit entendre dans les cieux et on ne sait quelle invisible main prit soin de rafraîchir la planète qui se mourait de chaleur et de sécheresse.

C'est beau mais un peu saint-sulpicien vous ne trouvez pas ? Ô non, moi je ne crois pas qu'on en fasse trop ...

Disons la vérité il va quand même y avoir des victimes, des dégâts collatéraux comme on dit dans l'US Army, après cette victoire absolue et définitive de Nicolas, par exemple Ivan Rioufol va perdre sa chronique du Figaro et rejoindre Danielle Gilbert dans le large camp des inutiles puisque dans le nouveau régime il n'y aura plus rien à critiquer et que la pensée de gauche aura disparu sous les horions. D'autre part Le Monde et Le Figaro vont devoir fusionner pour ne pas faire doublon et introduire des confusions dans les esprits en laissant croire qu'il y a deux lignes politiques au gouvernement, heureusement les journalistes qui perdront leur emploi seront immédiatement réembauchés dans des ateliers protégés où ils écriront tous les discours de Cécilia, première dame de France.

Raymond Barre se meurt, Raymond Barre est mort, comme on disait de Madame au temps de l'aigle de Meaux (ce n'est pas de Jean-François Copé dont je parle), diable ! le sarkozysme fait vite le ménage, après les cervelles vides toutes les bouches inutiles vont y passer ...

Pauvre Eric Zemmour quand je pense qu'il va lui aussi y passer, fauché dans la fleur de sa jeunesse et de son talent naissant, mais trop d'esprit tue, il devrait le savoir et il faut ratiboiser les têtes qui dépassent ... sic transiit la jeune Tarentine ... quant à Michel Polac son joyeux compagnon de bordée, son alter égo, il est en phase finale comme dit élégamment Doc Gynéco un des grands intellectuels qui soutient Herr Sarkozy, un petit coup d'épaule et il versera dans la fosse aux ordures des soixante-huitards.

Les valeurs montantes du journalisme post-chiraquien d'après "Le Figaro Magazine" de ce week-end béni entre tous, sont donc (on se croirait dans une soirée des César) : Pierre Cormary, Juan Asensio (deux sarkozystes de choc) et Raphaël Juldé (abstinent chronique comme not'bon maît' Sarkozy 1er).
Je crois que la régénération de la France est en bonne voie ...

Putain ! Y en a même un qui dit que Montalte donnait ses lettres de noblesse au genre blog ! C'est beau la foi ... comme je dis souvent c'est beau un blog la nuit (ça je l'ai emprunté à Richard Bohringer, un de mes intellos de comptoir de référence).

Finalement le sarkozysme c'est la victoire posthume de Louis Pauwels, propriétaire de cinémas pornos (les murs du moins), père-la-pudeur bien connu, co-auteur du "Matin des magiciens", celui qui disait que les jeunes étaient atteints de sida mental et qui roulait en Rolls ...
Il y a en a un qui doit bien rire dans sa tombe c'est Robert Hersant !

Je vais avoir un problème à partir de 20h ce soir, comment gérer l'afflux d'offres d'emplois ? Il faudrait que j'embauche quelqu'un pour sérier les demandes ...

Comme tout devient possible dès ce soir, je me suis déjà entraîné cette semaine, j'ai commencé à me promener dans le métro avec à la main "Actualité juive", l'hebdomadaire de la communauté juive française, plongé dans ma lecture je faisais forte impression sur les voyageurs, je prépare mon Alyah vers l'UMP !

Un souvenir personnel : en 1978 Robert Hersant s'était présenté aux Législatives à Neuilly, ma grand-mère m'avait demandé pour qui voter ?, je lui avais suggéré Florence d'Harcourt, un grand nom de l'histoire de France, qui avait été élue malgré que les gens de Neuilly lisaient Le Figaro, mais ils avaient encore un certain sens de leur honneur et ils ne voulaient pas de cet ancien collaborateur, leur maire Achille Peretti était d'ailleurs un résistant au nazisme. Robert Hersant était allé se faire pendre ailleurs. Depuis la population de cette banlieue chic et argentée a beaucoup changé, à l'aristocratie et à la grande bourgeoisie de souche a succédé des affairistes déracinés et sans liens avec l'histoire naturelle du pays ...

J'ai continué mon tour des cités royales par Saint-Germain-en-Laye, la terrasse de Le Nôtre a souffert de la grande tempête et tous les arbres de front ont dû être replantés. Ceci dit quelle grandeur dans toutes les traces qu'aura laissées Louis XIV, Dieu sait que je n'aime pas ce roi mais quel bâtisseur !

La gauche la plus bête du monde ...

C'était tout miel ce soir, Nicolas distribuait ses sucreries - à sucer d'urgence avant les législatives - combat contre le réchauffement climatique (un peu pour les écologistes) et pour le co-développement (un peu pour les bonnes âmes de gauche et du centre). On n'est pas obligé de croire à cette musique qui va certainement changer après juin comme en 1995 ... mais je ne m'inquiète pas cela va marcher pour l'UMP qui va faire un carton, surtout avec les chacals Fabius et Strauss-Kahn qui essayent dès ce soir de ramasser les miettes d'une gauche en lambeaux !

J'en reviens à "Marianne de ma jeunesse", je crois que c'est de saison, avec le jeune et blond Pierre Vaneck, ce quelque chose de romantique, de pur et d'innocent dans les films des ces années là.

C'est l'équivalent cinématographique du "Grand Meaulnes", très ado, très culottes courtes Baden-Powell, romantisme et germanisme des forêts noires au bord des lacs ...

J'ai vu la Loreley et le Rhin profond, le Neckar rouge au pied de Heidelberg, les ruines du château parmi les plus belles qui soient (c'est nous qui les avons faites - les troupes de Louis XIV), une Allemagne où s'accrochent les pieds de vignes et la douceur de vivre ...

La nuit n'a pas été terrible avec Cécilia ... Nicolas a perdu sa belle humeur d'hier soir. Souvent femme varie ... c'est ce que disait un de nos rois les plus assidu au déduit François 1er.

Aucun président de la cinquième République n'était amoureux de sa femme hormis Georges Pompidou, mais Claude Pompidou le lui rendait bien et il était heureux en ménage. Le plus curieux c'est que le plus sentimental de la bande c'est le sixième qui aura probablement fait tout cela en pensant se faire aimer au final et qui reste seul ... c'est un grand malheur d'être amoureux quand votre amour ne vous est pas rendu !

Heureux les sensuels comme Jean Marais dont je lis le récit de sa vie privée par Nini Pasquali, son héritière, même amoureux dans les années cinquante du danseur Georges Reich, il sortait la nuit pour aller draguer sous les ponts au grand déplaisir de son amant ! Dans sa jeunesse, il faisait six fois par jour l'amour avec le premier venu ... même très âgé, il continuait à draguer les jeunes hommes !

Si j'avais de l'esprit j'aurais dit que Ségolène était la bête la plus gauche au monde, mais heureusement je n'en ai point !

J'ai appris chez Léon Daudet que l'on disait Toulette et non Toulé - comme je suis ignorant ! Le mauvais génie de ce remarquable gros, gras, lourd chroniqueur et journaliste s'appelait Charles Maurras, esprit embué qui contrefaisait l'ordre des choses, les mots et les lieux. Issu d'une célèbre famille qui allait en dégénérant, il était le frère du délicat Lucien Daudet, ami intime d'un Marcel Proust à l'orchidée, lecteur de la princesse Mathilde et de l'impératrice Eugénie comme le robuste biologiste et philosophe Jean Rostand fils d'Edmond Rostand, le coq illustre de la littérature 1900, était le frère du parfumé Maurice Rostand, fin de race aux longs cils.

Quand je pense que je n'ai pas demandé de droits d'auteur pour toutes les phrases que m'a piquées Nini Sarkozy ! Eh ! Oh ! Bonhomme je ne t'ai pas encore donné le mode d'emploi de mon esprit paradoxal ... fais gaffe, tu risques bien un jour de tomber dans mes chausse-trappes !
Remarquez j'admets que quelque part c'est plus amusant qu'avec la nurse anglaise qui allait donner des fessées à tous les violeurs sans même savoir si les demoiselles avaient un peu apprécié ! Quant aux hommes battus, laissez-les vivre ma mie ! Les zébrures sur la peau ce sont les galons de l'amour ....

Il faut tout leur dire à ces modernes, Sade en aurait rugi ... quelle dégénérescence des moeurs politiques ! Encore un effort pour être républicaine, Ségolène ...

Le seul fait de lire un livre sera considéré comme un acte de résistance dans Sarkodisneyland ... imaginez un moment le type assis sur un banc à Sarkodisneyland en train de lire Proust ? Immédiatement embarqué par la police, prise d'empreintes génétiques, enfermé comme intello-pervers et forcé de regarder vingt-quatre heures sur vingt-quatre TF1 jusqu'à rééducation complète sous peine d'être considéré comme relaps !

Les ordonnances du docteur People : le matin prendre deux demi-heures de Voici avant et après le petit déjeûner, le midi, journal télévisé de Jean-Pierre Pernault, le soir Roue de la Fortune et avant de se coucher un bon bol d'air avec Cauet.

Il vaudrait mieux transplanter la capitale de la France à Miami, ce serait plus simple pour amarrer le yacht ...

Discours d'investiture :
"Nous serons des cambrioleurs honnêtes, nous donnerons de gros pourboires à tous ceux qui nous servirons bien ...".

"Depuis que nous sommes entrés en boutique ... (le style c'est l'homme)."

Le premier homme de gauche qui dira qu'il s'asseoit sur la morale aura gagné les élections, car enfin que veut le peuple, de l'efficacité et de la réussite et que veulent les intellectuels de gauche sinon exercer une magistrature morale, or il faut choisir soit être dans l'action et avoir le culte du succès ou soit juger d'une manière détachée ce que font les autres. Visiblement les théoriciens du socialisme n'ont pas compris cela.

Un peu de critique littéraire à rebours :
Rémi Mogenet alias Ramiel est professeur de lettres dans des lycées et collèges savoyards, il est capétien, le grand drame de sa vie étant de n'avoir pas réussi l'agrégation - aux tragédies que nous traversons l'on mesure la grandeur de nos ambitions - il explique sommairement chez Pierre Assouline que si Baudelaire, Flaubert, Hugo, Proust sont des auteurs de premier ordre, Barbey, Sainte-Beuve, Gide sont de second ordre.
Voici son texte in extenso :

Je crois qu’il faudrait redéfinir le rôle du critique littéraire. On en voit qui prétendent parler d’un livre, alors qu’ils ne font qu’énoncer des jugements personnels, souvent d’ailleurs piètrement argumentés. Payer des gens à cela, c’est quand même excessif. Le critique littéraire devrait chercher à informer, et puis c’est tout : il rend compte du projet d’un livre. Il peut toujours dire ce qu’il pense de ce projet, s’il veut, en une ou deux lignes à la fin. Mais je crois que la plupart des critiques littéraires peuvent être regardés comme incompétents.
Même historiquement, c’est criant. Barbey d’Aurevilly fut un des critiques les plus respectés et les plus payés de son temps, et il a dit pis que pendre des "Contemplations" de Hugo et de "La Tentation de saint Antoine", de Flaubert, qui sont tous les deux des chefs-d’oeuvre : mais Barbey ne jurait que par la tradition, et ces oeuvres grandioses en sortaient largement, ils éclataient du génie de leurs auteurs. Or, c’est ce qu’une critique rémunérée par des journaux bourgeois rejettera toujours, qu’elle le veuille ou non.
Même Sainte-Beuve a dit pis que pendre de Baudelaire, parce qu’il ne le trouvait pas assez classique. Et vous voyez que Gide a médit de Proust, qui valait bien mieux que lui (soit dit en passant, depuis la dernière fois que nous avons parlé de Gide, je me suis souvenu que j’avais lu un livre de lui, en fait : "L’Immoraliste" ; il ne m’a pas donné envie d’en lire d’autres, et d’ailleurs, je l’avais complètement oublié : mais j’ai réellement ouvert les livres de Gide qui se trouvaient dans la bibliothèque de mon père : je ne dis pas du mal de ce qu’il a écrit, mais pour ainsi dire, il n’a pas résisté à mon expérience de lecteur !).
Bref, il y a les auteurs de premier ordre, comme Baudelaire, Hugo, Flaubert, Proust, et les écrivains de second ordre, comme Barbey, Gide, Ste-Beuve : on voit les seconds, bien installés comme des rentiers de la bourse, juger les premiers, et n’exprimer, indirectement, à la postérité, que les raisons pour lesquelles ils ne sont, précisément, que des écrivains de second ordre ! Eh bien, être payé pour cela, c’est vraiment excessif.

Un certain nombre d'inexactitudes, Gide ne médit pas de Proust (cf l'éloge de La Recherche dans une lettre à Angèle de 1921), il a juste relevé quelques fautes de français du romancier. Ce n'est pas interdit, je suppose ? Sainte-Beuve parle du kiosque dans un kamtchatka littéraire au sujet de Baudelaire, est-ce dire pis que pendre ou seulement confondre les ordres de grandeur le nez collé sur la vitre du temps ?
Discours de Ramiel : normatif mais en rien explicatif. Présentation hâtive du professeur patenté. L'ironiste Gide lui échappe complètement, ce qui n'est pas très étonnant, le destructeur de l'ordre social ancien prend la tangente, logique : Ramiel est infiniment soumis à toute hiérarchie et à toute envie de médaille.
Ramiel est un poète - c'est lui qui le dit, un poète-lauréat tel qu'on en rêve - c'est aussi un agriculteur-écologiste, bio parmi les bios, un érudit local incollable sur la succession des ducs de Savoie et bien d'autres choses encore dont il nous tient au courant tout au long de ses différents blogs; heureusement il n'a pas le sens du ridicule, ni de l'autocritique sinon il serait mort de honte.
J'ai vu pire ... je lui accorde un brevet d'honnête homme et ma sympathie atterrée.

On pourrait faire la critique de la critique et ainsi de suite à l'infini ... en se perdant dans les sables de la méta-littérature et de la méta-psychologie. Mettons que je parie que la postérité, si elle existe jamais, ou si elle a plus d'existence que l'actualité, dira de Ramiel exactement ce que moi j'en aurais dit et secouera ses habits et sa poussière sur lui.

Le succès de Gide lui nuit, il est vrai que l'échec de Rimbaud ou la mort précoce de Lautréamont les servent beaucoup.

Nicolas Sarkozy today : "Je n'ai pas l'intention de me karchériser ...".

Quel dommage que Nicolas Sarkozy ne soit pas milliardaire et ne s'occupe pas de ses affaires au lieu de vouloir traiter les nôtres.

Mon job : 70% de sueur, 25% de paperasseries et 5% d'intelligence - enfin de mon intelligence ...

Les gus qui ont voté Sarkozy et qui tiennent des blogs sur le Net sont devenus bien silencieux, la modestie sans doute !

Faut-il regarder en-dessous ou au-dessus ? Vers le microcosme ou le macrocosme ? C'est la grande question du développement de la maîtrise de l'homme sur son univers immédiat qui se pose ... ce qui est sûr c'est que la brutalité a peu de chances de conquérir des territoires nouveaux, seule l'intelligence qui discerne, la main devenue un outil précis grâce à la technologie peuvent percer les secrets de notre environnement.
Etre comme le moine zen qui se concentre, fait le vide en lui-même et rassemble ses énergies pour atteindre le Nirvana. Les deux tentations de l'homme moderne, la vision intérieure, ou le regard extensif jeté vers le plein de l'univers, être au milieu du monde de l'extrême. Nouvelle sagesse ? Nouvelle direction du destin ?

Il y a la possibilité d'une philosophie, c'est en partant de la connaissance que nous pouvons y accéder. Non pas une connaissance perdue - tentation nostalgique d'un âge d'or - mais une connaissance retrouvée. Un chemin neuf ... qui vise le beau.

Bander l'arc, atteindre le coeur de la cible, tirer un seul coup, faire l'économie de ses moyens pour toucher l'unique but : l'esprit.

Il faut être au milieu de l'intelligence.

Rimbaud disait : j'ai trouvé le lieu et la formule.

Borgès citant je ne sais quel métaphysicien - Swedenborg si je ne m'abuse - disait qu'il y aura un paradis à la mesure de chacun, pour les pauvres d'esprit un paradis gris, monotone et sans attrait, pour les intelligents et les sensibles semé de mille fleurs et plein de délices renouvelés et pour les théologiens un paradis qui ressemblera fort à l'enfer.

Par exemple partager mon paradis avec Juan Asensio, ce casse-couilles de première, ce serait comme être en enfer. J'ai donné le premier nom qui me venait par la tête mais croyez que ma liste n'est pas limitative ...

Il y a plusieurs sortes de blogs, ceux qui m'amusent à dessein parce qu'ils ont un véritable talent comme le Lapinos, ou dans une moindre mesure Didier Goux, un peu trop journaliste peut-être et dont on voit les ficelles professionnelles, et ceux que je prends au second degré comme Ramiel, impavide dans son sérieux et irrésistiblement comique ou Montalte, vaniteux comme un pou et qui fait des efforts désespérés pour le cacher.
Il y a ceux que je lis en diagonale comme le Stalker qui n'a presque rien à dire mais le repète avec force sur une seule note, ou Guillaume Cingal dont les bouts-rimés sont un sujet d'étonnement - comment réduire dix ans d'études après le bac à si peu de chose ? A ce propos Claude Allègre est allé dire à François Fillon futur premier ministre qu'il fallait incessamment augmenter son traitement sinon on n'arriverait à rien (cf blog de Franz-Olivier Giesbert), je veux bien croire que les enseignants du supérieur sont peu payés en France par rapport à ceux qui sont allés aux Etats-Unis mais dans le cas de Touraine Sereine même en le payant dix fois plus que peut-on en attendre ?

Je crois - chacun l'admettra s'il est de bonne foi - qu'on conviendra que parmi les bloguistes - comme dans toutes les professions - on trouve le meilleur et le pire. J'aimerais que l'Education nationale et l'Université fassent une préparation sérieuse à la tenue d'un blog, d'abord parce que j'ai le goût des métiers inutiles, et ensuite pour la beauté de la chose. La geste épique des bloggeurs à la recherche d'un peu de notoriété prendrait enfin son sens même si elle y perd du relief.

Je suis allé au Vésinet ce qui m'a permis de voir "Le Palais Rose" de Robert de Montesquiou, pastiche fort réussi du "Grand Trianon", il a été récemment ravalé et il étincelle de mille feux. Je ne comprends pas qu'on ne republie pas son oeuvre écrite qui est loin d'être négligeable ... et puis c'est un personnage de la comédie littéraire.

Quelques blogueurs, quelques blagueurs, quelques copieurs et même quelques gaffeurs :
Franz-Olivier Giesbert dit FOG : milliardaire en nullités, s'entraîne pour le titre de plus mauvais blogueur du siècle qui commence, commis de presse aux abonnés absents.
Juan Asensio alias Le Stalker : faux Alphonse Allais, ne pratique que la grosse caisse et ne connaît que le triple forte.
Pierre Cormary dit Montalte le petit : s'est encore étalé sur sa tartine, karchérise les visiteurs comme son bon mait' Nicolas, s'est chié dessus un soir de référendum.
Michel Onfray : Onfray ce qu'on peut et Onfray pas grand chose.
Nicolas Baverez : laid comme Raymond Aron et encore plus piteux, plonge son nez dans l'assiette aux nouilles, croit en l'économie comme un dévôt d'arrière-boutique.
Pierre Assouline : biographe de second ordre, romancier d'ante-pénultième catégorie, a trouvé sa voie dans la tenue d'un blog dont il a emprunté le titre à l'argus du Net, bibliothécaire rose.
Valérie Scigala aka Dame Véhesse : euh ! euh ! comment dire ? Honneur aux dames c'est par ici Sciences Po' ...
Dominique Autié : l'ancêtre, le monument, se visite à heures fixes. Gargas prends garde voici ton guide !
Le Lapinos : petit terrier où l'on égorge les avorteurs, l'on y pratique la chasse aux renards de la grande presse, on y persécute les peoples et on constate la dégénérescence des moeurs féminines depuis notre sainte mère Eve.
Raphaël Juldé : pas un jour sans une ligne, faites très attention avant d'y pénétrer, des lecteurs y ont péri d'inanition, on en a retrouvé errant depuis trente-trois ans dans ces galeries souterraines, victime d'un malin enchanteur une vierge y a conservé sa fleur pendant soixante-dix années bien tassées.
Didier Goux : expert ès-gousseries ... cuisine l'à-peu-près et le calembour à la sauce normande, intarissable chroniqueur du dimanche toujours à la presse ...
Guillaume Cingal : normalien normalisé normalisant, dragée confuse à ne pas mettre en bouche, contagieux, à tenir à distance des petits génies de l'écriture.
David Madore : autre normalien, Pic de la Mirandole, va trouver pour bientôt la clef des champs.
Thierry Kron oder Der gross Traube : Johnny Hallyday du blog d'Assouline, dîne en ville, adepte du pince-fesses, fait des rencontres du troisième type.
Ramiel : insaisissable Alien, Maire de Savoie, a trouvé la fission de la tomme dans une fondue.

Ôde aux bites éteintes ...
Dès que j'ai ma première rime, je vous en parle. Je vais faire appel à mes amis du Club des poètes, Doux-Ramiel, Cingal-vieille-Taupe, Traube-sur-Sauce, Camus-la-Trique, Goux-vaille-que-vaille etc.

Ô belles bites fûmantes pour qui nous aimâmes nous mettre à genoux,
Soyez-nous fidèles en notre mémoire lassive et caressez-nous !
Les ancêtres avaient fondé sur vous de grandes espérances,
Et nous pauvres assoiffés de bien grandes réjouissances !

Les visions techno-fascistoïdes de l'avenir ... les petits proprios de la science à crédit.

En fait le blog et ses annexes a remplacé la correspondance, il n'y aura pas de correspondance du XXIème siècle - sauf exception artificielle, fausses lettres d'écrivains qui voudront renouer avec le genre épistolaire - c'est une chose unique dans l'histoire de la civilisation, nous ne connaîtrons rien de l'intime des hommes à travers leur quotidien. Plus de lettres d'amour, plus de comptes de ménage, plus de journalier entre deux ! Effacement de tout un pan de la littérature qui était plus que bi-millénaire des lettres à Lucilius jusqu'à la correspondance de Flaubert, Gide ou Proust ...

Le téléphone avait déjà porté un grand coup à l'échange épistolaire entre lettrés, au point que la seconde moitié du XXème siècle faisait pâle figure dans l'histoire littéraire, Internet a définitivement tué ce genre à part entière. Paradoxe de ce temps de transparence, nous effaçons nos traces ...

Une époque se définit autant par ses absences que par ses nouveautés et les quiproquos des regards qu'elle porte sur elle-même. Le temps de l'intime est révolu, puisqu'il n'y a plus de secret.

Le freudisme voulait mettre le dedans dehors, mais la révolution des technologies de l'information a réussi bien plus facilement et fortement son coup que l'espèce de confessionnal qu'était le divan, le Web divan public plus résolu, plus efficace, plus net.

Il faut vraiment manquer d'imagination pour ne pas voir que l'essentiel est ce contact direct - foin des agents littéraires, c'est être ringard qu'attendre qu'on vous mette en scène. Je pousse mon avantage jusqu'au bout en étant un Montaigne qui se moque du qu'en-dira-t-on publicitaire, je suis un libertin parce que je suis en liberté éditoriale.

Si Montaigne avait dû attendre les autorisations de l'Eglise ou la Royauté pour écrire et publier, il serait encore sous le boisseau. C'est ce qu'un Assouline ne comprendra jamais - ou fera semblant de ne jamais comprendre - en me refusant absolument la qualité d'écrivain, mais si comme lui je me livrais à un agent littéraire je n'aurais plus rien à redire, je deviendrais un jouet du marketing et de l'auto-censure. Moi qui me vante d'être l'homme le plus censuré du Web, d'Ecrits vains à Renaud Camus, en passant par Cormary ou qui vous voudrez ! Je hérisse le poil des semi-idiots car j'ai quelques décennies d'avance sur mon époque, je possède l'avenir à la grande haine des simples mortels qui me cotoient. Nabe qui se prosterne devant n'importe quelle divinité médiatique me fait sourire comme un enfant qui trépigne pour se faire remarquer de ses parents, même les murs de Paris sont requis pour afficher les dazibaos de sa pensée universelle.

Il n'y a pas trente-six mille solutions pour être libre, prendre refuge dans une Hollande de marchands comme Descartes, vivre à cheval entre une république et une royauté comme Voltaire, se trouver de puissants protecteurs qui ferment les yeux sur vos écarts comme Montaigne, vivre en marge et dans le ruisseau comme les poètes maudits. Le refus du système est congénital chez moi comme chez tout penseur original qui se respecte. Les autres je les connais, ils voudraient avoir la gloire de Baudelaire mais sans procès public et sans une vie de galérien des lettres, faire tourner les tables comme Victor Hugo pour finir en sénateurs républicains ... ce sont des perroquets verts nés pour les honneurs factices.

Baudelaire a eu le procureur Pinard mais pas la croix :
Relativement à la Légion d'Honneur. - Celui qui demande la croix a l'air de dire : Si l'on ne me décore pas pour avoir fait mon devoir, je ne recommencerai plus. Si un homme a du mérite, à quoi bon le décorer ? S'il n'en a pas, on peut le décorer, parce que cela lui donnera un lustre.
Consentir à être décoré, c'est reconnaître à l'État ou au prince le droit de vous juger, de vous illustrer, et caetera.
D'ailleurs, si ce n'est l'orgueil, l'humilité chrétienne défend la croix.


Etre né cela seul compte ... être reconnu n'est qu'anecdotique.

Etre bien né, expression familière de nos familles ... le poète est un aristocrate qui s'ignore et qui par cela seul dégoûte les gens du peuple.

Mon grand-père conseillant dans une lettre à son fils avant un entretien d'embauche : "Mets ta croix de guerre, cela impressionne ces gens-là !". Lui qui avait eu la légion d'honneur sans la demander savait bien ce que valaient ces médailles en chocolat. Son mépris pour les militaires qui avaient commandé la grande boucherie de 14/18 !

Exemple de propos de langue de bois, "Le Monde" du jour, entretien avec Jean Chaline, portrait robot de "l'Homo futurus".
On s'étonne naïvement que l'homme occidental actuel soit plus grand, plus fort, plus beau ... comme si on ne savait pas que depuis vingt ou trente ans on appliquait une sélection artificielle grâce aux progrès de la médecine prédictive - radiographie, échographie, scanner, IRM, génétique etc - on élimine sciemment les embryons déficitaires pardi !
Voilà le type de l'information grand public où l'on maquille la vérité pour mieux présenter un tableau moral au peuple ! Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ? Notre société, notre monde.

Tout le système est bâti ainsi ... et moi je suis le grain de sable qui raye le miroir.

Les sociétés fabriquent du mensonge comme l'huitre secrète de la nacre autour du grain de sable qui la gêne, le poète trouvera toujours que cela fait une jolie perle à son collier de mots et d'images. Le philosophe dira que c'est une énigme supplémentaire au monde.

Idée de roman : deux individus apprennent à se connaître à travers leurs blogs respectifs, échanges amoureux, disputes, ambition partagée, intrigue policière, question d'argent qui s'y glisse ... puisque les blogs sont devenus l'alter-égo de la correspondance, au roman par lettres devrait succèder le roman par blogs interposés.

L'intéressant c'est qu'il y a un regard tiers, une espèce de Marquise de Merteuil collective qui surveille ou espionne les échanges, comment préserver l'intime tout en se livrant au regard de tous ? Gageure de la société moderne.

Etre célèbre sur le blog de Montalte ? Vous êtes sûr que je le suis plus ici que sur mon propre site ? Faudra que je vérifie mes stats...
Ecrit par : Raphaël | 14/05/2007

Raphaël, les coups en-dessous de la ceinture sont interdits, bon ! chacun dans son coin et reprenez le combat dans les règles de l'art ...
Signé : l'arbitre des élégances entre gens de lettres.

Ultime allocution de J.C : j'aime pas les enterrements, même de première classe.

Je ne suis pas certain que Didier Goux soit à son meilleur - à son ton le plus juste - quand il traite de politique, par exemple le slogan "Sarko-Facho" c'est une clause de style quand on fait un peu de polémique politicienne, ça ne mange pas de pain et ça fait toujours plaisir en éveillant la mémoire historique des vieilles luttes, n'oublions pas que nous sommes une grande société oublieuse de tout et de son contraire et que deux ou trois petites exagérations par-ci par-là ça réveille !
En clair Didier Goux ce brave patachon de rédaction peut se rendormir aux pieds de son chien - ou le contraire indifféremment - ce n'est pas demain la veille que les féroces soldats iront mugir dans ses champs et que le "ça ira ça ira" résonnera dans son deux-pièces cuisine intégré, Michel Onfray veille sur la Normandie philosophiquement et rien ne peut plus lui arriver, Besancenot ne rejouera pas le jour le plus long sa musette du facteur sur le côté et Arlette ne sautera pas sur Sainte-Mère-l'Eglise en relevant ses jupes pour le plus grand effroi des populations.

Eh ben voilà ! Tous ces jaloux m'ont foutu en l'air le journal de Raphaël ! Y a plus ... comment je vais pouvoir petit-déjeûner de bonne humeur alors ?

Je confirme pour les aficionados du blog assoulinien : le mystère Ramiel est l'exception française, c'est même son extension savoyarde qui attire les foules sur ce blog. Personne ne peut nous le voler, on a essayé cent fois de le copier, vainement !

Franchement un pays qui fabrique des Juldé et des Mogenet à la pelle peut-il se dissoudre dans la mondialisation ? Je vous pose sincèrement la question et c'est d'un coeur affligé - un coeur de mère - que je vous demande de juger mes "petits" (comme disait Roger Couderc de ses rugbymans). Bande de couillons !

Message d'amour de Raphaël à Juan :
"Pour le reste, je t'emmerde. Gros bisous."
Non Raphaël, quand on est poli, on dit :
"Pour le reste, je t'encule. Chaud devant."
Mais c'est un détail comme dirait Le Pen, l'important c'est que ce soit littéraire.

Ah ! les formes, c'est toute l'écriture française ... parler pour parler, faire des arabesques et des ronds de jambe, des Madame si ... des Madame non ... que sais-je ? l'art des salons et des fumoirs ! les cafés, l'air de Paris ! Raphaël reviens-nous vite !

Sitting sur le site de Raphaël, extrait choisi du 15/5/7, moins un jour avant l'an 1 de l'ère sarkozyste :
Après le film, donc, le monteur répond aux questions de certains spectateurs. Il laisse tomber une prophétie glaçante : à son avis, bientôt, « tout ce qui est permis sera interdit, tout ce qui est gratuit sera payant, tout ce qui est en désordre sera en ordre. »
Bah ! Il y aura toujours au moins un cheveu rebelle sur la tête à Matthieu ...

J'ai passé deux heures à plier des lettres et à cacheter des enveloppes, je prépare mon reclassement professionnel, c'est beau l'avenir !

Infection par le Net : ma monitrice de recherche d'emploi m'écrit mes lettres de motivation - motivé ! motivé ! - je repasse derrière pour corriger les fautes - "voila" y a perdu son accent sous l'influence, je suppose, du Web et de son célèbre moteur de recherche ! On n'arrête pas le dépouillement des bonnes âmes.

Tout le monde veut que je perde mon job qui rapporte de l'argent au pays - des devises aussi car je fais la moitié de mon chiffre à l'étranger - pour en exercer un totalement inutile mais qui serait régulier ! Ô magie des paradoxes !

Chez les homos même les "Veni creator" sont musclés ! Curieuse façon de voir la critique musicale ne trouvez-vous pas ?
Cf le blog de Gvgvsse.

Si vous aussi vous vous sentez discriminé pour une raison ou une autre dans votre vie de tous les jours, composez le 114, c'était une annonce dans ma série "Non, Lorant Deutsch n'est pas petit".

"Contes pourris", ce sera la suite moderne des "Contes cruels" de Villiers de l'Isle d'Adam. Je n'ai qu'à prendre mes modèles in situ, dans le vif de l'actualité.

Ascension de Fillon ... quelle promotion pour un petit sablé qui rêvait de devenir grand !

De Villepin restera comme un cocu des Lettres à qui il entendait faire un enfant avec Dame Politique ... être Chateaubriand ou rien, ce fut rien.

"Tais-toi Hal !" ce sera le mot suprême de la civilisation ...

Les oeuvres complètes de Dominique Galouzeau de Villepin reliées en veau ... trente-trois tomes de mémoires à paraître jusqu'en 2040 en souscription pour tous ceux qui veulent meubler leur résidence secondaire ! Ah ! la bibliothèque, un chapitre que n'a pas abordé Renaud Camus dans ses dix-huit leçons sur la meilleure manière de massacrer efficacement une maison de campagne ...

On va encore dire que j'exagère (toujours les mauvaises langues qui fréquentent le Net). Titres de quelques-unes de ses oeuvres : Le cri de la gargouille, Le requin et la mouette, Eloge des voleurs de feu, les Cent-Jours ou l'esprit du sacrifice, Un autre monde, L'homme européen, Urgences de la poésie (urgence de la retraite sonnerait mieux) etc.

Tarabiscotage et compagnie pourrait résumer l'esprit général de son oeuvre écrite.

Quand on est à ce point dépourvu d'esprit il est toujours inquiétant de prendre la plume - pour l'intelligence du lecteur.

Il y a quand même quelque chose que j'ai apprécié dans les quarante ans de carrière politique de Jacques Chirac : il n'écrivait pas.

Il vaut mieux laisser l'écriture à des pauvres types, c'est leur bouée de sauvetage ... le récit des échecs successifs est beaucoup plus drôle que la marche glorieuse des puissants de ce monde. Raphaël Juldé a tout compris, il rate tout ce qu'il entreprend afin de mieux nous amuser avec les petites catastrophes dont il s'abreuve la mémoire tous les jours.

Vous savez pourquoi Pierre Cormary et Juan Asensio ne seront jamais des écrivains de talent ? Parce qu'ils veulent passer pour des gens importants, dont l'intelligence éclaire le monde et autres balivernes. Pour être écrivain il faut assumer sa sottise jusqu'au bout, sa maladresse sociale, son inexistence politique, sa bêtise existentielle, sa mécompréhension de tout ce qui est sérieux et se faire un socle inamovible de sa retraite au monde.

Au fond pour être un bon écrivain il faut beaucoup de courage de solitaire. Naviguer seul dans les eaux troubles de son temps ou sur les eaux fangeuses des mots ...

Paul Reynaud a intitulé ses mémoires : "La France a sauvé l'Europe", sous-entendu j'ai sauvé l'Europe, au fond ce qui perd ce genre d'homme c'est la petitesse du rêve, n'importe quel écrivain aurait écrit : j'ai sauvé le monde !
Et ce serait vrai quelque part ...

Jésus-Christ a bien dit qu'il avait sauvé l'humanité ... et il a été cru !

J'avais perdu le chapeau de dévôt, heureusement Lapinos m'y a fait penser, or qu'est-ce qu'un dévôt sans chapeau, je vous le demande ? Il faut se couvrir devant la toute-puissance ...

Maintenant Monsieur de Villepin va devenir le nouveau Monsieur de Norpois en hantant les salons pendant les trente prochaines années et en expliquant tout ce qu'il faut penser de la situation présente, passée et future ... avec un peu de chance il trouvera une marquise de Villeparisis pour tenir la chandelle ou l'éteignoir.

Jacques Brel disait qu'au fond c'est mal-poli d'expliquer, car cela voulait dire, je suis plus intelligent que vous.
C'est bien pourquoi je ne me donne presque jamais la peine d'expliquer quoi que ce soit, d'ailleurs toute explication finit par tourner à l'exercice scolaire avec un côté irrésistiblement parodique et redondant.
Si c'est voulu, très bien, sinon on se ridiculise soi-même.

A Versailles le bâti de la ville est tellement large qu'on a l'impression d'une capitale de province - à la fois une ville endormie et historique mettons comme Angers, Orléans ou Tours - et quelque chose qui flotte dans l'air, une prémonition de la ville neuve de Washington dessinée par Lenfant.

Avec ma carte de transport gratuite je prends n'importe quel train et je me retrouve dans un tortillard qui n'avance pas, j'ai l'impression de jouer dans un Courteline de l'époque 1900.

La pauvre Villepin qui va brâmer après sa grandeur perdue persuadé jusqu'au bout qu'on le rappelera et que la France a besoin de lui alors que ce n'est que son numéro de lèche-cul auprès de Chirac qui l'avait mené où il s'est trouvé !

Je m'attends toujours à ce que Ramiel nous dise : Allons ! je vous ai bien eu, je le faisais exprès !
Mais je crains bien qu'il ne soit de la race des profs insubmersibles ... pire que le Titanic.

C'est épouvantable ! Didier Goux a remis le couvert au théâtre ce suaire ! Il n'y aurait pas un remède prophylactique contre ce palu verbal ?

A Versailles un jour d'Ascension la cathédrale Saint-Louis vide, archi-vide, je m'y promène tout seul ! Pareil l'autre jour en l'église Notre-Dame aussi grande, aussi glacée que toute cette architecture néo-classique. Je me dis que si dans un endroit aussi bigot que cette ville royaliste - un magasin de piété place Saint-Louis montre bien sa vétusté et son usure manifeste - les églises sont désertes les jours saints, qu'est-ce que ce doit être dans le reste de la France ?
Une France s'en va ... elle est remplacée par les yachts pour les plus riches et les Eurodisneys pour les plus pauvres.
Je ne risque pas de trouver de travail à ma mesure dans ce genre de pays ! Je suis une survivance ... comme on disait dans Saint-Simon quand on héritait d'une charge.

Je suis encore plus décalé que Raphaël Juldé c'est dire !

Je vais faire une livraison à un des - nombreux - sièges d'EDF à Paris, quel luxe de personnel ! Trois hôtesses à l'accueil, mais ce n'est pas le bon accueil, il faut que je me rende à l'accueil "courtier", plus tout le personnel de sécurité, le type à la barrière électrique, ceux qui sont devant les ascenseurs etc. Si l'on voulait rationaliser tout cela que de gens sur le carreau, mais c'est ce que j'appelle des emplois de standing propre aux lieux de pouvoir, il suffit de se rendre à l'Assemblée Nationale ou au Sénat pour s'apercevoir du nombre immense de glandeurs qu'on emploie pour la montre ! Déguisez-moi avec un bel uniforme et une lourde chaîne d'huissier et me voici un indispensable de la République, ou bien mettez-moi en bas de mon immeuble pour retenir la porte quand les petites mémés à chien-chien passent et tout de suite mon domicile deviendra une résidence de luxe. Au fond le plein emploi, c'est simple comme jourbon, il suffit de revenir à la France de 1900, celle de la Belle Epoque avec son armada de petit personnel de maison qui faisait les délices de Marcel Proust au Grand Hôtel de Balbec saluant l'armée des chasseurs comme de jeunes lévites gardiens du temple !

La démocratie moderne c'est à dire la société médiatisée ou le droit absolu de montrer partout et en tout temps l'étendue de sa stupidité au monde.

Je démissionnerais bien de la vie mais je crains que ce ne soit fatal.

Il y en a qui démissionnent de la réalité - trop fatigante - ils se réfugient dans la rhétorique de la foi ou dans l'idéologie politique ...

J'ai enfin compris, Ramiel faisait partie de l'équipe du Splendid, c'est lui qui jouait Monsieur Preskovitch dans Le Père Noël est une ordure, voici sa phrase finale qui l'a trahi dans sa note du 19/5/7 : J'y reviendrai sans doute, à l'occasion. "Oui revenez donc plutôt à l'occasion ou à un autre moment" lui lance Thierry Lhermitte alias Pierre Mortez.

Ah ! Il m'a bien eu l'animal, moi qui croyais que c'était pour de vrai quand il jouait le rôle de l'idiot du village virtuel !

Savez-vous pourquoi Orange mécanique "ne passe plus" ? Parce qu'elle est devenue réalité alors qu'elle avait comme tout bon film qui se respecte fonction de fiction. Quand les prophéties sont accomplies les prophètes perdent leur aura, à la rigueur il faut s'en débarrasser comme victimes expiatoires de nos propres fautes et témoins de notre passé, regardez Jésus !
Certes de l'ennui et du désoeuvrement naissent les meilleures choses et les pires, la cruauté gratuite et la bonté, les jeux de l'amour et de l'art, seul l'homme constamment occupé à des taches animales, se nourrir, se reproduire, se préserver des prédateurs peut ignorer le mal et le bien.

De ce film de Kubrick, il n'en reste que la musique qui se suffit à elle-même ...
Scientifiquement parlant la réalité dépasse la fiction. Car il s'agissait évidemment d'une fable de science-fiction pour ceux qui n'avaient pas compris.

Vous savez très bien pourquoi le marxisme est entièrement faux, parce qu'il réduit l'homme à des fonctions existentielles élémentaires - des besoins animaux - Karl Marx avec beaucoup de peine et d'atermoiement - il est trop intelligent pour ne pas voir qu'il induit en erreur les lecteurs du Capital - finit par définir la valeur comme un équivalent-travail, ce qui est le contraire du propre de la condition humaine, dont les fonctions imaginaires dépassent le cadre physique de sa présence corporelle, l'homme un être débordé ... constamment en rupture avec lui-même, le déséquilibre est le moteur de son activité. Normalisez-le et vous le réduisez à un petit tas de fonctions inutiles.

On pourrait définir l'homme par sa capacité de résistance à la pression du réel. Il équilibre sa présence au monde par une fuite dans l'imaginaire d'où découle toute science et tout art. Toute manière de se tenir au monde.

Les animaux se laissent aller au courant d'une onde pure ... pas l'homme, conscient de sa singularité, impur comme un grain de matière dans la lumière.

Mon Quizz perso.
Les quatre livres à emprunter et à ne pas rendre :
Dernières pensées d'Henri Poincaré.
Calcul des chances et philosophie de la Bourse de Jules Regnault.
Poésies de Stéphane Mallarmé.
Eloges des Académiciens de Fontenelle.

J'ai inventé un système de blagues automatiques, qui permet d'économiser le temps et rationaliser le rire comme tout bon penseur qui se respecte. Comme je suis partisan du logiciel libre, je n'ai pas déposé de brevet et tout le monde peut enrichir ma méthode avec diverses adjonctions personnelles.

C'est curieux ce gouvernement qui fait cohabiter Roselyne Bachelot et Christine Boutin ! Que vont-elles avoir à se dire ?
Enfin j'ai ma ministre, Rachida Dati ... le bonheur est au fond du jardin sinon des sceaux.

Bernard Kouchner, celui dont on disait qu'il était un tiers-mondiste, deux-tiers mondain ... ou la mouche du coche télévisuel !

Un bon exemple d'esprit qui parle de ce qu'il ne peut pas comprendre : Gilles Clément, le jardinier.

On a pris l'habitude dans les médias d'interroger comme des oracles tous ceux qui ont réussi dans leur petit secteur réservé en leur laissant croire qu'ils sont des esprits universels, ils finissent pas se prendre vraiment pour ce qu'ils ne sont pas !
Quand on parle d'un bilan énergétique, il faut distinguer l'efficacité du système de transformation de la consommation globale. Avec la même quantité d'énergie vous pouvez accomplir des résultats qualitativement très différents, or dans nos évaluations "journalistiques" on ne tient pas compte de la transformation mais seulement du résultat apparent.
Hier soir sur Arte reportage très intéressant de la transformation d'un haut-fourneau au sud de Chicago, le plus grand des Etats-Unis, il produisait 7000 tonnes d'acier par jour depuis 1974, on l'a arrêté en 2004, une entreprise belge l'a reconstruit sur place en cinq mois (au lieu de deux à quatre ans) en réutilisant en partie ses éléments primitifs, il produit maintenant 10000 tonnes d'acier par jour. Bon exemple de recyclage de nos industries. Cf Geo Magazine.

Connaissez-vous beaucoup de journalistes qui sachent lire un cycle de Carnot ?

Le concept de planète finie ne vaut pas parce qu'il ne tient pas compte des échelles de dimensions différentes dans lesquelles l'homme intervient. Il vaudrait mieux parler d'un univers stratifié en espace de phases, mais c'est le genre de concept abstrait qu'il est difficile de faire passer dans le grand public.

L'espace humain est multi-échelles, il n'y a donc pas de sens à considérer sous un seul point de vue - avec des lois linéaires qui plus est - son intervention sur son environnement.

Je me rends bien compte qu'il faudrait faire un effort pour présenter un tableau global du développement de l'humanité - c'est un travail que je pourrais entreprendre mais j'avoue ne guère être encouragé dans cette voie, donc je ne laisse que quelques esquisses à charge pour d'autres de les développer.

Je crois qu'il y a une philosophie des sciences implicite présente en chaque savant et que d'une certaine manière il ne suffit pas de les mettre bout à bout pour donner une "systémique" globale de la technologie.
On sait que grâce à l'informatique et à sa puissance de calcul - et donc de représentation - modèles et théories se rejoignent dans beaucoup de disciplines fermement constituées. De même si la science académique était disjointe des applications bricolées de la mécanique aux XVIIème et XVIIIème siècles, peu à peu a émergé une jonction entre les deux, notamment aux Etats-Unis où il n'y avait pas de prévention contre l'ingénieur et où un Edison était considéré à l'égal des grands savants - le sorcier de Menlo Park ainsi le nommait-on dans les journaux.

La technologie c'est la technique investie par la science.
L'innovation peut venir de multiples sources, il n'y a pas de faisceau unique de lumière qui viendrait de l'université par exemple !

Les idées fausses se multiplient à mesure que la science progresse, quel paradoxe ! Plus les spécialisations sont rendues nécessaires plus les chances d'incompréhension se renforcent entre gens qui ne parlent plus le même langage, car ne nous y trompons pas si la science cherche des sténographies qui économisent la pensée comme dirait Poincaré, si elle ordonne les faits à haut rendement, si elle prolonge tout point de vue concret par une idée abstraite qui le justifie (ou le précède), elle - c'est l'envers de la médaille - sépare les hommes les uns des autres puisqu'il n'y a plus de langage immédiat, de langage naturel qui les réunit.
Combien de fois l'informaticien va se heurter à la difficulté à faire comprendre son langage au biologiste à qui il remet une nouvelle machine ? Le mécanicien cherche des ponts avec le chirurgien pour échanger son point de vue sur la nouvelle prothèse. L'économiste de la santé tente d'évaluer la nouvelle pharmacopée que l'industriel lui propose en terme de rapport coût-avantage. Le politique fait sa sauce avec les rapports d'experts et cherche le liant pour faire passer auprès du public un discours technique qui le dépasse etc.

Et en plus les nostalgiques de tous poils viennent présenter les solutions d'avant-hier comme des remèdes de grand-mère souverains contre tous les maux de la société ! Il y a de quoi y perdre son latin ...

Comme tout serait simple si le monde était évident !

Un bon exemple trouvé dans l'excellente série "Docteur House", on fait des analyses de sang automatisées maintenant grâce aux ordinateurs, du coup un patient, un célèbre journaliste victime d'une aphasie, passe à travers les mailles du filet, si on avait regardé son sang sur une lamelle de verre n'importe qui aurait reconnu les parasites de la malaria !

Il faut savoir où chercher la solution et employer la bonne méthode car il n'y a pas de truc universel pour deviner la vérité. CQFD !

En général c'est ce que je lis sous les propos issus du bon sens commun, ceux qui ont trouvé la méthode globale (assimil rapide) qui permet de répondre à toutes les interrogations et calmer toutes les angoisses.

J'aime bien mettre des signes de piste dans mes écrits, des germes qui n'attendent que de cristalliser dans des conditions favorables.

Cet après-midi on m'a dit que j'avais l'air d'un professeur, Seigneur ! Qu'ai-je fait pour mériter une telle disgrâce ? Mon air posé paraît-il ... donnez-moi tout de suite des excitants que je ne ressemble plus à cette vision d'horreur !

J'aime beaucoup les jardins et je n'ai rien contre les jardiniers mais il faut être badaud comme le sont les journalistes pour demander sa philosophie du monde à un arracheur de mauvaises herbes en attendant qu'il vous serve autre chose qu'un roman bucolique ! Je sais bien que Voltaire a dit qu'il fallait philosophiquement à la fin de tout cultiver son jardin mais c'était un peu une métaphore de grand seigneur de l'esprit, pas à prendre au pied de la lettre ou de la bêche.
Ferdinand Bac c'était autre chose, un artiste dans l'âme, un écrivain et un dessinateur, jardinier par loisir dans la seconde partie de sa vie, créateur de paysages intellectuels et raffinés, une rareté !

On peut quand même noter des étrangetés dans le système capitaliste américain, il a fallu que le haut-fourneau explose en tuant deux ouvriers pour qu'on songe à le remplacer alors que l'on savait bien qu'il était à l'extrême limite de la vétusté. D'ailleurs il n'y a même plus de compétences aux Etats-Unis pour le démontage et le remontage sur place et il a fallu après appel d'offre laisser le marché à des belges au grand scandale des syndicats ! Syndicats qui se marchent sur la tête en obligeant les ouvriers à avoir la carte pour exercer au point que dans le cas qui nous occupe, l'ingénieur belge qui faisait marcher les convoyeurs était doublé par un ouvrier américain à 7000 dollars par mois (payé au prorata du nombre de roues de l'engin) qui le regardait faire puisqu'il ne maîtrisait pas la technique. On comprend mieux à ce régime la profonde désindustrialisation du pays ! Les USA ne peuvent trouver leur salut que dans la haute technologie à ce compte.

Mort de Pierre Gilles de Gennes, Georges Charpak le qualifie d'esprit universel. Pédagogue autant que théoricien, touche-à-tout de génie, il a marqué la physique française en lui faisant toucher terre quand certains s'éloignaient dans la stratosphère des abstractions pour le plaisir de l'abstraction. On se souvient de ses cruelles saillies sur la chimie quantique par exemple (les "oripeaux" de cette discipline formelle selon lui). Il ne croyait pas que la dignité de la science se résumait à faire de l'art pour de l'art et que l'académisme était le fin mot du monde.

Olivier Bruley alias Adonis pour les intimes met des copyrights à ses textes, moi je sens que je vais mettre un trade mark (TM), à mon pseudo iPidiblue ... en fait si jamais - un jour, on ne sait pas - j'avais une bonne idée, quelque chose de vraiment profondément original, j'aimerais que tout le monde la copie et en profite largement. Lancer un mème qui va faire son chemin de par le vaste monde, qui va bouleverser les consciences et notre vision des choses, par exemple est-il plus belle gloire que celle de l'inventeur de la roue ? Peut-être furent-ils plusieurs, peut-être que cette idée renaquit à plusieurs reprises dans l'histoire des hommes et même certainement, je crois que c'est là la différence entre l'art et la science, l'oeuvre d'art laisse une marque propre qui définit une personne, l'invention technique ou la découverte scientifique appartient à tous. C'est peut-être une plus belle gloire, plus profonde, plus vraie parce qu'elle tend à l'anonymat. Dieu n'est-il pas l'anonyme par excellence ? Le tout-puissant invisible qui a tout fait sans demander de compte et de reconnaissance ? Ce sont les religions qui se trompent en voulant que nous rendions hommage à un dieu particulier, le véritable dieu est modeste ... infinimement discret. Il attend la fin du monde et des hommes tout au plus ... pas besoin d'espérer pour entreprendre.

Mettre des copyrights comme on met des voilages à la fenêtre de son cosy, pour empêcher qu'on regarde par-dessus son dos ou pour brouiller la vision du vaste monde ?

Olivier Bruley est homosexuel et un peu Narcisse sur les bords ... sa fin est en lui-même.

Le nom, qu'est-ce que le nom ? Connaissez-vous le véritable nom d'Homère ou de Shakespeare ? Tendre à l'absolu anonymat des constructeurs de cathédrales, la société est une vaste cathédrale dans laquelle nous passons sous des piliers profonds.

Un scoop de Didier Goux : il y aurait eu un carambolage sur les Champs-Elysées !
Deuxième scoop : c'est un secret d'Etat.
Troisième scoop : nous enquêtons.
C'est beau les hautes études de journalisme ...

Comme le disait un noble intervenant sur le blog d'Assouline, Renaud Camus mérite une lumière braguette sur son "Journal", lui aussi, il n'y en a pas que pour Julien Green et André Gide dans la littérature de pissotière !

Légèrement compassé le cher Julien Green et légèrement composé le cher André Gide ... et quant à Renaud Camus sérieusement décentré voire décomposé.

Vous connaissez la réponse de Gaston Gallimard à qui l'on proposait d'édifier un monument en l'honneur de Marcel Proust sur les Champs-Elysées, "Il l'a déjà : vous oubliez la pissotière du Rond-Point des Champs !". Il ne pouvait pas prévoir que Jean-Claude Decaux enlèverait toute moralité à cette artère fameuse jusqu'ici ...

Je suis né d'outre-connerie dans un pays très peuplé par la volonté des dieux ... et des démons !

Il est marrant Ramiel avec lui on retombe toujours sur ses pattes ! Platon et Homère, même combat, la Bible et le Vedanta, même topo ! On ne doit pas s'ennuyer dans ses cours puisque tout est dans tout et inversement les petits malins doivent s'en donner à coeur joie pour tirer de bonnes notes, suffit de faire une belle macédoine et de touiller fort pour faire plaisir au maître.

Je ne suis pas perturbé au point de confondre les hommes et les animaux comme Léautaud, Michel Simon et Céline.

Deuil national - et peut-être même universel : Colombani est mort au monde.

Certains disent qu'il va se retirer dans quelque Trappe profonde pour méditer sur l'ingratitude du monde d'ici-bas, sublunaire et imparfait qui nous abrite. Il ira faire la leçon à Dieu et à ses anges et même aux messagers du démon qui viendront le tirer par les pieds les nuits d'orage. Pauvre enfant de Jean-Marie !

Photo officielle de Nicolas Sarkozy en pied aux côtés d'un drapeau français et d'un autre européen : on aurait mieux fait de le mettre à côté d'un double-mètre pour vérifier sa taille réelle ! Des fois qu'on aurait des surprises d'ici cinq ans ...

Sur "Ecrits vains" ils ont trouvé le chantre épique de leurs activités morales et verbales en la personne du jeune Guillaume, vingt-deux ans aux fraises, bof ! je dirais, Camille Saint-Saëns a mis déjà tout cela en musique dans son "Carnaval des animaux", l'âne qui braie sa certitude d'avoir raison seul contre le monde entier, le cygne qui glisse entre les nuages sans être troublé par les émotions publiques, les hémiones qui courent dans tous les sens en se proclamant apolitiques, l'aquarium qui brille de mille feux pour mieux faire people, le lion qui marche royalement entre les excrèments, les poules et les coqs qui essayent de se séduire mutuellement, les tortues qui lisent le journal et copient-collent à qui mieux-mieux, les kangourous qui boxent dans le vide, le coucou inutile et sonore, les pianistes qui tirent sur leurs gammes pour faire du bruit, les fossiles toujours présents et jamais lassés de faire cliqueter leurs os ...
Comme vous le voyez, rien de nouveau sous le soleil.

Un bon critique - un critique impartial - devrait dire à ses auteurs de prédilection : mourez, je ferai le reste ! Moi j'aime les écrivains nés posthumes ... c'est sans méchanceté que je le dis.

Le diable aussi se met en quatre et il n'arrive pas toujours à de bons résultats, comme quoi l'excès de zèle ...

Quand je pense qu'il y en a qui se plaignent alors que nous avons enfin notre Tintin : Bernard Kouchner et en plus il a épousé une belge !

Peoplepolis, comme Métropolis cette cité nouvelle qui attend son Superman ... un être lumineux qui transcendra les médias et dissoudra les ombres !

C'est vrai qu'il a raison Didier Goux, Jacques Brel n'aurait eu aucune espèce d'indulgence pour lui ... enfin en général, dans l'abstrait, dans la vie réelle, il prenait en pitié les pauvres types et il levait le coude avec eux pour écouter leurs petites misères ! Je crois qu'il lui a répondu d'avance, il n'en voulait pas à ceux qui ne l'aimaient pas, il trouvait cela normal, il rajoute même "est-ce que vous croyez que je les aime toujours les gens ?" Lui au moins ne faisait pas semblant ... laissons à Enrico Macias l'amour universel, il fait ça si bien et il n'a même pas besoin de se pochtronner pour dire des insanités.

Jean-Claude Van Damme, le célèbre belge humoriste d'Hollywood disait qu'il aurait voulu incarner Jacques Brel à l'écran (!), mais il rajoutait d'un air désolé - c'est un grand comique qui s'ignore - "malheureusement je suis trop musclé !", moi bizarrement j'aurais plutôt pensé que c'était du côté de la cervelle qu'il péchait ... mais bon je suis un peu victime des apparences aussi, il a raison au fond le comique belge de Sunset Boulevard, tout est dans le physique ! Regardez Didier Goux par exemple, avec son physique à la Oliver Hardy, il est cantonné dans des rôles de comique troupier peut-être à son grand regret alors qu'il se voyait plutôt incarner un Cary Grant ou un Clark Gable !

Yfig me disait l'autre jour que j'étais fada - il n'en pense pas un mot - mais c'était pour me remonter le moral, si j'étais un vrai fada je serais toujours de bonne humeur mais moi aussi je joue un rôle alors sur le blog d'Yfig je suis un fada, bon ! ça ne mange pas de pain si ça ne rapporte rien. En attendant je m'emmerde à cent sous de l'heure ... et encore cent sous c'est les bons jours !

Je ne connais rien de plus insipide et formaté que l'interview d'un acteur hollywoodien - c'est là où l'on voit la supériorité de la vieille Europe sur la jeune Amérique quand on se poile à écouter Jean-Claude Van Damme qui a gardé tout son naturel d'Outre-Quiévrain ! Sauf exception car j'ai dû me tenir les côtes après avoir entendu Brad Pitt dire lors de la sortie de Troie (I mean !) qu'il était prêt à se battre pour défendre ses idées, je n'ai pas réussi à me faire une vision précise de ce à quoi pouvait ressembler une idée d'un Brad Pitt ? Et encore moins que cette femelle épilée et hormonée puisse se battre au nom de ses principes dans quelque circonstance que ce soit ! Je suis en train de lire la biographie de Bussy-Rabutin, le cousin de Madame de Sévigné, par Jean Oireux, à cette époque la noblesse de sang se battait pour un oui ou pour un non, par pur plaisir, par gageure, par vantardise, par idiotie, par amour, par défi au Cardinal de Richelieu ... mais comme depuis on a complètement émasculé la jeunesse occidentale, je ne vois rien qui ressemble de près ou de loin à cette humeur belliqueuse dans mes contemporains.

Je me sens à une distance tellement incommensurable de mes contemporains que je m'étonne même parfois de ne pas être invisible !

Foutaises et foutrasies ! Tout est bon pour prendre mèche avec le pouvoir et accumuler honneurs et argent !
Des scientifiques prétendent que le niveau des mers monte, mais d'autres ou les mêmes soutiennent que le Mont Saint-Michel s'ensable et qu'il faut lancer une entreprise d'envergure pour lutter contre ce fléau, si c'est le cas il suffit d'attendre quelques décennies et la Manche se chargera de désensabler la baie du Mont Saint-Michel sans y faire faute ! La solution est si simple qu'elle paraît évidemment inaccessible aux gogos de tous poils qui encombrent les ministères et à ceux qui réclament des crédits afférents.

iPidiblue fait de Lettres.
Il suffit d'une négation pour annuler toute la création.

Il n'y a plus de héros ... il n'y a que du bonheur !

Comme les instituteurs de 1900 qui aux dires de Péguy étaient des espèces de militaires civils, donc encore plus sévères, des moines laïcs enrégimentés au service de l'Etat, je représente tout ce que déteste mon époque, l'homme en noir plus glorieux de ses défaites que de ce qui brille, de l'or et de la lumière.

Le peuple français est heureux et donc peureux - les Lettres n'y auront rien à y gagner.

Pour vivre pleinement il fallait accepter de souffrir, encombrer sa mémoire avec des rêves et des tumultes, je laisse un peuple de professeurs et de vieilles filles s'accomplir sans moi. Et encore il y a des vieilles filles qui ressemblent peut-être encore à des vierges ombrageuses ...

J'ai aimé tel quel Jean Marais, dans Le Capitan il redonne tout son lustre à ce que fut la fleur de la noblesse française dans cette époque glorieuse et enchantée du siècle du Cid, lors d'un duel, il dit à son adversaire, je me bats pour le Roi, je me bats parce que je suis amoureux, je me bats pour Dieu, je me bats par plaisir ... tout en riant aux éclats de la mine sérieuse et déconfite de son adversaire.

Bel orage hier après-midi vers dix-huit heures ... j'étais à pied dans le centre de Paris, j'en ai donc bénéficié largement.

On ne dit pas professeur quand on a du talent, Pierre-Gilles de Gennes fut physicien, Henri Poincaré mathématicien et Stéphane Mallarmé était poète ; seuls sont professeurs Pierre Assouline, Guillaume Cingal et David Madore.

Je suis assez fier de ne pas être aimé de cette race singulière qui enseigne tout ce qu'elle n'a pas inventé.
Je me souviens encore des éclats de haine - je les ai vécu ou on me les a raconté - de ces vieux professeurs blanchis sous le harnois contre ma personne lors de conseils de classe ou dans d'autres circonstances publiques ! Comme ils avaient vite compris qui j'étais montrant qu'il leur restait une lueur d'intelligence, si je puis dire.

Je suis un grand silencieux - je dis cela pour mes lecteurs qui ne me connaissent pas - et j'ai souvent été troublé par les rages folles et subites de certaines personnes que je cotoyais et avec qui je n'échangeais que quelques mots de politesse impersonnelle tous les jours. Que leur avais-je fait ? J'ai obtenu cette réponse il y a longtemps ...

On agite une forte question chez les amis de Renaud Camus : quand est-ce que la civilisation atteint son sommet ?
Je l'attendais depuis longtemps, ma réponse est simple tout autant que naturelle : la civilisation atteint son sommet avec Ramiel, point final ! Ou bien autre réponse de même tonneau voire d'aussi belle eau, elle atteint son point final avec Jean-Claude Van Damme, période, comme dirait notre ami Von Kron und Traube. Je n'en démords point et si l'on veut me chercher noise sur ce sujet-là, il faudra m'en rendre raison ! On a d'ailleurs vu des races qui finissaient sur une querelle moins mesquine, alors gare toi, bâtard de ta mère ! Sauf votre respect ...

Compagnons de la Marjolaine,
Gai, gai, vive le guet !
Goûtons voir si le vin est bon,
Goûtons voir, goûtons voir ....

Je suis intarissable tout autant que Goux quand il s'agit des vieilles complaintes et jeunes refrains de nos plus vieilles années.

Quand le monde sera tellement parfait que nous ne songerons plus qu'à le fuir ... il n'y aura pas assez de fenêtres assez hautes et assez nombreuses pour résister à la presse !

Tout dégénère depuis les Tyranosaures Rex, c'est dire !

Quand on éditera les oeuvres complètes du sieur Goux, il y aura aussi du déchet ... c'est dire qu'il se fera tout petit quand le bon Dieu écoutera la somme d'âneries que Saint-Pierre lui lira sous son nom !

In texto ou in situ, voici l'immortel :

Pour ce qui est de Brel, maintenant. J'ai achevé de me déprendre de lui (car je l'ai énormément aimé) il y a une quinzaine d'années, peut-être un peu moins, en découvrant l'interview qu'avait faite Michel Polac de lui en 1968, au moment de cette pantalonnade qu'était "L'Homme de la Mancha".
Durant vingt minutes, Brel enfilait des lieux communs sur Don Quichotte avec le sourire satisfait de celui qui sait... pour finir par dire qu'il n'avait pas lu Don Quichotte, que c'était inutile, que le personnage existait en soi, gnin-gnin-gnin.
Je serai charitable et ne vous remettrez pas en mémoire des vers immortels comme :

Les blés sont pour la faucille
Les soleils pour l'horizon
Les garçons sont pour les filles
Et les filles pour les garçons

ni comme :

Il peut pleuvoir sur les trottoirs
Les grands boul'vards
Moi j'm'en fiche
j'ai ma mie auprès de moi

et encore moins comme :

Au printemps au printemps
Et mon coeur et ton coeur
sont repeints au vin blanc

Non, non, soyons charitable. Mais même dans les chansons de la "maturité", il y a des choses "à se pisser parmi", comme on disait dans le Dauphiné. Notamment dans ce monument d'indécrottable bourgeoisisme que sont "Ces gens-là". (Mon Dieu comme le peuple est sale et laid ! - Et ces gens-là boivent, savez-vous ? - Et quels fainéants !) La niaiseuse acmé de ce chef-d'oeuvre étant bien sûr le dernier couplet égosillé à pleins poumons, comme ce cuistre n'a jamais pu s'empêcher de le faire :

Et puis y a Frida
Qu'est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida

Ouaf ! ouaf ! ouaf !

Enfin, si on voulait être vraiment méchant, on pourrait parler des deux films qu'il a fait en tant que réalisateur. Mais finissons plutôt sur ces vers admirables, qui font honneur à la poésie francophone :

Toi si t'étais l'bon Dieu
Tu n's'rais pas économe
De ciel bleu
Mais tu n'es pas le bon Dieu
Toi tu es beaucoup mieux
Tu es un homme

Jacques Brel ne s'est jamais pris pour Baudelaire ou Rimbaud, et il a dit lui-même que si on y pensait sans cesse on n'écrirait plus rien.
Le problème de notre D.G (prononcer Diji) c'est qu'il fait le même contre-sens que le premier professeur venu qui du haut de sa science toute neuve, s'essaie à la critique sans voir que l'art est difficile !
N'est pas Boileau qui veut mon ami Goux et puis je ne suis pas sûr que vos amis s'appellent Racine et Molière ou que vous ayez l'oreille de Louis XIV dit sobrement le Roi-Soleil !

Le parti de la modestie c'est le plus sûr surtout quand on a été mordu par un dindon dans sa prime jeunesse à un mauvais endroit ...

Même ses films dont il se gausse tant (Goux se gausse énormément), il me semble que Barbara a daigné jouer dans l'un d'eux et que cela vaut bien les innommables "conneries" - et je me retiens - qui passent - après sélection mes bons seigneurs - au festival de Cannes.

Three Blind Mice alias TBM (pas de sous-entendu vaseux) des aminches de RC fait remonter les débuts de la civilisation à deviner quoi ? Le passage du sac à ouverture unique à quoi on peut résumer les animaux primitifs à l'invention de l'anus, opercule spécialisé dans l'expulsion des déchets de nos entrailles - priez pour nous pauvres mortels ! - en quoi il rejoint ce grand esprit toujours irremplacé Salvador Dali dont la méthode oniro-critique à base de paranoia aiguë a permis à la société de faire de si grand progrès dans la voie du renouvellement.
La seconde phase c'est donc l'ère du jetable, l'ère du baron Bich aka Bic, du sac en plastique et de la poche à urine pour les incontinents.
La troisième phase qui ne devrait plus tarder sera la digestion accélérée par des nano-machines spécialisées qui fortes d'un grand pouvoir écologique recycleront directement dans nos organes nos excrèments et la boucle sera bouclée et les veaux bien gardés dans une société plus-que-parfaite !

Et si l'on résiste à mes bonnes raisons et pour fermer la bouche des insipides critiques :

Le rejet de ses propres entrailles est louable et glorieux, il est antagonique au soi-mêmisme qui se délecte de ses déjections. Le rejet des parties peu glorieuses de soi participe d'une diététique hautement civilisée et devrait nous intéresser au plus haut point. Il est parallèle au progrès des machines propulsives (le réacteur en aéronautique et en technologie des engins spatiaux) et accompagne généralement le progrès civilisationnel.

Et ne croyez pas un seul instant qu'il soit moins sérieux que Ramiel de Savoie, Three Blind Mice est lui aussi capable d'évacuer une bibliothèque entière par les voies naturelles en une après-midi bien tassée.

Il y en a quand même un qui essaye de faire une synthèse de tout cela c'est Jean-Marc notre inspecteur des Ponts et Chaussées, en fait la solution est très simple, pour mesurer les progrès de l'hygiène il suffit de regarder la carte du recul de la malaria.
En Europe c'est aux alentours de 1850, les travaux du Second Empire qui commencent à donner un système efficace d'adduction d'eau et d'égouts à la capitale de la France (il faut comprendre aussi l'influence des idées de Pasteur et d'autres).

Historiquement parlant les premières cités construites en dur au Moyen-Orient il y a cinq mille ans montraient une très forte mortalité et un raccourcissement notable de la durée de la vie à cause de la concentration des êtres humains et donc de la promiscuité qui répandait les germes - les miasmes - dans la population. Les Romains ont été parmi les premiers à comprendre qu'il fallait un urbanisme raisonné pour permettre les fortes concentrations des cités modernes capitales d'un empire puissant. Il leur manquait juste des notions de médecine moderne qui ne viennent qu'avec ou après les Lumières.

C'est Nicolas Appert qui avant Pasteur a inventé la première méthode de conservation à longue durée des aliments - qui ne soit ni la salaison, ni la boucanisation (cause de cancers de l'estomac).
Inutile de dire que cela a beaucoup contribué à améliorer l'alimentation humaine et donc le maintien en bonne santé des populations.

On peut faire une remarque de bon sens, plus on éloigne la réalité de la mort comme spectacle, plus on la rend redoutable et effroyable pour nos consciences. A l'époque du Cid la mort était tellement proche, tellement célébrée dans des pompes funèbres quotidiennes, les cimetières souvent insérés dans le coeur même de la cité, on enterrait encore dans les églises etc qu'au fond chacun grâce notamment à la religion partout présente était préparé à sa mort imminente. On voit bien le décalage entre une société archaïque comme l'Irak et les Etats-Unis où malgré les apparences de la religion très présente à travers les offices, la mort est technicisée, éloignée de la vue et du toucher donc déréalisée, d'où le choc et l'inadaptation de l'occupation de l'Irak par les troupes US.
Depuis que je suis porteur de mes virus, VIH et VHB, je suis comme tabou, je vois bien que le regard des autres a changé sur moi. Inversement je me sens plus réceptif aux sociétés anciennes et à leur compréhension des données immédiates de notre fugacité. Absence/présence au monde dû à une mort proche contre la longue vie.

Le rapport au corps est en train de changer sous les assauts de la technique et donc les formes de la déréalisation aussi, donc la folie prend d'autres formes.
Rien n'est plus étonnant que de lire tous ces blogs ou ces forums où des gens instruits émettent des idées aberrantes comme un nuage qui les protège d'une réalité envahissante et nouvelle qui les agresse, appelons cela folie ou voile de protection nécessaire comme on veut.

Nous avons perdu notre reflet puisque la religion est inopérante et que la philosophie est parcellisée, dispersée à l'infini de la connaissance. Doute ... angoisse ! Commune errance de l'humanité.

Ceux qui ont un puissant sens du réalisme comme Brel provoquent une gêne sur les esprits plus faibles, l'abbé Brel tel on l'appelait à ses débuts ! Didier Goux reflète bien cet amour-haine pour un esprit puissant qui vous entraîne à sa suite dans des gageures qu'on ne peut pas suivre. Les enchères sont trop hautes ... comme un jeu politique dans lequel on n'entre pas.

Il y a un problème générique dans nos sociétés c'est que nous n'arrivons pas à concevoir une philosophie à hauteur de notre connaissance, il y a bien des comités d'éthique qui sont censés répondre à des instances précises mais ils sont limités à des questions médicales très étroites. On a aussi en France la commission nationale informatique et liberté qui a un certain rôle philosophique et qui devrait logiquement prendre de l'ampleur. Malgré tout, cela n'arrive pas à percer dans aucun enseignement secondaire ou supérieur qui reste soit technique, soit général et tourné vers un passé mythique ou mythifié qui ne nous concerne guère et ne nous apprend rien sur les manières dont nous devons réagir face à la montée en puissance de la science.

J'essaye quant à moi de mettre un peu en perspectives les diverses mutations de notre société, je cherche des outils de représentation.

Par exemple qu'est-ce qui est de l'ordre du privé et qu'est-ce qui est de l'ordre de la sphère publique ? Qu'est-ce que la liberté individuelle dans une société qui tend vers une organisation parfaite ? Qu'est-ce que le partage de l'information ?

Je n'ai guère le goût d'épiloguer à l'infini sur le passé ce qui ne serait jamais au fond qu'une sorte de construction d'un point aveugle de soi-même, une projection de soi dans un temps mythifié. Autant aller au but et au fait directement !

On peut rassurer Ramiel si nous sommes dans un village virtuel alors il n'y a plus d'écrivain régionaliste qui tienne ! Nous sommes tous les régionaux de l'étape littéraire.

Ceux qui sont purement poètes comme Pierre Reverdy, sans trace d'aucune ambition politique ...

Quel nom de poète tout autant que Verlaine ! Re-verdie telle une prairie après l'orage d'été ou ensuite un long hiver de désolation.

A quoi bon avoir raison quand on est mage parmi les mots ?

J'ai des liens réels avec Solesmes où Reverdy s'était retiré dès 1926 jusqu'à sa mort en 1960. L'abbaye se trouve aux portes de Sablé où ont vécu et sont morts mes grands-parents maternels, ma mère est née à Tassé et ses soeurs non loin à Avoise et toute une partie de ma famille maternelle vivait ici.

Par le lieu de ma naissance je suis lié à Max Jacob et par mes origines maternelles à Pierre Reverdy, étrange ...

J'ai assisté à une messe dans l'abbaye de Hautecombe au bord du lac du Bourget, à l'époque c'était les bénédictins qui la desservaient et y logeaient, je me souviens de ce jeune moine qui me conduisit au premier rang - j'étais encore adolescent à l'époque - peut-être comptait-il faire de moi une future recrue ? L'ordre de Saint-Benoît est évidemment cher à mon coeur, mais il ne pouvait pas le savoir !

Olivier du parti de l'In-nocence s'inquiète de l'addiction à Internet, mais l'addiction à l'argent est aussi une drogue et personne ne songe à la faire soigner et à la mettre au rang d'urgence psychiatrique ! Même si Molière a montré le genre de ravages que peut causer ce délire monomaniaque que seule une autre manie comme la passion amoureuse arrive à combattre. Certaines formes de déséquilibre sont admirées et d'autres combattues, mais c'est très relatif ... l'addiction au dopage propre aux sportifs ne choque pas le public qui en fait d'exploits physiques en redemande toujours et encore ! Au fond il s'agit toujours d'instrumentaliser le corps pour contrer d'une manière ou d'une autre sa spiritualisation. Ce qui est invisible tient lieu de rien. Les transformations doivent se montrer. J'espère bien que nous arriverons à des choses un peu plus subtiles et que nous renouerons avec des formules moins formatées et plus viables sur le long cours. Je ne me résigne pas à l'étroite simplification de la vie moderne.

Le christianisme ce n'est pas seulement se rendre à l'office, c'est aussi la fraternisation avec la mort si cette fraternité singulière peut avoir un sens.

Les êtres bi-carrés ... néo-humains digne d'un repèrage d'assistant pour film de Spielberg ! Heureusement il nous restera toujours Ramiel d'intact ...

Notre savoyard dernier spécimen de l'humanité primitive avant que tout ne soit ravagé par les hordes de nains de science-fiction !

J'ai retrouvé l'homme de Néanderthal ... du côté d'Annecy ! Quel grand savant suis-je ... appelez-moi simplement Maître Yoda !

La créature des Allobroges mixte entre Boris Karloff et Bela Lugosi ... brrrr ! Remarquez Frankenstein commence en Suisse à Genève alors tout est possible ...

Il fut découvert par Cazotte dans son "Diable de Savoie" et il troublait les nuits alpines le sommeil des petites filles, aujourd'hui retiré des affaires il a pris ses quartiers d'hiver sur le blog d'un célèbre critique mondain de Paris où il se fait appeler Lord Insany.

On songe à Tom Cruise ou Brad Pitt pour reprendre son rôle au cinéma ... Angelina Jolie sera la fiancée du monstre.

C'est curieux mais les deux symboles de la néo-virilité américaine Brad Pitt et Tom Cruise ont tous deux l'air d'avoir des problèmes avec leurs couilles - trop de traitement aux hormones ? - puisqu'ils sont obligés d'adopter leurs rejetons. A moins que ce ne soit un plan média.

Le pauvre Chieuvrou - comme c'est loin de Paris la Touraine et ses rillons - il ne sait pas même que monsieur le professeur Fumaroli est du côté de la jaquette plus que de celui du manche ... donc comme macho mal embouché c'est mal parti ! Cf le blog de DG, note sur le Gers et la sécession des Goux.

Quand on aborde les rives enchantées du forum de Renaud Camus, on a toujours envie de se mettre à chanter d'un air guilleret Les pêcheurs de perles, ce duo surtout Oui, c'est elle ! c'est la déesse ... que de merveilles nous attendent et de surprises renouvelées !

La Palme d'or de Cannes 2007 dépasse mes espérances, comme il n'y a aucun talent réel à couronner, on élève des films politiques comme celui de Michael Moore sur un pavois en espérant qu'on va dissimuler la misère du cinéma officiel de maintenant ! Non vraiment les bons sentiments ne font pas le bon cinéma. En tous cas cela va faire hurler le Lapinos qui déteste toujours autant l'avortement, il va croire qu'on l'agresse gratuitement ...

Monsieur Didier Goux ce n'est pas parce que Renaud Camus est un imbécile patenté qu'il faut l'imiter en tout et pour tout, Montesquieu en arrivant à Paris avait un accent gascon à couper au couteau dont tout le monde riait dans la bonne société parisienne. Je suppose que Montaigne avait lui aussi comme son compatriote Henri de Navarre un accent gascon ou périgourdin comme on veut dont ils ne se sont jamais départis ... ce n'est pas une question de statut social !

Le Gers est une rivière de 178kms de long, une misère ! Seuls ses riverains si on les interroge savent comment ils prononcent de toute éternité le nom de cet affluent de la Garonne, aristocratie ou bourgeoisie de souche ou pas n'a rien à voir dans cette affaire-là.

Question des prénoms, le prénom français :
Rien ne vaut Adolphe pour vous poser un homme. Adolphe de Benjamin Constant évidemment !

Il n'y a pas de doute que le siècle de Louis XIII, c'est à dire le temps qui va du début du règne d'Henri IV jusqu'à Mazarin en passant par le rédacteur des bonnes moeurs académiques que fut Richelieu a été le moment le plus glorieux des Lettres françaises avant le triste éteignoir de Louis XIV, car il permit la plus grande liberté possible de l'esprit irreligieux ou religieux tout en laissant fleurir la poésie nocturne et la sauvagerie intrinsèque de l'homme. J'aime moins l'air trop civilisé des Lumières qui va de Fontenelle et La Bruyère jusqu'à Voltaire et Rousseau.

De 1589 à 1661, début du règne personnel du Roi-Soleil, on compte Malherbe et Agrippa d'Aubigné, Théophile de Viau et Racan, Mainard et Saint-Amand, Gassendi et Descartes, Bussy-Rabutin et La Rochefoucauld, Corneille et Molière, l'astre Pascal et le libertin réfractaire Saint-Evremond, Madame de Sévigné égarée à la Cour de Louis XIV comme La Fontaine mais qui sont tous deux des créatures de Foucquet, ce gentil écureuil qui aura aussi inventé le grand style de Racine. L'époque Louis XIII c'est le pourpoint du cavalier et la lettre qui dépasse sous la botte de d'Artagnan. C'est un style frondeur, un état d'esprit.

Cette époque est la préférée de Valéry, Sollers lui privilégie la Régence et l'époque Louis XV, un temps où les écrivains sont domestiqués et ne savent plus faire que des ronds-de-jambe devant les dames ou de l'agitation d'idées en croyant avoir le sens politique ! On sait où tout cela aboutit ... et d'ailleurs temps mort de la poésie française (dégénérescence du vers, exaltation des sensations abstraites et irréelles d'un Sade comme contrepartie).

Au fond c'est la postérité de Montaigne que j'aime. Le temps de Cyrano de Bergerac, la vrai libre-penseur ou du Cid, le faux héros de théâtre qui sent bon la sciure de Corneille.

Bayle sous Louis XIV s'exile et puis c'est déjà le début des savantasses où s'étouffe la littérature ... après c'est le pourrissement sur pied de la littérature qui s'étiole dans les salons. Seul Restif de la Bretonne, hélas ! moralisateur comme Rousseau, sauve de cet air renfermé les abstractions qui menacent le règne des Lettres.

Sollers est le décomposé de toutes les solutions littéraires, il n'est pas étonnant qu'il se reconnaisse dans une époque qui s'enfouit sous l'amoncellement de connaissances inutiles tel l'Encyclopédie. Au moins Casanova baisait ... avant de se mettre à écrire ses Mémoires, Sollers a d'abord écrit ses souvenirs qui ne sont que des racontars d'arrière-cour de l'édition parisienne tout en croyant faire une révolution ! N'est pas Joyce qui veut ...

Pour être sensible ... on n'en est pas moins homme, disent tous ces héros qui versifient et baisent les dames (ou les messieurs selon les goûts) tout en cultivant le bon air de la Cour ! Ce ne furent pas des spécialistes mais des touche-à-tout de la chose littéraire.

L'écrivain pur produit du Roi-Soleil c'est Saint-Simon et il a un esprit en forme de trou de serrure ! C'est dire qu'on arrive à l'idéal d'un concierge ou peu s'en faut pour toute cette noblesse française qui se mêle encore de lettres.

Me lit qui veut, me quitte qui s'y pique.

Il n'aura rien manqué à la déchéance de Max Gallo - ô grand âge tu es bien cruel et sans pitié excessive ! - il tombe de Sarkozy en Académie comme d'autres Colombani du "Monde" rouleront jusqu'à la dernière roue du carrosse journalistique !

Je ne m'inquiète pas outre mesure pour l'illustre immortel, celui qui officiait sous Plantu (on dira plus tard pour l'édification des enfants, il servait sous Plantu !), sa médiocrité est telle et si conforme à notre époque littéraire qu'il ne peut pas ne pas trouver emploi à sa mesure comme on dit chaussure à son pied botté.

Puisque Clopine Trouillefou du blog d'Assouline a deux ânes dans son pré, je puis moi aussi raconter l'histoire suivante : le Maréchal de Bassompierre avait été nommé ambassadeur auprès du Roi d'Espagne, il raconte son entrée triomphale à Madrid sur une mule empanachée, alors Louis XIII : "Un âne sur une mule ce devait être un beau spectacle !", et le Maréchal de répliquer tout de go :"Doucement Sire, je vous représentais !".

- Alice alias Clopine Trouillefou : Je cherche mon chemin.
- Petite fille, les chemins sont les chemins de la Reine même sur le blog d'Assouline !


Pour Ramielou :
- Voici la navrante histoire des petites Huitres trop curieuses, un jour elles rencontrèrent le Morse et le Charpentier, allons nous promener leurs dirent-ils puis ils les invitèrent à dîner ... la suite est trop triste pour que je la raconte ici ! Kalou Kalé, le vin est fait, il faut le tirer, on va bientôt goûter !

Voici une noix pour vous faire les dents : Commentaire du Wittgenstein de Philippe de Lara par Nicolas Bouleau.

L'entreprise de Wittgenstein ressemble assez au Titanic, conçu pour être insubmersible il coula au premier iceberg venu.

Contrairement à Wittgenstein je crois que tout langage est personnel mais que nous ne le savons pas alors nous faisons semblant d'échanger des idées sous forme de mots.

La nature - contrairement à l'abstraction - connaît des raccourcis, parce qu'elle n'a pas le temps d'explorer toutes les voies avant de s'engager dans l'une d'entre elles, le temps choisit pour nous. Un monde abstrait serait un lieu où le temps serait aboli.

Pierre-Gilles de Gennes était du côté des phénomènes - plutôt que des noumènes - car il pensait que la nature était un bon guide.

On m'entoure de silence, quelle affectation !

Je rêve d'un musée d'art moderne accessible aux personnes à intelligence réduite ...

Je cherche à m'évader d'un Alcatraz de mots .. peine perdue, c'est une île entourée d'eau froide.

Comme chacun sait le seul amour philosophique est celui des garçons, l'autre n'est que le naturel.

Cette remarque qui n'est même pas de moi mais est connue comme le loup blanc de la philosophie en dit long sur cette discipline mystérieuse qui ne sert à rien et s'oppose à tout pour la plus grande gloire du règne de l'homme.

L'amour des femmes ne vise qu'à la reproduction de l'espèce, l'amour des garçons accompagne la beauté du monde d'un contrechant souverain, il éveille les intelligences et ennuie les imbéciles.

Pour répondre une fois pour toutes à Lapinos, je reproche à son Marx d'être un mauvais économiste doublé d'un homme qui a trahi la philosophie en voulant la faire servir les bas instincts.

Ramiel est étourdissant de vérité même quand il ne le fait pas exprès, mais ne le lui dites pas il pourrait tourner pédé à force de s'admirer.

Jean-Claude Brialy vient de rater une marche, le pompier des Bouffes-Parisiens aura reconduit vers l'arrière-scène ce saltimbanque niais non sans lui faire une petite gâterie pour le consoler, le clan des raseurs s'éclaircit entre cour et jardin, il nous reste baladin Ramiel pour faire un carton céleste et Von Kron und Traube sur canapépetitfour pour les mondanités obligées.

Brialy qui était second rôle vient enfin d'obtenir un premier rôle.

Il était dé d'or et cul cousu chez Paris-Match et Jours-de-France depuis quarante ans.

J'ai reçu une promotion : je suis nominé sur les blogs liés par le sieur Ludovic Maubreuil, sénéchal du Cinématique. Vous verrez bientôt je serais atteint de polysémie ! A moi la palme d'or et la montée des marches ...

Si tous les affreux capitalistes du bon mot voulaient se donner la main ... cela ferait un joli collier de perles autour de la terre.

Juldé qui est le seul vrai philosophe hétérosexuel, il est abstinent chronique et convaincant (enfin moi il m'a convaincu).

Comme je le disais à Lapinos, tout arrive même les putes !

On peut préférer une porcelaine Ming à un mauvais tableau figuratif ... ou un décor d'arabesques à une croûte sans ligne et sans visage.

Alternons la décadence ... comme les arabesques.

Il faut prendre son parti du pire ! C'est l'amour de l'abstrait.

Pour reprendre une discussion que j'ai périodiquement avec beaucoup de gens et en ce moment avec Yfig (Yves Veillard), je suis hostile à ce qu'on fasse de l'art une religion de substitution. Il est facile de démontrer qu'une bonne copie vaut un original et tout le culte que l'on rend aux originaux n'est qu'une dulie, une idolâtrie pour des objets qui perdent leur qualité première pour devenir des icônes symboliques.

Si on accepte mes conclusions, il paraît logique que l'on envoie à Abu Dhabi de bonnes copies certifiées conformes plutôt que des originaux fragiles et coûteux à assurer. Mais c'est remettre en cause la crédulité publique et je ne crois pas que quiconque aura le courage nécessaire de prendre ce genre de décision.

Je suis probablement le seul à oser démonter le caractère intrinsèquement pervers de la substitution de l'idée à l'oeuvre. Une oeuvre d'art est la conjonction d'une idée qui conçoit et de l'artisanat d'une main qui exécute, cette partie là est par essence reproductible. Le caractère unique de l'oeuvre d'art est donc par essence factice.

Je n'aime pas cette idée romantique de l'inspiration et du caractère divin qu'on lui accorde et encore moins l'idolâtrie qui accompagne cette substitution du rationnel par l'irrationnel dans les arts comme dans les sciences. Mon esprit est suffisamment plastique pour ne pas faire de concession au discours public et pour pouvoir débattre avec moi-même sans me laisser troubler par les clameurs du forum.

Il y a d'autre part tout un commerce parasite qui s'est greffé là-dessus et qui vient polluer les idées.

Papiers de journaliste, papiers écrits pour être oubliés et qui pour autant pèsent lourds comme plomb. Ils forment la conscience publique qui n'a pas de prix, dit-on !

Je déplais et c'est mon honneur. C'est peut-être aussi le fruit de mon esprit dans un temps où il y en a si peu en devanture et tant d'égos étalés.

Je puis faire une réponse circonstanciée à Juan Asensio qui commençait son premier papier sur George Steiner ainsi : "George Steiner qui sait tout, s'étonne de tout".
Comme le disait La Rochefoucauld en ses célèbres "Maximes", l'honnête homme ne s'étonne de rien.

Voici le lien direct : George Steiner par Juan Asensio.

On peut parier sans crainte de se tromper que le nouveau Louvre qui sera construit à Abu Dhabi sera une cible prioritaire pour des terroristes islamistes, car en effet la religion de l'art telle qu'elle est pratiquée en Occident vient directement en concurrence avec la religion exclusive qui est indigène à ces pays.
Il y a donc de grandes chances pour que périssent les oeuvres qui seront prêtées par la direction des musées de France, c'est bien pourquoi je propose que l'on envoie des copies exactes qui donneront les meilleures garanties de pérennité du patrimoine national.

9mn 35 histoire de mourir d'en rire !

Venise ? Oui, mais c'est une ville-cadavre. Tout y pourrit, tout y fuit, sur place ne restent que les rêves stagnants et l'eau endormante.

J. A votre Steiner c'est un croquant et un pédant, les deux races que j'exècre. En ce moment je suis marqué de rabutinisme, ce n'est pas aussi grave que le saturnisme, cela va passer certainement. Mais tout ce plomb, cela pèse !

Max Gallo qui ne sut jamais écrire, il lui fallait donc trouver un homme lige pour faire son éloge funèbre à prendre parmi les futurs crédules qui se présenteront pour succéder en son fauteuil (No24 retenir la place).
Le dit fauteuil, celui de Colbert, La Fontaine, Marivaux, Henri Poincaré et même d'Alfred Capus, excusez du peu, il fallait une toupie pour achever cette liste par une touche de ridicule, c'est fait avec notre toton niçois.

Alain Robbe-Grillet après avoir souffert d'une absence au point de se faire élire académicien a eu la bonne idée, ses sens retrouvés, de rester à la porte du quai Conti en refusant de succomber aux platitudes d'usage des discours de réception. Grâce lui soit rendue, voilà quelqu'un qui rend aux Lettres leur dignité s'il se peut ! Elles n'ont pas à faire la roue devant n'importe quel régent de collège !

Max Gallo est digne dans le ridicule de la pose du penseur politique de son prédécesseur Jean-François Revel, les deux font la paire et l'on souhaite qu'il épouse la veuve Claude Sarraute pour parachever la sotie.

Ils sont tellement bêtes les amis de Renaud Camus qu'ils croient que Raymond Aron était gaulliste, quand on rapportait ce genre d'ânerie au général sur le normalien du Figaro il riait très fort ! Il faut savoir que pendant la guerre il avait osé fonder un journal qu'il avait intitulé La France libre dans lequel il critiquait tout ce que faisait le chef de la France libre ! Son élève : Nicolas Baverez, le bien-nommé.

Ultime sottise de Renaud Camus : il s'est fendu d'un communiqué de son parti pour dénoncer un canular hollandais ! Il a autant de sens politique qu'une vierge effarouchée sortie du couvent des oiseaux ...

J'ai revu Le Juge et l'Assassin pour la première fois depuis sa sortie en 1976 - eh oui ! je l'avais vu alors au Chézy à Neuilly - le massif Galabru écrase le velléitaire Noiret et encore plus l'évanescent opiomane Brialy.

Le cas Yanka, banal au demeurant mais éclairant pour l'anatomo-pathologiste que je me flatte d'être sur la littérature et le prurit qu'elle déclenche chez les âmes enfantines. Il est sympathique et neutre l'ami Yanka, il dit des choses vraies comme quand il dénonce le négrier Joseph Vebret - moi je l'ai rencontré, il venait aux nouvelles alléché par une note de Juldé et un coup d'oeil m'a suffit pour le jauger - même pas suffisamment intelligent pour avoir envie d'être son esclave (il fallait toute la jeunesse de Raphaël Juldé et l'innocence de Yanka pour espérer en le servant).
Primum vivere deinde philosophari, il me semble, à moins d'être un malade comme Proust ou Kafka ! Il faut partir de l'idée qu'il n'y a rien dans les Lettres qu'on n'y ait apporté soi-même, c'est un jeu de go, on prend les mots et on les triture dans tous les sens pour leur faire cracher le morceau ...
Yanka attend la déesse dans les Lettres ... mais comme il a trouvé une gentille femme qui lui fait office de desservante, ce culte partagé entre deux maîtresses risque fort d'être stérile.

Lapinos qui se fout de la littérature comme de l'an quarante - son obsession c'est le dessin et la peinture parce qu'ils lui échappent et la politique est l'os de seiche sur lequel il aiguise son bec - écrit mieux que la majorité de ceux qui s'auto-promeuvent écrivains comme Pierre Cormary et Juan Asensio ! C'est dire le malentendu ... il ne vaut mieux pas être prisonnier de son idole et encore moins de son personnage.

Pierre Cormary peaufine ses écrits comme un type qui a obtenu sa maîtrise ès Lettres en suant comme un boeuf - et en faisant chier ses correcteurs sur ses pannes - il veut démontrer ... comme si Racine démontrait Phèdre ! C'est le pauvre type dans les grandes largeurs et les grandes longueurs - ô combien - gardien de musée à vie des chefs d'oeuvre des autres. Il aurait pu être bibliothécaire et moisir comme un vieux croûton au milieu des écrits des immortels, il a préféré l'art plastique pour ne pas trop souffrir de sa propre indignité littéraire (il avait lu La Nausée). Archiviste de son néant qui va voter tous les cinq ans pour faire nombre, il est du syndicat ... du syndicat des imbéciles vaste comme l'océan et tenace comme une nuée tropicale. Cormary nous met dans la panade histoire de se montrer généreux avec nous ...

Didier Goux c'est un professionnel avec les qualités et les limites que cela implique, pas de surprise avec lui, il connaît et son public et son métier, il lui servira toujours la même salade et le même assaisonnement tout en s'excusant de ne pas renouveler plus souvent la carte mais menu du journal oblige ... il a des obligations contractuelles avec son rédacteur en chef, pas trop d'originalités, pas trop d'errements (les enterrements si on peut les faire, c'est même recommandé ça fait passer le dimanche et hâte la digestion), il ne faut pas dérouter le lectorat (on dit comme cela chez les gens du marketinge).
Evidemment pour les vrais amateurs de Lettres comme moi c'est un peu court, ce sont justement les à-côtés qui nous intéressent, l'oeuvre souterraine, celle qui fait regard, la perte du Rhône ou le jour à travers les égoûts. Mais de celle-là avec lui il n'est pas question ...

Autre exemple : le jeune Britannicus qui fait les beaux jours du blog de Pierre Assouline, il aime l'art d'Ancien Régime, si j'ai bien compris, et rien de ce qui est contemporain. Cela ne m'ennuie guère, par contre ce qui me gêne énormément c'est son mauvais langage, il est visiblement complètement infecté par notre époque mass-médias et compagnie. Il vaudrait mieux qu'il s'isole dans un ermitage pendant vingt ans avec les oeuvres de Saint-Amand et de Racan et qu'il revienne son oeuvre faite plutôt que s'emmerder à convaincre des gens qui ne tiennent pas à l'écouter - ni moi non plus - avec son français bourré de cuirs et de dissonances des plus fâcheuses et à coup sûr imité de notre contemporanéité (moi aussi je peux faire le sociologue qui se répand dans le journal).
Ramiel est bien plus puriste que lui et n'écrit pas un français jonché de cadavres orthographiques et grammaticaux.

Donc une grande variété d'écriture sur les blogs et les forums avec boursuflures et petitesses à la clef et sens de l'universel dans l'infinitésimal. Moi j'aime les faux accords, en quantité mesurée et au milieu de grandes plages de silence ... en cherchant j'en trouve ! Malgré tout le bruit de fond assourdissant des grands médias. L'intime retrouvé ou l'art de tenir un blog - Lapinos dit que j'exagère ! Mais je préfère l'exagération dans ce sens que dans l'autre, taper sur un tambour en croyant faire de la musique.
Lapinos écrit d'autant mieux qu'il n'y croit pas et qu'il fait cela en se jouant ... les dons des muses sont refusés à certains qui s'y appliquent comme des damnés et sont gratuits pour ceux qui n'y tiennent même pas ! C'est trop injuste ... comme dit le Caliméro de service.

Un petit sujet polémique ? Il faudrait que j'écrive un "Eloge du racisme" qui a permis à l'espèce humaine de développer ses potentialités en différenciant fortement les aptitudes des peuples et en leur permettant de conquérir un espace vital plus vaste qu'aucune espèce vivante.
Bien entendu il me faut un éditeur qui finance mes études, ou une université qui me donne une chaîre pour poursuivre mes recherches ... mais les trouverais-je ? That is the fabulous question !

Je dirais même plus si le racisme est fondateur de l'espèce humaine moderne et de son fabuleux bond en avant, il est aussi l'avenir du monde puisque la spécialisation des fonctions est la seule voie possible dans un univers humain qui sous l'apport de la science se diversifie à l'infini.

Mon temps est-il assez mûr pour écouter ce langage ? N'y aura-t-il pas quelques faibles résistances qui viendront contrarier ces projets grandioses ? L'exploitation des gênes par les gênes sera-t-il la limite indépassable de notre pensée ?

Bien entendu il faut être aveugle pour ne pas voir que nous sommes passés de l'exploitation artisanale de l'homme par l'homme, toujours sujette à mécompte, à celle des gênes par l'intelligence, du germen et du soma par la psyché !

C'est peut-être l'aveuglante certitude de cette nouvelle religion qui confond les ignorants ?

Nous tendons vers la perfection du corps et de l'esprit, donc nous tendons vers un projet eugénique total et global. Mais nous manque le recul philosophique pour juger nos efforts, c'est cela qui est mon objectif, fonder une perspective qui permette d'apprécier en toutes circonstances nos progrès en ce sens.

Nos ancêtres étaient des botanistes naïfs qui bouturaient et greffaient sans trop savoir précisément ce qu'ils faisaient, nous nous avons conçu les outils qui permettent de discriminer soigneusement le génome, le génotype et le phénotype de chaque individu dans de grandes banques de données - et de sperme - donc encore un effort et nous allons atteindre le Saint-Graal, l'engendrement de l'espèce par l'esprit sorti enfin de sa gangue initiale.

Les esprits timides s'effraient facilement pendant que les orgueilleux vont de l'avant, il est du devoir du philosophe de rassurer les uns et de modérer les autres et de faire le liant social entre eux. Belle tâche pour la philosophie future !

Lapinos va encore dire que j'exagère ... je m'exalte peut-être un peu mais au fond est-ce que j'exagère vraiment ?

C'est la question qui tue, n'est-ce pas ? Car la lutte est entre les écologistes à la Ramiel, doux et innocents comme on voudra qui tels des Rousseau modernes voudraient que tout continue comme avant et ceux qui comme moi voient bien que cela n'est pas possible et qu'il nous faut assumer notre modernité. Alors vaut-il mieux laisser les fauteurs de guerres décider le futur de la race humaine ou prendre philosophiquement son parti des choses telles qu'elles se présentent scientifiquement parlant ?

Il y a l'écume des choses, la mode qui passe et trépasse et puis la constante dure de l'humain qui persiste, celle à quoi s'attaque la science, le coeur des êtres. J'essaye d'éviter que l'on passe à côté.

Moi qui ne me vends pas, c'est à dire moi qui suis vraiment philosophe et qui ai conservé toute mon indépendance de corps et d'esprit.
A une époque où tout s'échange, même les gênes, c'est un grand avantage d'être resté aussi froid, je suis comme le pôle Nord qui aimante les esprits et les corps.

Il est possible que la philosophie soit quelque chose de fondamentalement distancié de la vie, qu'elle soit le pôle opposé de la science qui cherche des égalités alors qu'elle recherche des points de vue transcendants la matière et l'existence.

Que fait la science : elle affine l'analyse pour obtenir des synthèses rationnelles de la matière. Que fait la philosophie : elle distancie les objets les uns des autres par des pensées.

Les mathématiques sont une divinité du langage, un Janus bifront, on peut les regarder d'un point de vue philosophique comme ce qui sert à donner une vision générale et la plus abstraite possible, ou d'un point de vue très matériel comme l'outil discriminant idéal pour analyser le réel.

Janus est le gardien des portes et préside aux chemins ... il pourrait jouer dans Alice au pays des merveilles celui qui est chargé de guider la petite fille vers la Reine.

Ma loyauté est intellectuelle, qu'on n'attende pas de moi que je prête la main à je ne sais quelle idée convenue qui fait fonction de lien social.
Vous savez ma répugnance à succomber à la mode académique qui confond l'art et la science, car si la méthode artisanale peut parfois avoir des accointances avec la méthode scientifique, elle diffère du tout au tout quant à ses buts.

Citation d'Edmond Jabès par Israël sur le blog d'Assouline :
"Le judaïsme est, partout, présent où l’homme est malmené, persécuté; mais le juif est seul, face à son destin. Les joies de ses semblables, il ne les partage qu’un moment; aussi est-il toujours celui qui s’éloigne pour exister; car cet éloignement est sa meilleure sauvegarde. Les rapports avec lui s’inscrivent dans cet éloignement, dans cette distance imposée où il se meut, parle et meurt, comme si son chemin engendrait sans cesse le chemin; comme si, seul, un rouleau de parchemin pouvait contenir sa loi, puisque image matérielle de son errance, en se déroulant indéfiniment, il se donnerait comme représentation de cette incalculable distance, ponctuée de commandements, que le juif est appelé à parcourir."
C'est le portrait du Juif errant, me semble-t-il, mais c'est une figure mythique, essentiellement, non ?

La figure du Juif errant est très proche (ou du moins parallèle) de celle du Hollandais volant que Wagner a illustré musicalement dans son Vaisseau fantôme (en français).

Un des thèmes récurrents de Jean-Marie Le Pen est la question de la double nationalité, il doit ignorer que Napoléon III possédait les nationalités française et suisse qu'il a conservées étant prince-président puis empereur des français ! Après tout reproche-t-on au barde du Front national de se vanter d'être à la fois breton et français ?

Nous sommes d'éternels errants sur cette terre avec plusieurs appartenances ... les marins ne sont-ils pas la suprême émanation de cette race de nomades ?

Et la folie vous en faites quoi ?
Question essentiellement poétique ... à moins qu'elle ne soit par essence métaphysique !

Joseph Bouvier alias Michel Galabru est un assassin fou et croyant ... alors ?

Je veux bien discuter avec ceux qui défendent une foi quelconque, mais il me semble qu'il ne faut pas commencer par exclure les phénomènes extrêmes, un peu comme si en médecine on expliquait les maladies en écartant les cas pathologiques singuliers !

La foi serait-elle susceptible de sauvegarder de tout ? Seule la foi sauve comme dit le proverbe populaire !

Le premier cas célèbre de changement de personnalité étudié scientifiquement celui de Phineas Gage victime d'un trauma crânien en 1848, où situer l'âme d'un tel homme ?

J'ai fait un rêve érotique au matin juste avant de me réveiller - ce sont les seuls dont on se souvienne - j'étais dans ma baignoire la queue fièrement dressée et un essaim de jeunes minets venait m'assiéger pour obtenir ses faveurs congrûment, je me suis levé dans l'état que vous devinez et je me suis dirigé en somnambule vers ma porte d'entrée comme je le fais chaque matin là où un courrier surabondant m'attendait (dont les paperasses électorales) et j'ai trouvé une jolie note du fisc avec pénalités de retard (10%) pour une taxe qu'il ne m'avait jamais réclamé, j'ai compris alors que j'étais puni à hauteur de mes prétentions sexuelles ! Rien n'échappe aux impôts ... même pas les érections matutinales et les orgies par procuration onirique !

Pauvre Didier Goux, s'il avoue une relation avec un mineur même consentie de part et d'autre Mâme Véhesse va lui filer un procès aux fesses (et ça fait beaucoup plus mal qu'une bite, même de travelo), elle est plutôt réglo-réglo la vieille fille de chez Sciences Po' ! Il faut dire qu'elle fait partie du clan des peaux de bique et des pisse-froid amis de Renaud Camus et on n'y rigole pas tous les jours avec la morale et la bienséance ... c'est pire qu'au "Monde", désolé pour le gros mot !

Personne ne veut de moi ... je suis beaucoup, beaucoup trop moi !
Les efforts démesurés pour me trouver un emploi (à ma mesure) me laissent pantois - et en tous cas ils laissent de marbre les potentiels employeurs.

On a invité cent mille fois Jean d'Ormesson à la télévision et moi-même pas une seule fois, je me tâte, est-ce que Jean d'Ormesson est cent mille fois plus neutre que moi et donc passe-partout ou suis-je si peu connu que dans les hautes sphères personne ne sait qui je suis ? Ou alors le monde médiatique ne serait qu'une hypostase et mon monde serait le vrai ?
"La vie mode d'emploi" de Georges Perec consulté ne m'a pas donné la réponse.
Il y a des mystères qui nous dépassent feignons de les organiser.

Cocteau avait de jolis mots de poète ...

Le vide abyssal des yeux de merlan frit de Jean d'Ormesson, normalien littéraire qui n'a jamais cessé d'être jeune et de s'étonner d'être au monde - nous aussi - il est des races ainsi constituées, Guillaume Cingal autre poète normalien (le Jules Verne du haiku français) incarne une des innombrables facettes du vide intellectuel de cette espèce supérieure à la commune.

Je radote ... un peu comme le fisc ! Chaque année même topo. Inanité fonctionnaire.

Mes intentions sont pures si mes gestes ne le sont pas, ce docteur House dont je me régale tous les mercredis soirs est un menteur de première force et pourrait presque reprendre cette formulation, il y a en lui du docteur Diafoirus qui embobine ses patients et un philosophe qui trompe l'administration pour la bonne marche non de l'hôpital mais de son service et la plus grande gloire de la médecine. Enfin c'est la pensée qui fait tout puisqu'il refuse souvent avec un air dégoûté d'assurer les consultations bonnes pour le tout venant qui ne savent pas faire de la médecine mentale et à qui il faut l'imposition des mains et la crédulité du malade pour parvenir à leurs fins. Il demande juste qu'on s'abandonne à sa volonté ... car il est le deus ex machina qui surgit à la fin de toutes les pièces à suspense que sont les graves maladies et qui se révèlent être un noeud gordien à force de complications. L'auteur de la maladie est grand mais l'acteur-médecin ne l'est pas moins ! La comédie est finie, dit-il, applaudissez le montreur de science ...

Sur des pensées honnêtes faisons des vers nouveaux ... et sur les idées neuves de la biologie faisons du corps un champ de bataille pour la médecine moderne.

La médecine contemporaine est un champ d'expérimentation pour ces agents philosophiques qui y subodorent un nouveau monde à découvrir. Ils ont l'âme farouche des explorateurs de la Renaissance et le stoïcisme antique des héros grecs et romains, qu'importe le sang versé si la bataille fut grande ! Ils partagent le dédain des honneurs communs et les plaisirs des grandes victoires dans le silence des chambres d'hôpitaux.

Le malade souffre de complications ... eh oui ! nous souffrons tous de cette étrange maladie universelle qui est née avec les hommes et leur fichue conscience de tous les diables !

Pour répondre à la question qui a circulé sur le Net, il y a peu, parmi les livres qui m'ont le plus marqué dans mon enfance, il y a ceux d'un médecin des pauvres, l'écossais Cronin, notamment Le Chapelier et son château et Les Clés du Royaume, de même que le livre du prix Nobel 1905 Henry Sienkiewicz, Quo vadis ?
Ce sont de bons premiers livres, à conseiller je crois bien.

Citation pour Didier Goux qui fait une cure de silence à la clinique Hartmann : "C'était une de ces réceptions où vous toussotez plusieurs fois avant de vous décider à parler et où finalement vous vous décidez à ne pas parler du tout", Pelham Grenville Wodehouse (°1881-1975) dit Plum.
Le silence est un luxe qui triomphe de tout, dans le temps aux abords des hôpitaux, il y avait des panneaux "Attention, hôpital silence !".

Toujours Plum, autre citation de circonstance qu'on peut facilement adapter au bistouri du chirurgien: "La fascination de la chasse comme sport dépend presque entièrement du fait que vous soyez devant ou derrière le fusil."

Cossaw qui est un âne savant - et prétentieux - dans sa dernière note du mois de juin 2007 intitulée "Contre-emploi de cliché" écrit ceci :

L'une est versaillaise du bout des chaussures G aux lunettes Ch, queue de cheval blonde comprise. Jolie sans plus.
L'autre est mauritienne, d'une beauté effarante.
Toutes les deux sont en train de finir des masters 2 (recherche) par un stage dans mon service. Elles ne sont pas (élèves) ingénieures.
Toutes les deux sont donc mathématiciennes, plutôt dans le domaine de l'analyse et les processus stochastriques.
Et toutes les deux bossent très, très bien. La versaillaise, notamment, est une as de Linux. Notre mauritienne est pour sa part, une statisticienne très douée.
Toutes les deux voudraient commencer une thèse.
Elles représentent à elles deux des contre-exemples marquants de clichés à la con. Saurez-vous trouvrer lesquels ?
Nous avons actuellement un thésard, avec un montage assez particulier entre une fac française, une italienne et nous. Nous espérons pouvoir monter des projets avec ces deux jeunes femmes... le gros dilemme : que se passerait-il si nous n'avions la possibilité de ne monter qu'un financement ?

Je suppose qu'il veut prouver que les filles peuvent être douées pour les maths et même les noires ! Sauf que les mauriciens s'ils sont très colorés ne sont pas des noirs ! Ils sont pour la plupart très métissés entre plusieurs races et peuples. Sa démonstration tombe donc à l'eau.
Enfin on n'a jamais prétendu qu'aucune femme n'aimait nullement les maths, statistiquement elles sont très rares au plus haut niveau. Il doit bien savoir ce que c'est qu'une courbe en forme de cloche, le point médian des courbes masculines et féminines pour l'amour des maths n'est pas le même. C'est comme cela et pas autrement même si cela le défrise. Ceci dit qu'il ne perde pas espoir le professeur japonais Yamanaka et d'autres collègues américains viennent de produire des lignées de cellules souches avec une nouvelle méthode, on pourra peut-être bientôt créer des corps de femmes avec des cerveaux d'hommes, ce n'est pas impossible mais c'est une autre histoire ...

Le Figaro. Le secret des cellules souches a été élucidé JEAN-MICHEL BADER. Publié le 08 juin 2007 07h17 AFP.
Le secret des cellules souches a été élucidé. Rubrique Sciences & Médecine Trois équipes, américaines et japonaise, sont parvenues à transformer des cellules de peau de souris adultes en cellules souches, évitant les débats éthiques liés à l'utilisation d'embryons.
« UN SIMPLE truc génétique », c'est ainsi que le Pr Shinya Yamanaka (université de Kyoto) décrit la technique de reprogrammation cellulaire qui pourrait, si elle s'appliquait à l'espèce humaine, révolutionner à la fois la recherche sur l'embryon et les cellules souches, les autorisations de financements, et mettre un terme au débat éthique sur l'utilisation d'embryons humains. En effet, tant l'équipe japonaise, que la Whitehead Institute for Biomedial Research (Cambridge, Massachusetts) et le Harvard Stem Cell Institute (Boston) ont publié avant-hier sur les sites Internet de Nature et Cell Stem Cell, des résultats qualifiés de « surprenants » par les spécialistes. Il s'agit d'un nouveau système de reprogrammation cellulaire jusqu'ici inconnu, plus simple à mettre en oeuvre que le clonage (transfert nucléaire).
En effet, dans la technique « classique », il faut créer un embryon à partir d'un oeuf féminin, dont on remplace le noyau par le noyau d'une autre cellule adulte. Cette cellule initiale stimulée se divise et crée un embryon de plusieurs cellules. Elles seront à l'origine des lignées de cellules souches embryonnaires, qui divisent les Églises, les États et les citoyens. Rappelons que depuis le scandale de l'affaire du professeur sud-coréen Hwang (décembre 2004), qui avait prétendu - faussement - avoir obtenu des clones humains, aucun résultat de clonage thérapeutique humain n'a jamais été obtenu dans le monde.
Cure de jouvence.
Dans la technique utilisée par Yamanaka et ses collègues, des cellules de peau adulte de souris subissent une cure de jouvence d'un nouveau genre. Quatre gènes, qui sont à l'origine de protéines spécifiques, appelées des « facteurs de transcription », sont transférés dans ces cellules grâce à des rétrovirus (voir infographie). Les protéines déclenchent l'expression d'autres gènes qui « rajeunissent » les cellules et lui redonnent ses propriétés de cellules souches. Elles deviennent « totipotentes » : elles peuvent se transformer en n'importe lesquelles des cellules des tissus et organes du corps. Il y a un an, Yamanaka avait déjà publié des résultats préliminaires accueillis avec scepticisme par la communauté savante.
Ces cellules souches « induites » forment bien des colonies, peuvent se diviser continuellement et former des amas cancéreux (tératomes) tout comme les cellules souches embryonnaires. Mais il leur manquait certains « marqueurs » typiques des cellules souches de l'embryon, et introduites dans un embryon en développement, elles étaient incapables de former des « chimères » comme les premières. Malgré tout, « et je l'avais dit il y a un an, il s'agit de la grande révolution de ce domaine de recherche », affirme le Pr Axel Kahn (Institut Cochin).
Une des difficultés rencontrées l'an dernier tenait au très faible rendement de cette reprogrammation : moins de 0,1 % des millions de cellules récoltées dans une biopsie de peau peuvent être reprogrammées. Pour sélectionner ces cellules reprogrammables, les chercheurs ont aussi inséré un gène qui induit une résistance à un antibiotique seulement dans les cellules ayant intégré avec succès les quatre gènes de reprogrammation. Les cultures sont alors arrosées d'antibiotiques qui tuent les cellules non voulues.
La nouvelle expérience a enfin permis de faire passer les cellules souches produites dans le tissu germinal de la souris, autrement dit de le transférer à sa descendance. Hans Schöler du Max Plank Institute for Molecular Biomedicine (Munster) s'est extasié : « C'est une réussite aussi importante que Dolly » (la première brebis clonée au monde). Richard Doerflinger, de la conférence des archevêques américains, n'a aucun problème moral avec cette recherche.
En août 2001, l'Administration Bush avait interdit les financements publics aux recherches sur l'embryon. Une position combattue pas plus tard qu'hier par la Chambre des représentants qui a voté un texte pour favoriser ce financement. « J'opposerai mon veto » à ce projet, a aussitôt réagi le président américain. Mais James Battey (Instituts nationaux de santé) ne voit désormais « aucun obstacle au financement public de cette recherche ».

J'ai toujours eu un profond mépris pour ceux qui veulent faire servir la science à des fins d'idéologie, on connaît cela depuis Lyssenko.

Si l'administration des monuments historiques avait existé au XIXème siècle telle qu'aujourd'hui, elle aurait interdit au Duc d'Aumale de faire reconstruire le Grand Château de Chantilly par purisme ou même par puritanisme pourrait-on dire, or ayant acheté hier un ouvrage comprenant la collection de photographies faites avant la reconstruction il me semble évident que c'est le projet du fils de Louis-Philippe qui était juste et que sans cela le domaine serait dépareillé (on peut toujours discuter du détail du travail de l'architecte mais qu'importe dans le fond), car l'équilibre des masses bâties était complètement désaxé depuis la Révolution et de ses démolisseurs qui avaient rasé à hauteur du rez-de-chaussée le bâtiment principal.
Sans cet esprit de reconstructeur du XIXème, pas de Pierrefond, pas de Haut-Koenigsbourg à Fessenheim, pas de cité de Carcassonne et combien d'autres monuments seraient tombés en ruine ! Il fallait sauver ce que la Révolution française avait épargné et ne pas lésiner sur les moyens à mettre en oeuvre. Il y a eu assez de destructions malencontreuses au cours des siècles en France de l'abbaye de Jumièges au château de Chanteloup en passant par toutes les provinces que les guerres ont ravagées pour que l'on songe à garder en bon état ce qui subsiste. Nous ne vivons pas que de souvenirs ! Personnellement comme je disais j'aurais bien restitué Marly en l'état du XVIIème.

Epargner l'esprit des siècles et laisser au hasard le soin de conserver ce qu'il entend préserver me paraît une vision un peu trop romantique pour que j'y adhère. Un Jumièges fait une belle ruine mais je n'aimerais pas que toutes les cathédrales de France finissent ainsi.

Si l'esprit qui crée est grand en Occident, l'esprit qui détruit ne l'est pas moins ! L'un étant la condition de l'autre peut-être !

Parmi les grandes pertes causées par la Révolution française - le plus absolu désastre monumental de l'histoire française - celle de l'abbaye de Cluny.
La Révolution a été pire que les guerres de religion, les démantèlements de Richelieu et les deux guerres mondiales ! Et c'est l'exemple que tous les hommes politiques ont à la bouche pour louer la grandeur de la France ! La Révolution n'a rien construit en dix ans de 1789 à 1799, elle n'a laissé sur son passage que destruction, peur et misère sans compter la violence inouie sur des populations entières.

Si l'enfer était pavé de bonnes intentions alors il ressemblerait bien à la Révolution française modèle de toutes les grandes révolutions modernes.

David Madore se demandait quelles étaient les connaissances minimales qu'il fallait pour reconstituer la science et la technologie de notre époque à partir de rien - depuis une île déserte mettons ! - ma réponse est simple, ce qui compte c'est la curiosité, une forme d'esprit à la fois inquiète et ouverte sur le monde. Si les hommes des anciens temps - des temps religieux - étaient si lents à se mouvoir dans la sphère intellectuelle et matérielle c'est qu'ils pensaient que tout était écrit dans les livres sacrés et que l'initiative personnelle était réduite au strict minimum. Le tournant de la Renaissance fut de s'enquérir du vaste monde et de voir ce qu'on pouvait tirer des ressources de la Terre. Le monde musulman a stagné pendant ce temps-là car il était incurieux de même que la Chine livrée au mandarinat le plus abscons ou l'Inde liée aux spéculations métaphysiques ou cultuelles stériles pour l'esprit comme pour le corps.
Par quel miracle l'esprit nouveau s'est-il mis à souffler sur l'Europe ? Probablement un concours de circonstances, la redécouverte des manuscrits de l'antiquité grecque et romaine, quelques hommes entreprenants comme les rois du Portugal qui ont réuni autour d'eux des savants pour partir à la découverte ou la redécouverte du monde, exploration abandonnée depuis les géographes de l'Antiquité, quelques inventions cruciales comme les horloges mécaniques qui ont découpé le temps en quantités égales et ont donc rationalisé les occupations humaines. Il n'y a pas eu de concertation générale et la seule poussée démographique n'aurait pas suffit à tenir cette gageure de faire souffler un nouvel état d'esprit sur l'Occident. Ce qui est sûr c'est que les autres parties du monde n'ont pas connu ce mouvement d'ensemble, il n'y a pas de Marco Polo chinois ou africain (ce vénitien fut un esprit renaissant avant la lettre peut-on dire, un marchand qui se voulut savant).
La religion prise dans le mouvement tourbillonnaire des esprits s'est ensuite réformée sous l'impulsion d'hommes comme Luther et Calvin, mettant en avant la valeur individuelle plutôt que l'ordre sacré et royal venu d'en haut. Bien avant, l'ordre marchand, celui des foires de Champagne, des banquiers et marchands de Venise et de Florence, des usuriers juifs de Milan avait poussé aux échanges entre les différentes nations, il y a eu un brassage culturel et donc technique entre toutes les régions européennes, s'il y avait eu un Empire qui avait imposé une règle commune peut-être que cela n'aurait pas eu lieu (comme l'empire Mongol ou l'empire Ottoman et auparavant le califat). L'anarchie politique a dans une certaine mesure servi la liberté d'entreprise et les initiatives particulières.
Les disputes des uns et des autres ont contribué à l'émulation.
Il est difficile de tenir un discours réducteur sur cela car ce fut une affaire de temps long pour reprendre la distinction de Fernand Braudel.
Je citais l'exemple du charpentier John Harrison qui au grand dam des savants anglais inventa le chronomètre de marine, son "garde-temps" (quel joli nom poétique) précieux pour accélérer les communications maritimes et les sécuriser. On pourrait aussi parler des assurances maritimes bien antérieures au XVIIIème même si les Llyod's remontent à la fin du XVIIème (1688).
Il n'y a pas de science pure, il y a un mélange entre divers ordres de choses qui constituent au final ce que nous nommons le progrès et donc ce que nous pensons être à proprement parler la civilisation. Les cervelles qui se frottent aux cervelles dans les villes qui formeront un résumé de l'expérience humaine.

Avoir l'esprit tourné vers l'extérieur de soi plutôt que vers l'introspection ... c'est la condition sine-qua-non de la connaissance du monde. Stérilité des considérations égotistes à quoi on peut résumer la spéculation religieuse.

Une affiche dans le Marais à tous les coins de rues gays du quartier comme Sainte-Croix de la Bretonnerie qui aurait fait le bonheur de Philippe Muray : Liberté, Egalité, Festivité ! Il s'agit, chacun l'aura compris, de défendre les établissements citoyens persécutés par la population non-festive pour tapage nocturne. Ah ! la culture a besoin de supporteurs avisés qu'on vous dit !

Je sais à qui me fait penser François Bayrou, à Ramiel ! Il est roi dans sa province mais n'étant rien à Paris, il ne la connaît pas et ne veut la connaître.

On aimerait bien savoir pourquoi en ce week-end électoral on nous a supprimé le journal en ligne de Raphaël Juldé ? Peur d'une trop forte abstention ?
Tous les moyens sont bons pour les autorités pour nous éloigner de la culture et nous empêcher de satisfaire notre sain besoin d'instruction. Pourtant j'aurais tant aimé connaître la suite des aventures palpitantes d'Half au dortoir ! Mieux que "Le club des cinq" de mon enfance ... Half va-t-il enfin baiser la CPE ? Va-t-il se ramasser une tarte à la crème en cette fin d'année ? Ouf ...

J'ai trouvé ma définition - courte et ramassée - en répondant à Dominique Autié faisant un éloge un peu incongru du poète Pierre Emmanuel, dont l'intelligence ne me semble pas le trait dominant : je suis un non-académicien du Net !

Autant un David Madore est un mandarin-né - sa fascination pour le monde chinois l'atteste - autant je le suis peu et même je lutte contre toute tendance académique que je porte en moi.
Je crains que l'enfermement dans une rigueur formelle n'entraîne la stérilité. Même Paul Valéry disait qu'il était impossible de poursuivre Mallarmé.

J'essaye de porter à ébullition certaines questions, de mettre en branle les méninges des uns et des autres et non pas de souscrire à je ne sais quel ordonnancement qui m'apparaît toujours plus ou moins temporaire. La curiosité est mon maître-mot et l'inassouvissement intellectuel ma loi.

Je crois que ni Baudelaire, ni Poe ne mélangeaient la poésie et l'idéologie. Edgard Poe s'est toujours élevé contre l'école moraliste qui dominait en Nouvelle-Angleterre et l'on sait comment elle s'est vengée en lui attribuant tous les vices jusqu'à son exécuteur testamentaire, son premier ennemi, qui le désignait comme un homme peu fiable et digne de l'opprobre de ses concitoyens.
Nous avons fait notre choix et il n'est pas celui de l'inintelligence qui couvre souvent beaucoup d'injustices. Que je sache les contempteurs de Poe ne s'élevèrent jamais contre l'esclavage et le racisme législatif en Amérique qui nous paraissent autrement monstrueux que des vices privés qui ne regardent qu'un homme.

Edgard Poe comme Baudelaire incivils-nés, peut-être, mais pas solidaires de l'inégalité de traitement de la société vis-à-vis des parias.
La fonction du poète n'est pas de soutenir l'ordre social et de faire oeuvre morale.

Le mystère est éclairci (par ses soins) : c'était un complot de la trilatérale pour faire taire notre bien-aimé Raphaël Juldé. Sans blague !

Je certifie n'avoir jamais couché pour figurer dans le Journal intime de Raphaël Juldé - si cela peut rassurer sa maman - ni n'avoir versé aucune obole à cette nécessaire oeuvre de salubrité publique. Je regrette de perdre ainsi un de mes plus infatigables propagandistes qui aura plus fait pour ma gloire que des légions de moustiques surexcités par ma peau ! Euh ! Est-ce la bonne métaphore ? Est-ce même une métaphore ? En tous cas c'est de la littérature sarkozyste, j'en suis sûr.

Quand je pense qu'il fallait être honnête quand on tenait un journal sur le Net et que je ne le savais même pas ! Vous vous rendez compte que c'était le seul lieu au monde - je parle d'un monde post-moderne au capitalisme qui se respecte lui-même - où la publicité mensongère était strictement réglementée et punie des peines les plus sévères.

Par exemple moi j'essaye de me faire passer pour un type intelligent, eh bien ! si j'étais sincère ce serait impossible !

Hugh Laurie est anglais, ceci explique que comme Cary Grant ou Charles Laughton il soit d'une classe très supérieure aux acteurs américains, voir sur DailyMotion ou YouTube ses interventions en français et en américain pour avoir un aperçu de son talent comique et de ses dons d'improvisateur - préparé !

Qui est plus commun qu'un Richard Gere - je l'ai croisé à Paris dans le MacDo de la Chaussée d'Antin ! - un Brad Pitt, un Bruce Willis, un Tom Cruise, un John Travolta, tous plus incultes et vulgaires les uns que les autres.

Vous avez remarqué que les acteurs américains se prennent très au sérieux, qu'il s'agisse de John Wayne, d'Henry Fonda ou de Clint Eastwood, il leur manque tout sens de la dérision, tout le relief que donne le non-sens aux comédiens anglais. Quand les studios d'Hollywood ont besoin de quelqu'un d'un peu plus subtil que la moyenne ils sont obligés d'aller puiser dans le vivier européen.

C'était il y a une quinzaine d'années, seul dans ce MacDoc Richard Gere au milieu d'un groupe d'amis portait des lunettes noires au cas où on ne l'aurait pas reconnu je suppose (et un affreux blue-jean), il fut visiblement flatté que je le dévisage longuement - je suppose d'ailleurs qu'il est bi car pour faire carrière à Hollywood il ne faut pas avoir froid aux yeux et être prêt à toutes les compromissions sexuelles - à cette époque il était marié avec Cindy Crawford qu'il accompagnait dans ses défilés de mode à Paris - le mauvais goût à mon avis c'est d'être pété de thunes et de déguster un hamburger dans la capitale de la gastronomie mondiale ! Vous me direz mais qu'y faisais-je moi-même ? J'y accompagnais mon copain à qui j'offrais une des horribles choses qu'ils produisent en série et dont il raffolait, moi je ne les digère pas. Enfin bon ! je n'ai pas plus couché avec Richard Gere qu'avec Raphaël Juldé au final, croyez-moi ou ne me croyez pas !

Est-ce qu'il faut coucher pour arriver sur le Net ? C'est une grave question de société, un douloureux problème comme on disait aux temps des dossiers de l'écran. Moi je ne répondrais qu'en présence de mon avocat car mes visiteurs j'ai dû les gagner un à un et ce fut souvent pénible, j'ai trop donné de ma personne.

Les journalistes pratiquent l'auto-sodomie quand il n'y a pas d'actualité, seuls ils sont capables d'un tel prodige, voir l'affaire du faux blog de François Mitterrand ... urgence d'en jouir, autre nom du journal quotidien (bon ! un canard de ce nom aurait peu de chances de trouver le bon lectorat dans les kiosques, les NMPP l'enverraient plutôt dans les sex-shops).

Actualité, brèves :
Federer ? Une autre banque suisse ? La Federer Reserve Bank ?
Nadal, un nouveau Rafael, non merci j'ai déjà donné avec Juldé qui glisse comme une balle sur une raquette ... Blog, Set et Net !
Sur le droit opposable des handicapés à la scolarisation : je n'ai rien compris ! Est-ce que ces fainéants d'handicapés vont enfin travailler, oui ou non ?
Je limite mes activités caritatives à destination de mes lecteurs car je suis très sollicité et mon rythme cardiaque m'impose de ne pas trop donner de ma personne, je me garde pour mon jeu de fond de Web, d'ailleurs je réserve une attention soutenue à Yfig qui dans la catégorie "poussin" (jeune pousse prometteuse du Net si vous voulez) sollicite toute ma présence.

Ne vous laisser jamais enfermer dans un dilemne ou alors criez très fort pour faire entendre vos droits inaliénables à emmerder le peuple et le reste du monde !

Philippe Le Gall a enfin achevé son histoire de l'économétrie naissante en France, elle paraît, en anglais le 3 juillet 2007 chez Routledge, éditeur scientifique de Grande-Bretagne, j'ai donné dans ma page Regnault la présentation - en français et en anglais - de son texte en espérant ne pas l'avoir trop trahi.

J'ai mis à jour la page Jules Regnault sur Wikipédia.

Sur Wikipedia peuvent agir impunément des maniaques comme Ludo29 ou Ico, qui suppriment à tout va les petites briques qu'on vient apporter, vu la promptitude de leurs réactions on voit bien qu'ils ne se préoccupent même pas de s'informer, ils manifestent juste une autorité usurpée sur des matières qu'ils ne possèdent pas, j'avais modifié la page Cournot en rajoutant un lien vers la page perso de Philippe Le Gall, hop ! à peine aperçu ce fut éliminé sans autre forme de procès, idem pour ma page Jules Regnault, même lien, même punition !

En fait la démocratisation du savoir - comme de toute chose d'ailleurs - se résume à un appauvrissement du bien public.
Il y aura toujours des censeurs pour détruire l'ouvrage des autres. Ceci explique peut-être la lenteur des progrès de l'humanité.

A ce régime je défie aucune nouveauté intellectuelle de résister à la pression du plus grand nombre.

Apprendre le recul sur les choses de l'esprit, suspendre son jugement ce sont les premiers acquis philosophiques.

Le plus drôle de l'affaire c'est que Philippe Le Gall ne manifeste aucune sympathie pour moi - c'est une litote - donc c'est purement gratuit de ma part de signaler ses travaux. Visiblement les forces obscures ne veulent pas qu'il vende son livre ...

On reproche souvent à l'intellectuel - ou au savant - de s'enfermer dans la fameuse tour d'ivoire, mais c'est le seul moyen qu'il a trouvé d'épargner sa création.

Dans "La Tribune" de ce jour, jeudi 14 juin 2007, on parle longuement de l'avenir de la place financière de Paris, on sait que c'est un sujet qui m'intéresse et sur les origines et le développement desquels je me suis longuement penché.

Le fait que l'école française de mathématiques soit brillante notamment dans le domaine spécifique des applications des probabilités aux finances - on peut penser par exemple à Paul Malliavin et à son calcul - laisse espérer qu'on peut raccrocher la Bourse de Paris et ses banques aux grandes places mondiales qui dominent actuellement.

Un blog entier consacré au docteur House est-ce possible ? Mais oui ! Critik en séries.

Amélie Héliou et Adrien Laroche nouveaux héros du "Figaro" ... difficile de faire plus français ! Même si l'une est de Livry-Gargan dans le 9-3 et l'autre de Louis-Le-Grand à Paris, co-vainqueurs des Olympiades de mathématiques, s'il s'agissait de démontrer que l'immigration ça ne marche pas c'est réussi !

Regardez les résultats : Olympiades 2007 et dites-moi ce qu'on en peut conclure ! Vous avez deux personnages d'origine chinoise sur quatorze lauréats, c'est bien au-dessus de la proportion de jeunes asiatiques parmi la nouvelle génération française, par contre absence de noirs ou d'arabes. Brillante nullité des DOM-TOM comme toujours d'ailleurs ...

Mais vous pouvez toujours aligner autant de résultats et d'arguments que vous voudrez cela ne changera rien, le dogme de l'égalité des races tient de la foi républicaine, donc il est au-delà du champ de toute critique.

Le discours officiel tenu par l'éducation nationale française - et occidentale disons - consiste à prétendre que l'élève est une glaise dont on fait absolument tout ce qu'on veut nonobstant toute question d'origine parentale. Vous prenez un pygmée issu de sa lointaine tribu arboricole et vous en faites un Pierre-Gilles de Gennes, c'est à la lettre près ce que soutiennent mordicus les plus hautes autorités en charge de l'enseignement !
Je crois que dans quelques siècles on trouvera cela aussi paradoxal que les savantes démonstrations des théologiens de Sorbonne qui prouvaient que Dieu existait puisqu'étant parfait sa principale et première qualité était d'être pourvu de l'existence ... admirable serpent qui se mord la queue repris par Descartes. Abime logique qui me laisse profondément perplexe au moins autant l'idée que les biologistes puissent soutenir que toute espèce vivante est soumise à une pression sélective mais que dans le cas de l'homme cela n'a eu aucune conséquence pour son évolution !
Les lois de Darwin sont vraies (c'est ce qu'on apprend à la Faculté) sauf pour l'homme ... là Dieu a dit : Darwin arrête-toi, tu entres dans un jardin interdit, ne croque surtout pas cette pomme !

Messieurs les savants on ne joue plus ... stop ! la science doit le céder à la paix universelle. Or moi je crois que la science c'est la guerre que l'esprit fait aux corps et je n'en démords pas moins que tous les dogmatiques et les faiseurs de politiques.

Oui c'est vrai l'homme est une glaise, mais pas dans le sens où vous le dites messieurs les gardiens de l'ordre public ! C'est une glaise parce que l'esprit y veille et nous empêche de sombrer dans l'obéissance et la bêtise moutonnière.

La science doit porter le fer dans l'ordre social, c'est sa destinée. D'où les haines qu'elle fomente indirectement dans certaines sociétés et certains groupes humains pour des raisons cultuelles ou idéologiques.

Je suis partisan de la guerre à outrance ... mais comme j'ai tendance comme le docteur House à voir que la force n'est pas toujours de mon côté, je suis aussi partisan de la ruse, après tout si on se veut intelligent, autant en profiter pour tromper son monde.

Il y a un siècle la gloire de savants comme Pasteur et Marie Curie en France, Edison aux Etats-Unis était immense, aujourd'hui la disparition de Pierre-Gilles de Gennes passe quasiment inaperçue, aucune cérémonie publique, aucun mémorial. Pourquoi ? Ce qui compte par contre et fait la une des médias pendant des jours c'est le coup de tête de Zinedine Zidane ou le français Tony Parker nommé numéro un des basketteurs américains (on oublie juste de préciser que ce n'est pas son passeport qui compte mais ses origines noires qu'on passe sous silence et qui expliquent ses qualités sportives). Il n'y a plus de figure scientifique au niveau de notoriété d'un Einstein ou d'un Newton, non que ceux d'aujourd'hui soient moins méritants, c'est même le contraire il y a cent mathématiciens au niveau des plus grands du passé, d'Alain Connes à Michaël Gromov pour en citer deux qui officient en France mais leur gloire est obscure en-dehors d'un tout petit cercle d'initiés car la science est devenue chose secrète, quasi-anonyme et clandestine, elle se fait la plus discrète possible craignant sans doute les retours de flamme des passions publiques. Certains disent que c'est le traumatisme d'Hiroshima qui explique la défiance vis-à-vis des détenteurs du savoir, mais je crois que c'est plus profond, c'est en fait que la science interroge notre nature réelle, tous nos présupposés, qu'elle s'attaque sournoisement à toutes nos certitudes et à ce qui nous permet de vivre d'une manière aveugle mais consolante et à mener notre vie vaille que vaille malgré les embûches de tous ordres de la vie moderne. Nous n'aimons pas trop nous interroger sur nous-mêmes. Or la science démonte les mécanismes, elle est d'un cynisme épouvantable.

"Est-il bon ? Est-il méchant ?" c'est le titre d'un des contes de Diderot, au fond quand on lit un forum comme celui d'Assouline - et combien d'autres blogs de même acabit - comme quand on décrypte un spectacle hollywoodien, il s'agit toujours plus ou moins de raconter une histoire où l'on désigne nommément les bons et les méchants et où la vertu triomphe à la fin - cela donne sens au monde - mais si cela ne voulait rien dire ? Si le noyau des choses avait un caractère aussi abstrait que le code de l'ADN ? L'acide désoxyribonucléique est-il bon, est-il méchant ? Vous voyez ce que je veux insinuer, je suppose ... la fin de la moralité.

Un petit cadeau pour Lapinos, Cyd Charisse.

Un autre petit bijou signé Ernest Lubitsch et encore un autre : Lubitsch's touch.

J'ai remarqué que les jours d'élection la blogosphère entre en dépression ... nous aimerions qu'un sociologue du CNRS analyse la question ou à défaut un psy de la sphère médiatico-intellectuelle.

Je suis le plus fou des blogueurs et je tiens à ma ceinture de champion conquise de haute lutte (I am gentleman Jim) ! Je constate d'autre part que je n'apprécie vraiment que les blogs où je ne comprends pas les trois-quarts de ce qui s'y passe, le Lapinos, Ramiel, Yfig, Dominique Autié, Raphaël Juldé, Ruxor ... la blogosphère est un long, long roman sans fin.

Finalement je suis synchrone avec le docteur House car je suis addict comme lui.

Trop d'imprévu tue l'imprévu.
Il faut retenir l'attention du lecteur mais pas au point d'épuiser ses facultés de concentration. Ménager des plages d'ennui dans toute saine lecture c'est la loi des bons auteurs, les piqures de rappel pour réveiller la conscience doivent être instillées avec précaution pour la laisser rebondir, la lecture pour soi étant un long fleuve tranquille, l'ennui distingué est son autre nom, certains appellent même cela avoir une conscience littéraire.
Raphaël Juldé se plaignait que son "Journal intime" à la fin ressemble à un gruyère, je lui ai répliqué qu'il n'avait qu'à se mettre à en vendre, qu'importe les intentions de l'auteur c'est la réception qui compte, n'est-ce pas? S'ils veulent une fondue qu'on leur en serve. Le génie c'est le cadeau-surprise pour l'écrivain qui est d'abord un bon artisan.
Ce qui manque à Half c'est du détachement par rapport à son oeuvre écrite, d'un point de vue abstrait tout message équivaut à tout message du moins au sens de la théorie de l'information, donc il importe pas plus d'être marchand de nouvelles dans les journaux que poète ou romancier, il suffit de capter l'oeil et la pensée et on a fait son boulot. Soyons cynique et devenons sorcier des Lettres à notre tour, mon vieil Half ! Sinon pas de jolies filles à baiser, de banquiers à engraisser et d'héritiers à nourrir ad vitam aeternam !

Nous sommes tous parfaits de quelque point de vue, mon équanimité me pousse à le reconnaître, certains poussent le vice dans leur nature à accorder un crédit infini au temps pour que leur état semi-angélique puisse s'épanouir suffisamment, peut-être un peu de présomption ne nuit pas à la littérature.

David Madore ... pas tant que cela !

Si vous aviez la jugeotte d'une limule vous auriez vraiment le sang bleu ! Ces animaux préhistoriques donnent leur précieux sang pour des composés pharmaceutiques.

"Vivre, vite !" sur Arte de Jeanne Jordan et Steve Ascher, le héros de l'affaire Stephen Heywood atteint de SLA meurt stupidement fin 2006 d'une défaillance de son respirateur à 37 ans, lui-même était d'une admirable lucidité, intelligence intacte et en tous points remarquable, il lutte pour regarder grandir son enfant ... toute la famille fait bloc autour de lui, elle crée même un labo de recherche sur cette maladie orpheline.
Si l'on considère la grandeur des défis de la médecine, on ne peut qu'être encouragé par de tels exemples.

Voici la juste morale et discipline : Enseignement primaire par Bruno Belhoste. Je signale cet excellent historien (c'est plus rare qu'on ne croit) qui enseigne à Paris-X Nanterre.

La plupart des gens recherchent de nouvelles idéologies à travers leurs lectures historiques, or moi je me méfie comme de la peste des mythologies quoique je leur reconnaisse un rôle imaginaire pressant, mais justement ... je n'entends pas prendre la proie pour l'ombre.

Je suis un héros négatif, cela me frappe quand je considère Stephen Heywood qui lui est un héros positif, bien entendu j'aurais préféré lui ressembler mais on ne choisit pas son rôle, il vous est distribué.

Cela me rend légèrement dépressif de me comparer à lui ... mauvaise pioche !

Je vais vous expliquer quelque chose que vous allez parfaitement comprendre - à tel point que je me demande si cela vaut le coup - vous êtes boucher ou boulanger, vous êtes parfaitement heureux, vous gagnez votre vie correctement et vous êtes bien intégré socialement, tout d'un coup par la grâce d'une baguette magique vous êtes transplanté dans un milieu de prix Nobel et de médailles Fields, vous ne comprenez rien à ce qui se dit autour de vous, vous n'êtes plus utile à quoi que ce soit, vous déprimez et peut-être à la fin vous vous suiciderez. Est-ce que votre valeur, votre être même a le moins du monde changé ? Non, n'est-ce pas ! Pourtant cela reflète assez bien ce qu'exige le monde contemporain où tout un chacun est mis en concurrence avec tout le reste de l'humanité dans n'importe quelle condition et où les plus faibles, les moins doués sont écrasés par le spectacle quotidien des exploits des autres. De quoi expliquer largement le panorama d'une société française dépressive qui se soigne avec des neuroleptiques et autres psychotropes, n'est-il pas vrai ?

Mon indignité n'est que relative ... philosophie première qui permet de garder la tête hors de l'eau.

Il est clair que l'information - et ses peoples dorés - abrutit plus le bon peuple qu'autre chose. On est davantage heureux dans son petit village ou même dans une cellule loin de la rumeur du monde que mêlé à une agitation où l'on est porté comme une particule microscopique par les chocs multiples d'un mouvement brownien.
Est-ce que cela fait sens ? Hier soir j'ai regardé les émissions d'Arte consacrées aux manipulations sur les rats, on les dirige en leur donnant des stimulis positifs, dopamines et autres endorphines, afin de les guider dans un labyrinthe, n'est-ce pas à peu près une bonne symbolique pour notre comportement ?

Si cela vous amuse je peux vous parler de moi (je suis un rat qui en vaut bien un autre, après tout), j'ai pendant quelques semaines été coaché par le cabinet Ingeus où l'on m'accompagnait dans une recherche d'emploi, évidemment sans aucun résultat. La dernière fois j'ai dû faire une soixantaine de courriers pour des bibliothèques et autres médiathèques, vainement, à croire que je suis si débile que je suis incapable de ranger des bouquins sur des étagères en suivant les indices dewey. Inutile de dire que j'ai fini par renoncer, car je trouve cela plus déprimant encore que de ne rien faire (entre guillemets).

Je n'ai pas les réponses essentielles à notre futur. Mais au moins je fais semblant de les chercher et je ne commence pas par dire que je les ai trouvées comme tous ces politiques qui crient à qui mieux mieux avant les élections et même après pour faire oublier que leur pensée est un peu sommaire.

Vous dites - vous pensez - que les qualités des uns vont faire le bonheur des autres et ce n'est même pas vrai !

Je ne suis pas certain que ce soit une promotion - ou une descente aux enfers - mais maintenant je suis "Zonard" chez le Stalker (il m'en a tenu informé).

Je ne sais pas si c'est très moral de passer ses soirées sur Arte ? A notre époque sarkozyste cela devrait être rigoureusement puni par les autorités de surveillance.

Je déborde sur les idées des autres ... ça en gêne un grand nombre, surtout ceux qui en ont peu, d'idées.

Je vais quand même répondre à Three Blind Mice alias Nagasakhyères alias Francis je ne sais quoi qui vit au Japon et cloue son bec à Orimont Bolacre, érémiste comme moi avec ces fortes paroles (sur le forum de Renaud Camus) :

Orimont, merci de vos explications, excuses, positions et éclaircissements sur votre envolée de la semaine dernière ("les enculés et les enculeurs", "trop bon trop con", etc.).
J'avais eu envie de vous répondre à chaud mais m'étais sagement ravisé.
Vous gagnez quatre cents euros par mois disiez-vous. Que ne poussez-vous la fierté au point de les refuser ? Cela vous grandirait et vous aiderait à rétablir la nécessité de vivre dans ses droits. Les milliards de Terriens qui n'ont pas ces 400 euros de pension mensuelle trouvent en général de quoi les remplacer par les gains de leur travail ou d'une activité quelle qu'elle soit.
Que diriez-vous, par exemple, de casser des moteurs de Logan usagés ou de démonter des cartes-mères d'ordinateur à 20 euros par jour à croupeton du matin au soir dans une arrière-cour d'un arrière-faubourg d'Hyerabad dans les fumées de plomb, de benzène et de plastique ?
Pour un salarié, un cadre dans un pays européen, si vous voulez, qui travaille et en met un peu de côté, il faut 20 ans de labeur et d'économie acharnés pour espérer cumuler le capital suffisant qui lui dégagera une rente d'intérêt de 400 euros pas mois (3.75% par an, faites le calcul). Vous-mêmes les touchez sans avoir eu à les économiser. N'êtes vous donc pas un privilégié Orimont ?
L'oisiveté permet tout: apprendre des langues étangères, se documenter sur les possibilités que vous offre encore l'existence, etc. Et puis, comme disent les gauchards, songez aux décennies de combats et de luttes de la classe ouvrière pour que vous les ayez en poche, ces 400 euros, sans avoir à dire merci à qui que soit, et en nous donnant le change luxueux qui consiste à pester comme un voleur contre ceux qui les gagnent dix fois pour n'avoir pas rechigné à se prostituer de mille manières du lundi matin au vendredi soir sans compter les heures sup le week-end.

Moi j'ai 387 euros par mois pour vivre, c'est beaucoup me direz-vous ! Ce n'est rien si on fait le compte de ce que je coûte à la Sécurité Sociale ! Mon traitement contre le VIH coûte 900 euros par mois, je suppose que pour faire le fier je devrais refuser de l'obtenir gratuitement ? En 2006, j'ai eu deux opérations à Foch, je ne vous donne pas le chiffre de la facture car je ne le connais pas, plus une multitude d'examens, scanners, radios, prises de sang et consultations médicales.
Si Bidule machin-chose considère que la sécurité sociale et la CMU pour des gens comme moi coûte trop cher que ne le dit-il pas publiquement sous son vrai nom ? Mais alors pourquoi lui-même vit-il dans un des pays les plus avancés au monde et pourquoi pas au Tchad ? On se demande vraiment ...

On a compris assez récemment les mécanismes qui conduisent au sentiment de peur ou d'anxiété, voir ces pages physiologie du stress ou celle-ci Neurosciences ou encore Université de Lausanne.
Je dis cela à Ramiel et je lui explique même les deux voies d'accès, circuit rapide et instinctif ou lent et conscient qui mènent à ce genre d'émotions et il ne comprend rien à mon discours.
On a bien là le noeud du problème, le décalage complet entre l'enseignement des Lettres et la Science moderne ! Comment dans ces conditions établir et prodiguer un programme d'enseignement cohérent ? Comment combattre toutes les formes d'obscurantisme si même le corps professoral en est encore à confondre l'ordre des choses et celui des phénomènes psychiques ?
J'avoue mon embarras ...

Laïus de Ramiel en réponse à mes remarques acides:

Si on enlève son cerveau qui n'existe pas à une plante sensitive, elle se rétracte quand même quand on la touche. Si le système nerveux passait chez une plante sensitive par le cerveau, elle ne serait plus sensible, si on supprimait le cerveau. Si on reconnaît la peur à une réaction chimique, et si celle-ci a lieu dans le cerveau, même si la peur, hors de toute réaction chimique, avait sa source dans les entrailles, on ne pourrait pas s'en apercevoir : et pour cause. Quant au sujet, il ne pourrait pas non plus savoir qu'il a peur, car sa conscience, à cet égard, dépend aussi de son système nerveux en général et de son cerveau en particulier. Il tremblerait de tous ses membres, et il ne saurait pas pourquoi : il n'aurait pas peur. Cela n'arrive-t-il pas, quand, au moyen d'une drogue, on anesthésie certaines parties du cerveau ? Alors, on peut trembler, avoir peur dans son corps, sans que pour ainsi dire on s'en inquiète. Les effets restent ceux de la plante sensitive quand on la touche : une forme larvée et non consciente de peur. On dirait que ce n'est pas la peur, peut-être, mais une réaction mécanique. Mais moi, je considère que la peur prise absolument est une force susceptible d'agir de cette manière sur les êtres vivants ; et que c'est bien cette peur non insérée dans un système nerveux qui provoque chez les plantes le refus de pousser à l'ombre : elle traverse de frémissements imperceptibles la nature des êtres vivants, parce qu'elle est aussi un degré de haine de ce qui nuit à la vie. La peur existe d'abord sous forme de couleur, dans ce qu'on pourrait appeler l'essence vitale : une couleur mauve, pour ainsi dire. Pour ma susceptibilité, je trouve l'autorité du matérialisme d'autant plus péremptoire qu'elle part forcément du postulat que pour qu'un mouvement de l'âme existe, il faut qu'elle trouve son expression sur le plan chimique ; c'est diviniser ce plan chimique d'une manière que je trouve ridicule. Si une chose s'exprime sur le plan chimique, on peut dire qu'on est sûr qu'elle existe ; mais réduire l'existence au plan chimique, c'est réduire l'être humain à une machine. Or, si les machines étaient douées de vie, cela se saurait. Pour moi, c'est exactement comme croire qu'on peut définir l'ensemble du passé à partir des quelques débris que l'archéologie découvre. La preuve matérielle est utile, mais elle ne peut pas contenir toute la connaissance, car sinon, il devient impossible d'exercer sa liberté. C'est la forme de vaccin contre l'imagination réclamé par Jean Rostand qu'on a fini par trouver.
(C'est d'ailleurs d'autant plus ridicule, cette foi aveugle en la chimie, que la chimie par définition ne suffit pas : en effet, pour appréhender le mécanisme chimique comme lié à la peur, il a forcément fallu interpréter des symptômes généraux, face à une situation donnée, ou faire confiance au témoignage du sujet ; car dans le mécanisme chimique lui-même, rien n'indique directement qu'il s'agit de la peur : on l'a compris en établissant un lien par le raisonnement. Ensuite, si le cerveau est détruit, la volonté ne réagit plus à la peur, qui ne parvient plus à la conscience ; mais pour autant, il se peut très bien que la peur existe, puisque celle-ci ne s'est jamais définie à partir de la réaction chimique, mais à partir du témoignage du sujet, ou d'une appréciation spéculative de la situation : on peut seulement dire que cette peur ne se manifeste plus, sur le plan chimique, et que la volonté ne réagit plus ; on peut donc seulement en tirer que la volonté réagit à partir de sensations nerveuses : non que la peur en soi cesse d'exister ! Car la peur provoque en réalité les réactions chimiques ; mais si on détruit le tissu qui permet ces réactions, eh bien, forcément, ces réactions ne peuvent plus avoir lieu : la peur reste dans les limbes ; mais rien ne prouve qu'elle disparaît.)

Quel charabia ! Qu'il se rende ridicule auprès de ses élèves, passe encore, mais qu'il abîme sa discipline c'est un peu plus gênant.
Il me fait penser au thème du dernier épisode du docteur House, le docteur Foreman devient aveugle, son cerveau rongé par une bactérie, une listeria, mais il ne s'en rend pas compte et il faut lui expliquer pour qu'il comprenne qu'il a perdu la vue ! Eh bien ! Ramiel en est là ... il confond l'objectif et le subjectif, or la distinction des deux ordres est la base de la science moderne.
Ceci dit je veux bien qu'on étudie les textes littéraires en commençant par l'impression ressentie à la lecture et en interrogeant les élèves dans ce sens mais en éclairant ce schéma d'approche par un discours circonstancié sur les connaissances dont nous disposons sur le psychisme. Ce serait une forme de cours originale, un peu ardue mais pas impossible à mettre en oeuvre. La physiologie des émotions est assez avancée pour qu'on puisse dire des choses intéressantes sur le sujet en rapport avec la littérature.

Le discours de Rémi Mogenet n'a rien de neutre, il a des conséquences directes par exemple dans le cas des greffes médicales, si on le suit il peut engendrer le refus des familles de prélèvement des organes, on sait à quel point ce problème est crucial aujourd'hui.

On connaît mon libéralisme, je n'interdis à personne de s'exprimer comme il le désire mais est-ce le rôle de l'éducation nationale de permettre n'importe quel enseignement ?

Il y a quelque chose de tragique à ce que les professeurs de lettres soient devenus les fossoyeurs de leur discipline, ils ont fait de la littérature quelque chose d'à l'écart de l'intelligence contemporaine, décalé par rapport à nos connaissances actuelles, il n'y a pas lieu de s'étonner qu'elle n'intéresse plus personne.

Les lettres sont devenus un petit canton isolé de la société, le kiosque de Baudelaire dans le kamtschatka des lettres selon Sainte-Beuve c'est devenu tout le champ des lettres. De l'ésotérisme de bas-étage a remplacé l'ambition première de rendre compte des hommes et du monde ... bravo messieurs les ignorants ! le mandarinat fossilise tout ce qu'il touche.

Le premier souci de l'enquêteur scientifique c'est d'affirmer son ignorance et de se poser des questions élémentaires. Or plus les esprits sont étroits moins ils sont inquiets et mieux ils sont barrés de certitudes.
J'attends le premier prof de français qui commencera son cours par se poser une question du type le plus simple comme : de quoi voulons-nous parler ?

Note sur le don d'organe : je signale qu'en aucun cas je ne veux du cerveau de Brad Pitt.

Vous savez que le thème de la symphonie fantastique est celui d'une idée fixe qui poursuit un artiste - en l'occurrence Berlioz - à travers les vissicitudes de la vie. C'est quelque chose qui avait été dégagé par la pathologie médicale du début du XIXème et dont s'est emparé le compositeur pour le transformer en émotions musicales. On voit là qu'il y avait à cette époque une interpénétration de l'art et de la science qu'on retrouve chez Balzac ami de plusieurs savants ou chez Flaubert, fils d'un médecin réputé de l'hôtel-Dieu de Rouen.
Il semble que ce soit perdu ... les leçons de la science nouvelle sont paumées pour l'art qui se déssèche et se flétrit alors que depuis les XVIème et XVIIème siècles au moins les ressources de l'une rejaillissaient sur l'autre.

Alain Connes et Jean-Pierre Changeux avaient eu un débat où ils n'avaient pas pu se mettre d'accord, Connes soutenait que la réalité mathématique se situait en-dehors du champ sensible, Changeux que toute activité mathématique se résolvait en influx nerveux. Bien entendu que le mathématicien ne fasse pas de différence entre ce qui est subjectif et objectif n'a aucune importance car il se heurte au mur d'une certaine réalité qui est toute entière contenue dans le langage qu'il s'est choisi (transcendé par la puissance du nombre). Mais pour les sciences naturelles et physiques, il existe bel et bien une distinction fondamentale entre un artefact mental et une réalité descriptible et mesurable ! La philosophie naturelle pour reprendre le terme même de Newton n'est pas une illusion produite par nos sens ! Nous ne sommes pas dans le royaume des songes quand on fait de la biologie, de la chimie ou de la physique.

Les mathématiques sont un langage qui fait illusion, une illusion d'autant plus forte qu'on s'y adonne avec plus de vigueur, c'est de ses propres forces qu'on dresse la muraille de ce royaume enchanté séparé par des abysses de la réalité commune. Tout le monde connaît et reconnaît ce chant des sirènes qui plonge certains esprits dans une autre réalité et les tient émerveillés, voire éberlués et fort distraits comme de grands enfants loin des autres hommes.
La leçon à en retenir c'est que tout langage si l'on n'y veille peut se développer par lui-même en ne gardant contact avec la réalité sensible que par un fil ténu, si dans les arts cela est voulu et même souhaitable comme distraction recherchée, si dans la religion c'est une ambition maintenue à grands frais de rites, dans les sociétés politiquement organisées comme les nôtres cela est toujours dangereux car cela mène à des raccourcis totalitaires qui n'ont plus rien à voir avec la vision partagée des autres hommes et avec leur diversité naturelle.

Un peu de philosophie pour maintenir une certaine distance de soi à soi mais point trop n'en faut ... au risque de se perdre. A moins que l'ambition soit celle d'une société de zombies déconnectés de toute réalité et en proie à un monde complètement imaginaire de douleurs, de joies et de peines extrêmes et sans limite concevable .

Dialogue sur les mathématiques avec Manuel Ojanguren.

Dans cette page de citations, celle-ci de Lewis Carroll : The different branches of Arithmetic -- Ambition, Distraction, Uglification, and Derision.

Une petite gâterie en ce samedi pluvieux : Le Don Juan de Marcel Bluwal avec Michel Piccoli.

Admiratif du jeune Julien Doré, caméléon musical et bête de scène et en plus il est de la famille de Gustave Doré. Ce garçon ne s'en laisse pas compter et il détourne à son profit la soif de visibilité de notre temps dans la dérision et le retournement perpétuel, musical ou autre. Il faut bien admettre que certains sont nés coiffés ...

J'ai toujours plaisir à applaudir des gens intelligents ce qui me change de la bêtise universelle ... les imbéciles s'étalent toujours l'avez-vous remarqué ? Ils en allongent des tartines si contents d'eux-mêmes qu'il n'y a rien à rajouter, sinon attendre que les anges passent.

Un article sur Julien Doré : Actualités gay.
Vouloir en faire un gay qui s'ignore est un peu stupide, ce garçon est bien trop lucide pour passer à côté de lui-même. C'est même sa seule limite, ne pas être idiot de temps à autre.

Vous connaissez ma profonde stupéfaction devant l'universelle présence de Jean d'Ormesson sur tous les plateaux de télévision depuis plus de trente ans, or Julien Doré l'admire justement pour cela alors que ce qu'il dit n'a aucun intérêt pour lui, le secret de la longévité partagé par Michel Drucker étant d'être le plus neutre et le plus insipide possible ... comme un présentateur météo qui ravit des records de popularité. Il s'est fait tatouer son nom sur le bras et a intitulé un de ses groupes le "Jean d'Ormesson's" et un de ses titres "Jean d'Ormesson Disco Suicide" à la mode du "Fight Club" de Brad Pitt, je suppose.

Petit dialogue avec Montalte :

"Le suicide n'est pas seulement un péché, il est le péché. C'est le mal ultime, absolu, le refus de s'intéresser à l'existence ; le refus de prêter serment de fidélité à la vie. L'homme qui tue un homme tue un autre homme. L'homme qui se tue lui-même, tue tous les hommes, il efface de lui le monde. Son acte, en tant que symbole, est pire qu'un viol ou un attentat à la dynamite. Il détruit tout les édifices ; il insulte toutes les femmes. Le voleur se contente de diamants. Pas le suicidé : c'est là son crime. On ne peut le soudoyer, même en lui offrant les pierres étincelantes de la Cité céleste. Le voleur rend hommage aux choses qu'il dérobe, sinon à leur propriétaire. Mais le suicidé insulte tout ce qui est sur la terre en ne le volant pas. Il profane chaque fleur en refusant de vivre pour elle. Il n'est pas une minuscule créature dans le cosmos pour qui sa mort n'est pas un ricanement. Quand un homme se pend à un arbre, les feuilles devraient tomber de colère et les oiseaux s'envoler de fureur, car chacun d'eux a reçu un affront personnel. Certes il peut y avoir des excuses émotionnelles et tragiques à cet acte. Il y en a pour le viol, et presque toujours la dynamite. Mais si nous en venons à une claire notion, à une signification intelligente des choses, nous trouverons une vérité beaucoup plus rationnelle et philosophique dans la coutume d'enterrer à la croisée des chemins et dans la pratique d'enfoncer un épieu dans le cadavre que dans les distributeurs de M. Archer. Il y a donc un sens dans la coutume d'inhumer à part les suicidés. Leur crime est différent des autres : il rend impossibles même les crimes.
Vers la même époque, je lus une sottise solennelle et désinvolte écrite par un libre penseur ; il prétendait qu'un suicidé n'est autre qu'un martyr. Cet évident mensonge m'a permis de clarifier le problème. Un suicidé est manifestement l'opposé d'un martyr. Le martyr est un homme qui tient tellement à une chose en dehors de lui-même qu'il en oublie sa propre vie. Un suicidé est un homme qui se soucie tellement peu de ce qui est en dehors de lui qu'il veut voir la fin de tout. L'un veut que quelque chose commence ; l'autre veut que tout finisse. En d'autres termes, le martyr est noble, justement parce qu'il confesse ce dernier lien avec la vie. Renoncerait-il au monde, haïrait-il toute l'humanité, il place son coeur en dehors de lui-même. Il meurt afin que vive quelque chose. Le suicidé est ignoble parce qu'il n'a pas cette attache avec ce qui est ; il n'est qu'un destructeur ; spirituellement, il détruit l'univers. Puis je me rappelai l'épieu, la croisée des chemins et ce fait singulier que le Christianisme a montré une sévérité féroce à l'égard du suicide. Car le Christianisme a vivement encouragé le martyre."
Chesterton, Orthodoxie, "le drapeau du monde".
(Et pour Napoléon Ier qui y pensa mais y renonça, le suicide est "une erreur de jugement".)

Ecrit par Montalte le 24/6/7.

Désolé pour Chesterton mais ce qu'il dit n'a aucune sorte d'intérêt.
Qu'est-ce qu'il appelle une conduite suicidaire ? Faire de l'apnée profonde, de l'alpinisme en hiver en Himalaya, battre des records en tous genres, fûmer des cigarettes ?
La volonté de vivre peut s'apparenter à une vocation mortelle tout autant.

Quant à se tuer directement et violemment de telle ou telle façon qu'on voudra cela suppose qu'on ait la liberté de ne pas le faire ... c'est mettre les bornes de la raison un peu trop loin.

Art de Chesterton. C'est une aimable rhétorique sans grand ressort et sans fondement.

Ecrit par : iPidiblue suicidaire en puissance | 23/06/2007

C'est fascinant les incompatibilités intellectuelles ! Pour moi Chesterton est au contraire un maître absolu de langage et de vérité, un essayiste hors pair qui remet les idées et les mots en place, un orthodoxe avec qui l'on peut ne pas être d'accord mais avec qui l'on est à ce moment là d'accord dans son désaccord. Pas toi. Un texte comme celui-ci, dont je reconnais qu'il peut être terrible quand on est vulnérable sur cette question de suicide, a pour moi le mérite non pas tant de condamner les suicidés que de condamner l'idée romantique que certains se font du suicide. Comme toujours, le pécheur ne se réduit pas à son péché et ce n'est pas moi qui critiquerais ni l'envie ni l'acte de se suicider. Simplement, mon souci est de penser le suicide comme ce qu'il est. Le contraire du sacrifice. Le contraire de la charité. La négation des autres plus que de soi-même. Et en effet, le crime qui empêche les autres crimes. Et te voilà, Pidiblue, avec ton pavlovisme tout moderne, ta rhétorique de Chat du Cheshire, ton incompréhension totale des règles les plus élémentaires de l'anthropologie, ton absence triomphante de bon sens. Peut-être avec toi sommes-nous déjà dans cette époque prévue par Philippe Muray où l'on ne comprendra même plus la fameuse phrase de Sade sur l'homme qui est un despote quand il bande. En tous cas, merci de ce témoignage accablant !

Ecrit par : montalte | 24/06/2007

Ton discours me fait penser à celui de ces médecins sadiques qui prennent plaisir à faire des lavages d'estomac bien douloureux aux suicidaires ...

En somme l'euthanasie pour toi c'est interdit ? Bof ... je te souhaite de n'avoir jamais un proche qui souffre mille morts style cancer des os en phase terminale que même la morphine n'arrive plus à soulager et si tu peux supporter tranquillement des hurlements à la mort toute la journée alors devient infirmier dans un centre de soins palliatifs !

A mon humble avis ton expérience de la mort doit être révisée.

Ecrit par : iPidiblue suicide assisté | 25/06/2007

Tu as tout à fait le droit de faire toute la littérature que tu veux comme Chesterton mais tu n'empêcheras pas un seul suicide avec ce genre de discours.

Ecrit par : iPidiblue psychiatre de ces blogueurs | 25/06/2007

Pas sûr !

Se rendre compte que ce qui nous séduisait le plus était idiot peut être un moyen de nous en préserver. Et qui te dit que Chesterton n'a pas eu envie non plus de se suicider ? Et qu'il a écrit ce texte aussi contre lui ?
Ecrit par : montalte | 25/06/2007

Le suicide une séduction ? Oui c'est bien ce que je pensais ton cas littéraire est grave - mais pas mortel.
Ecrit par : iPidiblue des lettres et des amibes | 25/06/2007

Toute la différence avec toi qui es, on s'en rend compte de plus en plus, mortellement anti-littéraire !
Ecrit par : montalte | 25/06/2007

Pierre Cormary est amoureux des rengaines littéraires les plus éculées et il essaye de faire passer cela pour une attitude d'esthète supérieur !
Si encore il avait un physique ravageur et une voix de velours il pourrait reprendre le rôle du crooner de ces dames, mais tel que c'est parti son numéro d'Amélie Nothomb au masculin ne convaincra que les adeptes du tricot de peau style liquette.

Il n'a aucun humour ... ce qui n'a rien d'étonnant car il surestime énormément son intelligence de gardien de stade.

Ce qui est grave ce n'est pas d'être bête mais de vouloir passer pour une lumière quand on n'est même pas un lumignon.

Curieux qu'on appelle "faussaire" tout homme intelligent ! Je me souviens de cette sortie époustouflante de ce professeur d'anglais me traitant de "fumiste" pendant la moitié d'un conseil de classe ... comme si j'étais à moi seul le centre du monde !
Je constate que les critiques mal-intentionnés disent cela du jeune Julien ... il est vrai que dans le milieu du show-bizz l'intelligence est plutôt rare et mal portée.

Dès qu'on s'échappe à la norme on est fatalement ou un faussaire ou un hérétique ! Oui, pour les pauvres en imagination ... ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nombril.

Tolérance pour l'intelligence chez les imbéciles égale à zéro.

C'est curieux mais être professeur d'anglais cela m'a toujours paru quelque part être synonyme de faussaire ou de fumiste !
C'est quoi l'anglais ? C'est quoi enseigner un truc pareil ?
Mais je suis peut-être naïf, peut-être au fond suffit-il d'être persuadé pour persuader les autres ... c'est tout l'art de l'enseignement.

L'imbécile qui n'est pas capable d'apprendre l'anglais par lui-même mérite-t-il vraiment qu'on lui enseigne quelque chose, vraiment ?
Je m'insurge contre cette injure faite contre l'intelligence naturelle de tous les humains, enfin je crois ...

Mon grand-père disant à son dernier fils, Claude, qui venait de rater Sciences Po' (du moins l'examen final), "c'est curieux je ne pensais pas qu'un petit imbécile puisse devenir intelligent au contact de gens qui le sont" ! C'était une manière d'encouragement ...

Le même dans ses vieux jours confiait sa tristesse de n'avoir pas su s'occuper de ses enfants quand il en était temps ... il faut bien dire que ce fut un massacre puisque sur cinq aucun n'a vraiment réussi ses études, et pour compenser l'absence d'affection dans laquelle ils ont vécu ils ont plongé dans l'alcool et autres formes de dépression chronique.

On a souvent envie de laisser les autres vivre pour soi ... c'est plus simple, s'ils ont les clefs qu'ils se débrouillent avec. Le renoncement à toute forme d'indépendance est si naturel.

Pauvres aborigènes ! C'est de moi dont je parle ... chaque soir sur Arte vers 20h la vie rêvée des aborigènes au milieu des blancs ...

Bonne nouvelle pour mes admirateurs et mauvaise pour mes détracteurs, grâce aux bons soins du docteur Montalte je me sens - presque - guéri !

Il avait décidé de faire de moi un esprit sain dans un corps sain, c'est réussi, je n'ai plus rien à dire ! Je vais pouvoir produire comme tout le monde ... des fadaises peut-être mais en quantité suffisante pour assurer le vivre et le couvert (ô la jolie expression toute faite et à ma portée !). Je me sens devenir journaliste comme tout un chacun, je positive, c'est l'air du temps sarkozyen qui agit sur moi.

A partir de demain matin ce sera tous les jours footing avec les 125kgs de Cormary ... hop ! hop ! hop !

Excellente chronique des Echos du Limousin où l'on voit mon aïeul Adolphe Regnault se démener pour sauver les habitants de Limoges du désastre annoncé ...

Mes jeunes années, 1982, The Alan Parson Project et The Korgis ! Je suis un survivant ... combien en reste-t-il parmi ceux qui ont fait que Fréquence Gay exista alors et qui défilèrent en 1981 et 1982 pour obtenir les dérogations et les fréquences ? Je me souviens d'André Holleaux que je contactais alors ... puis de la commission Galabert. J'ai presque oublié mes combats ... et mes camarades. Je reste seul. I would be alone ... c'est réussi !

Quelques rengaines : Un été 42 ou bien The Art Company et Susanna dont You Tube a une version très particulière ... de même que pour The Korgis avec Hitler et Himmler en guests stars ...

En grève ...
Communiqué du syndicat du Parti de Mon Innocence.

Ovni qui mal y pense ... oui je sais c'est pas terrible mais c'est ma rentrée des classes et j'ai été contaminé pendant les vacances par Didi Goux.

Savez-vous que je soigne tous mes rhumes à la phénoménologie ? C'est radical et souverain, un gros volume de Merleau-Ponty le soir avant de se coucher et le mal de crâne passe en quelques heures.

La science a démodé toute pensée non concrète, c'est bien incommode pour tous les abstracteurs de quintessence !

Didier Goux qui fait de la futurologie comme on se mouche à ses moments perdus - il ne doit pas en avoir beaucoup avec tout le travail qu'il abat dans sa grande maison solitaire - a annoncé que Guillaume Cingal aurait dans vingt ou vingt-cinq ans le prix Nobel, certes je veux bien le croire car je suis un peu innocent, mais le prix Nobel de quoi ? A moins qu'il ne s'agisse plutôt d'ufologie ... (on me confirme après consultation de ma gazette préférée que c'est bien lui qui tient la rubrique ufologie, ainsi que la chronique tricot de peau dans Modes&Travaux, quelle ubiquité chez ce polygraphe ! quelle polyscience sinon conscience !).

Que voulez-vous que je fasse d'un homme de compagnie ?
Ce serait une responsabilité et puis ça tient trop de place, il faut le sortir - d'accord ça fait jaser et ça entretient les relations de voisinage mais enfin ...

Dire d'un homme de télévision qu'il est d'un "naturel discret" - comme je l'ai lu sur le blog d'Assouline - revient à penser que les putes de la rue Saint-Denis sont les ornements de la pudeur ... moi j'appelle cela proposer le monde à l'envers et des espèces de contrepèteries morales.

Réponse à Pierre Cormary :
Le nombre de suicides authentiques est très sous-estimé, beaucoup de gens en fin de vie se laissent mourir en refusant un traitement médical ou en ne se nourrissant plus, ils n'apparaissent jamais parmi les suicidés mais pourtant ils décident bel et bien d'abréger leurs jours.
Ce ne sont pas des malades mentaux, juste des personnes qui considèrent que leur qualité de vie n'est plus suffisante pour que la partie vaille un tel enjeu. C'est un choix très lucide que d'ailleurs nous aurons de plus en plus à faire car avec les progrès de la science nous sommes tous des centenaires en puissance et il faut bien à un moment ou à un autre faire cesser nos jours.
Le suicide ce n'est pas automatique mais c'est quand même l'avenir de l'humanité. C'est le prix à payer de l'accroissement de nos pouvoirs sur la vie.

Il y a toujours une contrepartie au progrès. D'ailleurs je crois que philosophiquement être maître de son destin est la meilleure chose qui puisse arriver à l'homme, en tous cas la plus humaine plutôt qu'être livré au dieu inconnu ...

Ce très vieux japonais à qui on annonçait récemment qu'il était le doyen de l'humanité et qui s'excusait d'avoir vécu si longtemps ... modèle de courtoisie et de civilité.

Se montrer, le fin mot de l'histoire (selon Andy Warhol, prophète du post-moderne) ... mais montrer quoi ?

Est-ce qu'on peut être élégant en étant impudique ? C'est le quiproquo auquel nous livrent les médias.

L'abbé Pierre qui était un vrai croyant, nul n'en peut douter plus que lui, disait à la fin de ses jours qu'il avait hâte de rejoindre son créateur. Je crois que Pierre Cormary est beaucoup trop jeune - 37 ans, il me semble - pour comprendre ce que veut dire être harassé au soir d'une longue vie et que l'on sent que l'on a fait son temps et que pèse sur vos épaules le poids de l'inutilité. Quant à la peur de la mort elle n'est pas égale chez chacun, on peut parier qu'un Jean Moulin - qui tenta de se suicider en 40 pour ne pas avoir à obéir aux ordres des allemands - ou un abbé Pierre qui fut lui aussi un résistant à l'Occupation la ressentent moins que certains qui ont, disons, des vies plus sédentaires ...
Nous sommes inégaux devant la vie comme devant la mort. C'est une grande leçon et il ne faut pas se hâter d'unifier ce que la nature a désuni avec de longs discours qui sonnent creux et faux sous la lime, pour paraphraser Verlaine.

Il faut savoir quitter les choses avant qu'elles ne vous quittent et au grand banquet de la vie il est de bon ton de s'éclipser avant que votre présence ne pèse aux autres. Je crois que La Fontaine a dû donner quelques leçons de ce genre prises aux sources de la sagesse antique.

Si je me souviens bien la mère de Lionel Jospin qui était une sage-femme donc une amie de la vie a choisi de mettre fin à ses jours quand elle a décidé que cela suffisait, Ich habe genug, j'en ai assez, comme il est chanté et dit dans la sublime cantate de Jean-Sébastien Bach.

Voici un petit commentaire sur une des plus belles versions celle d'Hans Hotter.

Ca ne s'arrête jamais votre machin ?
Un article que je livre à votre sagacité ou la transmutation d'organismes vivants comme il y a une transmutation des éléments premiers naturels en éléments artificiels (isotopes). Qu'est-ce que cela veut dire pour le vivant ?

Une bactérie change d'espèce par transplantation de génome. AP | 29.06.2007 | 18:42
Une étape importante vient d'être franchie dans le domaine des manipulations génétiques: des scientifiques américains dont les travaux sont publiés dans la revue américaine "Science" annoncent avoir réussi à transformer une espèce de bactérie en une autre par "transplantation de génome" complet.
C'est un nouveau pas dans la quête de la création d'organismes artificiels, de micro-organismes faits sur mesure. "C'est comme si on avait transformé un ordinateur Macintosh en PC en insérant une nouvelle pièce de logiciel", commente le pionnier de la cartographie du génome Craig Venter, l'un des principaux auteurs de l'étude.
Depuis des années, les scientifiques transfèrent de simples gènes ou même de larges morceaux d'ADN d'une espèce à une autre, mais l'équipe de Craig Venter a réussi à transférer la totalité d'un génome, c'est-à-dire tous les gènes d'un organisme, d'une bactérie à une autre, d'un coup.
Il ne s'agissait pas de bactéries complexes, mais de cousines appartenant à une famille de microbes simples et de petite taille, les mycoplasmes. Les scientifiques ne comprennent pas très bien comment la greffe a pris, quoiqu'il en soit les nouveaux gènes ont nettement remplacé les anciens. Ils ont même commencé à fonctionner correctement, certes pas très souvent mais en un nombre de cellules suffisant pour confirmer le concept. "L'expérience est un point de repère dans le domaine du génie génétique", estime le Dr Barbara Jasny, rédactrice en chef adjointe de "Science".
Au-delà du désir de faire reculer les frontières de la science quelle est l'utilité d'une telle expérience? Elle fait partie d'un projet plus vaste de "biologie synthétique" ou "génomique synthétique" visant à créer de nouveaux organismes au fonctionnement très différent de ceux créés par "Dame nature". Les scientifiques sont d'ailleurs divisés sur l'intérêt de l'expérience de Craig Venter dans ce domaine.
"D'autres équipes concentrent leurs efforts sur d'autres approches. (Celle de Craig Venter) est différente, un peu plus audacieuse et peut-être spectaculaire", souligne le Dr David Relman, microbiologiste et spécialiste de maladies infectieuses à l'Université de Stanford.
George Church, professeur de génétique à l'école de médecine de Harvard, remarque qu'"on trouve généralement plus facile de travailler avec des morceaux d'ADN" et de modifier génétiquement des organismes existants, comme la bactérie E.Coli, pour produire des médicaments en grandes quantités.
L'Institut Venter de Rockville, Maryland, tente, lui, de créer un chromosome - support de l'ADN - artificiel contenant des gènes utiles à l'industrie, pour produire des carburants moins polluants par exemple. Pour y arriver, il faudrait que les chercheurs introduisent le chromosome artificiel dans une cellule vivante et réactivent cette dernière. L'expérience rapportée dans "Science" servait seulement à prouver la faisabilité d'un échange de génome complet, avec de l'ADN de bactérie ordinaire.
L'équipe de Venter a choisi deux espèces de mycoplasme, des micro-organismes simples qui ne contiennent qu'un seul chromosome et dépourvus des parois cellulaires "clôturant" les autres bactéries.
Ils ont d'abord ajouté des gènes pour colorer la bactérie donneuse d'un bleu facile à repérer et la rendre résistante à un antibiotique utilisé pour éliminer toute bactérie receveuse ayant conservé de ses propres gènes; ils ont ensuite mis à nu les protéines du chromosome de la bactérie donneuse, pour voir si l'ADN nu pouvait à lui seul "re-lancer" une cellule étrangère.
Dans les jours suivant l'introduction du génome dans des coupelles contenant la seconde bactérie, des micro-organismes bleus sont apparus. Seule une cellule sur 150.000 environ a intégré l'ADN et s'est développée, mais aucune ne semblait plus contenir de son ADN d'origine.
"C'est extrêmement peu efficace", a reconnu John Glass, un scientifique de l'équipe de Craig Venter, mais "nous pensons pouvoir faire vraiment mieux". "La génomique synthétique doit encore faire ses preuves, mais maintenant nous sommes plus près de savoir que c'est théoriquement possible", a estimé Craig Venter.
Toutefois, on ignore si la méthode fonctionnerait avec des bactéries plus complexes, préviennent d'autres spécialistes. Ni si cela signifie forcément qu'un chromosome artificiel puisse à lui seul activer une cellule vivante.

Est-ce qu'on peut vraiment refuser de réfléchir à ce qu'on fait, surtout quand on ne sait pas vraiment ce que l'on a fait !

Le problème voyez-vous c'est que les vieilles catégories ne nous servent à rien pour penser ce genre de problème, le vivant s'invente au fur et à mesure.

Il existe un jeu mathématique qu'on appelle le Jeu de la Vie, c'est un code très simple, beaucoup plus simple mais au fond similaire au code génétique sauf que là la forme est géométriquement plane.
On peut supposer que la vie telle qu'elle se présente sur Terre est aussi un jeu aux règles élémentaires dont on connaît d'ailleurs un très grand nombre.

Savez-vous ce qu'est une démonstration mathématique ? C'est un raccourci, c'est une chaîne qui rassemble toutes les solutions possibles en une solution globale qu'on peut voir synthétiquement d'un seul coup d'oeil. Ce n'est pas praticable dans tous les cas de figure, on a démontré que de tels raccourcis n'existaient pas toujours sur l'ensemble des entiers naturels, qu'ils excédaient la puissance de N et que donc certaines assertions quoiqu'exactes ne sont pas démontrables par un automate fini.
A fortiori et à contrario il sera probablement impossible de démontrer que toutes les formes viables du vivant sont durables. Nous devrons donc nous contenter d'une forme amoindrie - mineure - du principe du précaution dans nos manipulations génétiques. Rien ne nous dit que telle ou telle bactérie modifiée ne va pas s'éteindre au bout de n générations par dégénérescence naturelle et mutations létales. C'est le risque à courir si l'on veut étendre nos pouvoirs dans le domaine du vivant.

Les débats actuels sur la paternité sont confondants de sottises mais après tout c'est un privilège de l'espèce humaine de pouvoir être sotte à volonté ...

Je suppose que le génie génétique peut être éclairé par une approche géométrique - les automates cellulaires sont un bon exemple de ce qu'on peut produire comme artefact valable de la matière vivante.

Le fossé s'élargit entre la communauté scientifique et la communauté du reste des hommes - va-t-on vers un clash, une forme de renoncement à la connaissance ? Tout est possible quand l'incompréhension s'approfondit ...

Si cela vous amuse un sociologue électronique, qui n'est pas plus bête qu'un autre ! C'est à dire pas le dernier des imbéciles ... n'est-ce pas ? On lui donnerait sa thèse sans confession.

Le blog de Francis Pisani est plein de petites trouvailles comme cela notamment dans les commentaires.

Il y a de la fausse science partout mais le profane ne peut faire la différence.

De plus en plus étonnant - et si on prenait le problème à l'envers - si au lieu de simuler le vivant avec des machines automatiques on investissait le vivant pour en faire un calculateur ? Des ordinateurs dans nos cellules.

If you believe in the power of magic comme disait The Alan Parson Project en 1984, la science contemporaine ressemble de plus en plus à cette magie proche de nous.

C'est le manque d'imagination qui nous empêche de communiquer, si chacun conservait l'imaginaire propre aux enfants au lieu de se réfugier dans des certitudes stérilisantes et des discours dogmatiques, on pourrait presque se passer d'intelligence ...

J'essaye de conserver un discours politique plastique pour répondre à mes propres doutes et interrogations diverses et variées. L'échec de toute foi figée dans le marbre est inscrite dans nos gènes qui évoluent sans cesse ... toute religion est destinée soit à se corrompre, soit à se pétrifier.

Cormary et moi nous sommes les exacts opposés, lui adore avoir raison et moi je n'aime rien tant qu'avoir tort. Il pense que cela le rapproche de Dieu et moi je crois que cela prouve que je progresse dans le débat avec moi-même. Disons que nous ne mettons pas le divin à la même place, je le mets à l'intérieur de moi et lui à l'extérieur comme un chef de parti sur lequel il faut s'aligner. Je me déplace avec mon horizon car je ne vis pas dans un univers à la géométrie univoque mais plutôt dans une variété, qui plus est une variété où le hasard joue un grand rôle et résout beaucoup d'apories apparentes.

Le ciel des fixes c'est le sien, le monde où le centre n'est nulle part et la circonférence partout, c'est bien davantage le mien pour reprendre le distingo pascalien. Mais on peut enrichir le procès à loisir dans une telle configuration.

J'ai plus de hâte à être impersonnel que la majorité des êtres humains qui n'ont pas un grand sens de l'abstrait.

Un petit clin d'oeil pour tous les professeurs de géométrie et singulièrement pour David Madore qui vient d'être mis en orbite géostationnaire pour jouer aux satellites de télécommunications.

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Il est marrant le Cormary, j'écris une grosse connerie qui ne veut rien dire et il la prend au pied de la lettre, esprit de lourdeur es-tu là ? Si demain je dis que tous les matins je me pends par les pieds et que je récite le pater à l'envers tout en chiant sur la croix, il me croira ... décidément il est digne de son temps, il devrait être journaleux au "Monde" ou à "Télérama" ou prof avec Guillaume Cingal en "plasturgie appliquée".

Le plus atroce c'est cet esprit de sérieux qui a tout envahi et qui est le contraire de la sensibilité artistique. En fait c'est l'infection par l'esprit de l'université qui a tout corrompu. Je le vois même chez Lapinos qui a gardé pourtant un sentiment esthétique très fort, il est malgré tout compromis par des considérations extérieures qui n'ont rien à y voir. Qui dira le mal que l'enseignement par des gens qui n'ont aucune notion de ce que c'est que la sensibilité a pu faire aux arts ? Je connais leur logique, ils veulent singer la "Science" pour en obtenir la dignité et rallier ses succès, or cela n'a rien à voir, s'il y a une technique dans les arts, elle n'est nullement au service des mêmes buts. Du coup ce sont les arts neufs ou mineurs comme la bande dessinée, le cinéma, les jeux vidéos qui s'en sortent le mieux car ils ne sont pas récupérés par cette lourdeur constitutive de l'académisme. Comme il y a loin d'un atelier florentin de la Renaissance à une IUT ou un IUFM ! Atmosphère, atmosphère ... comme disait Arletty dialoguée par Henri Jeanson (non pas Jacques Prévert comme je l'avais auparavant écrit) - encore deux qui firent leurs classes dans la rue et pas sur les bancs de l'école.

Les grands artistes ne cherchaient pas une caution dans la science, ils se servaient de ses acquisitions ou même faisaient des recherches par eux-mêmes pour leurs besoins propres, Nièpce et Daguerre n'étaient-il pas peintres, Brunelleschi et Vinci des architectes et des ingénieurs ?

Le vrai problème c'est que les esprits les plus déliés, les plus imaginatifs et les plus libres vont vers les sciences, dans les sections dites artistiques et littéraires on n'a plus que la lie ...

C'est d'autant plus étonnant quand on trouve un Julien Doré qui montre cette précocité d'esprit et cette malice réelle dans le show-business mais il est vrai qu'il y a la tradition familiale - celle de Gustave Doré - qui joue ...
Serge Gainsbourg aussi venait des Beaux-Arts, sa grande-souffrance fut sa carrière ratée de peintre et il s'est rabattu sur la musiquette comme il disait.

Boris Vian et Antoine avaient fait Centrale, Bobby Lapointe avait préparé les concours des grandes écoles et eut à son actif plusieurs inventions et Guy Béart fit les Ponts et Chaussées !

Equilibre entre précocité et maturité ... entre sensibilité et science qui font le génie créateur.

Rerprise dans une petite scénette amusante de Cet air-là par France Gall ou les deux gouines et le garçon naïf ! Julien Doré aime bien interpréter au Yukélélé cette musiquette yéyé des années soixante qu'il attribue faussement à April March.

Mon écran était vraiment trop sombre ... il s'agissait d'un couple hétéro mais c'eut été plus drôle avec deux lesbiennes ! Ceci dit si le garçon se met à consoler l'autre garçon pourquoi pas ! On attend la suite avec impatience ...

Comme Lapinos n'a pas l'air de saisir la différence entre représentation et fonction qui est quand même la base de tout grand art et encore moins le détournement à la Duchamp, je peux lui montrer ce petit clip fait pour saisir les imaginations ou comment un artiste raté au lieu de devenir un empoisonneur public aurait pu être une rock-star : The Art Company and Susanna.

Je signale pour tous les balourds et lourdauds que compte la Terre que le quiproquo sur le sexe est essentiel en art, sans aller jusqu'aux No et Kabuki extrêmes-orientaux, notons que tout l'opéra occidental de Monteverdi à Haendel est chanté par des castrats, en passant par le Cosi fan Tutte de Mozart et Da Ponte qui est basé sur le travestissement, que le théâtre de Shakespeare est joué exclusivement par des hommes et que Le Songe d'une nuit d'été en est une éclatante illustration.
Le réalisme romantique dans le sillage de Rousseau et de son retour au naturel - cf Le Devin du village - a brisé tout cela - et c'est à quoi s'oppose frontalement la figure mythique du dandy romantique - on se souvient de Baudelaire et de ses cheveux verts ou de Brummel et de Byron aux équivoques soigneusement travaillées. Il n'y a pas d'Art qui ne cherche à contrefaire la Nature. Wilde poussera le paradoxe jusqu'à son terme en disait que la Nature imite l'Art.

Le naturel est haïssable et la sincérité en art n'a rien à voir avec ce que l'on nomme communément ainsi. D'ailleurs Stendhal signalera dans "Le Rouge et le Noir" à quel point la messe de l'évêque n'est qu'un théâtre entre autres ...

Jolie phrase de Prévert : Il n'y a pas de problème, il n'y a que des professeurs. Trouvée dans cette page : Jacques Prévert.

Quelques propos d'Henri Jeanson. Jeanson était un véritable anar contrairement à Audiard, question de génération probablement, il est de celle de Prévert, c'est à dire né au début du XXème siècle encore sous l'influence de la bande à Bonnot, de Ravachol et des poseurs de bombes.

On n'apprend pas à devenir anarchiste dans les écoles, ou alors si, mais quand on s'en est fait foutre dehors.

Ramiel se surpasse ... et il a du mérite car quel handicap ! Maintenant il nous annonce la fin du règne des machines par faute de désamour ! Enfin quelque chose de ce genre, car je renonce à saisir les implications profondes d'une telle pensée. Enfin cela confirme surtout ce que je disais du niveau de ceux qui font des études littéraires et y consacrent une bonne part de leur vie. Nous nageons dans la mer du ridicule pour contrefaire les précieuses de Molière qui firent fureur en leur temps. Franchement confier des adolescents à ce genre d'esprit faux est-ce humain ?

L'ère des simulacres ...
Pierre Cormary m'assure que ce sont les participants de la société du spectacle qui sont mal à l'aise dans la vie et que lui-même est un observateur tout à la fois attentif et serein ! J'avoue que j'émets quelques doutes sur la justesse de ce qu'il avance car quand je vois tous ceux qui font des pieds et des mains pour participer à la Star'ac, à la Nouvelle Star, qui postulent à tous les postes possibles et imaginables qui sont en vue - voir la ruée des socialistes pour s'associer au nouveau pouvoir sarkozyen - j'ai du mal à accorder un quelconque crédit à ses propos. J'en viens à me demander si ce n'est pas Cormary qui veut me faire monter en bateau ... mais c'est de bonne guerre !

Devenez célèbre et nous ferons le reste ... il me semble que c'est la règle nouvelle de la gloire comme de la fortune. Chesterton n'avait pas imaginé un tel renversement de perspective ! A son époque on pensait que soit il fallait être "né" comme le sont les membres des familles royales ou soit avoir fait quelque chose d'éminent pour accéder à la renommée, encore une idée devenue folle qu'il aurait dénoncée, la gloire d'abord et les actes ensuite ! et encore ce n'est même pas obligatoire ...

Moi qui ne fraie avec personne vous verrez qu'on finira par m'accuser d'être un poseur !

Il y a le dénommé Alexis - quel délicieux prénom - des amis de Renaud Camus qui écrit ceci :
À ce propos, je me suis toujours demandé comment un penseur aussi brillant et profond que Girard a pu choisir de passer sa vie et de faire toute sa carrière universitaire dans ce pays mortifère d'où nous viennent tant de maux (pour ne citer qu'un des derniers messages de notre cher Paraclet : "les Gay Prides, Technoparades, Love Parades, plages bétonnées, hordes de touristes, marchandisation, dévastation de l'esprit et désolation des moeurs"). Il en a même adopté la nationalité. Décidément, chaque âme a son secret, chaque vie a son mystère...
Je puis rajouter : et chaque portefeuille a sa logique.
Un professeur dans une université américaine style Berkeley, Princeton ou Harvard gagne 150000 à 200000 dollars par an ... vous comprendrez mieux pourquoi Michel Foucault, Michel Serres ou René Girard y ont fait carrière.

J'ai lu cette semaine un article du "Monde" consacré à ce genre de problème (on y parlait de l'embauche du médecin-neurologue allemand Thomas Voit à l'institut de myologie de Paris récemment ouvert), les scientifiques sont comme les autres hommes, sensibles au pouvoir de l'argent et à leurs conditions de vie. Pour aider à s'installer les cerveaux que l'on appelle à enseigner aux U.S.A on leur donne un pécule pour leur usage personnel, une somme pour leur labo, des facilités multiples administratives et autres ...
Ceci pour vous dire que la recherche cela coûte très cher !

Qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne mets pas plus les chercheurs dans le même sac que les autres hommes ! Je crois à l'inégalité des aspirations comme des moyens de chacun dans une société qui se veut forcément égalitaire voire égalitariste !
On peut citer récemment le mathématicien Grigori Pérelman qui a refusé tout autant d'enseigner en Occident après y avoir passé quelques années, que de recevoir la Médaille Fields ou le prix Clay d'un million de dollars. Tout le monde n'est pas mêmement sensible au prestige des honneurs publics ou aux jouissances que procurent l'argent.

Le problème c'est que les esprits étroits veulent une échelle universelle de jugement pour ramener toutes les conditions à la leur. La Nature n'est pas ainsi faite ...

René Girard a peut-être moins peur que d'autres de la contradiction, puisqu'il se veut philosophe et chrétien, attaché à la mimésis des honneurs comme l'Académie française, de la publicité et de l'argent. Ou peut-être qu'au fond de lui c'est un petit enfant qui ne s'embarrasse pas trop de l'esprit de sérieux ...

Sauf à partager le fatras de l'esprit de Ramiel on est philosophe ou chrétien mais pas les deux à la fois ...

Il y a des religions de complément par exemple le thème récent de la lutte contre le réchauffement climatique - comme il y a des compléments alimentaires ... les hommes en parfaite santé n'en ont peut-être pas vraiment besoin.

J'ai une grande estime pour un artiste comme Pasolini que je ne ressens aucunement pour un professeur comme Girard, non seulement l'écrivain et cinéaste italien fut un homme lucide mais il montra singulièrement beaucoup de courage - des deux sortes, physique et morale - dans son oeuvre comme dans sa vie. Je ne vois nul courage et encore moins de lucidité dans l'entreprise et la carrière académique de l'exilé français devenu américain de rencontre. Comme ce sont deux contemporains, je crois qu'il est bon de rappeler certains faits.

La sincérité d'un artiste me paraît toujours d'un plus grand prix que le verbiage pompeux d'un homme qui ne prend aucun risque à se réfugier dans une grande démocratie tout en la méconnaissant et en restant enfermé dans le cercle doré d'un campus. Pasolini s'est frotté au vrai peuple italien et en est mort.

Le rapprochement n'est pas fortuit, vous en apprendrez plus sur la violence et l'ordre social sacralisé chez Pasolini que chez Girard.

Notre société contrairement aux sociétés archaïques cultive un déséquilibre créatif au lieu d'une stabilité artificielle et maintenue à grands efforts de rites.

J'ai envie de dire qu'il est normal qu'un grand nombre d'occidentaux vivent dans un certain malaise, notre société n'est pas bâtie pour donner un grand confort intellectuel et nous faire dormir sur le mol oreiller de la foi et de toutes sortes de certitudes stériles.
Ce que nous demandons c'est au contraire que chacun active ses méninges et pour cela il faut bien mettre les uns et les autres dans un certain inconfort moral même si par ailleurs il y a des récompenses réelles (sonnantes et trébuchantes) pour ceux qui se réveillent du sommeil de la raison.
La religion comme toute idéologie sociale prégnante (totalitaire) est une forme d'envoûtement qui anesthésie la critique, or pour progresser nous avons besoin de développer les tensions externes et internes qui agitent les consciences comme les corps.

Les pathologies du psychisme que chacun constate dans le courant de la vie sociale et que beaucoup confondent avec la décadence ne sont que les expressions exacerbées de ces conflits dans certaines natures par trop sensibles.

Nous sommes en guerre mais c'est une guerre de la civilisation contre l'état de nature (une nature pauvre et mythifié).

Une petite sucrerie pour remonter le moral de tout le monde la vie de Prosper Goubaux par son ami Ernest Legouvé.

Prosper Goubaux fait partie de ces illustres inconnus qui ont fait la France telle que nous la connaissons et reconnaissons ...

Y a Cossaw qui se plaint de la SNCF, c'est marrant ça parce que notre grande entreprise nationale est truffée de centraliens ... c.a.d de petits camarades à Cossaw ! CQFD les centraliens sont des emmerdeurs ...

Ramiel branle les mouches ... elles ont l'air contentes.

S'il n'y avait que Wikipedia pour dire des bêtises, cela se saurait ... il y a aussi les journalistes, les hommes politiques, les mondains, ma concierge, le perroquet de ladite et je n'en finirai pas même avec un inventaire à la Prévert ! Trop content si je pouvais approuver Assouline qui a entrepris une grande croisade pour donner une raison de vivre à ces jeunes gens de Sciences Po' qui depuis que Sarkozy fut élu ont du vague à l'âme ... comment vous dites ? Leur bien-aimé professeur avait pronostiqué une victoire en rase campagne pour Ségolène Royal, que nenni ça c'est une mauvaise lecture ou une notice erronée du wiki qui le prétend. Ouf ! Heureusement que je suis là pour sauver les apparences sinon le bon sens. Bon ! d'accord je ne vais pas me faire que des amis ... mais j'en ai l'habitude !

Hier j'ai refait le notice de Paul Dupont ... bon, y a que moi que cela intéresse visiblement !

Y a longtemps que mon vieil Olivier n'avait pas Bruley ! Private joke ...

Je suis de plus en plus pauvre, autant être de plus en plus libre !

Quo non descendet ? Jusqu'où ne vais-je pas descendre ?

On me demande des renseignements sur mon grand-oncle René Driout, je trouve ceci sur Google Print :
Tahitiens répertoire bio-bibliographique de la Polynésie française - Page 123
de O'Reilly, Patrick, Teissier, Raoul - 1962 - 534 pages
DRIOULT, Gérard. Les rapports administratifs des Marquises nous signalent en 1932 l'attitude insolite du sieur Gérard Drioult qui se sert auprès des ... (suite non dévoilée).
Je sais qu'il a eu un procès en Polynésie dans les années 30 relaté dans les journaux de l'époque suite à une aventure intime avec la fille d'un chef qui lui demanda de l'épouser ou quelque chose de ce genre. Je serais curieux de comprendre les raisons de cette soudaine célébrité !

Didier Goux : dès pochtron-minet il dit des conneries ! Et voilà qu'il s'attaque à Dominique Autié ... eh ! oh ! respectons la vieille France, je me souviens qu'il y avait une émission qui s'appelait "Chefs d'oeuvre en péril", bon ! alors évitons de mettre du lierre-moussu sur les vieilles pierres ça les ronge.

Quand on ne peut plus régresser on n'a plus qu'à mourir ...

On est content de voir la commission de Bruxelles condamnée pour avoir refusé l'alliance Legrand-Schneider, cela ne compensera pas les dégâts qu'elle a commise précédemment notamment dans l'affaire de l'aluminium français et de la fusion Alcan-Péchiney (puis maintenant Alcoa-Alcan). On connaît la profonde corruption des membres de la commission ...

On a un problème avec la Commission de Bruxelles, on ne peut le nier, quelle est la logique de cette institution ? A qui et à quoi ses membres doivent-ils montrer de la loyauté ? A un principe abstrait sous-jacent ? A une réalité humaine évanescente ? Ce sont des fonctionnaires mais des fonctionnaires en absence d'Etat et qui ne peuvent même pas se référer à une quelconque charte ou constitution antérieure, ni prérequis sentimental d'attachement à un peuple européen, ni objectif économique clair, ni philosophie historique, enfin il n'y a à peu près rien qui leur donne le Nord, rien qui leur assure une colonne vertébrale pour penser et agir, d'où le risque de succomber à toutes les tentations et toutes les ambitions tout en croyant bien faire.

Je me doute qu'à part moi personne n'est en mesure de doter l'Europe d'une âme et d'une raison ... c'est bien ce qui m'ennuie cette solitude de penseur politique. L'idée de l'Etat de l'Europe est un peu étroite pour l'heure. Il manque quelque chose pour faire tenir debout toutes ces choses ...

Une réalité qui n'a pas d'horizon est toujours un peu courte intellectuellement et moralement. C'est l'idée d'infini qui est morale par excellence.

Dans la Constitution américaine l'idée de bonheur individuel des citoyens est inscrite noir sur blanc, idée utopique s'il en fut mais objectif indépassable. Franklin et Jefferson ont bien travaillé ... car il y a toujours du grain à moudre pour les politiques et quelque chose à quoi se raccrocher : le maximum de bonheur pour le plus grand nombre de citoyens possible.

Ce n'est pas l'héritage qui compte c'est la perspective, si je devais écrire la Constitution de l'Europe je parlerais de son rayonnement intellectuel et moral et je fixerais ainsi le caractère de la nation européenne.

Incise : avoir une ambition n'est pas une chose mauvaise en soi encore faut-il savoir la fixer à quelque objet.

J'ai revu - pour la seconde fois - "Saint-Germain ou la négociation" où Jean Rochefort incarne admirablement Henri de Malassise, un négociateur subtil et avisé pour lequel on a grande pitié car il finit par être subjugué par son temps - pris en étreinte entre des fous, des sectaires, des possédés - je montre toujours peu d'indulgence pour les hommes qui se livrent au désir d'avoir raison à tout prix, c'est le vice le moins rare parmi l'engeance humaine.

On fait aussi de belles choses au CNRS : cartographie de l'activité électrique des protéines.

Juan Asensio me comparait à Joubert - Joseph pas Brian - quelqu'un il y a peu voyait en moi un émule de Cioran, c'est une erreur, il n'y a pas de pose littéraire en moi, juste un souci de style (question de goût que ce sens de l'harmonie qui vise d'abord à me satisfaire, plaisir d'égotiste dirait Stendhal ou jouissance solitaire et vicieuse selon la métaphysique de chacun). Savez-vous pourquoi je me fiche de l'opinion publique ? Parce qu'au fond contrairement à la quasi-totalité des hommes d'esprit je crois que je suis le fruit du hasard et non pas d'une quelconque élection, la plupart des littérateurs - ou peu s'en faut tous - se croient d'une essence divine ou assimilée et paradoxalement leur vanité est naïve au point de dépendre de l'opinion du plus grand nombre - pour les plus raffinés du plus petit nombre. Or je ne crois pas même que les mots aient le moindre sens recevable par un esprit un peu rigoureux, ce qui existe ce sont des transformations d'état intérieur, et si elles peuvent être causées par des raisons d'écriture, elles peuvent aussi bien fonctionner autrement, il suffit de produire une illusion soutenue - certains invoqueront leur personnage ou personnalité publique et feront d'excellents hommes politiques - pourquoi pas - j'avoue ne pas avoir envie de me mettre en frais et à la recherche d'une tel double, mes masques sont tous intellectuels et nullement soutenus par l'envie de me montrer sous tel ou tel jour partisan d'un idéal factice.
Si je pouvais me démasquer moi-même je le ferais mais cela même est impossible ... l'idéal de sincérité est une fiction parmi d'autres.
J'ai le goût du nombre, une certaine musicalité des mots, hors ce jeu, ce contrepoint entre le sens et le son, je ne connais de polyphonie dans ma vie que le don de m'opposer à la crédulité des autres.

A notre époque démocratique par excellence je ne suis candidat à rien ... si la vie est un superflu pourquoi voudriez-vous qu'en plus j'évoque le destin et les grands ancêtres ? Je suis plus honnête que beaucoup de démocrates qui invoquent de grands souvenirs mais qui eux-mêmes ne risqueraient leur vie pour aucune cause. J'avoue que je perdrais volontiers la mienne pour une raison absurde histoire de mettre en porte-à-faux les discours et les actes que l'on peut tenir.

Le chef du camp démocrate occidental George Bush Junior a pris soin de s'épargner d'aller dans le Vietnam en guerre des années soixante et c'est pour cela qu'il se permet avec de grands roulements de tambour d'envoyer à la mort quelques milliers de jeunes américains qui ne lui ont rien fait ... sinon d'être nés pauvres contrairement à lui et donc réputés bonne chair à canon. J'ai quelque doute qu'un tel chef grandisse l'Amérique ...

On remarquera que les candidats pour aller au casse-pipe et qui sont issus des bonnes familles WASP sont peu nombreux, le patriotisme du pétrole semble un argument assez émoussé ces derniers temps. Je me doute qu'il en serait de même dans tous les pays les plus avancés. La renommée posthume ne fait plus recette ... ce qu'on appelait vulgairement l'héroïsme.

Le site de Marc Schweizer : Apophtegme. Marc Schweizer est entre autres choses co-auteur de la collection "Brigade Mondaine" et polygraphe impénitent l'auteur sous de multiples pseudonymes d'un grand nombre de livres.
On y trouve notamment une jolie galerie de portraits du Paris des années cinquante par exemple : Le petit monde de Youki.

Il faut bien admettre que le pittoresque a fui depuis longtemps notre époque et singulièrement la capitale de la France, à moins que nous ayons appris à devenir de plus en plus hypocrites ... ce qui est une possibilité parmi d'autres et un retour sur des temps plus anciens où la religion tenait lieu de tout. Le cynisme est souvent considéré comme synonyme de la liberté individuelle surtout en littérature où il forme comme la matière principale et le tuf des bons chroniqueurs de leur temps. Le dessous du panier est quand même les délices du poète de la vie réelle qu'on peut rêver comme un roman, on ne peut pas réécrire tous les matins "Le Petit Prince" et se cacher dans les nuées au milieu des allumeurs de réverbères.

Remarquez je connais bien Ramiel le croquignolet savoyard qui allume chaque matin que Dieu fait son petit réverbère et peigne soigneusement son jardin des lettres comme un gnome au nez rouge et au gentil bonnet conique.

Ramiel ne fréquente pas les bas-fonds juste les hauts alpages où l'on entend le soir la voix des cloches qui rappelle les échos sonores des églises de la nature ... tandis que moi hier soir je baisais comme une bête avec le premier venu !

Le monde est plus divers qu'on ne le pense ... c'est la grande leçon qu'a apporté le Net. Aux dépens de ceux qui veulent l'appauvrir et le simplifier pour des usages que la raison dévoile très bien mais que l'inconscient voudrait bien effacer.
Un homme est déjà tout un monde alors un groupe d'hommes en réseau ...

Je n'aime pas ce qui est banal mais pourtant j'use d'une arme la plus banale de toute, le langage. Alors je torture les choses à ma manière pour essayer d'en faire jaillir quelques lumières.

Raphaël Juldé : c'est un monument d'abnégation, il se met à genoux devant la Littérature dans l'attitude de l'oraison et de la contrition la plus sincère car il croit en elle, alors qu'il faut lui foutre des coups de pieds au cul si on veut faire avancer cette garce et si on veut qu'elle succombe à vos charmes.

Didier Goux reste toujours au même étiage, c'est un robinet d'eau sale qui coule en permanence et pour qui il n'y a pas de saisons. C'est la fontaine du Vaucluse de la vulgarité, la résurgence toujours puissante du trivial dans la banalité satisfaite ... il ne connaîtra jamais le suicide de l'écriture, contrairement à Juldé.

Les rancunes littéraires sont tenaces. On se souvient du discours d'intronisation de Valéry où il s'abstint religieusement de prononcer le nom de son prédécesseur, or cette affaire remontait dès avant sa naissance ou peu s'en faut, à l'époque du second "Parnasse contemporain" quand son co-directeur Anatole France décida d'en exclure Stéphane Mallarmé, il rajouta même "on se moquerait de nous ou on nous prendrait pour des fous", jugement repris par tous les stupides.

Anatole France et Didier Goux sont un peu de la même race, l'aile du sublime ne les touche pas, seul un gros bon sens leur tient lieu de raison, ils ne sont pas plus capables d'envolées vers le rare que de plongées dans le neuf ou dans le cru.

Je saignais du nez ce matin dans mon lit alors je me suis levé pour écrire toutes ces fadaises ... quelle carrière ! Je suis assez déconfit ...

L'inventaire de Cormary n'est pas complet : il y a le con sublime, le con prolixe, le con d'industrie, le con artisanal, le con sur-mesure, le con par raccroc, le con d'occasion, le con sportif ... enfin moi je ne suis pas raciste en matière de cons ! Je les veux tous en vrac et en détail, je les collectionne, la preuve Pierre Cormary qui s'est dédoublé en un Montalte encore plus con est pour moitié dans le plaisir de mes jours. Sans con à disposition comme on se sentirait seul ... et con !

Les plus cons ce sont peut-être les normaliens qui croient former une société d'intelligence alors que leur seule émulation est plutôt concentrée dans le domaine du bizutage et de la blague idiote. On ne devient intelligent qu'en quittant une telle école si le mal fait n'est pas trop grand.

Nouvelle insolite :un français a réussi à vivre avec un cerveau minuscule, bah ! on en fait tout un foin, mais moi je réussis bien à écrire avec pas de cerveau du tout et je ne m'en vante pas plus que cela !

Allons ! tout n'est pas perdu, il y a quelques personnes intelligentes sur Terre :

Résister au sida, une affaire de gènes?
RECHERCHE. Trois gènes semblent jouer un rôle important dans la réponse très variable des individus à une infection par le VIH. Cette découverte a été possible grâce à l'analyse du génome de centaines de patients atteints du sida. Nouvelles perspectives.
Marie-Christine Petit-Pierre
Le Temps. Vendredi 20 juillet 2007
Au-delà de l'accès aux médicaments, nous ne sommes pas égaux devant le sida. Certaines personnes sont capables de lutter naturellement contre le virus, d'autres s'avèrent particulièrement sans défense. Pourquoi? Une équipe internationale - le consortium de recherche Euro-CHAVI -, dirigée par Amalio Telenti de l'Institut de microbiologie de l'Université de Lausanne, a suivi la piste génétique. Elle a analysé le génome complet de quelque 500 patients choisis parmi 30000 personnes atteintes du sida. Les chercheurs ont mis en évidence, chez les personnes capables de se défendre naturellement contre le virus, trois gènes fortement impliqués dans le mécanisme de résistance au VIH. Ces résultats passionnants donnent de nouvelles pistes pour le traitement du sida et pour l'élaboration d'un vaccin. Ils sont publiés aujourd'hui dans la revue Science. Genèse de cette découverte avec Amalio Telenti.
Le Temps: Comment avez-vous découvert ces trois gènes «antisida»?
Amalio Telenti:C'est le fruit du travail d'une équipe internationale impliquant une centaine d'hôpitaux dans six pays. Euro-CHAVI suit au total 30000 patients atteints du sida, une mine d'informations. Nous avons cherché parmi eux des personnes qui savaient quand elles avaient été contaminées, ce qui est très rare, afin de voir comment elles réagissaient au virus avant que la maladie ne se déclare. Car il y a des différences énormes: certaines personnes sont littéralement submergées par le virus, d'autres arrivent à le maîtriser.
Au final, il restait 486 personnes, dont nous avons analysé le génome. Nous avons en quelque sorte établi leurs codes-barres, il y a 500000 variables génétiques chez chacun d'entre nous. Et c'est Jacques Fellay, un jeune chercheur de l'UNIL en stage au centre CHAVI de l'Université de Duke, aux Etats-Unis, qui a identifié ces trois gènes.
- S'agit-il de la première analyse génétique d'une telle ampleur?
- Effectivement. Nous avons collecté à Lausanne les données du monde entier, bien sûr anonymes. A Genève, la plate-forme génomique s'est chargée de l'analyse génomique, grâce à une micropuce. Ces données sont revenues à Lausanne sous forme informatique et nous les avons envoyées aux Etats-Unis à une équipe spécialisée dans l'analyse de ces codes-barres humains.
- Comment ces gènes contribuent-ils à la lutte contre l'infection?
- Il y a tout un jeu de cache-cache entre le virus et le système immunitaire. D'habitude, et c'est ce qui rend la lutte contre le VIH si difficile, le virus échappe par des mutations au système immunitaire et aux médicaments. Il existe chez les personnes qui luttent naturellement contre le virus une variante du gène HLA-B qui empêche ces mutations. C'est le gène «antisida» le plus puissant. On a aussi découvert que le gène HLA-C, que l'on connaissait mais dont on ignorait l'efficacité, était aussi capable de moduler le contrôle immunitaire. Un troisième gène, jusqu'ici inconnu, intervient également mais on ne connaît pas ses mécanismes. Il y a donc tout un champ d'investigation qui s'ouvre aux chercheurs.
- Comment pourront-ils profiter de votre travail?
- Nous mettons nos données à leur disposition, dès aujourd'hui sur le site de Science et bientôt j'espère sur le site de l'UNIL. Il s'agit de la liste des génomes que nous avons décodés. Car la découverte de ces trois gènes est certes très importante, mais cette liste représente une formidable mine d'informations. Nous nous mettons ainsi au même niveau que tous les chercheurs, et si nous souhaitons être les premiers à faire de nouvelles découvertes, nous devrons travailler vite!
- Comment explique-t-on que certaines personnes soient porteuses de ces variantes génétiques?
- Le VIH est un rétrovirus. Et, si le sida est apparu au XXe siècle, l'humanité est confrontée aux rétrovirus depuis ses débuts. Il reste dans notre génome des traces de cette lutte. On sait depuis 1996 que 2% de la population européenne est résistante au sida grâce à un gène (CCR5) qui empêche l'entrée du VIH dans la cellule. Un médicament utilisant ce principe est en voie d'homologation.
- Si l'on arrive à élaborer un «vaccin», celui-ci sera administré à des personnes déjà infectées. Il ne sera donc pas préventif. Est-ce que les patients «vaccinés» resteront contagieux?
- Si l'on vaccine des personnes infectées, on diminue le nombre de virus en circulation. Et cela peut changer l'évolution de l'épidémie.

Ca y est je ne me nourris plus que de compliments, nourriture saine et économique et de plus non imposable par l'Etat !

Ca manque de musique dans ma vie, je ne sais plus en faire. Je me suis rejoins, comme c'est triste !

Ma mémoire est en lambeaux, j'ai le regard ailleurs. Tout travail me manque et l'absence me travaille ... voici le temps des adieux aux illusions quand même les déceptions ont perdu leur efficace. C'est l'automne des élégances ...

J'ai écarté de moi le souci des autres. Je n'ai plus en tête que la pensée de l'impuissance. L'intelligence est morte toute emportée par le vent mauvais.

Beau temps de déluge, hélas ! je suis immunisé contre toutes les humeurs de la Terre et de la Création, mais j'irai bien voir la Mer malgré tout ... seule elle fait concurrence au silence, au silence qui s'est installé en moi.

Le théorème de la douceur et la vraie vie, celle qui attend et espère dehors.

"Les Echos" du 23/7/7 produisent un tableau assez sinistre de la recherche bio-médicale française :

Le sombre bilan de la recherche française.
Faute de moyens et d'évaluation, la recherche biomédicale française est largement distancée par ses principaux concurrents.
La recherche biomédicale française mobilise près de 30.000 chercheurs, ingénieurs et techniciens dispersés au sein d'un millier de laboratoires publics implantés dans une cinquantaine de villes. Cet ensemble publie en moyenne 10.000 articles par an, dans près de 3.000 journaux scientifiques de valeur très inégale. L'enquête révélée aujourd'hui par « Les Echos » a été réalisée à l'Institut Necker à Paris. Elle est le résultat de deux ans de travail et de 8.000 heures d'analyse des travaux de cette communauté. Le bilan et les commentaires qui suivent ne sont pas un article d'humeur. Ils révèlent la place réelle de ce secteur, mesurée par sa présence dans les vingt journaux d'excellence qui publient 90 % des grandes percées scientifiques de la planète. L'intégralité des classements individuels, par institutions et par disciplines, ainsi que la méthodologie utilisée sont disponibles sur le site des « Echos » à partir d'aujourd'hui (1).
Aucun doute, le feu est dans la maison de la recherche biomédicale hexagonale. Le pays de Pasteur progresse beaucoup moins vite que les autres nations et connaît un déclin relatif qui s'accélère depuis cinq ans. En 2004, la France se classait au cinquième rang mondial en valeur absolue, avec 5,5 % du total des articles publiés, mais seulement 3,8 % des publications assurées par les grands journaux de référence. Dans le domaine des biotechnologies, source essentielle des progrès de la biologie, de la médecine, des nouveaux médicaments et des nouvelles techniques d'exploration, ce ratio ne dépasse pas 1 %. Rapporté au nombre d'habitants, l'Hexagone recule à la 14e place, dépassé par le Canada, la Suisse, l'Australie, les quatre pays scandinaves, les Pays-Bas, Israël et naturellement les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et le Japon (voir illustration). La totalité de la recherche biomédicale française, équivaut au tiers de la production de la Californie, à 45 % de celle de la ville de Boston, aux deux tiers de celle de New York ou de la seule université Harvard et à peine plus que celle de Cambridge et Oxford.
Cette enquête, nommée « P5.N », compare Paris et la province dans le but d'évaluer les effets de la concentration sur la créativité des chercheurs. Plutôt que de créer de grands centres d'envergure mondiale, l'Etat a privilégié pendant trente ans une politique de saupoudrage dite « d'aménagement du territoire ». Cette stratégie égalitariste ne tient compte ni des besoins ni des outils désormais nécessaires aux sciences du vivant. Au même titre que la physique, cette discipline est devenue, une « big science ». Elle exige des plateaux techniques de très haut niveau et des remises au goût du jour technologiques régulières et coûteuses.
Paris et Strasbourg.
Alors que la biologie américaine se concentre dans 15 villes des côtes est et ouest et laisse vide les quatre cinquièmes du territoire hormis Chicago et le Texas, l'Etat et les régions ont implanté, partout, comme la plage à Paris, une multitude de petites structures isolées, vouées dès le départ à l'échec, sans se préoccuper d'y rassembler la masse critique de chercheurs et de moyens. Les équipes sont émiettées dans des petits centres mal équipés, dispersés aux quatre coins des villes, au hasard des vieux bâtiments disponibles : cinquante à Paris et une vingtaine à Lyon et Montpellier. Dans ce contexte, l'analyse des performances révèle des écarts impressionnants entre les chercheurs dont la créativité et la production varient dans un rapport 1 à 200. L'écart est un peu moins marqué pour les unités de recherche (de 1 à 50), les institutions (de 1 à 40) et les grands ensembles (de 1 à 20).
Le classement des grands ensembles, universités et grands instituts (500 chercheurs en moyenne) confirme la supériorité de Paris et donc l'effet de la masse critique. La capitale place 6 ensembles dans les 7 premiers : Paris-V devance l'Institut Pasteur, l'ensemble de la montagne Sainte-Geneviève et le CNRS de Gif et les universités Paris-VI et VII nettement distancées. En province, Strasbourg se glisse au 3e rang de ce septuor d'élite, suivie par Marseille, Montpellier et Lyon. Toulouse, Nice, Grenoble sont très nettement dépassées et Lille, Bordeaux et Nantes arrivent plus loin encore. Derrière ce Top 15, une quinzaine de villes ne comptent guère. Elles ne rassemblent que 5 % des publications alors qu'elles concentrent 12 % des chercheurs.
Le classement des 90 institutions (comprenant 140 chercheurs en moyenne) identifie cinq groupes. Les médailles d'or vont à six centres représentant 15 % des chercheurs. Ce sont pratiquement les seuls de niveau international. Dans l'ordre, Necker et l'Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire de Strasbourg (IGBCM), suivis par les Instituts Pasteur et Curie, du CNRS de Gif, du Centre d'immunologie de Marseille Luminy (CIML) et de l'Institut de biologie moléculaire et cellulaire (IBMC), également basé à Strasbourg. L'Institut Pasteur, au premier rang en valeur absolue grâce à la masse de ses chercheurs, pointe au 12e rang en valeur relative. L'institut parisien réunit des unités prestigieuses, mais aussi beaucoup d'autres qui ne le sont pas ou plus. Ce recul traduit probablement un problème majeur de rajeunissement, de recrutement et de recentrage. Derrière ce peloton, on trouve huit institutions d'excellence à un moindre degré regroupant 15 % des chercheurs : ENS Paris, Institut F. Magendie de Bordeaux, Institut Pasteur de Lille, Facultés de médecine Saint-Louis, Cochin, Pitié-Salpêtrière et Saint-Antoine de Paris, Institut Gustave-Roussy de Villejuif et CNRS de Montpellier.
Viennent ensuite des centres de bon niveau comprenant quelques unités d'excellence : ENS de Lyon, CEA d'Orsay, Institut de biologie du développement de Marseille (IBDM), Institut de biologie moléculaire des plantes de Strasbourg, Inra de Grignon, Jouy et Versailles, Inra-Cirad-IRD Montpellier, Inra Castanet-Tolosan, Centre de génétique d'Evry, Institut de biologie physique et chimique de Paris, CNRS et faculté des sciences de Nice, facultés de médecine Bichat, Paris-XI, Paris-XII, Lyon et Toulouse.
Institutions en déclin.
Par contre, beaucoup des 16 institutions suivantes, employant 20 % des chercheurs, sont en stagnation ou en déclin. C'est particulièrement le cas d'un Collège de France vieillissant, à une ou deux équipes près, de l'Institut Jacques-Monod (Paris-VI et VII), en totale perdition, et de l'Institut Cochin de génétique moléculaire, la plus grande et la mieux dotée des unités de recherche de France. Hormis deux équipes, ce centre vit sur une réputation ancienne et médiatisée et n'a pas su se renouveler. Plus inquiétant encore est l'échec marqué des départements de biologie de toutes les facultés des sciences, souvent liées au CNRS, alors que ces universités sont au plus haut niveau dans d'autres disciplines (mathématiques, physique ou géosciences). C'est le cas des universités de Paris-XI, Paris-VI, Lyon, Grenoble. De même, certains centres CNRS sont dans des situations plus que préoccupantes, à Marseille-Aiguier, Toulouse, Villejuif et les Saints-Pères de Paris-V (avec, ici ou là, quelques équipes de bon niveau). Plusieurs grandes facultés de médecine et les centres Inserm qui leur sont liés déçoivent tels Bordeaux, Lille, Montpellier, Nice et l'Institut des Cordeliers de Paris-V et VI.
Les 45 dernières institutions réunissent près du tiers des chercheurs et comportent deux sous-groupes. Le premier comprend 16 petites structures de qualité, pénalisées par leur taille insuffisante, leur isolement ou leur discipline, tels l'Ecole polytechnique, l'Ecole supérieure de physique et chimie industrielles, les centres CNRS d'écologie (CEFE) et de zoologie de Montpellier, le CEA de Cadarache. En revanche, les 29 autres centres sont pratiquement à la dérive, à quelques équipes près. C'est notamment le cas du département de biologie du Muséum (105 chercheurs), des facultés de médecine de Paris-XIII et Paris-Ouest.
12.500 chercheurs.
L'enquête est fondée sur l'évaluation individuelle des travaux des 3.800 chercheurs identifiés comme auteurs principaux des 45.000 articles publiés entre 2000 et 2005 (sur un total de 12.500 chercheurs publics en poste dans les sciences du vivant). Cette vaste communauté comprend en fait 101 chercheurs constituant un groupe de « super excellence ». Entre 2000 et 2005, ils ont signé de 2 à 10 publications dans les 7 plus grands journaux et 60 % de ces articles sont du plus haut niveau mondial. Une cinquantaine de ces chercheurs hors norme font véritablement partie du peloton des « french stars » de la « jet society » scientifique internationale. En toute logique, cette élite devrait bénéficier d'une liberté d'action totale et de moyens pratiquement illimités pour rivaliser avec ses concurrents de Boston, San Diego ou de Londres.
Dans ce paysage contrasté, les EPST (2) cumulent quatre missions. Celles de gestionnaire, d'opérateur, d'évaluateur et de « valoriseur ». Ils ont échoué partout, malgré les efforts des meilleurs de leurs directeurs pourtant privés de réelle autonomie. Ces établissements ne devraient plus être aujourd'hui que des agences en charge de la répartition des moyens sur des projets sélectionnés. En devenant des filiales de l'Agence nationale de la recherche, ils laisseraient l'évaluation des chercheurs à une agence indépendante et la valorisation à des organismes réellement privés. Plus tard, la gestion des carrières des chercheurs-enseignants devrait être confiée à des universités rénovées, autonomes et dotées d'un statut d'Epic (3) et, elles aussi, sévèrement évaluées.
PHILIPPE EVEN(*) ET ALAIN PEREZ
Les conditions de la relance.
- Imposer un système d'évaluation indépendant et rigoureux. Sans quoi, laxisme, clanisme, immobilisme, illusions perdureront et nous n'aurons que les apparences d'une réforme.
- Accroître sensiblement les moyens dévolus à la formation et la recherche.
- Revoir les structures avant d'augmenter les moyens.
- Doubler le salaire des chercheurs les plus méritants.
- Privilégier les grands instituts multidisciplinaires abritant de nombreuses petites équipes, réunies autour d'un projet précis de trois à quatre ans, largement dotées et réunissant 1 à 3 chercheurs, entourés d'étudiants et de post-docs contractuels, jusqu'à ce qu'ils aient fait leurs preuves.
- Titulariser les chercheurs entre 35 et 40 ans, en leur donnant une grande liberté pour valoriser leurs découvertes, qui devraient, comme aux Etats-Unis, leur appartenir autant qu'à leurs employeurs.
(1) www.lesechos.fr (2) Etablissements publics scientifiques et technologiques comme le CNRS et l'Inserm, où le personnel bénéficie du statut de fonctionnaire. (3) Etablissements publics industriels et commerciaux, où le personnel possède un statut de droit privé, comme le CEA. (*) Président de l'Institut Necker.

En ce moment à Sidney la conférence internationale sur le VIH, mais tout ne se passe pas aux antipodes, ainsi cette nouvelle :

Le réservoir viral du VIH localisé (cf CNRS).
De nombreux interrogations subsistent quant au "réservoir viral" de l'infection par le VIH, notamment en ce qui concerne sa localisation dans l'organisme infecté et l'absence de son contrôle par le système immunitaire.
Une équipe de chercheurs coordonnée par Jérôme Estaquier, de l'Unité Inserm 841 à l'Institut Mondor de Recherche Biomédicale (IMRB) de Créteil et de l'Unité CNRS de Physiopathologie des Infections Lentivirales à l'Institut Pasteur à Paris, vient d'apporter de nouveaux éléments de réponse dans une étude publiée par la revue Cell Death and Differentiation. En étudiant des modèles animaux, ils ont montré que les ganglions lymphatiques de la région intestinale étaient les principaux réservoirs du VIH et que le virus persistait même chez les individus infectés depuis plus de 10 ans avec une charge virale pourtant indétectable. Ils ont également découvert que les lymphocytes T CD8 ne jouaient pas leur rôle dans le contrôle du réservoir en raison d'un défaut de survie. Ces travaux fournissent ainsi de nouvelles clés quant aux stratégies susceptibles d'être mises en oeuvre pour combattre le VIH.
Depuis de nombreuses années, il a été observé que, après l'arrêt des thérapies hautement actives (HAART) chez les patients infectés par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), le virus réapparaissait très rapidement. Cette réémergence indiquait l'existence d'un réservoir viral "profond" persistant même après de nombreuses années de traitement. Ce réservoir viral représente donc une barrière majeure à l'éradication du virus, en permettant une réalimentation rapide de l'organisme en virus circulants après l'arrêt de traitement. Ces observations suggéraient également que la réponse immunitaire était incapable de contrôler ce réservoir du VIH.
Les ganglions mésentériques, principaux réservoirs du VIH.
Jérôme Estaquier et ses collaborateurs de l'Inserm, du CNRS et de l'Institut Pasteur se sont donc intéressés à cette obscure question du réservoir viral du VIH. En analysant différents compartiments lymphoïdes et non lymphoïdes de modèles animaux, ils ont montré que les ganglions lymphatiques drainant la région intestinale (ganglions mésentériques) étaient les principaux réservoirs du virus, y compris chez des individus n'ayant pas de virus détectables dans le sang ou dans les ganglions périphériques après plus de dix ans d'infection.
Ces chercheurs ont également montré que les lymphocytes T CD8 cytotoxiques des ganglions mésentériques avaient une propension plus importante à mourir. Ces "lymphocytes tueurs" sont habituellement capables de contrôler le virus, en détruisant les cellules infectées. Le défaut de survie de ces lymphocytes autorise donc la dissémination du virus des ganglions mésentériques vers les autres organes, induisant ainsi la progression vers le stade sida.
Par ailleurs, les chercheurs ont identifié dans les organes lymphoïdes la molécule qui pourrait être responsable de cette anomalie des lymphocytes T CD8. Il s'agit du TGF-bêta, une cytokine immunosuppressive (1) est également impliquée dans d'autres pathologies comme le cancer.
Développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.
Ces travaux apportent des éléments essentiels qui devraient permettre de tester de nouvelles stratégies pour combattre l'infection par le VIH. Des stratégies visant à inhiber les fonctions immunosuppressives du TGF-bêta ou restaurer la survie des cellules T CD8 devraient permettre de mieux contrôler le virus. Enfin, des thérapies ciblant plus spécifiquement les ganglions mésentériques pourraient conduire à un meilleur contrôle de la dissémination du virus. Les recherches futures viseront donc à tester in vivo l'impact de telles approches.
(1) Substance soluble de communication cellulaire synthétisée par les cellules macrophages, inhibant à courte distance l'activité et la fonction des lymphocytes T CD8 et entraînant leur mort prématurée.

Nous nous racontons tous une certaine épopée intérieure chargée de nous protéger du monde mais le savoir avec ses représentations particulières et successives vient interrompre ce processus et contrevient à nos lois par son propre règlement intérieur. D'où notre blessure narcissique comme dirait Freud ...

"Connais-toi toi-même" c'est peut-être plus juste collectivement, un homme est un abîme, une société n'est qu'une superficie.

Chacun sait que les mathématiciens se mirent narcissiquement dans la perfection des mathématiques. C'est pourquoi ils voudraient tant que ça soit vrai.

Pasolini était hanté par les sociétés archaïques qui font sens comme on dit, moi je suis hanté par la société future qui défaira le sens de toutes choses et de tout être.
La gageure est d'en tirer quand même une certaine esthétique ...

Les passions primitives nous les connaissons, les passions intellectuelles sont encore à venir.

Ce qui est étrange c'est de mettre du spirituel dans la matière, cette transsubstantiation particulière qui est l'apanage des religions nous tentons de prendre la question à l'envers, nous allons mettre notre esprit dans les choses, dans les puces de silicium par exemple, ou dans tout ordre possible et imaginable emprunté à la nature ou imité de la nature.

Il est facile de faire le pitre, de remuer bras et jambes à la manière des enfants d'une manière incohérente, de prendre possession de l'espace et donc de l'esprit du spectateur, beaucoup moins de mettre en scène l'intelligence sans geste déplacé.
Un homme qui réfléchit est peu cinématographique.

J'écris pour contrarier les passants ...

Pasolini tel un machiniste du sexe.
J'ai presque fini sa bio, le personnage se débat encore entre les contrsdictions du monde moderne et de l'art. Avec Ingmar Bergman et dans une veine toute différente le seul cinéaste moderne et sérieux. Je veux dire qui prend le cinéma au tragique comme une continuation par d'autres moyens de la littérature qui s'est épuisée, faute de langue, faute de peuple qui vive par sa langue. Le global english ayant tout recouvert ... cette langue faite pour des amateurs du Baedeker.

Il y a deux manières de manipuler les hommes, en les libérant et en les laissant au bord de la route, ou en en faisant des esclaves. Je ne sais laquelle est la pire des façons d'agir.

Je vais prendre la défense de Nicolas Sarkozy, une fois n'est pas coutume. Soit on ne se mêle pas de faire libérer les otages du colonel Khadafi, soit on s'en occupe assidûment et dans ce cas les moyens ne comptent pas vraiment, seule l'efficacité mesure le talent et les efforts déployés. Et si en plus cela fait marcher le commerce ... que demander d'autre ? Le bavardage de la gent politique me semble superfétatoire.

La glose, toujours la glose ... cela ne prendra-t-il jamais fin ?

On remarquera que je me suis fait assez silencieux ces derniers temps, la faute à une angine d'une part et à mes travaux de généalogie de l'autre. Le virus de la glossophagie m'a donc épargné relativement mais il court encore dans un certain nombre de blogs à ce que je vois.

On supposera que la Nature est une vaste classification et que Dieu est le méta-langage de cette classification - le grand bibliothécaire - je sens que je vais faire plaisir à beaucoup en introduisant cette notion !
On peut lire Francis Pisani qui sur Transnets parle de Dewey et de sa vision occidentaliste - anglo-saxonne - du monde et d'autres choses plus générales ("Everything is miscellaneous" de David Weinberger, "Tout est variété"). Accrochez-vous cela va devenir abstrait !

Je me suis souvent demandé si l'on pouvait faire une littérature mi-abstraite, mi-passionnelle, qui recourerait au critère de beauté intrinsèque comme seul viatique pour traverser le temps ? Une écriture faite pour Monsieur Teste en quelque sorte ...

Que je sois très loin de toute littérature commerciale, il y a longtemps que je m'en doute mais pour autant la qualité de ce que je cerche n'est pas évidente, même pour moi.

Vous savez que la métaphore du grand livre de la Nature - avec une majuscule pour contrarier Raphaël Juldé - a longtemps couru dans les sphères académiques, qu'elle fait partie du bagage des humanités modernes. Le ruban mécanographique des années 1900 ou le fil du télégraphe Morse a aussi inspiré Turing dans l'élaboration de sa machine universelle.
On remarquera quand même que la physique moderne - quantique ou relativiste - nous enseigne que le nombre requis de dimensions est au moins égal à quatre, voire débordant largement du côté de l'infini.

L'autre nuit je rêvais à l'indiscernabilité quantique, aux particules corrélées et ce genre de choses qui abolissent les notions d'espace et de temps. Personne jusqu'à présent n'a pu structurer ces notions comme théorie physique, on a juste réussi des expériences de transmissions de l'information plus rapides que la lumière qui soit mettent en doute nos conceptions classiques de l'espace et du temps - relativistes - soit suggèrent qu'il y a une substructure de l'univers dont les particules quantiques sont les résidus - Dirac parlait déjà d'une mer d'anti-particules dans laquelle baignerait l'univers visibile.

L'avantage des particules corrélées c'est qu'on n'a pas besoin de crypter le message, toute modification de l'une rejaillit sur l'autre ... donc il y a une signature inaliénable si l'on peut dire de l'émetteur.

Le sens esthétique met du sens. Je n'en démords pas.

Vous savez qu'on a brûlé Jeanne d'Arc pour s'être habillé en homme - relaps disaient ses juges - pour eux l'habit faisait le moine, ce qui est curieux pour des ecclésiastiques, des hommes de foi qui ne devraient pas se fier aux apparences !
Toujours est-il que nous ne savons toujours pas ce qui veut dire quelque chose dans un univers livré à des lois aussi incertaines (des lois masculines qui plus est).
Bon ! certains vont dire, encore une branlette qui se perd ... quoique ! Vous savez je suis un être essentiellement spirituel donc peu loquace au fond et qui parle par figures et allusions. Parfois même je me perds dans des illusions ...

Il faut toujours prendre les déviants ... si on ne veut pas être pris de court.

C'est une drôle d'entreprise de vouloir guérir les hommes de ce qu'ils sont.

On peut très bien se vanter d'avoir peu de lecteurs ... la vanité l'emporte toujours quand on parle de soi et elle marche à toutes les sauces et à tous les modes.

Seules les idées simples révolutionnent le monde et il n'y a pas de quoi s'en vanter pour l'humanité !

L'évolution durable, celle des espèces comme celle de l'intelligence se fait elle pas à pas, par de petites secousses, des coups de boutoirs discrets et successifs. La complexité viable naît d'un nombre incommensurable d'essais et d'erreurs. C'est l'opposé de la gloire facile des annuaires et autres almanachs de tous les saints.

Jeanne d'Arc qui a produit une révolution de l'histoire suivait ses voix qui lui disaient ce qu'elle pouvait entendre, c'est à dire deux ou trois idées simples mais constantes. On peut supposer que les discours généraux qui l'on condamnée étaient beaucoup plus élaborés pourtant ce ne sont pas eux que le temps a retenu, juste ses réponses nettes et tranchantes.

Moi je suis sur une île déserte, cela m'évite de me poser trop de questions et je n'entends même pas la voix des anges, juste celle de l'océan.

Je suis le seul philosophe moderne et je suis donc infiniment méprisé par tout ce qui n'est pas philosophe, les professeurs, les marchands, les producteurs, les politiques, les imitateurs du passé en tous styles, les philosophes-jurés, les journalistes, les hommes de religion et ceux qui ne me méprisent pas m'ignorent encore plus, les savants, les vedettes, les artistes (qui le sont moins que moi pourtant), les porteurs de foi, les démarcheurs de l'inutile en tous genres.
Etre philosophe au sens où je l'entends, c'est se mêler de ce qui ne vous regarde pas, de ce dont l'on est le moins du monde spécialiste et donc au fond le plus qualifié pour le juger d'un point de vue extérieur, mais ce rôle de juge universel, d'oeil qui considère d'un point de vue abstrait est le plus haï puisqu'il vous rend semblable à un demi-dieu, vous excepte de la loi commune, vous immortalise tout cru !
Je suis un Diogène de l'universel abstrait ! Drôle de trépied où je prophétise ... et où je suis le seul à prophétiser des non-catastrophes, car en plus je prédis des choses qui ne sont pas du tout spectaculaires, des paysages intellectuels irrécupérables ! Non-recyclables par la société des médias !
Décidément je suis vraiment voué à la ciguë comme mon compère Socrate ...

Combien faudra-t-il de temps pour comprendre ce que j'apporte en silence tout doucement ? Les vrais révolutions marchent sur des pattes de colombes le répétait solitairement cet oiseau de nuit, Friedrich Nietzsche.

L'esthète allemand annonçait le sur-homme qu'il avait repéché dans quelque mythologie oubliée, c'est plutôt le non-homme que je vois advenir. Innomable ?

Soyons distraits un moment et essayons de tourner notre tête vers l'avenir ... c'est une autre manière de concevoir le temps qui attend notre loisir.
Les dragons qui veillent sur nous ne sont pas si méchants que cela.

Le bruit que fait la nuit nous empêche d'écouter notre âme souterraine comme une pluie d'étoiles filantes.

Oeuvres complètes de Didier Goux, tome 154231 :
"Zweig se suicide en effet en 1942, ce qui prouve son manque de lucidité : à cette date, la Russie et les États-Unis sont entrés en guerre, la défaite de Hitler est certaine (c'est ce que dit de Gaulle dès 1940...)."

Ma réponse : Tombé du nid a dit ...
Primo Levi s'est suicidé en 1987, quel manque de lucidité, la guerre était finie depuis longtemps ! 7 août 2007 16:11

Réplique longue et argumentée de DG :
D'un petit glaviot anonyme
" Primo Levi s'est suicidé en 1987, quel manque de lucidité, la guerre était finie depuis longtemps ! "
Voilà ce que je reçois en commentaire de mon message précédent, consacré à Joseph Roth. Dans un premier temps, je ne comprends pas très bien ce qu'on veut me dire. Dans un deuxième, encore moins.
Dans un troisième temps, je décèle l'ironie. J'ai dit que Zweig, après moult atermoiement, s'était suicidé à contretemps, alors que n'importe quel esprit lucide (et Roth en était un, bien supérieur à Zweig) devait avoir compris, en 1942, que le nazisme était d'ores et déjà vaincu (j'ai cité de Gaulle : il en était bien d'autres, à commencer par Leclerc, pour rester chez les Français).
Bien sûr, on peut m'opposer le fait que le nazisme ayant été possible, ayant de fait détruit l'Europe, c'était une raison suffisante pour mettre fin à ses jours. En ce cas, c'était 25 ans trop tard. Joseph Roth bascule dans le désespoir (et dans l'alcool, donc) dès novembre 1918, lorsqu'il comprend que la chute de l'empire austro-hongrois marque la fin définitive et irrémédiable du monde qui lui a donné naissance, et que ce monde ne renaîtra jamais - que lui-même est à jamais déraciné, mort-né.
Zweig, en 1936, 1938, croit encore que la lutte est possible, que l'on peut encore rétablir le monde ancien, sous peine de s'unir, de lutter, gnin-gnin-gnin. Entre douze pastis et quinze schnaps, Roth sait déjà qu'il n'en est rien.
Le mystérieux "nègre féminin" dont parle Chloé, qui aurait permis à Zweig d'écrit 24 heures... existe en effet, mais il est à l'intérieur de lui-même. Roth est résolument mâle et c'est ce qui le tue.
Roth a compris dès la chute de 1918 que le monde d'hier était mort (tout comme le nôtre est actuellement en train d'agoniser aux yeux de quelques-uns et aux applaudissements béats du plus grand nombre). Lorsque Zweig écrit son livre-testament, précisément intitulé Le Monde d'hier, en 1941, il a 20 ans de retard sur son ami Roth et, n'ayant pas pris soin de boire suffisamment, il ne lui reste que le suicide par balle - qui manque d'élégance.
Maintenant, après ce long détour, pourquoi vient-on me jeter Primo Levi dans les pattes ? Quel rapport ? Aucun, à l'évidence. Primo Levi naît, comme je l'ai dit, en 1919, précisément à l'instant où Joseph Roth prend conscience de sa propre mort, en tant qu'Européen. Primo Levi se suicide (s'il s'est suicidé : un doute subsiste encore), parce qu'il a vécu une expérience que ni Stefan Zweig ni Joseph Roth ni personne ne pouvait vraiment concevoir.
Il me semble que la petite ironie contenue dans ces deux lignes - non signées, comme il se doit dans cette décharge publique qu'on appelle la blogosphère - n'honorent guère leur auteur, si toutefois il se cache réellement quelqu'un derrière ce petit glaviot.
Publié par Didier Goux à l'adresse 17:33

Nous apprenons donc que D.Goux est notre spécialiste ès-suicide - lent ou rapide au choix - qu'il attribue les médailles de "bon suicidé" de la société pour Joseph Roth par exception, qu'il distribue mêmement les punitions pour les mauvais suicidés, suivez mon regard, par exemple Stefan Zweig qui a le culot en plus d'entraîner sa femme (il est toujours difficile de punir un suicidé même pour un spécialiste des supplices chinois mais la difficulté ne l'effraie point). Didier Goux est né avec une horloge dans le ventre, croyez que l'heure de sa mort viendra à point nommé et pas une minute trop tôt ou trop tard, car lui c'est un petit malin à qui on ne la conte pas et qui a lu tous les livres et même ma prose en loucédé, c'est dire ! Comme il est magnanime il nous donne en pâture la date de naissance de Primo Levi, ah ! comme dirait Juan Asensio en voilà un argument qui est fatal, il démontre donc de toute évidence que le suicide - qui n'en est peut-être pas, juste une caricature, une ombre, une imitation de suicide - de Primo Levi ne peut avoir aucun rapport avec le nazisme, ni avec ses séquelles.
Didier Goux est "L'expert" toutes catégories, celui qui résout les "cold case", les affaires classées pour les médias en manque de frissons, d'ailleurs il écrit des romans policiers de haute voltige c'est dire, l'est fort le Didier, presqu'autant que le conteur belge Georges Simenon ! Il a la truffe qui ne trompe pas ... il a même une trompe à pastis pour les longs soirs d'été au clair de lune !
C'est notre arbitre des élégances car notre époque le méritait et elle l'a eu ! Parlez-moi des beaux suicides du temps des crinolines et vous aurez un Goux resplendissant, tiré à quatre épingles - ces messieurs de la famille comme on disait veulent-ils prendre la tête du cortège ? Le haut de forme à la main Mister Goux tel un gentleman anglais ou un hobereau normand à la Barbey d'Aurevilly vous fait les honneurs de sa calèche littéraire, par ici le royaume des jolies épaves, pas les Guy de Maupassant qui mangeaient sa fiente ou vomissaient chez la princesse Mathilde, non le gratin des bons poivrots, ceux qui ont du coffre et de la bedaine, du répondant ! Les suicidés à l'absinthe, les vrais de vrais, à la fraîche, sous les marronniers de la promenade ... à l'ancienne, au calva et au magnum Petrus.

Tout le monde pensant et écrivant qui est un peu prudent a tendance à croire que le suicide est un terrain glissant et prend donc des précautions avant d'y glisser sa patte même bien huilée, bien graissée par des milliers de lignes, même Homer Simpson aurait un minimum de délicatesse dans cette circonstance, pas notre Babar de choc qui casse toute la porcelaine en magasin et fièrement avec sa grâce pataude nous dit l'ai-je bien descendue ?

N'ayant plus les moyens de payer ma nourriture, j'ai décidé de faire appel à l'épicerie sociale de la commune de Rueil - fermée au mois d'août ! - encore un effort et ce sera pour bientôt la mendicité ou bien la fouille des poubelles pour ramasser les débris et les reliefs des repas des autres.

Remarquez j'ai cinq kilos à perdre, ça tombe bien ! En tous cas ce n'est pas en étant invité que j'ai pris cette graisse en trop, franchement comme pique-assiette on a fait beaucoup mieux ...

J'ouvre "France-Info", entretien avec le président de la Banque alimentaire scandalisé de ne pouvoir distribuer toute la nourriture qu'il reçoit faute de locaux ... un camion entier de petits pots pour bébés - périssables évidemment - qui lui arrive ce matin, c'est bon les petits pots pour bébé même pour un adulte !

Le fils d'Al Gore transportait de la marijuana et des médicaments dans sa voiture, bon d'accord pour le fils d'un soi-disant écologiste la marijuana c'est un produit naturel mais des médicaments pas vraiment !
Rien n'est plus facile que de jouer au vieux con, c'est la pente fatale qui nous conduit au cimetière.

La beauté nue est une injure, la beauté pour un seul est un affront. La beauté totale c'est de s'oublier un instant ...

La ratiocination que je hais, l'espèce d'injure faite à la raison par la rhétorique. Cela me met du plus mauvais poil que d'utiliser si mal les mots à sa disposition. En rire avant de s'énerver ...

Google Print est en train de devenir une jolie arnaque, une entreprise commerciale comme une autre ... adieu Google Print !

Moi je tiens haut le flambeau, tout ce que je récolte comme renseignements de première main - ou même de seconde - je le mets gratuitement à disposition de tous.

Mais moi je ne prouve rien ! Ouf, comme c'est reposant ... de vraies vacances intellectuelles comme on les aime !

Connaissez-vous l'arbre à nombres ? L'arbre à nombres produit les nombres naturels comme des fruits à la belle saison, un, deux, trois, quatre, cinq, six etc. Bien entendu il existe son équivalent dans un anti-monde qui produit les entiers négatifs, moins un, moins deux etc.
Il y a d'autres arbres à nombres, plus mystérieux, qui produisent leurs fruits par les racines, des irrationnels comme on dit car on ne les voit jamais pousser à l'air libre et au grand jour.

L'avenir admoneste la peur.

Cossaw en perdition ... ah là là ! le mois d'août, c'est pas l'assomption pour tous ! Bon c'est vrai que Cossaw n'est plus très vierge non plus ...

Un de mes cousins Emmanuel Pouliquen travaille à la Banque Mondiale à Washington, il dirige l'IFC qui finance des entreprises dans les pays émergents en respectant certaines normes sociales et environnementales.

Il y a une différence entre être suiveur et suivi ...

Je suis dans un jardin de noms, parfois j'y meurs, parfois j'y retrouve des sources.

Francis TBM est atteint de ramiélisme qui consiste à dire que tout est dans tout et inversement et même réciproquement (à l'insu de mon plein gré comme dirait Richard Virenque). Cet espèce de goitrisme intellectuel et un mal dont sont souvent atteints ceux qui ont longtemps séjourné en Extrême-Orient dans les climats humides et chauds ou dans nos alpages à cause de la raréfaction de l'oxygène ce qui cause des dommages irréversibles aux neurones.

Marc Schweizer m'a demandé d'écrire ma bio, exercice périlleux quand on n'a rien à dire. Il a vécu un certain nombre d'années qui ne le concernaient pas et d'autres qui le concernaient trop. Entre les deux il a beaucoup rêvé ...

J'aurais pu aussi répondre, Madame Bovary, c'est moi mais ça avait déjà été pris. Séduite et abandonnée, quand même ... il faut le faire !

Raphaël Juldé lui veut imiter Ulysse avec son "Je suis Personne" un peu éculé malgré tout depuis les grecs ...

Au sujet de la crise financière actuelle :
Si on ne laisse pas le Capital choisir sa cible, ce n'est plus le Capital.

Je feuilletais GéMagazine à Beaubourg vendredi soir, je tombe sur un numéro du début d'année où l'on donnait l'arbre généalogique de tous les candidats à la présidentielle, un seul avait refusé qu'on le diffuse : Olivier Besancenot, curieux pour un révolutionnaire d'avoir à ce point peur de ses ancêtres ?
La révolution ça commence bien en regardant la vérité en face, à moins que ce ne soit jamais qu'un moyen comme un autre pour fuir la réalité en mythifiant l'avenir comme le passé !

Je confesse hautement qu'il y a de tout dans mes aïeux, des honnêtes gens et des gens obscurs, d'autres glorieux, des riches et beaucoup de pauvres, des assassins et des bourreaux d'eux-mêmes, des cocus et des coqs de village, même des homosexuels probablement ... je ne suis pas le premier de ma race !

Les révolutionnaires qui veulent abolir la mode et donc le temps ...

Hier soir reportage sur le chemin de fer qui joint la Côte d'Ivoire au Mali, ou ce qu'il en reste, quatre jours pour faire 1200 kms à vingt à l'heure avec déraillements au rendez-vous et folklore local impayable style resquilleurs qui dansent la samba sur le toit des voitures, quand je pense qu'on prétend que "Tintin au Congo" est une bande dessinée raciste, Hergé est bien en-dessous de la réalité, ces bachis-bozouks d'autotochnes sont incapables de prendre soin de ce que leur ont confié les blancs au lendemain de l'indépendance qu'ils ont réclamé à grands cris ...

La ministre sudafricaine de la santé est surnommée "Miss Betterave", savez-vous pourquoi ? Parce qu'elle prétend que le sida se soigne en mangeant des légumes ...

Le gouvernement français ne savait pas qu'on peut se procurer du viagra sur le Net, c'est fou ! On ne l'informe de rien ...

C'est le deuxième type de voleur que je rencontre sur le Net, après le hacker qui travaille pour l'industrie de l'armement, Olivier Bedouet, la grenouille de bénitier autrement appelée cafard de sacristie, Bertrand Forgeot d'Arc ...

Récemment j'ai reçu le "Caliméro" d'or comme étant le blogueur le plus lamentable de la blogosphère ! Les "Caliméros" sont une récompense très courue que tout le monde ne reçoit pas.

Le sang et le sperme, voici ce qui fascine les médias, ce qu'il y a plus de plus primitif dans l'humain. Je connais très bien quelqu'un qui lit tout ce qui concerne Jack L'Eventreur, comme par hasard c'est un impuissant chronique qui n'a pas touché une fille depuis trente ans et un adorateur d'Hitler ! On va dire que je suis excessif, que tout le monde n'est pas aussi dégénéré, sans doute, mais le show-business que j'assimile facilement aux médias modernes, pousse à la contemplation de tous les marginaux comme "révélateurs" de notre nature ... il est vrai que c'est plus simple - plus visuel, plus spectaculaire- que de parler de mécanique quantique ou de biotechnologie, moins rasoir ... comme disait Willy au sujet de la maison d'édition scientifique de son père Gauthier-Villars, "ce ne sont pas des auteurs gais" !

Bêtise poisseuse de "L'île de la Tentation" sur cette chaîne privatisée que le monde nous envie. On aimerait savoir ce qu'il y a d'excitant dans cette bande de neus-neus au QI égal à celui d'une limande qui n'ont que leur jeunesse pour seul viatique ... leur ratage est inscrit sur leur figure et si la nouvelle France leur ressemble, il n'y a plus qu'à tirer l'échelle.

Willy n'était pas si bête que cela, il avait du talent pour dénicher les talents et les mettre en scène - les amours factices et lesbiennes de Polaire et Colette - je ne sais pas si les mots d'esprit qu'on lui prête sont de lui, en tous cas il dessinait bien le monde moderne qui s'annonçait, ce demi-monde ou ce monde d'entre-deux !

Faire croire qu'il y a du vice quand il n'y a que de la nature et des instincts ! Voilà toute l'affaire ... mettre des considérations morales dans tout cela qui est d'une platitude désespérante.

Intéressant article dans "Le Figaro" du jour comparant les cerveaux des grands singes et le nôtre, notre particularisme c'est notre capacité à tromper, un certain nombre de structures identifiées précisément semble rendre compte de nos capacités d'association plus nombreuses et plus complexes.

Je ne désespère pas qu'à mesure que nous en saurons plus long dans le domaine des neurosciences, tout le battage médiatique autour des "vices" se dégonflera de lui-même. La crédulité a encore de beaux jours devant elle et les charlatans aussi ... mais il ne faut pas s'impatienter.

J'ai toujours refusé de pratiquer le charlatanisme, je ne vais pas commencer ce genre de carrière aujourd'hui.

Ma célébrité gagne du terrain grâce à Didier Goux : "Georges et son Pseu a dit... : Georgette et son gode. Vous êtes vraiment vulgaire, du genre de vulgaire sans aucune séduction que je trouve chez ce vieux pédé de Pierre Driout, par exemple. Mais lui au moins est un peu cultivé. 21 août 2007 13:42."
"Georges et son Pseu" est un de ces glorieux anonymes qui me lit en cachette le soir au fond de son pieu ... euh ! de son Pseu, veux-je dire !
Je savais que je pouvais compter sur le bon goût des amis de Goux pour répandre ma gloire ...

En général on me trouve très ennuyeux, mais si en plus je suis vulgaire, je suis un oxymore à moi tout seul ! Moi par exemple je suis obligé de me fréquenter, mais c'est vraiment par force, pas par bon goût ...

Je n'arrive pas à me fâcher pour toutes les bêtises qu'on répète à mon sujet, j'ai une longue habitude du problème, je suis fonctionnarisé, vous savez.

Georges et son Pseu, il n'est pas ennuyeux mais qu'est-ce qu'il est vulgaire (on dirait du Franck Dubosc dans le rôle du pétomane à la télévision), voir en passant Google qui ne le gâte pas, le 2/6/2007 :
"On m'offre une rose. Chez le boucher, tout à l'heure, on m'a offert une rose ! Bon qu'il se dit, le Georges, après tout, pourquoi pas. Mais en passant la porte, il entend, dans son dos : « Et bonne(s) fête(s) ! » Ah non, là, ça ne va pas plus, il se passe quelque chose et on ne m'a rien dit. Georges fait demi-tour, et demande : « Mais quelle fête, enfin ? » « Eh bé, tiens, le fête des mamans, pardi ! » Merde alors, il l'avait oubliée, celle-là ! Il arrivait à peine à se remettre de sa dernière tentative de pli selon pli de la couette repassée, et voilà qu'on l'assomme, sans prévenir, avec cette saloperie de fête des mères, que dis-je, des "fêtes de mamans" ! Salauds ! Salopes ! Ces mamans sont vraiment des salopes ! Et si l'on se décide enfin à abolir la Femme, il faudra commencer par elles, les mamans, ces putes !

Je croyais que F.Dubosc avait joué dans "A nous les petites anglaises" ce compendium de ..., de quoi d'ailleurs ? De son époque c'est tout. C'est bien gentillet par rapport à ce que l'on nous a montré depuis, d'ailleurs cet imbécile a mon âge donc trop jeune pour avoir été acteur dans cette bluette. Du coup j'ai réécouté la jolie chanson de Mort Shuman "Sorrow" puis pendant que j'y étais la célébrissime rengaine de Loulou Gasté dans la version d'Albert Morris "Feelings".

De fil en aiguille, j'en suis arrivé à Zorba le Grec, je ne me rappelais plus qu'Anthony Quinn faisait cette étrange déclaration : "Patron, j'ai tellement de choses à te dire, j'ai jamais aimé un homme comme toi !". Voici un des rares mots d'amour homosexuel que je connaisse au cinéma ... et qui sonne juste.

Je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières mais enfin j'ai encore un peu de mémoire ... dans ma génération nous avons été abreuvés de centaines de films qui nous détaillaient les joies des amours hétérosexuelles et quand - c'était en 1975 - les dossiers de l'écran passèrent "Les amitiés particulières" - ce fut un joli scandale, la première diffusion en 1964 ayant suscité l'ire puis la stupeur de François Mauriac, ce grand refoulé après une belle rebuffade de Roger Peyrefitte qui dévoila les turpitudes anciennes du prix Nobel très catholique et bien-pensant, plume officielle du gaullisme.

Il y a encore trente ans - je dis cela pour les plus jeunes - l'homosexualité était entourée d'un grand silence.

Je sais bien que la censure cela n'existe pas ... on me le répète tous les jours en me demandant de me taire !

La scène de la fuite sur la rivière dans la Nuit du chasseur, c'est magnifique ... et tout est faux !

Robert Mitchum encore un qui avait oublié d'être idiot - et fade à la mode de chez nous - et qui chantait superbement.

Devise d'une dame (à ne pas retenir entre de chastes oreilles) :
"Bandez, mon cher, nous ferons le reste !"

Il y a au moins une chose que j'ai appris, c'est qu'on ne guérit personne de la vie.

La vie disons que c'est un mal nécessaire dont on tire des lueurs de bonheur.

Il paraît que l'homme a inventé le feu, en tous cas il ne semble pas avoir inventé le bonheur, il lui a juste été donné par surcroit.

Dieu a inventé le bonheur et l'homme tout le reste.

Je répète ici ce que je disais à Dominique Autié que l'oeil n'appréciait pas de la même manière les pics et les précipices, vous remarquerez que Victor Hugo adorait dessiner des abîmes et que Baudelaire préférait l'extase des visions à tire d'aile ... on dirait volontiers que si Montaigne (ou Molière) avait été un visuel comme ces deux poètes qu'il aurait eu une dilection particulière pour ce qui est "à vue d'homme".

Les poètes sont des visuels, en général des dessinateurs ou disons des caricaturistes. Les moralistes comme La Bruyère ou Molière n'évoquent pas des tableaux vivants d'une manière aussi précise, ils mettent en scène un certain dynamisme de la société, le conflit entre la langue et le sens. Saint-Simon avait un bon coup d'oeil même s'il pensait faux, on a souvent dit qu'il regardait la réalité à travers un trou de serrure, qu'il avait ses détentes comme le chat tapi derrière un obstacle qui atttrape une souris. Bossuet est purement auditif, avec ces longues périodes qui n'en finissent pas comme une coda dans une symphonie beethovénienne drapée dans son solennel ou sa pompe funèbre. Voltaire, tout à l'opposé, a la détente et l'agilité du maquignon qui conclut une affaire et tope-là au bon moment, cochon qui s'en dédie (il appelait sa nièce - et maîtresse - Mme Denis "ce gros cochon").
On pourrait faire une typologie de la physiologie des écrivains, le paysage des lettres ou le clinamen littéraire ... exercice qui en vaudrait bien un autre.

Il paraît que nous sommes dans le mois du clinamen, j'avais cru m'en apercevoir hier en recevant une saucée sur le dos.
Du coup je me suis réchauffé hier soir avec un bon verre d'armagnac, cela faisait très longtemps que je n'avais pas bu un alcool fort - je ne le recommande pas - cela brûle l'oesophage et l'estomac.

Pour l'heure on est plutôt dans la confusitude politique ...

Jules Vallès dans L'Argent nous fait le numéro de la grande lamentation de la misère, éloquente et expressive, enfin dévoilée par les soins d'un des siens, il serait bien étonné de retour sur terre que le dernier fin du fin pour les riches c'est de se promener en haillons de marques, en jeans soi-disant originellement outil de travail, tout troué, tout tâché, tout usé comme par vingt ans au fond d'une mine ... portés par des gens qui n'ont jamais rien fait de leurs dix doigts à part peut-être leur stretching du matin.

Heureusement qu'il n'y a pas de "l'Actualité" tous les jours ... je réprime déjà un baillement intempestif, les médias font ce qu'ils peuvent ...

Tous ces gens vont tellement s'ennuyer qu'ils finiront pas faire appel à moi pour mettre un peu d'animation ...

Un portrait de Talleyrand par Molé :

Entre onze heures et midi, M. de Talleyrand, sortant de son lit, passait dans son cabinet où l'attendaient tous les journaux anglais et français qu'il ne regardait pas, Mme Edmond de Périgord et Mme Alexandre de Talleyrand par qui il se laissait embrasser, deux ou trois valets de chambre, son chirurgien et ceux de ses familiers qui avaient devancé son réveil. Couvert de flanelle de la tête aux pieds, enveloppé dans une douillette ouatée de taffetas gris, et la tête affublée de plusieurs bonnets, il se traînait lentement vers une glace où il attachait sur son visage pâle et défait ses regards plus qu'éteints. Devant lui étaient étalés sur une table tous les instruments de sa toilette ; il procédait alors à une opération dont le spectacle était rien moins que ragoûtant ; un valet de chambre lui tenait sous le menton un bol immense rempli d'eau, il y plongeait une énorme éponge qu'il promenait ensuite sur sa face, puis mettant son nez dans le bol, il y faisait entrer une incroyable quantité d'eau qui retombait de sa bouche avec fracas. Ces ablutions et cette cascade duraient plus d'un quart d'heure, pendant lequel son cabinet se remplissait des hommes les plus considérables, sans qu'il parût s'apercevoir de leur présence. Il n'était guère d'usage de lui dire bonjour, ni de lui adresser la parole le premier ; ce n'était souvent qu'au bout d'une demi-heure qu'un signe, ou une parole dite d'une voix sépulcrale et la plupart du temps en tournant le dos, apprenait à chacun qu'il avait été aperçu. Quelquefois on attendait vainement ce signe ou cette parole et ce n'était qu'au moment où il se retirait, lorsqu'il allait passer la porte, qu'un "Adieu un tel" venait consoler le courtisan ou le solliciteur à qui la patience échappait.
Au premier lavabo dont j'ai parlé succédait un bain de pieds pendant lequel on le coiffait ; il produisait à tous les regards ses griffes qui lui tiennent lieu de pieds, avec un cynisme et une indifférence dont j'ai toujours été surpris. Pendant qu'on le peignait et qu'il essuyait ses pattes, il contait des histoires, faisait des lazzis sans cesse interrompus pour donner une signature, et quelquefois un ordre important. Il se levait ensuite pour s'habiller, et commençait une espèce de promenade qui durait plus d'une heure pendant laquelle il changeait de chemin, mettait sa culotte devant ces dames sans songer même à se retourner. La quantité de flanelle et de gilets dont il se couvre est incroyable ; un valet de chambre, portant sa chemise, ou armé d'un gilet, suivait attentivement sa marche incertaine et chancelante, guettant le moment favorable pour lui passer ses manches. La seconde manche était celle qui présentait le plus de difficultés ; à peine avait-il accepté la première qu'il se mettait ordinairement à gesticuler, à raconter ou à traiter quelque affaire. Ces moments étaient les plus remplis et les plus laborieux de sa journée. Au Conseil des ministres, et dans les conférences diplomatiques, il écoutait, s'ennuyait, et ne disait rien. Quant au temps qu'il donnait au ministère, il le passait à signer, tout en se moquant d'Hauterive ou de quelque autre de ses employés qu'il prenait pour plastrons de ses railleries.


A certains moments on se répète que la messe est dite ... tout est tari, il n'y a plus qu'une espèce de clapotis dont on essaye de faire une vie, même Ramiel ne vous fait plus rire. L'heure est grave ...

Une petite anecdote contée par l'homme de théâtre Jean-Pierre Grenier - ou plutôt deux - cela se passe pendant la guerre à l'heure du rationnement on attend Paul Claudel pour une représentation de sa "Jeanne au bûcher" et on lui prépare un repas digne sa gloire et de son importance :

Hélas, toute médaille a son revers : le jambon, soigneusement débité en fines tranches, se révèle littéralement farci d'asticots de l'espèce bondissante la plus obstinée. Ces farceuses petites bestioles n'ont qu'une idée ; jouer aux puces. Et elles y parviennent fort bien. D'un brusque coup de reins, elles sautent dans les verres, avec une précision diabolique.
Paul Claudel arrive enfin. Après les présentations des membres de la troupe, suivies comme il se doit d'un échange de banalités, nous passons à table, sourires crispés, inquiets quant au comportement de notre indésirable gibier ...
Nous nous sommes alarmés à tort. Paul Claudel boit sec et il a un sacré coup de fourchette. Il aime tout particulièrement le goût de ce jambon qui a su garder "ce simple parfum de notre terroir, cette saveur unique, que seuls les produits de la ferme ont su conserver ...". les tranches de jambon se succèdent dans son assiette, tandis que nos infatigables sauteurs se livrent une compétition acharnée pour remporter la palme du meilleur asticot. C'est hallucinant, dantesque ... Nous retenons nos souffles. Ne s'apercevant de rien, Paul Claudel quitte soudain la table et commence à nous lire, de sa belle voix rocailleuse de paysan franc-comtois, l'édifiante histoire de Jehanne la Pucelle ... Emu par son propre texte, le vieux poète se jette à genoux et, d'une voix brisée, implore le Seigneur au nom de la Sainte, tandis que les asticots, abandonnés à eux-mêmes continuent leur sarabande effrénée dans son assiette ... .

A propos de l'Auteur du Soulier de Satin, je me souviens encore d'un incident qui eut lieu, plus tard, au Théâtre Marigny à Paris, au cours d'une représentation à laquelle il assistait. André Gide, également invité, arriva légèrement en retard, le spectacle ayant déjà commencé. Il dut gagner sa place dans la pénombre d'une loge d'avant-scène, celle précisément où se trouvait déjà Paul Claudel. André Gide tendit la main à ce dernier. Abusé sans doute par l'obscurité et croyant avoir affaire à une dame, Claudel baisa cette main. Eclat de rire sardonique de Gide, Claudel horrifié, découvrant son erreur, s'écria :"J'ai baisé la main du Diable ! J'ai baisé la main du Diable !" tandis que Gide, certainement ravi, s'assit, feignant de se désintéresser totalement de sa victime ...


Pendant que je choisissais soigneusement tous ces extraits et recopiais les textes pour mon public - ô public chéri ! - je faisais cuire des oeufs durs, évidemment comme à chaque fois que j'entreprends de faire une cuisine compliquée c'est l'odeur du brûlé qui m'a rappelé que j'avais laissé quelque chose sur le feu ... heureusement les oeufs c'est très robuste ! Si Claudel avait la vue basse et était assez dur de la feuille moi je suis carrément distrait et oublieux de tout, surtout quand j'écris. Ne me confier pas vos enfants à garder sinon ils finiront comme les oeufs durs.

Le comte Molé c'est le fonctionnaire type issu d'une longue lignée de parlementaires, une noblesse de robe par exclusion de tout le reste, l'homme sérieux qui ne rit jamais, c'était le favori de Napoléon, rien d'étonnant car le petit caporal n'avait aucune espèce humour ; l'inamusable c'est ainsi que l'Empereur avait été nommé par Talleyrand qui lui avait de l'esprit et du meilleur même et surtout si c'est aux dépens des autres qu'on l'exerce toujours, homme de salon et d'ancien régime l'ancien évêque devait se sentir beaucoup plus intelligent que ces héros sortis de l'ère révolutionnaire et supérieur à eux par certains côtés notamment parce qu'il ne croyait pas qu'on réforme les hommes, ni qu'on peut bouleverser réellement le gouvernement et les moeurs sans entraîner autant de mal que de bien supposé. Son cynisme c'était du réalisme essentiellement. J'avoue que je préférerais m'acclimater avec le diable boiteux plutôt qu'avec des purs qui veulent tout chambouler aux dépens de la tranquillité publique.

Talleyrand qui ne croyait ni en Dieu, ni au Diable, devait éprouver une secrète jouissance à montrer à tous ce que Dieu avait fait avec ses pieds, c'est ce que Molé se refuse à comprendre, il n'a pas assez de finesse pour saisir que ce spectacle qui lui répugne est un acte d'accusation contre la religion plus que contre la nature.

Le portrait de Fouché toujours par Molé :

Si Talleyrand est le plus révolutionnaire des hommes comme il faut, Fouché est le plus comme il faut des révolutionnaires. Une grande aisance, et une certaine hauteur dans le commandement, une familiarité qui ne va jamais jusqu'à se faire craindre, une légèreté, une étourderie qu'il porte dans les affaires et même dans le crime, le feraient prendre pour un grand seigneur, si l'on ne trouvait aussi en lui des habitudes bourgeoises, une gaieté sans délicatesse et surtout l'absence de ce tact, de ce sentiment des convenances que les gens de condition trouvent dans leur berceau.
Toute sa personne témoigne des passions qui ont agité sa vie ; sa taille est haute, ses membres grêles, sa fibre sèche, ses mouvements très prompts, sa physionomie ardente, ses traits fins, ses yeux éraillés et perçants, ses cheveux ceux d'un albinos ; je ne sais quoi de féroce, d'élégant et d'agile le fait ressembler à une panthère.
Lorsqu'on le voit de plus près, on s'étonne pourtant qu'il ait pu être cruel. Bon mari, père très tendre, bon ami, surtout bon camarade, ni vindicatif, ni haineux, on ne sait comment expliquer les excès qui ont souillé sa carrière. Il est vrai que son âme est bouillante, ses premiers mouvements impétueux et violents, son imagination active et mobile, mais s'il n'y a pas de mauvaises actions qu'il ne puisse commettre, il peut aussi en faire de bonnes, et même y trouver de la satisfaction.
Sa vie se divise en deux parties ; dans la première, il eut pour but de se faire jour et de parvenir, dans la seconde de se faire pardonner et de se maintenir.
...
mardi 28 août 2007 Il faut le mettre en première ligne parmi ceux qui feront dire de notre siècle que les hommes y furent fort au-dessous des évènements et qu'ils ont toujours plus exécuté qu'entrepris.


Il faut dépasser le zéro ... devise d'un écrivain de la rentrée littéraire qui aurait tenté de lire Arthur Koestler sur la plage.

Au fait Claudel était champenois (pas franc-comtois), il est né un peu au nord de Château-Thierry, le pays de La Fontaine, je ne sais pas d'où il tirait son accent particulier - d'une vieille grand-mère probablement - car tous les gens de Champagne ne l'ont pas (mon grand-père qui était un mélange de champenois et de lorrain n'en avait aucun).
Le découpage administratif hérité de la Révolution ne rend pas compte de la réalité historique, l'Aisne fait partie maintenant de la région Picardie, mais le Tardenois penche vers la Champagne.

Hier au téléphone la voix douce d'Arielle Dombasle, du genre à me faire virer ma cuti plus vite qu'il ne le faut pour le dire, mais je n'avais rien à lui donner, elle cherchait une partition (et puis ce n'est pas très humain de l'encourager à chanter) ; à contrario un jour, il y a longtemps, appel de Thierry Lhermitte alias Pierre Mortez du "Père Noël est une ordure", encore un qui me dégoûterait d'aimer les garçons, grand con du Splendid va !

Cette après-midi, je suis passé à l'épicerie sociale où j'ai été fort bien reçu et d'où je suis reparti avec de quoi remplir mes placards à conserves ... eh ! eh ! qui a dit que je me laissais dépérir ? Je suis comme Claudel, je me repais de tout .

J'avais omis de signaler le mariage récent entre mademoiselle Alexia Perier-Regnault, petite-fille de Jacques-Alexis Regnault, chevalier de la Légion d'Honneur, arrière-petite-fille du colonel Louis Regnault, officier de la Légion d'Honneur, avec monsieur Sylvain Pennamen (un nom qui sonne bien breton), Responsable de Comptes Distributed System Management.

Un extrait du portrait de Chateaubriand par Molé (ils ont été très intimes et il y transparaît une pointe de jalousie) :

Cherchez-vous un flatteur de vos faiblesses ? Voulez-vous être débarrassé de certains de vos scrupules ? Allez trouver Chateaubriand. Nul ne sait mieux vous prouver par son exemple que la sincérité n'est pas plus nécessaire au talent que la vertu et la sagesse ne le sont à la considération et au bonheur ; qu'on peut abandonner son âme à tous les excès, sa vie à tous les désordres, donner même son coeur à l'égoïsme, et conserver un esprit élevé, un talent grave, une imagination rêveuse, naïve, sublime et pure, enfin le sentiment le plus exquis de tout ce qui est beau, noble et délicat. Sa physionomie, ses manières favorisent encore la contagion de son exemple. Son front est large, et tel qu'on se représente celui des hommes de génie. Son regard est doux, caressant, mal assuré ; il a le sourire d'un enfant, quoique un peu moqueur. Dans un salon, il se tient à l'écart, parle peu, et l'on prend bien souvent pour de la préoccupation et de la rêverie un silence qui n'est dû qu'à une forme de satiété et d'ennui.
Formé à l'école des femmes, il a tous leurs manèges et il possède au suprême degré cet art d'attirer les regards, d'occuper de soi, sans faire en apparence aucun frais, ni se donner le moindre mouvement. J'ai vu cet éloquent défenseur du christianisme faire assaut de coquetterie avec les femmes les plus coquettes, et la palme lui restait toujours. Prenant successivement toutes les formes, tous les caractères, il n'est ni déplacé ni parfaitement franc dans aucun. Il irrite toujours avec la prétention d'être toujours original. Dans le monde, il a la grâce d'un chef ; dans ses écrits, il affecte la simplicité de la Genèse, les doctrines d'un Père de l'Eglise, l'autorité d'un apôtre, et dans les épanchements de l'amitié on lui trouve la mobilité, la chaleur, l'imagination et la philosophie de Diderot.
L'amour a tenu une grande place dans sa vie, mais il n'a jamais aimé. Pour se donner tous les dehors de la passion, il se laisse complètement subjuguer, mais il n'a pas plutôt formé une chaîne qu'il aspire à la briser, ne faisant cas, au fond, que de l'indépendance. Ne cherchant dans l'amour que le bruit et la renommée du succès, il brave toutes les convenances pour que l'on sache qu'il est l'objet d'une grande passion. Le succès est l'idole à laquelle il a tout sacrifié ...


Ce qui est remarquable c'est que le premier venu - ou presque - à cette époque écrivait mieux que n'importe quel écrivain professionnel de la nôtre. Les études de rhétorique, les humanités comme l'on disait, portaient leurs fruits en chacun.

On peut s'amuser des amours contrariés du Consul Paul Claudel - contrariés par la Carrière - mais on peut aussi trouver très vulgaires les jugements comminatoires de ce fils de petit bourgeois pour les moeurs intimes de chacun et son intrusion constante dans la vie spirituelle de toute personne qu'il rencontrait. Chez les gens comme il faut, pour emprunter le langage de Molé, cela ne se fait pas.

Université d'été au Parti Socialiste : sur un air d'attrition ... chacun a la grinta qu'il peut !

Quoiqu'il en soit l'Opéra de quat'sous est de 1928 et le Voyage au bout de la Nuit de 1932.
Curieux qu'on ne fasse jamais le rapprochement ?

Selon Philippe Meirieu, le célèbre fondateur des IUFM interrogé dans "Libération" un enfant de dix ans en 1930 avait une capacité d'attention de quinze minutes sur un puzzle, un enfant d'aujourd'hui six minutes. Supposons que cela soit vrai, il y a quand même un gros mensonge qui se cache derrière cela, c'est de ne pas préciser de quel enfant il s'agit ! Est-ce un africain issu de l'émigration noire aux capacités intellectuelles réduites, ou un blanc issu d'une famille de tradition cultivée et ayant appris à son enfant à lire de bons livres, faire ses devoirs, se coucher aux bonnes heures etc ?
De toutes les manières, il est probable que le zapping en toutes choses est néfaste à la concentration intellectuelle et les médias modernes comme tous les instruments de communication les plus récents privilégient la quantité et la rapidité à la qualité ou si l'on veut à la complexité pour faire "in".
Il n'y a pas besoin d'être passé par une IUFM pour se rendre compte que l'analyse grammaticale, la géométrie euclidienne et d'autres disciplines rigoureuses de ce style sont plus formatrices que le téléphone portable et la console de jeu vidéo.

L'imposture intellectuelle des soi-disantes "élites" comme ce Philippe Meirieu de légende me fait sourire ...
Adolphe Quételet aurait ironisé sur la régression intellectuelle marquée par le passage de son "homme moyen", fiction mais fiction bien commode, à l'homme normalisé politiquement correct qui est le seul que connaissent et reconnaissent les médias.

Raimu dans Chabert en 1943 autrement émouvant que Depardieu et ses clowneries habituelles il y a quelques années ... il y a dans Raimu qu'on prend pour un pitre marseillais une épaisseur et une humanité dont est bien incapable notre Gérard national. On sent le souffle de l'épopée impériale passer sur nous avec l'ex-César de Pagnol.

Ce qui est important c'est de garder des proportions raisonnables aux différentes activités des enfants et des adolescents, une console de jeux vidéos peut avoir un rôle d'éveil - on a constaté de meilleurs résultats à la conduite de simulateurs de vols pour ceux qui étaient adeptes de ce genre de gadgets électroniques - mais cela ne remplace pas par exemple la gymnastique du calcul mental que plus personne ne pratique de fait (d'ailleurs entre parenthèses, il y a de graves déficiences en calcul chez tous ces enfants à qui on met entre les mains des calculatrices dès leur plus jeune âge).
Je lisais le blog de Jean-Paul Brighelli et surtout les commentateurs - souvent des professeurs eux-mêmes - il y a quand même plus de bons sens chez eux que chez les experts auto-proclamés du développement de l'enfant qui s'expriment en un sabir mystérieux comme Philippe Meirieu.

Rentrée 2007, où est le problème ? Où est l'auteur ?

On a l'impression en lisant Meirieu d'avoir à faire à l'éditorialiste le plus polémiste de Libération qui pédalerait dans la semoule ...

Je vous conseille le joli texte de Robin sur le blog de Brighelli. Je le recopie ici :

Spécialement pour le Père Jean, supérieur de l'ordre des Bénédictins :
Il est des hommes qu'il convient de mentionner, non en raison de leurs talents et des services insignes qu'ils rendirent à la France mais des calamités qu'ils engendrèrent.
Au premier rang d'iceux, le chanoine Meirieu, du Parti de la Rose, qui rompit force lance avec le chevalier de Brighelli, mousquetaire du roy, gentilhomme lettré originaire de l'île de Corse...
"Il y a du mérite sans élévation, mais il n'y a pas d'élévation sans mérite." disait le duc François de la Rochefoucauld ; le chanoine fit mentir la seconde partie de cette maxime.
Titulaire du grand cordon de l'ordre du Saint-Esprit, chancelier de l'institut de formation des maîtres de la ville de Lyon, conseiller de Mademoiselle Royal qui fut la maîtresse de Monsieur le bailli de Hollande, chef du Parti de la Rose, conseiller de Monsieur le cardinal Claude de la Morgue, l'homme le plus déplaisant du royaume, grand pourfendeur de maîtres d'école, le chanoine Meirieu était doté de toutes les qualités qui favorisent la réussite : souplesse d'échine, sens de la flatterie, aptitude à sentir d'où souffle le vent...
Utopiste par calcul, il mit au service de ses ambitions quelques rêveries sommaires qu'il avait glané en mai 1668, lors de la fronde des étudiants de Paris : "Il n'est point permis d'interdire", "Nul n'a le droit d'enseigner", "Nul ne doit détenir l'autorité"...
Ces idées que l'on attrape comme une fièvre dans la naïve ardeur du printemps et qui laissent aux hommes en vieillissant un souvenir attendri, le chanoine en avait fait son fonds de commerce...
Il vendait sur la place publique, entre un arracheur de dents et un vendeur de lotion capillaire pour les chauves, les châteaux en Espagne de ses mirobolantes pacotilles : apprentissages sans effort, savoir que les enfants construisent sans l'aide des maîtres, lettres qui s'inscrivent d'elles-mêmes dans les cerveaux...
Tout cela en termes nébuleux et alambiqués afin d'impressionner le profane.
Balivernes pour les gobeurs dont Monsieur de Molière songeait à faire une nouvelle pièce : "Le Pédagogue admirable", ayant déjà campé le personnage dans les "Précieuses ridicules" sous les traits de Mascarille.
Tout cela eût été sans conséquences si le chanoine se fût contenté d'enrichir la galerie des "chimériques", mais c'eût été sans compter sans l'ardeur de son insatiable ambition et sans les calculs ou la naïveté de ceux qui firent appliquer ses chimères dans toutes les écoles du royaume.
Avec la chanoinesse Charmeux, de l'ordre des Ignorantines, le chanoine répandait sur tous les plus illustres pédagogues de son temps les plus noires calomnies : Monsieur Nicole était un cuistre, le grand Arnauld un imbécile, les écoles de Port-Royal un repaire de serpents à sonnettes, le grammairien Lhomond un bourreau d'enfants.
Le salut des enfants du royaume résidait dans l'abrogation complète de méthodes qui avaient fait leurs preuves et dans l'adoption des leurs qui jamais ne les firent.
Après trente années de chimères, on vit bien que les enfants étaient tout assotis, rêvasseurs, hébétés, ignorants, ne sachant ni lire ni écrire et on s'interrogea.
Le chanoine jura ses grands dieux qu'il n'y était pour rien, mais les moeurs, les parents, les journaux illustrés et "l'étrange lucarne" et que c'était faute de n'avoir point appliqué ses idées avec suffisamment de zèle qu'on en était arrivé là.
Cependant, après avoir abêti tous les enfants du royaume avec ses étranges théories, le chanoine eut, vers la fin, comme le chevalier à la triste figure, un sursaut de lucidité et de vertu. S'étant dépouillé de son cordon et de ses honneurs, il reconnut ses erreurs et finit à la Trappe.
Mais le Père Jean, supérieur de la savantissime congrégation des Bénédictins n'estoit point dupe : c'est Raminagrobis répétait-il à qui voulait l'entendre... Il vous croquera tous !
Ecrit par : Robin | 02 septembre 2007

Céline, le Proust de la glèbe, oui pourquoi pas ! Mais on peut autant le dire de Vallès et de Zola ... le "Jacquou le Croquant" d'Eugène Le Roy par exemple et de cent autres livres !

Correspondance entre Catherine II de Russie et Gustave III de Suède, en français, ton noble quoiqu'intime, seule langue qui permette cela.

Correspondance entre le peintre Jacques-Emile Blanche, autant écrivain que peintre d'ailleurs et l'académicien François Mauriac, on descend d'un ton ... les lustres ont passé.

Marie de Flavigny, l'épouse du comte d'Agoult et l'amante de Liszt, situe à 1848 et à l'apparition d'une bourgeoisie industrieuse sur le devant de la scène la mort des salons parisiens, du langage et de l'esprit qu'ils entraînaient avec eux, après ce sont des gens pressés qui donnent le ton et des grues qui font la mode. Comme quoi on voit toujours les reliques du temps passer devant soi - une société mélangée dit Marie d'Agoult qui domine sous l'Empire, mais toute société n'est-elle pas faite pour se mélanger in fine ?

Une page en deux parties de Paris 8, la déclaration de politique scientifique, la première partie intéresse spécialement David Madore, qui, comme beaucoup, passe des mathématiques pures aux mathématiques appliquées, la seconde partie rejoint les questions que je me pose depuis longtemps sur les rapports entre les transformations du monde, transformations de la science et bouleversement de nos représentations.
Il est probable que nous ne sommes qu'au tout début des remises en causes de nos certitudes les plus affirmées. Les progrès de la robotique, de l'intelligence artificielle, de l'intégration machine-vivant vont encore introduire une nouvelle révolution intellectuelle, après la mécanique classique au XVIIè puis l'émergence des statistiques et des probabilités à partir du milieu du XIXème. Ce sera donc - si je compte bien - la troisième.

Pour reprendre l'exemple du simulateur de vol, on va avoir de plus en plus de mal à disjoindre l'artefact de la réalité. Comment allons nous réagir psychologiquement à ce nouvel environnement ? A la fois interne et externe, spatial et temporel (le génie génétique va nous permettre de voyager dans le temps en modifiant artificiellement le sens de l'évolution).

Quand un organe est malade - par exemple le foie - il peut y avoir une modification de l'organisation du système veineux qui le dessert (inversion du sens de circulation artériel par exemple). On peut supposer que c'est pareil pour le cerveau mis dans un environnement contrarié, les neurones vont-ils marcher à rebours ? Provoquer une régression vers l'infantilisme ?

Flagstad débarque dans sa Walkyrie, espèce de Torpédo de grosse cylindrée, remarquez l'élégance à manier le batteur à vaches !

Et en prime vous avez Marjorie Lawrence la soprano roulante et électrique ...

Elle est plus à son avantage dans cet extrait-ci (même si ce n'est pas elle, ça la fait !) : Tristan und Isolde.

Et maintenant je sors les gros calibres pour ceux qui n'auraient pas compris la leçon : Eileen Farrell.
Avec une Isolde comme cela sur les bras on comprend que Tristan se suicide ... car le seul remède est dans la fuite.

Lauritz Melchior vivait avec son imprésario qui l'emmena en Amérique et il l'abandonna pour se marier avec une femme, quelle honte !

Si vous avez du souffle essayez de tenir la note comme lui dans Siegmund. C'était un doux géant grand chasseur devant l'éternel.

Lotte Lehmann toujours autant émouvante ...

Et Richard Tauber l'éternel interprète de Franz Lehar ... ou de Schubert.

Juan Asensio a déniché une truffe - ou on la lui a offerte en récompense de ses méritoires services à dégommer la gonflette littéraire et universitaire - Georges Molinié.

Le Stalker ne devrait pas s'étonner qu'à l'heure des athlètes dopés à toutes sortes de produits, il y ait aussi une écriture qui fait de la gonflette pour impressionner le chaland. C'est à la fois monstrueusement laid et indigent tout en étant mitonné dans une sauce d'une prétention inouie. C'est le club des foetus avortés ...

Rendons à Caesar ce qui appartient à Caesar - moi aussi je peux avoir l'air d'un ... - et à René Pommier son dû.
Petit extrait :
À vrai dire, quand on lit le dernier livre de Georges Molinié (Sémiostylistique. L'effet de l'art, P.U.F. 1998), il me semble difficile de ne pas se demander s'il est vraiment fou. N'importe quelle page pourrait, me semble-t-il, justifier cette conclusion, mais je citerai seulement les deux derniers paragraphes :
« Ni art, ni non-art; ni mort, ni non-mort; et même rétrospectivement. À travers les limites effondrées, sous les ordures de la culture au mieux suicidée, le sémiotisable se réduit à la peau, du corps survivant. Le doxique seul, également, oriente la surface sociale sous laquelle il n'y a rien : une voix commune, sans visage et sans nom, mais qui émeut comme trace obscure, comme parole tue, comme geste amputé, comme vie tuée - qui émeut le corps endeuillé de toute raison, nu de tout ordre.»
« Même plus d'anti-destin ; mimèsis radicale : simulacre souverain - de rien. Sade, récapitulation à l'apogée du baroque européen, figurant dans l'abstraction le coeur pulsionnel de l'art en effet, subit lui aussi le renversement de l'historicité. Désormais, l'intermittence et l'indifférencié marquent corporellement, physiquement toute sensation possible de quelque corps esthétique que ce soit, dans un continuum de praxis sociale fondamentalement rhétorique, vidé des prétentions de l'esprit, et qui, sous la non-lumière du tohu-bohu, s'épuise dans une caresse d'où seule, du déclassement, s'érige une dignité » (p. 277-278).
Après avoir lu ce livre, j'ai dû m'avouer que j'avais jusqu'ici méconnu Georges Molinié : je ne voyais en lui qu'un grotesque de notre temps, mais je dois maintenant admettre qu'il a vraiment l'envergure d'un grotesque de tous les temps et mérite bien, plus encore qu'un Roland Barthes, de passer, en tant que tel, à la postérité.


Je préfère - excusez encore ma vieille simplicité, je ne suis pas docteur - le Michèle du jeune Gérard Lenorman.

A l'oral Georges Molinié est encore plus fort, un air de je ne sais quoi se foutre de notre tête dont Vladimir Jankélévitch n'avait sans doute jamais soupçonné le prix car cela confine au presque rien comme de résumer la poésie à la tendance à aller à la ligne.

Je ne sais pas si René Pommier est le fils de Jean Pommier, le spécialiste de Renan dans la première moitié du XXème siècle ?
Renan fut reçu premier à l'agrégation de philosophie, j'ai rajouté cette mention dans la Wikipedia. On se souvient que dès son premier cours au Collège de France, l'Empire lui interdit l'enseignement sous la pression de l'Eglise.

Il est amusant de penser qu'aujourd'hui comme au temps du Second Empire - et peut-être même plus encore - la lecture de Renan est interdite par les autorités supérieures mais pour de toutes autres raisons ! Evidemment excellentes ...

Valtesse de la Bigne, altesse parmi les horizontales du Second Empire et des débuts de la IIIème République, issue des milieux les plus modestes, elle sut mener les hommes à la baguette. Maupassant fit représenter en 1877 une piècette pornographique Feuille de Rose jouée exclusivement par des hommes, tous ses amis, dont lui, travestis en cocottes en présence de Valtesse de la Bigne seule femme admise, acteurs amateurs qui se livraient à toutes les folies possibles et imaginables, le thème : un couple de provinciaux fraîchement mariés arrive par mégarde dans un hôtel de passe ou d'échangistes parisien et peu à peu pris dans le tourbillon ils prennent goût aux aventures dans lesquelles ils sont entraînés ... au fond c'est le thème du film de Kubrick "Eyes Wide Shut" sauf que les anglo-saxons qui prennent le sexe au tragique n'ont jamais compris qu'en France on en rit d'abord et on en jouit ensuite !

Si le monde entier se donnait rendez-vous à Paris pour s'amuser c'est qu'il n'était bon bec que de Paris, voici A la feuille de rose pour vous ébaubir en ces mornes jours de l'ère nombriliste du sérieux patenté.

"Pink Narcissus" ce soir sur Arte ... attention ! ce programme contient des scènes qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, ouaf ! ouaf ! j'y compte bien et même des aînés !

Pour une fois qu'Assouline pond un bon articulet grâce à une photo de Vargas Llosa en schtroumpf bleuté, ne boudons pas notre plaisir !

L'Art de la Fugue, la plus belle musique du monde ou peu s'en faut, on aimerait écrire un texte qui ressemble à cela, pour le glisser dans un portefeuille et se le garder - ce serait impubliable - et puis y revenir de temps en temps et rêver de longs instants sur la fugue finale inachevée ...
Il y a des choses qui sont nées discrètes alors pourquoi les déflorer inutilement ? Je serais le premier embêté que Mallarmé devienne populaire et grossisse le rang de ceux qui sont abimés par le grand public. L'ennui du grand art doit se cultiver pour soi.

Un beau foutoir c'est à peu près à quoi pensait Flaubert quand il passait au gueuloir les pages qu'il venait de prendre la peine d'écrire. Il se moquait bien des avis intéressés des uns et des autres. On sait qu'il a remisé ses premières oeuvres après l'avis défavorable de Maxime du Camp ... cela en avait fait un philosophe pour la vie.

J'ai dit à Dominique Autié aujourd'hui deux ou trois choses vraies mais trop profondes pour être comprises sur l'esthétique et l'écriture de la parole.

Il y avait une monarchie littéraire en France, cette espèce d'élection particulière des écrivains par les princes comme par le peuple, un folklore représenté par l'Académie et une réalité fervente de générations de lecteurs, on pratiquait les bibliothèques comme des églises et les livres comme les nouvelles bibles où puiser la vérité et l'élévation des âmes, les cabinets de lecture étaient des havres pour la pensée, politique autant que philosophique. Cette place exagérément précellente des littérateurs a été battue en brèche par d'autres arts qui sont devenus soudainement à la portée de tous, le prestige à changé de camp et les mémoires se sont embellies d'autres mythes. La nature même est devenue une autre déesse remplaçant quelque peu la culture. Les Lettres qui étaient vierges, pures, immaculées se sont trouvées porteuses de gangrènes sociales, on s'est détourné d'elles un peu comme de pestiférées. Il y avait soupçon et il y eut crainte. Puis il y eut désintéressement et trou noir de l'oubli. Tout cela s'est mêlé et leur royauté évanouie a assombri le front des lettrés comme un paradis perdu qu'on regrette amèrement, les journaux se sont remplis d'épithalames aux Lettres et les écoles ont oublié leurs origines pour mieux épouser leur époque.

Le tombeau des Lettres est un thème éternel, cette thrénodie funèbre a inspiré parmi leurs plus beaux accents aux écrivains de tous les siècles. On espère que cela se continuera ... sursum corda !

D'après Didier le Bon Goux - et le bien-nommé - il existe une classement de tous les blogs par ordre de ? - enfin par ordre, ne m'en demander pas plus, j'ai cherché le Lapinos, Montalte, ils y sont et même Yfig, par contre pas de Raphaël Juldé - notre maître à tous - ni de David Madore - grave pour un normalien - ni de Moi-même. J'y crois pas, serait-ce que ma gloire est passée à la trappe, cornegidouille ! Faut-il avoir couché pour y être, mais avec qui ?

En tous cas Ramiel, Cossaw, Renaud Camus et quelques autres comme Olivier Bruley n'ont pas dû vouloir mettre la main dans leur pantalon car ils n'y sont pas ... ceci dit cela m'étonne d'Olivier Bruley car il est toujours prêt à coucher ! Cf Wikio pour confirmer mes dires. Supplément de dernière heure, je me disais aussi : un jardin d'Adonis y est, je m'en doutais qu'Olivier savait y faire pour s'introduire partout.

Vive les clichés des médias et à bas la ratatouille des lettres !

J'ai écris thrénodie funèbre ce qui est légèrement redondant mais comme j'ai un peu peur de n'être pas compris avec tous ces mots étranges, je n'hésite jamais à rallonger la sauce ... désolé pour les puristes, il faut suivre les moeurs du temps.

J'aimerais bien savoir pourquoi nous devons récupérer le général Noriega qui ne nous a rien fait sinon déposer de l'argent dans nos banques ! Si nous reprenons toutes les cochonneries dont les américains veulent se débarrasser à bon compte, nos prisons ne seront jamais assez grandes.

Nouvelles Regnault :
Mariage aujourd'hui 8 septembre 2007 de Gratien Regnault avec Alice Rousseau. Il est de la branche des Regnault de Vaufland, le fils de Pierre-Pascal Regnault (°1947), le petit-fils de Georges Regnault (°1902-1975), X 1922, Sciences Po', directeur d'assurances, d'une part et d'autre part de Régis Mouton (°1913-1981), X 33, commandant de l'armée de l'air, chevalier de la L.H.

Francis Bouygues (°1922-1993) était le fils d'Edmée Regnault (°1895-1953), issue de cette branche Regnault.

On vient de découvrir avec émerveillement que la Finlande n'avait pas de soucis avec son système éducatif ... est-ce possible ? Pourquoi ne leur envoyons-nous pas nos bandes de jeunes razzieurs noirs, qui font les délices de l'actualité, s'y faire rééduquer ? On sait à quel point les africains sont sensibles aux froids rigoureux, je suis persuadé que cela leur donnerait à réfléchir ! Et puis du noir sur le blanc de la neige, c'est joli ...

Alice : Je cherche mon chemin.
Le Chat : Petite fille, les chemins sont les chemins de la Reine !

Voici la navrante histoire des petites huitres trop curieuses ...

Joyeux non-anniversaire à tous !

Chez Renaud Camus des esprits simples et précautionneux (des incrédules à coup sûr ou simplement chagrins) prétendent qu'Honoré d'Urfé et son Astrée sont illisibles, bah ! le professeur Ramiel peut tout lire ! Et puis la mère d'Honoré était de la Maison de Savoie donc ça aide d'autant le goût natif de Ramiel pour le merveilleux, le précieux et le ridicule ou le burlesque et le baroque (en botte de dix comme les radis). Savez-vous bien, gentes dames et gentils damoiseaux, que notre savoisien pratique la culture cosmique et la bio-dynamique ? Donc c'est comme dans la Carte aux Trésors (La Carte du Tendre moderne et télévisée) et je pense qu'un jour Rémi Mogenet s'envolera dans les airs après qu'il lui ait poussé des ailes d'oiseaux dans le dos et il nous expliquera doctement sa recette à base d'extrait de fleurs de gentiane ... nul besoin d'hélicoptères !

La preuve par le texte :

"La Guerre des étoiles (poème)"
de Rémi Mogenet

Qui ne voit la splendeur des esquifs de l’espace ?
Ils scintillent de feu dans le ciel étoilé !
Filent leurs sillons d’or par-delà l’air voilé :
Le génie a ces traits dont la brume s’efface.

Cheminant sous les yeux d’un peuple émerveillé,
Des guerriers éclatants vont traversant les astres :
La magie a montré les milliers de désastres
Qu’ils mirent à néant dans un rêve éveillé.

Leurs épées de lumière ont dispersé les ombres
Qui lançaient des éclairs sur leurs fronts soudain sombres,
Face au destin fatal que prouvaient ces assauts.

Commandant de la main et d’un geste aux machines,
Ils firent accourir à leurs pieds des vaisseaux
Très consciemment prêts à des oeuvres divines !

Tous droits réservés Rémi Mogenet.

Mais moi aussi je suis poète ! Anch'io son' pittore e poeta :

"Ô combien de vauriens, combien de bas de laine
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines
Dans la télévision se sont épanouis !
Combien ont disparu, qu'on voyait à la une !
Dans des fesses sans fond, dedans cette belle lune,
Sous l'aveugle séant à jamais enfouis !"

Voici toute la philosophie du monde à la mode de Lauritz Melchior : I want what I want when I want it !

Pause verte comme un pot de fleur avec Richard Tauber.

Léo Marjane une de mes chanteuses préférées des années trente avec sa Chapelle au clair de lune et qui chantait aussi "Bei mir bist du schön".

Distinction et nomination attribuées à un membre de la famille Regnault :
Le Colonel d'Artillerie Bernard Guillet a été nommé officier de la Légion d'Honneur par décret présidentiel du 30 avril 2007.
Le Capitaine de Corvette Thierry Petit nommé Capitaine de Frégate le 1/7/2007.

Nouvelle Regnault :
Naissance le 24/8/2007 d'Adrien Gérard, 13ème arrière-petit-enfant de Francis Bouygues.

Thierry Petit et son frère Xavier font tous deux carrière dans la Marine comme leur père le Lieutenant de Vaisseau Jacques Petit qui a disparu en 1970 avec le sous-marin Eurydice.
Xavier Petit commande le sous-marin nucléaire d'attaque Casabianca (nommé ainsi pour rappeler l'épopée pendant la seconde guerre mondiale d'un des rares bâtiments qui échappa aux attaques anglaises d'Oran et au sabordage de la flotte à Toulon et rejoignit De Gaulle à Londres).

On peut comparer Lisa della Casa, suisse quoique son nom ne l'indique pas, au physique étincelant, et Elisabeth Grümmer qui chante en allemand pour l'occasion, la noblesse faite femme.

Irmgard Seefried dont le timbre de voix s'est défraîchi très tôt.

A l'inverse de Kathleen Ferrier dont la voix n'a pas eu le temps de se voiler.

Voici le site de Marion Laudet (maintenant Leblanc), petite-fille de Christiane Regnault : Famille Laudet.
On y voit les albums photos des trois mariages de Marion Laudet, Maxime Laudet et Jean-Benoît Laudet.

Internet c'est bien - truisme - j'y apprends que mon cousin Hervé Grison qui est installé comme photographe à Los Angeles a travaillé et a fait de la figuration dans quelques films entre 1995 et 1999, cf cette page : Movie database.
Il s'est marié à Malibu (oui comme les surfistes ...) à une américaine d'origine chinoise.

Il existe un rapport de l'OCDE - en français qui plus est - sur l'éducation Programme international pour le suivi des acquis des élèves qui compte 169 pages et que je n'ai pas eu le temps de lire mais que je vous encourage à parcourir pour en extraire la substantifique moelle, s'il se peut.

Qu'est-ce qu'un imbécile ? C'est un type qui a la réponse avant la question.

Cet été qui s'achève a été calamiteux pour le cinéma français qui a oscillé entre 10 et 20% des entrées, le reste est entièrement ou peu s'en faut dévolu au cinéma américain.
On peut se référer à cette synthèse de la wikipédia Fréquentation cinématographique.
Je me demande comment faire une Europe politique quand nous connaissons mieux les us et coutumes des américains moyens que des italiens, des allemands, des suisses mêmes !
Dans les années vingt/trente du siècle dernier, toutes les grandes productions cinématographiques franco-allemandes, et elles étaient nombreuses, étaient tournées en deux versions, une française, une allemande. Il y avait plus d'esprit pan-européen à ce moment que de notre temps. C'est le paradoxe, on se faisait la guerre mais on était curieux les uns des autres.
Je crois comme le disait Jean Monnet qu'il aurait fallu commencer par la Culture et je crois aussi la situation tout à fait dans une impasse. Il n'y a d'ailleurs aucune culture réelle au sommet des Etats européens, Merkel ou Sarkozy ce sont les mêmes ignares qui nous gouvernent.
La CIA qui a subventionné l'introduction de la culture américaine dans l'après-guerre était beaucoup plus avisée que ces mongoliens de Bruxelles qui croient faire la pluie et le beau temps ...

Un de mes jeunes cousins Pierre-Marie Giard écrit des articles sur l'Europe et milite dans je ne sais quelle association de néo-pro-européens, si l'on était pervers on dirait qu'il fait cela par esprit de charité chrétienne ou par mortification, mais je suppose qu'il est convaincu d'avoir des interlocuteurs dans les hommes politiques qu'il rencontre.

Les séquestreurs de vérités ... c'est comme cela qu'il faudrait appeler les hommes des médias.

Il faut au moins avoir les apparences du bonheur si l'on veut survivre - je veux dire surfer sur la vie.

Eugénie de Montijo trompée jusqu'aux yeux par son impérial mari s'adressant à Pauline de Metternich, la femme de l'ambassadeur d'Autriche :
- Comment faites-vous pour retenir votre époux ?
- Je lui casse une patte tous les matins.


J'ai reçu ce matin mes résultats de Pasteur, tout est nominal. Il faut savoir que je ne prends mes antiviraux qu'un jour sur deux contrairement à la posologie recommandée (et sur ma propre initiative sans suivre l'avis de mon médecin), je fais donc faire une économie de 450 euros par mois à la sécurité sociale, j'ai bien droit à une médaille en chocolat, non ?

Gros avantage, j'ai diminué mon cholestérol qui avait fortement augmenté sous l'effet des petites pilules bleues et jaunes, jusqu'à 2,72 grammes, je l'ai ramené à 2,50 puis 2,26 grammes, la limite supérieure à mon âge étant 2,20 grammes, je suis presque dans les clous.

Cossaw est sinistre, avec lui tout le monde passe son temps à mourir, n'ont que ça à foutre ?

In situ :

Maintenant que Cormary-Chasle est démasqué, je pense qu'il est temps pour moi de tout avouer : oui, Pierre Driout, c'est moi.
Ecrit par : Raphaël Juldé | 13/09/2007


Quel petit vantard ce Juldé, non seulement il est "Personne" mais en plus il est "P.D" ! Situationniste, va !
Signé : iPidiblue (trade mark).

Situationniste : analogue de profiteur es-lettres. Ne pas confondre avec professeur es-Lettres sinon "I would prefer not do" alias "Megalo-Rien" va me faire un procès.

Il s'est spécialisé dans les Vies minuscules qu'on observe au microscope, c'est le Leeuwenhoek des animalcules littéraires.
Va donc eh ! microcosme ...

Pour vous amuser et vous édifier, Félix Lacointa publiait en 1860 une Revue de l'Académie de Toulouse et des autres académies de l'Empire, cette année-là neuf candidats se présentèrent à la licence es-lettres et un seul fut reçu ! Je vous laisse le soin d'aller page 183, ou bien page 102 pour le baccalauréat es-lettres (je vous fait juge si vous auriez pu passer ou non avec succès ces épreuves), on y parle aussi d'un certain Léon Valéry, contrôleur des contributions directes à Villefranche (Haute-Garonne) et poète en herbe qui n'a pas fait la carrière de l'autre Paul ...

On a vraiment le sentiment d'un monde enfui à la lecture de ces textes à la simplicité biblique et à l'érudition limpide ! Il y a une espèce de musique de la culture qui coule toute seule ... sans hiatus, sans heurt, de la plume de l'auteur à notre esprit, pas de prétention, pas d'esprit de démonstration à la fois affecté et qui tombe immédiatement, rien qui vient heurter une lecture d'honnête homme. Nul génie, mais nulle platitude non plus.

Architecture-patricienne qu'est-ce que c'est ? Si vous allez au Palais de Chaillot entièrement rénové, vous pourrez faire le point et vous approchez de la réalité du beau.

Plutôt que reconstruire les Tuileries - qui n'étaient pas un chef d'oeuvre - comme certains en parlent, il vaudrait mieux rebâtir l'ensemble de Marly dont la Grande Cascade qui faisait l'émerveillement de tous les visiteurs du temps de Louis XIV.

Je dois être le dernier romantique mais je fais l'effort de ne pas le paraître.

J'ai le plus grand mal à m'intéresser à quoi que ce soit qui se passe sur le Net en ce moment, que d'assauts d'intelligence qui se passeront de ma présence !

Au XIXème siècle on se ruinait pour une courtisane et puis parfois à la toute fin on se faisait sauter la cervelle ... autre temps, autres moeurs, Roland Dumas préférait entretenir sa maîtresse avec les deniers de la République et de ses obligés. Tout ceci manque de classe. J'y repensais en le voyant hier soir se vautrer en compagnie de quelques godelureaux des médias chez Frédéric Taddeï dans la plus que pompeuse et solennelle condamnation de la politique de Brice Hortefeux vis-à-vis des immigrés clandestins, c'était taïaut sur le ministre, vilain canard de la basse-cour - il est probable que je ne le rencontrerai jamais et que nous n'ayons même pas quelque chose à échanger mais j'ai du mal à en faire un croquemitaine pour jeunes filles le soir au fond des bois ... enfin le festival d'hypocrisies habituelles des médias qui ont remplacé la messe dominicale et la fréquente communion pour ne pas dire que le showbiz ressemble de plus en plus à un exercice où la confession publique se substitue au confessionnal privé où l'on épanchait entre quatre yeux ses turpitudes.
Ce pauvre Lapinos oppose les médias au monde politique, pour ne pas voir que non seulement il y a une consanguinité totale des deux mondes - Schwarzenegger, Sarkozy, Kouchner, DSK etc ont tous épousé des journalistes et quand ce n'est pas le cas c'est que le premier rôle est tenu par un acteur hollywoodien comme Reagan qui s'était marié avec une starlette d'ailleurs en secondes noces, la mignonnette Nancy - et comment pourrait-il en être autrement quand il faut maîtriser sa communication pour faire une carrière politique ? - mais encore mieux c'est le public lui-même qui à travers les réality-shows, les stars ac' ou l'internet est devenu activement le jury, l'acteur principal et le moteur à réclames de cette machine infernale qui fait de nous tous des voyeurs autant que de présomptueux juges ... la messe est dite ! La religion moderne n'en est que plus impérative ... il faut se plier à ce moloch qui fait la part belle à l'émotion et discrédite toute réflexion approfondie.

Et l'on voit ce niais de Kouchner qui croit tourner dans un road-movie et qui veut sortir ses flingues pour descendre l'iranien qui lui bouche la vue et le passage, l'iranien tenant le rôle du vilain apache du western traditionnel ou du hell's angel des bikers de la route 66 ...

Quelle salade que l'histoire qu'on enseigne dans les écoles !
Plus c'est faux, plus c'est historique ...

Vous lisez n'importe quel forum de gens érudits et vous relevez les erreurs factuelles, par exemple chez Assouline, Mac alias Montaigneàcheval refait périodiquement la guerre de 39/45 (il n'y était pas, je vous rassure, il n'a même pas l'excuse du gâtisme, juste celle d'être un professeur moyen de l'éducation nationale du juste-milieu), il sort cette grosse vanne : Thorez rencontre en août 40 Otto Abetz ! Où cela, à Moscou ? On sait que le beau Maurice prit la clef des champs pendant la drôle de guerre, on vint le cueillir en voiture à la sortie de son camp militaire pour l'exfiltrer dans la sainte-mère patrie des ouvriers ... inutile de dire qu'il n'est pas réapparu avant la fin des hostilités, il revint en France à la requête de Staline qui dira même à De Gaulle : "Bien entendu, vous le ferez fusiller ?".

Quelle contrefaçon que cette Histoire tant vantée ... et les historiens qui pataugent là-dedans, qui s'y vautrent avec plaisir, ils prennent x pour y, ils croient que la mère-grand a avalé le loup et le petit poucet à moins que ce ne soit le chaperon rouge qui aurait mangé tout le monde ... et tout cela fait d'excellents français comme disait dans sa chanson Maurice Chevalier.

Moi qui suis l'être le plus modeste que je puisse rencontrer - oui je sais c'est difficile à imaginer - j'ai bien du mal quand je fais une généalogie - la plus scrupuleuse possible - à ne pas confondre les individus les uns avec les autres ... alors pensez les grandes enjambées des professionnels du sens de l'histoire !

"S'il faut être exact, on ne dira plus jamais rien", j'entends déjà la clameur des journalistes, le choeur de la cité antique dans les pièces tragiques, eh bien ! taisez-vous un peu cela nous fera des vacances ...

On rêve d'une grande amnésie publique ... tous les matins !

Maria Callas (°1923-1977) versus Rosine Stoltz (°1815-1903), des différences et beaucoup de points communs, des origines modestes voire très obscures et donc une revanche à prendre sur la vie, l'amour de l'argent et de tout ce qui brille, des carrières vocales courtes dans l'un et l'autre cas mais une grande longévité pour Rosine et une courte vie pour Maria, un appétit des hommes très différent, c'est la Stoltz qui mène le jeu face à la gent masculine, ses ennemis préférés, le baron Thénard quand elle a seize ans qui l'enlève, l'avocat Lescuyer qui dirige la Monnaie avec qui elle se marie et qui élèvera ses deux fils, Léon Pillet le directeur de l'Opéra de Paris qu'elle régente complètement pendant dix ans et ruine, Ernest Duc de Saxe-Cobourg-Gotha, musicien émérite qui la fait baronne avec le fils naturel qu'elle a eu de lui, l'empereur Don Pedro du Brésil qui la couvre d'or, Charles Deburau, le mime fils du grand Deburau, qu'elle entretient, à qui elle paye un théâtre et qui lassé de sa tyrannie finira par prendre la poudre d'escampette, le prince Godoy, un vieillard qu'elle soudoie pour qu'il se marie avec elle et qu'elle enterre aussitôt, enfin au total un tableau de grande chasseresse digne de tous les éloges, à côté de la pitoyable Maria Callas, la fidèle et résignée amoureuse, tellement bafouée par le mafieux Onassis et qui nous fait pâle figure ...
D'après les témoignages les voix de l'une et l'autre étaient très étendues, aux couleurs sombres mais il est certain que la Callas a été une plus grande artiste, une bien meilleure chanteuse, Rosine qui a vécu l'ère romantique a créé quelques-uns des rôles majeurs du répertoire, la Callas aucun mais elle les a recréé ce qui est peut-être encore plus remarquable, en tous les cas une performance mémorable.
En clair Rosine Stoltz est une moderniste, une progressiste, qui incarne des rôles de femmes trahies, pures ou luxurieuses par raccroc sans jamais s'identifier à elles, mais elle compose sa vie comme une oeuvre d'art, écrasant tout le monde sur son passage, menant les hommes par le bout du nez, par la braguette, par l'argent, par le prestige enfin par tous les moyens à sa disposition pour exercer l'ascendant même sur le pauvre poète Baudelaire qui venu l'attendre dans son salon y composera quelques stances dignes de son importance.
Maria Callas tout autant vulgaire que son aînée, capable du pire arrivisme, tout autant issue du peuple, est une passéiste se rêvant en madone énamourée et soumise qui n'arrivera même pas à être mère, elle vit la tragédie romantique sur les planches et la subit dans sa vie privée, même si elle est escortée par des hommes de qualité comme le maestro Serafin ou des homosexuels, chevaliers servants ou cavaliers blancs comme Visconti et Pasolini.
La Stoltz fuyait le pathétique, amoureuse quand elle voulut se marier pour de bon avec Deburau qui avait quatorze ans de moins qu'elle, elle confondait encore l'amour avec l'esclavage car c'était une âme dominatrice. Au fond c'est une Carmen, elle a vécu trop tôt pour incarner le rôle alors que la Callas condamnait moralement les velléités d'indépendance de la belle gitane.
Deux femmes de premier plan, et deux exemples à méditer et en plus amusants comme un joli miroir de la condition féminine - et masculine - pour tous les amateurs non seulement du bel canto mais aussi de la comédie sociale.

Rosine Stoltz est une française et plus particulièrement elle a le caractère d'une parisienne émancipée, Maria Callas une grecque mâtinée de new-yorkaise qui danse entre les rives de la latinité et de la modernité anglo-saxonne, elles finissent toutes deux leur vie sur les bords de la Seine, seul lieu au monde où leur destin pouvait prendre tout son sens, entre le tragique et la comédie.

On avance :

Le 20 septembre 2007 à 15h53.
Sida : nouvelles armes, nouvelle approche.
Par Jean Etienne, Futura-Sciences.
La 47ème conférence annuelle sur les agents anti-microbiens (ICAAC), qui se tient cette année à Chicago (Illinois), n'a pas trahi l'esprit des précédentes et expose notamment de nouvelles méthodologies dans l'approche du Sida, et surtout de sa prévention. L'orientation des chercheurs privilégie cette fois la prévention de l'infection par le HIV, notamment en organisant la défense de l'organisme au niveau cellulaire. Et les résultats sont prometteurs.
Les scientifiques ciblent leur action sur le récepteur CCR5, qui à la surface des cellules lymphocytaires est utilisé par le virus pour s'y ancrer et y pénétrer avant de se répliquer. Bloquer ce processus équivaudrait donc à rendre le HIV parfaitement inoffensif pour l'organisme visé.
Nouvelle classe d'anti-rétroviraux.
Dans ce but, une nouvelle classe d'anti-rétroviraux est au centre des travaux, et plusieurs études à ce sujet ont été présentées à la conférence. Dans cette véritable course aux armements pacifiques, le plus avancé semble le laboratoire Pfizer, dont les essais en cours concernent le Selzentry (Maraviroc).
Selon le docteur Jacob Lalezari, directeur de Quest Clinical Research et professeur de médecine à l'université de Californie (ouest) à San Francisco, des expériences effectuées sur le long terme autorisent de grands espoirs et cette molécule se révèle une arme redoutable dans la prévention du Sida. Les patients ayant reçu ce traitement sur une durée prolongée allant jusqu'à 48 semaines n'ont présenté aucun type d'intolérance, ce qui a démontré la parfaite innocuité du médicament, a-t-il précisé en substance.
Jacob Lalezari signale aussi que le taux de patients traités en multithérapie associée au Selzentry et dont la charge virale était devenue indétectable était trois fois supérieur à ceux ayant reçu une thérapie traditionnelle. Autres versions, même principe.
Le laboratoire Schering a présenté le Vicriviroc, dont les résultats ont été exposés. Fonctionnant sur le même principe neutralisateur du CCR5, celui-ci présente aussi d'intéressantes capacités anti-rétrovirales efficaces et durables, selon les termes du docteur Roy Gulick, de la faculté de médecine Weill-Cornell à New York. Cependant, et tout comme la concurrente Aplaviroc du laboratoire britannique GlaxoSmithKline, celle-ci a subi différents retards dans son développement ainsi que des revers, notamment en matière de toxicité hépatique, qui ont contraint à l'interruption des essais cliniques en phase 2.
Une autre équipe de chercheurs, issus des laboratoires Sangamo BioSciences à Richmond (Virginie), annonce avoir modifié par voie génétique le récepteur CCR5 des cellules humaines de façon à ce qu'il ne permette plus au VIH de s'y amarrer, et forme ainsi barrage à toute infection potentielle par le virus. Les essais cliniques, auquels le NIH (Institut National de la Santé) vient de donner son accord, devraient débuter prochainement.
Mais tout n'est pas rose en matière de lutte anti-Sida, Le docteur Moira McMahon, de la faculté de médecine de l'université Johns Hopkins à Baltimore (Maryland), balaie de faux espoirs concernant l'usage de l'Entecavir, un traitement puissant contre l'hépatite B et qui semblait aussi prometteur contre le HIV. En effet, si cet effet se confirme bien dans un premier temps, il semble entraîner ensuite l'apparition de variantes du HIV résistantes à la plupart des anti-rétroviraux.



La suite du parti privé d'Innocence.